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La richesse du substrat géologique (Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude)

Dossier IA22133229 réalisé en 2009

Fiche

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La diversité des matériaux du gros œuvre

Faluns

A Tréfumel, le Quiou, Saint-Juvat et Saint-André des Eaux, sur le banc de calcaire coquillier des faluns, d’importants ensembles sont entièrement bâtis dans ce matériau propice à la taille et dont la durée dans le temps est éprouvée. Ses qualités remarquables lui ont valu d’être employé, bien au-delà du gisement géologique,dans les corniches, lucarnes et souches de cheminées des maisons rurales les plus anciennes.

granites, granulites et schistes : des mises en oeuvre mixtes

Dans la partie méridionale, à Plouasne, Guitté, Guenroc ou Saint-Maden, de même qu’à Evran, le granite du massif de Bécherel est fréquemment associé à un appareillage en moellons de schiste pouvant inclure des blocs de quartz. Autour du Hinglé, à Brusvily, comme à Trévron ou encore Aucaleuc et Bobital, le granite en pierre de taille, beige ou marron pour les périodes antérieures au 19e siècle, gris bleuté par la suite, accompagne la plupart du temps des murs en moellons de granulite ou granulite feuilletée. On retrouve cette mise en œuvre, sur l’autre rive de la Rance, notamment à Saint-Pierre-de-Plesguen et Miniac-Morvan. Au niveau de Saint-Samson-sur-Rance comme sur l’autre rive, à Pleudihen, plusieurs édifices antérieurs au 19e siècle associent les granulites et schistes du mur à des baies de grès pourpre.

Cette même association de granite, granulite et schiste se retrouve à Corseul, Languenan, Créhen, Plancoët, Pleslin-Trigavou ou encore Ploubalay. A Saint-Cast, quelques blocs provenant d’un filon de dolérite de couleur sombre, du site des « pierres sonnantes » sont également mélangés avec de la granulite et du schiste.

grès rose

Enfin, dans le pays du cap Fréhel, le grès rose dit d‘Erquy confère à l’architecture des communes de Plévenon, Matignon, Fréhel, une coloration spécifique qui contribue à l’identité de ce secteur.

La pierre et la terre

les zones où la roche n’affleure pas, entre la barre granitique de Bécherel et Dinan, seule la partie inférieure des murs est en pierre, le reste étant dressé en terre selon la technique de la bauge.

Aires d'études Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude

Références documentaires

Bibliographie
  • CHAIGNEAU-NORMAND, Maogan. La Rance industrielle au 19e siècle. Etude historique et archéologique. Rennes, 5 vol. Th. univ. : Histoire de l'art : Rennes 2 : 2001, 464 p.

  • CHAURIS, Louis. Le calcaire du Quiou -Tréfumel ou " pierre de jauge", in : Le pays de Dinan, histoire, littérature, art et ethnologie, Tome XXVI, année 2006.

  • CHAURIS Louis. Les carrières exploitées pour la construction du viaduc de Dinan (1846-1852). Le Pays de Dinan, tome XXII, année 2002, p.219-241;

  • GONTRAN Louis, LAFFICHE Armel. Le XXe siècle au Hinglé : l'épopée du granit. Le Pays de Dinan, tome XX, année 2000, p.111-115.

  • GASNIER, Marina. Le patrimoine industriel en Ille et Vilaine (19e-20e siècles). De l'inventaire à l'histoire. Thèse : Hist. de l'art : Rennes 2, Université de Haute Bretagne : 2001.

  • Collectif. Le peuple des carrières : voyage dans la culture granitière du pays de Dinan. Editions Apogée, 2011.

  • ORAIN Véronique, RIOULT Jean-Jacques (...). En Haute-Bretagne, le Pays des Faluns. Géologie, archéologie et patrimoine bâti. Itinéraires de découvertes, Editions Ouest-France, 2012.

Périodiques
  • Louis CHAURIS, Géologie et archéologie en Bretagne, Progrès et courrier, samedi 9 janvier 1993.