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Immeubles (ville de Vannes)

Dossier IA56003163 réalisé en 2000

Fiche

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Les observations concernent pour l'instant seulement les maisons et immeubles du quartier de la gare.

L´habitat privé dans le quartier de la gare

L´enquête de repérage de l´habitat du quartier de la gare a permis de recenser sur le territoire du quartier 260 maisons et seulement 23 immeubles ; ce chiffre se décompose en 153 maisons au sud de la voie ferrée, 107 au nord, les immeubles étant tous construits au sud de la voie ferrée, et principalement sur les axes majeurs, avenue Saint-Symphorien et rue Victor Hugo.

Les périodes de construction correspondent à l´urbanisation du quartier. Curieusement, l´occupation ancienne, autour de Saint-Symphorien et sur la rue Neuve, n´a pas laissé de traces, à l´exception d´une maison 23 rue madame Lagarde, portant la date de 1768 ; mais remaniée à la fin du 19e siècle. Il est cependant possible que subsistent dans cette rue d´autres maisons transformées dans les années 1900.

La généralisation consistant à dater la construction des maisons au sud de la voie ferrée des années 1860 jusqu´au début du 20e siècle, et au nord, des années 1930, n´est pas fausse bien qu´elle appelle quelques nuances. La logique d´occupation coïncide avec la jonction avec la ville ancienne : ainsi, la rue Olivier de Clisson est d´abord construite dans sa partie sud, certains terrains au nord n´étant construits que dans les années 1925, soit plus de trente ans après l´ouverture de la rue. Cependant, la voie ferrée est elle-même un pôle d´attraction : à proximité de l´octroi marquant la limite nord de la ville sont construites peu après1860 quelques maisons sur les rues Favrel et Lincy, rue de Strasbourg et avenues Saint-Symphorien et Victor Hugo.

On observe une plus grande homogénéité de datation dans le quartier nord, l´essentiel des constructions se faisant à l´intérieur de lotissements, concertés (Poignant, L´Herminier) ou non (du Bodan), pratiquement contemporains (vers 1920-1930).

Implantation et parcellaire

Le parcellaire laniéré, c´est-à-dire étroit en façade et profond prédomine dans l´ensemble des lotissements. Sur les voies plus importantes, aucune logique de parcellaire ne prédomine et de larges parcelles alternent avec d´autres très étroites. L´avenue Saint-Symphorien est particulièrement révélatrice d´une histoire complexe où l´habitat privé a remplacé une activité artisanale florissante. Cependant, dans sa partie haute, sur la rive ouest de l´avenue Wilson, face à l´ancienne caserne de la Bourdonnaye, s´observe nettement un parcellaire de type lotissement, encore non identifié, allant de pair avec une grande homogénéité dans les dates de construction. La régularisation de certains rues, anciens chemins ruraux, a créé quelques délaissés, suivant le tracé d´un parcellaire antérieur sur lesquels s´édifient des maisons d´adaptant tant bien que mal à une parcelle irrégulière (15 rue du capitaine Labordette : dotée d´un toit à pan unique, cette maison très étroite est établie sur un délaissé parcellaire).

Bien qu'on n'ait pas connaissance de cahiers des charges en ce qui concerne l'implantation des maisons dans les lotissements les plus anciens, on peut dégager un certain nombre de constantes ; au sud de la voie ferrée, la plupart des maisons sont construites à l'alignement de la rue, donnant au quartier une allure radicalement urbaine, et sont mitoyennes au moins sur un côté. Certains propriétaires font un choix d´un emplacement qui mette en valeur leur maison : ainsi les parcelles d´angle donnent souvent lieu à des réalisations soignées (1, impasse du commandant Marchand), ou à une orientation vers le sud et vers le jardin, en contradiction avec les autres maisons de la rue. (45, avenue Victor Hugo). Le 32 rue Olivier de Clisson en donne une bonne illustration : située au coude de la rue, elle est construite en 1911 sur des plans de l´architecte Michel. Sa position éminente à l´angle de la rue est accentuée par sa hauteur (elle domine ses voisines), une toiture en pavillon couronnant un corps hors-oeuvre et l´utilisation d´un large bandeau de brique. Le meilleur exemple semble pourtant l´hôtel Juteau construit par J. M. Normand.

