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Fort et batteries (dont batterie extérieure) (8 canons de 19 cm modèle 1864-1866 ; 2 canons de 24 cm modèle 1870 ; 2 canons de 24 cm modèle 1864-T-1870 ; 2 canons Marine de 32 cm modèle 1870) (B 409)

Dossier IA29004716 inclus dans Capitainerie de Crozon : ensemble fortifié réalisé en 2007
Appellations Fort d'Armorique
Destinations édifice logistique
Dénominations ensemble fortifié, batterie, caserne, citerne
Aire d'étude et canton Bretagne Nord
Adresse Commune : Plougastel-Daoulas
Lieu-dit : Pointe de l'Armorique

Fonction : défense sud de la rade de Brest en collaboration avec les forts du Corbeau, de Lanvéoc et de l'île Longue. Dès la fin du 17e siècle, la pointe de l'Armorique est occupée militairement, on y installe une batterie de côte et un signal. D'après l'Atlas des places fortes de France de 1784 (tome 69a : ouvrages extérieurs de Brest par De Caux) ; un fort désigné "fort de la pointe de Plougastel" est mentionné sur l'actuelle "pointe de l'Armorique". Ce fort s'intercalait entre ceux de la "pointe du Corbeau" au nord et de la "pointe de Lanvéoc" au sud. Le fort de l'Armorique est mentionné dans l'Atlas des côtes de France 1818-1848 (tome 192 : direction de Brest). Le cadastre ancien (section h dite de l'Armor) relève au moins quatre éléments défensifs pointe de l'Armorique (apparaîssant en bleuté) et un retranchement bastionné barrant la pointe. En 1841, la commission des côtes recommande l'armement du fort de l'Armorique (8 "canons de 30 et obusiers de 22 en fer" ; "4 mortier de 32 en fer"). L'avis du comité des fortifications du 7 novembre 1844 confirme la décision de la commission. Le fort de l'Armorique est mentionné dans l'Atlas de 1858 de mise en état de défense des côtes de l'Empire Français (n° 230). Classé en 1er degré d'importance pour la défense de la rade de Brest, il est armé de 4 "canons de 30", 4 "obusiers de 22" et 4 "mortiers de 32". Stockage des poudres : - Un magasin à poudre terrassé de type 1879 construit vers 1880. Selon l'Atlas des batteries de côte de 1893, les batteries de la Pointe de l'Armorique sont armées de : - 4 canons de 19 cm modèle 1864-1866 sur affût Marine modèle 1869 P.A. (cote : 25,15 mètres) ; - 4 canons de 19 cm modèle 1864-1866 sur affût Marine modèle 1869 P.A. (cote : 16,90 mètres) ; - 2 canons de 24 cm modèle 1870 sur affût Marine modèle 1876-T-1883 P.A. (cote : 14,90 mètres) ; - 2 canons Marine de 32 cm modèle 1870 sur affût Marine modèle 1876-T-1883 P.A. (cote : 14,17 mètres) ; - 2 canons de 24 cm modèle 1864-T-1870 sur affût Marine modèle 1878-T-1883 P.C. (cote : 12,70 mètres). Selon l'Atlas des batteries de côte de 1904, les batteries de la Pointe de l'Armorique sont armées de : - 4 canons de 19 cm modèle 1864-1866 sur affût Marine modèle 1869 P.A. (cote : 25,15 mètres) ; - 4 canons de 19 cm modèle 1864-1866 sur affût Marine modèle 1869 P.A. (cote : 16,90 mètres) ; - 2 canons de 24 cm modèle 1870 sur affût Marine modèle 1876-T-1883 P.A. (cote : 14,90 mètres) ; - 2 canons Marine de 32 cm modèle 1870 sur affût Marine modèle 1876-T-1883 P.A. (cote : 14,17 mètres) ; - 2 canons de 24 cm modèle 1864-T-1870 sur affût Marine modèle 1878-T-1883 P.C. (cote : 12,70 mètres). - 4 canons de 47 mm à tir rapide (remplacés par la suite par 4 canons-revolvers de 37 mm / état de 1900). Selon l'Atlas des batteries de côte de 1913, les batteries de la Pointe de l'Armorique sont armées de : - 4 canons de 19 cm modèle 1864-1866 sur affût Marine modèle 1869 P.A. (cote : 25,15 mètres) ; - 4 canons de 19 cm modèle 1864-1866 sur affût Marine modèle 1869 P.A. (cote : 16,90 mètres) ; - 2 canons de 24 cm modèle 1870 sur affût Marine modèle 1876-T-1883 P.A. (cote : 14,90 mètres) ; - 2 canons Marine de 32 cm modèle 1870 sur affût Marine modèle 1876-T-1883 P.A. (cote : 14,17 mètres) ; - 2 canons de 24 cm modèle 1864-T-1870 sur affût Marine modèle 1878-T-1883 P.C. (cote : 12,70 mètres). Selon l'Atlas des batteries de côte de 1914, les batteries de la Pointe de l'Armorique sont armées de : - 2 canons de 24 cm modèle 1870 sur affût Marine modèle 1876-T-1883 P.A. (cote : 14,90 mètres) ; - 2 canons Marine de 32 cm modèle 1870 sur affût Marine modèle 1876-T-1883 P.A. (cote : 14,17 mètres).

