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Hameau déserté du Goënidou (Berrien)

Dossier IA29003665 réalisé en 2008
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonParc Naturel Régional d'Armorique - Huelgoat
AdresseCommune : Berrien
Lieu-dit : le Goënidou
Cadastre : 1836 A1 ; 1986 A1

Ce village médiéval occupé entre le XIIe et le XIVe siècle n'est découvert qu'en 1983. Selon Michael Batt, Il est caractéristique des "habitats de défrichement" mis en place par des seigneurs laïcs ou des établissements ecclésiastiques, dans les Monts d'Arrée. Aucun document n'a pu fournir le nom des hommes qui ont vécu ici mais il est fort probable que les moines cisterciens de l'abbaye du Relec (commune voisine de Plounéour-Ménez) soient à l'origine de cette installation selon la coutume de la "quévaise". Les vestiges dégagés par les fouilles entre 1984 et 1987 ne représentent qu'une partie du site. Le reste, décelable grâce aux formes de creux et de talus, constitue une réserve archéologique importante. Plusieurs récipients ou autres céramiques ont déjà été découverts mais dans un état très fragmentaire.

Période(s)Principale : Milieu du Moyen Age
Principale : Fin du Moyen Age

Le Goënidou est situé à 270 mètres d'altitude, le village couvre une superficie de 3 à 4 hectares. Les ruines, implantées selon des directions précises, suivent un plan organisé qui, comme dans d'autres habitats bretons désertés, permet d'évoquer des agglomérations de petites fermes indépendantes. Chaque ensemble comprend trois édifices groupés autour d'une cour avec un quatrième excentré au nord-est. La construction était très simple : murs en granite montés sans mortier et toiture constituée probablement de branches couvertes d'un mélange de genêts, d'ajoncs et de fougères. Le résultat des fouilles permet d'avancer les hypothèses suivantes sur l'utilisation des bâtiments : le bâtiment principal était une maison mixte où paysans et animaux vivaient ensemble sous le même toit. Dénivellations et murets permettent de distinguer trois parties : une pièce intérieure, une zone domestique et une zone non domestique. La partie haute, occupée par les humains comportait : une pièce servant probablement de stockage des produits de la ferme, délimitée par un mur ; une zone centrale, avec foyer, où se concentraient les activités domestiques. La partie basse était réservée aux animaux. Elle était divisée par un mur bas, peut-être complétée par une cloison de bois. Bibliographie ANDRE, P., BERTRAND, R., et CLEMENT, M., 1976 - "La maison à pignon en abside", Archéologia, n°97, p. 28 - 36. ANDRE, P., 1982, "Un village breton du XIème siècle : Lann-Gouh, Melrand" (Morbihan) , Archéologis Médiévale, XII, pages 155 - 174. BARDEL, J.- P., 1979, "Berné : Pont Calleck, le village déserté", Archéologie en Bretagne n°24, pages 37 - 38. BARRERE, M., et BATT, M., 1990, "Berrien, le Goënidou" (Finistère) , Gallia Informations - Bretagne, page 19, éditions CNRS. BATT, M., 1981, " Some deserted hamlets in Brittany : a review of the archaeological evidence", Medieval Village Research Group Report, n°28, pages 26 - 28. BATT, M., 1985, "Brennilis, Karhaes Vihan, fouilles de 1984", dans Chronique des fouilles médiévales en France en 1984, Archéologie Médiévale, tome XV, pages 212 - 213. BATT, M., 1990, "Brennilis, Karhaes Vihan" (Finistère) , Gallia Informations - Bretagne, pages 19 - 20, Editions CNRS. BATT, M., 1998, "Medieval Peasant Buildings in Brittany : oval and rectangular, plans and uses" dans Guernesey Connections : Archaeological and Historical Papers in Honour of Bob Burns, (dirigé par Heather Sebire), la Société Guernesiaise, Saint Peter Port. BATT, M., 2001, "La Feuillée, Goarem ar Manec'h" (Finistère) , dans : Chronique des fouilles médiévales en France en 2000, Archéologie Médiévale, tome XXX - XXXI, pages 363 - 369.

Mursgranite
moellon

La "quévaise" avait pour but le peuplement et la mise en culture de nouvelles terres : en contrepartie d'une rente minime, le tenancier bénéficiait de l'emplacement d'une maison avec courtil (enclos - petit jardin) et d'un journal de terre (surface cultivable en une journée correspondant à un demi-hectare). Le propriétaire ne pouvait le renvoyer que s'il ne respectait pas les obligations convenues (corvées, travaux de fanage, de nettoyage...). Site des Monts d'Arrée (site pluricommunal). Site Inscrit : Arrêté du 10/01/1966.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvresite archéologique, à signaler
Sites de protectionparc naturel régional