Certaines maisons utilisent la perspective donnée par une voie ouverte dans l´axe : face à la rue Audren de Kerdrel, la maison N°21 rue Olivier de Clisson s´individualise par une toiture à croupes, des travées d´ouverture soulignées par un unique encadrement de pierre de taille et des balcons à balustres qui lui donnent une certaine monumentalité. Même toiture à croupes pour la modeste maison sans étage n°3 rue du Commandant Marchand, face à la rue du Capitaine Labordette. Sa position en retrait dans le jardin, l´absence de mitoyenneté sont aussi des facteurs qui permettent de distinguer la maison de ses voisines. Cet emplacement entre cour et jardin, peu fréquent au sud de la gare et toujours significatif, l´est beaucoup plus dans le quartier au nord ce qui atténue son caractère distinctif. Quant au jardin environnant, lui aussi très signifiant, il se rencontre très peu au nord de la gare et est absent au sud de la gare, à l´exception de quelques hôtels particuliers, ainsi la maison d´Achille Martine, rue Victor Hugo, celle de Ducroquet, avenue Saint-Symphorien, ou encore celle de Normand, dont le cas est un peu particulier puisque situé en coeur d´ilôt au sein de son entreprise de construction.

Matériaux : une grande uniformité

La mise en oeuvre en moellon de granite recouvert d´enduit est largement majoritaire que ce soit au nord ou au sud de la gare : elle concerne encore près de 90% des maisons. Ce pourcentage était cependant plus important avant la mode des années 1970 qui a vu la disparition de nombreux enduits. Dans les années 1900, ce dernier s´accompagne parfois d´une base en appareil polygonal. A cette période les ouvertures sur rue sont en granite, la brique étant souvent choisie pour les maisons plus modestes et pour les façades postérieures. On note un seul cas d´ouvertures encadrées de bois, encore s´agit-il du corps postérieur et secondaire d´un immeuble. Cependant, dans plusieurs maisons soignées, au 9 rue François d´Argouges par exemple, on recherche un effet de polychromie en utilisant pour les encadrements brique et calcaire en claveaux alternés. Le moellon est plus fréquent pour la période 1920-1930. Dans les années 1940, on voit apparaître une distinction entre le rez-de-chaussée, souvent non habitable, construit en moellon et l´étage enduit. Quant à la pierre de taille, elle n´est utilisée que deux fois, au 13 rue François d´Argouges dans une maison datant des années 1905 ainsi qu´au´ 28 avenue Saint-Symphorien (encore faut-il plutôt parler de moellon régulier) ; ici, le choix du matériau s´explique sans doute par la profession du propriétaire, Mr Peltier, maître-carrier qui, le 13 juin 1865, dépose une demande d´alignement pour le terrain.

Outre la pierre, on remarquera l´utilisation d´un matériau plus inattendu, sans doute de la tôle, dont les plaques sont assemblées par cornières et fer plat dans deux maisons modestes situées au nord de la gare dans les lotissements Petit-Lhuillier et L´Herminier.

Enfin, au 23 avenue Saint-Symphorien, le corps postérieur de l´immeuble est construit en pan de bois et brique avec ouvertures en bois, principe fréquemment utilisé pour des raisons économiques dans les immeubles de la fin du 19e siècle, par exemple rue de la Monnaie à Vannes : seule la façade sur rue reçoit un traitement de qualité.

Comme partout en Bretagne, les toits sont recouverts d´ardoise, à l´exception d´une vingtaine de maisons des années 1930, plutôt positionnées au nord de la gare, recouvertes de tuiles.

Les formes de l´habitat

Les immeubles

La différenciation entre maisons et immeubles a parfois été difficile à préciser, nombre de grosses maisons ayant par la suite été divisées en appartements. Ainsi la maison Normand située au 24 avenue saint-Symphorien, maison à deux étages avec un corps postérieur en retour ne fut identifiée comme maison qu´à la lecture des archives. D´autre part, les hôtels de voyageurs situés aux abords de la gare ayant souvent une physionomie comparable de celle des immeubles ont été intégrés à cette analyse morphologique.

