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L´habitat des 16e et 17e siècles de la commune de Noyal-sous-Bazouges

Dossier IA35049601 réalisé en 2012

Fiche

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Aires d'étudesPays de Fougères
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Noyal-sous-Bazouges

Les constructions des 16e et 17e siècles sont encore nombreuses sur la commune de Noyal-sous-Bazouges. Elles sont réparties sur l´ensemble du territoire et concernent essentiellement d´anciennes petites fermes mais aussi quelques belles demeures de type manoir ou château. Construites pour la plupart en granite, matériau de prédilection du fait de son abondance dans le sous-sol noyalais et résistant bien au passage du temps, les maisons ont su garder dans l´ensemble un bon niveau d´authenticité. Il reste encore de nombreux exemples de fermes qui sont soit inoccupées soit reléguées à une fonction de dépendance et qui ont donc subi un minimum de remaniements. Ces exemples sont très intéressants car ils permettent de faire ressortir les caractéristiques architecturales de cette époque de construction, sans compter que les dates de construction sont parfois précisées en façade ou sur une cheminée. Les dates les plus anciennes portées sur les constructions sont 1561 (la Corbinière), 1566 (« maison des Plaids » dans le bourg), 1575 (les Longrais), 1576 (sans certitude, la Sainte-Bertière). Les maisons de la fin du 16e siècle au milieu du 17e siècle sont reconnaissables à plusieurs niveaux. Leur toit est très pentu, vestige d´une époque où le chaume est le matériau le plus courant sur le toit des fermes. Le chaume a besoin d´une pente marquée pour que l´eau de pluie s´écoule rapidement et n´altère pas la couverture. Le toit peut également présenter un coyau, c'est-à-dire une pente adoucie dans la partie basse du toit, ce qui a pour effet de rejeter l´eau de pluie loin des murs, à l´époque où la gouttière n´est pas encore d´usage. Au 16e siècle, les façades bénéficient parfois d´une maçonnerie plus soignée, les pierres sont taillées en gros blocs, proche de la pierre de taille. On trouve ce cas de figure sur une ferme à la Fosse Poisson et aux Longrais. Les autres murs de la maison sont alors constitués de moellons. Les ouvertures sont très spécifiques. De petites tailles, elles sont fermées par des grilles, encore visibles sur de nombreuses maisons, car les carreaux de verre sont encore rares à cette époque. Les linteaux de portes et de fenêtres sont souvent décorés d´une accolade et présentent des bords chanfreinés. Les fenêtres portent des appuis saillants. Au 16e siècle les portes peuvent être en anse de panier alors que durant la première moitié du 17e siècle, elles sont plutôt en plein cintre, à double rouleau, ce que les habitants appellent souvent « les portes rondes ». On les trouve parfois jumelées, une porte donnant accès à la pièce de vie, l´autre à un cellier ou une étable. A la fin du 17e siècle, les portes sont surmontées de linteaux droits aux décors moins élaborés. De même, dans la première moitié du 17e siècle, les cheminées en granite sont monumentales et leur décor remarquable. Elles possèdent des corbeaux à double ressaut sous lesquels sont parfois sculptés des formes géométriques, des boules notamment, ou même des visages humains, représentant les propriétaires de la maison. On peut voir ce type de décor à l´Epinette ou à Maubuisson par exemple. D´une manière générale, plus on remonte loin dans le passé et plus les décors sont importants. Ainsi une maison du 16e siècle va comporter des décors d´accolade, des appuis de fenêtres saillants et moulurés, des chanfreins aux ouvertures et des cheminées sculptées, alors qu´au 18e siècle tous ces éléments ont disparu et la sobriété est de mise. Aux 16e et 17e siècles, et même encore par la suite, les maisons sont souvent d´une grande modestie : une unique pièce à vivre comprenant une cheminée au rez-de-chaussée et un grenier à l´étage. Une pièce supplémentaire est utilisée comme cellier ou étable. On y accède par une porte, parfois jumelée avec la porte de la maison et généralement de plus petite taille.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Toitsardoise
Mursgranite
schiste
grès
Décompte des œuvres repérés 52
étudiés 14

Annexes

Références documentaires

Bibliographie
  • BADAULT, Dominique. CHEVRINAIS, Jean-Claude. ANTRAIN et son canton. Chronique de la vie quotidienne 1880-1950. Editions Danclau, 1996.

  • BANÉAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine. Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1927 ; reprint, Mayenne : Editions Régionales de l´Ouest, 1994.

    t. 2, p. 508-510
  • CHALMEL, Théodore. Monographie de la commune de Noyal-sous-Bazouges, Anciennes familles. Rennes, Imprimerie Simon, 1908.

  • CHALMEL, Théodore. Noyal-sous-Bazouges, Ille-et-Vilaine Rennes, 1939.

  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1883, 1884, 1886.

    p. 357 à 361
  • L'architecture traditionnelle dans le canton d'Antrain. Association pour la Promotion du Patrimoine d'Antrain et de son Canton, 1985.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    p. 63