Tous localisés dans la partie sud de la gare, les immeubles de rapport sont double en profondeur, à l´exception de deux immeubles en alignement destinés à loger les cheminots localisés au nord de la rue madame Lagarde. Si ces derniers et quelques autres avenues saint Saint-Symphorien et Victor Hugo n´ont qu´un étage carré, la plupart sont à deux étages et les 43 et 53 avenue Victor Hugo en comptent trois. Immeuble d´angle à double façade, le n° 43 est construit en 1889 (date de l´autorisation de construction) par et pour Mr Grandeau, entrepreneur de bâtiment également constructeur de l´hôtel Martine, actuelle banque de France, qui se réserve une partie du rez-de-chaussée sans doute comme habitation. Au 40 rue Victor Hugo, à la jonction avec le boulevard de la Paix, l´immeuble n° 40 datant des années 1930 à l´origine doté de deux étages a été rehaussé d´un étage dans les années 1960. Les élévations sont à travées, le plus souvent trois ou quatre avec entrée centrée ou latérale donnant accès à l´escalier de distribution. Dans deux immeubles dotés d´un corps postérieur en retour sur cour, l´escalier se trouve alors positionné à la jonction des deux corps (23 avenue Saint-Symphorien).

Au 14 rue Olivier de Clisson, l´entrée décentrée se double d´une porte donnant sur un passage latéral pavé : ce couloir de servitude permettait aux militaires locataires de l´immeuble de conduire leurs chevaux aux écuries localisées sous le bâtiment. Le passage cocher menant à la cour postérieure, présent sous deux immeubles avenue Victor Hugo, est lui lié aux voitures et peut-être à une activité artisanale.

La présence de commerces au rez-de-chaussée, parfois d´un café, est essentiellement concentrée sur l´avenue Saint-Symphorien.

Le décor porté sur les façades est inexistant, à l´exception de tables de granite au dessus des linteaux de fenêtres, de chaîne d´angle à bossage parfois aujourd´hui peu visibles suite à la disparition des enduits. Aussi les ferronneries revêtent-elles un grand rôle décoratif, balcons en fonte moulée filant sur plusieurs ouvertures, dont le support en pierre de taille repose sur des consoles en pierre moulurée (33, 53 avenue Victor Hugo).

Les maisons

Les 260 maisons repérées revêtent sous un même nom des réalités bien différentes, certaines relevant du statut d´hôtel urbain, tandis que les plus modestes tiennent de l´habitat provisoire.

A proximité du carrefour de la gare, le long des trois axes qui y aboutissent, se concentrent les maisons les plus imposantes. Ce sont également les plus anciennes du quartier, édifiées dans les années 1860-1870 sur des terrains où la spéculation foncière va bon train. Parmi les investisseurs, on retiendra le nom de Mathurin Juteau, marchand de gibier, mareyeur, armateur, qui possède à une époque tout le bas de la rue Favrel et Lincy ainsi que l´angle des rues Victor Hugo et Saint-Symphorien. Son alliance d´intérêt avec l´entrepreneur Jean-Marie Normand plus tard concrétisé par le mariage d´Emmanuel Normand et Augustine Juteau en 1876 fut extrêmement féconde.

Ces grosses maisons doubles en profondeur ont finalement un développement peu important : la règle est un seul étage, parfois doublé d´un étage de comble dans le toit brisé, et une façade à trois travées, soit le modèle architectural dit type ternaire le plus répandu en Bretagne à la fin du 19e siècle, que ce soit en milieu rural ou urbain. Cinq d´entre elles (dont deux sans doute réalisées par les Normand), les 4 et 8 rue Favrel et Lincy, 14, 24 et 30 avenue Saint-Symphorien, possèdent cependant deux étages carrés. Le 6 rue Favrel et Lincy montre une façade à cinq travées également inhabituelle.

De l´ensemble de ces maisons se détachent quatre hôtels particuliers isolés, ceux de Juteau et d´Achille Martine (actuelle banque de France), ainsi que ceux de Normand et de Ducroquet construits selon l´usage au sein même de leur entreprise. De plan massé, ces hôtels imposants évoquent l´ascension sociale de leurs propriétaires, peu sensibles à une recherche architecturale.

Dans les rues adjacentes, le programme se fait plus modeste, même dans le lotissement Saint-Symphorien dont émerge la rue Olivier de Clisson. S´il est probable que les premières acquisitions aient pu avoir un but locatif, d´après les annuaires de la fin du siècle, il semblerait qu´au début du 20e siècle, la tendance se soit inversée avec la construction de maisons à l´usage de leurs propriétaires. Les typologies rencontrées varient souvent en fonction de la date de construction. Si le plan double prédomine, il peut être massé, à deux travées, ou allongé à trois travées. Le modèle à deux travées est parfois complété d´une travée supplémentaire pour la porte et l´escalier, ce dernier étant alors éclairé par une ou deux fenêtres en demi-niveau (rue François d´Argouges). Le plan à pignon sur rue se couvre d´une croupe si la date de construction est antérieure aux années 1930. Enfin le plan en L ne semble apparaître que dans les années 1925 (à l´exception de la maison Ty Guerveur construite rue O. de Clisson en 1911 par l´architecte Michel). La rue du commandant Marchand illustre bien la diversité de ces choix : on y rencontre deux maisons de type ternaire, quatre de plan massé à étage dont deux jumelées, quatre à pièces symétriques en rez-de-chaussée sur sous-sol, trois à pignon sur rue (des années 1910 à 1930) et enfin une maison à avancée et une autre à faux plan en équerre.

Le plan à avancée ou à fausse avancée (signalée seulement au niveau de la toiture) est peut-être celui qui apporte le plus de diversité dans la réalisation. Ainsi, rue Olivier de Clisson, sur un lotissement créé par Achille Martine dans les années 1935-36, quatre maisons sur ce plan montrent des façades très variées, l´une (N°41) à forte coloration régionaliste, inattendue dans la rue, agrémentée d´un bow-window et d´une entrée en loggia. Toutes ces maisons ont une structure identique, particulièrement usitée dans les années 1930, à rez-de-chaussée surélevé sur sous-sol et étage de comble. Cette même structure est adoptée par l´architecte Bardet dans la maison construite pour Mr Dolo en 1933 au 31 rue de Clisson : la variété des volumes est soulignée d´un bandeau de ciment contrasté. On remarquera également le traitement des ouvertures de l´escalier, étroites fenêtres parallèles disposées en décalage sur le pignon. Cet éclairage de l´escalier se retrouve en façade d´une maison de plan massé plus tardive, au 6 bis rue Madame Lagarde, ainsi qu´au nord de la gare, aux 23 et 36 rue de la Gorce.

Autre maison à plan en équerre remarquable par le traitement de son enduit, celle construite par Erminio Ronco à l´entrée de la rue Madame Lagarde. Son plan date de 1914, mais plus tard, probablement vers 1930, elle est dotée dans l´angle d´une avancée circulaire surmontant le porche d´entrée à péristyle. Le décor de ciment moulé, pilastres d´angle cannelés, garde-corps à balustres révèle l´origine italienne du constructeur.

Plus complexes, les maisons à plusieurs corps sont peu nombreuses : on en dénombre trois, encore les corps secondaires sont-ils fort modestes : petits pavillons carrés en hors-oeuvre pour le 49 rue Victor Hugo, avancées arrondies à toiture terrasse (peut-on vraiment parler de corps secondaire ?) au 20 rue Favrel et Lincy, ou encore le 11 rue de Chateaubriand, avec côté est un pavillon en hors-oeuvre. On citera également l´avant-corps central de l´hôtel d´Achille Martine, souligné d´une toiture bombée.

La différence la plus évidente entre nord et sud de la voie ferrée concerne la présence d´un étage : largement majoritaire au sud de la gare, à l´exception des rues secondaires du lotissement Saint-Symphorien, l´étage carré devient plus rare dans les lotissements au nord, destinés à une clientèle plus modeste. Seule l´avenue Wilson montre une majorité de maisons à étage, dans le lotissement Dubodan (70 %). Si les types rencontrés ne diffèrent pas de ceux du quartier sud, la fréquence de leur utilisation s´oppose, ceci en raison de dates de construction plus tardive au nord. Ainsi, deux modèles sont largement prédominants, la maison en rez-de-chaussée à distribution symétrique (31 cas), souvent surélevée sur sous-sol ou étage de soubassement et le plan en L ou à avancée (16 cas) ; la maison à pignon sur rue est une variante du premier type, le pignon souvent couvert d´une demi-croupe signant la date de sa construction, entre 1925 et 1940. Le type ternaire, c´est-à-dire à étage à élévation à trois travées, si fréquent dans la partie sud du quartier est peu représenté.

Dérivé du plan symétrique, le 33 avenue Wilson montre un développement plus important avec travée centrale soulignée d´un toit à pignon à demi-croupe ; au rez-de-chaussée, l´ouverture médiane forme une serlienne en plein cintre encadrée de brique. Cette ouverture très typée que l´on retrouve sur plusieurs maisons de Vannes est probablement la signature d´un maître-d´oeuvre ou d´un architecte, pour l´instant non identifié.

Dans la majorité des cas cependant, le plan en rez-de-chaussée reçoit un traitement modeste, les maisons très simples, à deux pièces sans sous-sol ni grenier demeurant l´exception.

Plusieurs maisons à avancée portent la signature d´architectes vannetais ; citons dans le lotissement de Poignant, le 1bis rue Pierre de la Gorce construit en 1939 sur des plans de Perrin, Rue Achille Martine, Maner-iK construit par l´entrepreneur Le Gohlès, ou le 22 rue Le Guillon, construite par Le Cloërec en 1932. Quant au 23 avenue Wilson également construit par Le Gohlès, son rez-de-chaussée traité en faux appareil à bossage de ciment est la signature de l´architecte Bardet qui l´utilise de manière identique au 50 avenue Victor Hugo en 1927 ainsi que dans plusieurs autres maisons vannetaises.

Le décor

Les édifices recensés sont pauvres en décor. Même les hôtels particuliers des Normand ou Ducroquet ne montrent d´autres ornementations qu´architecturales ; ainsi les chaînes d´angle forment-elles parfois des pilastres, en granite à bossage vers 1900 (hôtel Normand) ou en ciment cannelés dans les années 1930 (maison Ronco rue madame Lagarde, ou 13 rue de la Gorce). On citera également de nombreuses corniches moulurées et clefs d´arc passantes en granite, quelques lucarnes à enroulements, l´une en fonte rue Victor Hugo, des balcons supportés par des consoles à volutes, ou encore dans les années 1930, un bandeau en appareil polygonal séparant les niveaux du rez-de-chaussée et de l´étage.

Aussi l´hôtel de Mathurin Juteau avec son décor historié sur les clefs d´arc (têtes de sanglier, cerfs) et la lucarne (blason aux lions) apparaît-il exceptionnel. Au 14 avenue saint-Symphorien, l´architecte Le Cloërec a visiblement suivi un programme imposé par le propriétaire : sur les clefs d´arc figurent en ciment moulé en haut relief le portrait de chacun des membres de la famille. Dans les années 30, quelques décors en ciment moulé, comme un panier fleuri dans le tympan surmontant la porte d´une maison rue Olivier de Clisson, sont réalisés dans le goût de l´époque. Citons enfin l´épi de faîtage en forme de cigogne portée sur le toit du 6 bis rue Olivier de Clisson.

Les autres décors figurés consistent en éléments de céramique rapportés, comme les fleurs stylisées incluses dans l´enduit du 19 rue Labordette ou dans la souche de cheminée de la maison Juhel 3 rue Audren de Kerdrel. On trouve également quelques mosaïques, sous forme de frise à décor floral, (maison Lambert, rue Olivier de Clisson, sous le toit), ou à cabochons sous les appuis de fenêtres au 22 rue Favrel et Lincy.

Des briques de couleurs contrastées forme un décor géométrique en frise sous la corniche et en tables sous les appuis de fenêtres d´une maison rue Audren de Kerdrel. Monochrome, la brique est utilisée en cordons et lambrequins sur la façade du 2 ter rue saint-Symphorien ou 6 rue Madame Lagarde.

Aires d'étudesVannes
Dénominationsimmeuble
AdresseCommune : Vannes

Les immeubles apparaissent à Vannes dès le 17e siècle. Cependant, même à la fin du 19e siècle, l'habitat collectif reste marginal et limité au centre-ville. Les immeubles prendront le pas sur la construction individuelle seulement dans la 2e moitié du 20e siècle, avec la crise du logement d'après la seconde Guerre mondiale, provoquant les grands chantiers de Kercado et Menimur. La pression foncière s'intensifie seulement à la fin du 20e siècle, l'urbanisation atteignant les limites du territoire. Les observations jointes à ce dossier ne concernent que le quartier de la gare.

Période(s)Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

174 immeubles ont été repérés actuellement sur le territoire de Vannes, parmi lesquels 20 ont fait l'objet d'un dossier d'étude en raison de leur représentativité ou plus souvent de leur caractère exceptionnel pour la ville.

Toitsardoise
Mursgranite
enduit
moellon
pierre de taille
Décompte des œuvres bâti INSEE 26387
repérés 234
étudiés 21