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 18e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1774, daté par source
1775, daté par travaux historiques
1776, daté par travaux historiques
1878, daté par travaux historiques
1879, daté par travaux historiques
1880, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Dajot, ingénieur militaire,
Murs granite
maçonnerie
moellon
maçonnerie
Toit granite en couverture, terre en couverture, béton en couverture
Plans système bastionné
Couvertures terrasse
États conservations désaffecté, état moyen, inégal suivant les parties

Il s'agit d'un site en terrain militaire : l'accès est interdit sans autorisation préalable.

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre, à signaler

Annexes

  • "La défense de la rade par Dajot (Lanvéoc, Île-Longue, Armorique, Corbeau)" par Jean-Yves Besselièvre. 2007.

    in Fortifications Littorales, La Rade de Brest, projet de publication du Service de l'Inventaire du Patrimoine (SINPA), Région Bretagne.

    "En 1772, l´ingénieur du génie Louis-Lazare Dajot (1717-1786), directeur des fortifications de Bretagne, élabore un plan de défense par terre et par mer de la place de Brest. Reprenant partiellement les propositions faites en 1764 par l´ingénieur Pierre Filley de la Côte (1695-1779), il entreprend notamment la construction, entre 1772 et 1776, de nouveaux forts et batteries renforçant la défense de la rade. Pour leur armement, Dajot privilégie les mortiers afin de rendre impossible le mouillage d´une flotte ennemie en rade après le franchissement du goulet.

    Le fort de Lanvéoc

    Fermant l´anse du Fret à l´est, la pointe de Lanvéoc demeure un élément important de la défense de la rade au 18e siècle car elle permet d´empêcher le mouillage ou le replis d´une flotte ennemie dans la rivière Aulne. Mais ce poste est également essentiel à l´acheminement par mer de troupes vers ou depuis Brest.

    L´ouvrage bâti par Dajot se compose d´une redoute centrale érigée au sommet d´un promontoire sur lequel subsistaient les vestiges d´un château médiéval. Isolée par un fossé sec, cette redoute abrite dans sa face ouest, sur deux niveaux, des casemates à l´épreuve de la bombe. Sa face nord, parallèle à la côte, reçoit une batterie de huit mortiers tandis que sa face sud, côté terre, dispose d´un épais parapet protégeant huit canons. Une enceinte composée de trois fronts bastionnés irréguliers permet de résister à un coup de main du côté de la campagne. La nécessité de s´adapter au terrain irrégulier explique le tracé complexe de l´enceinte dont les bastions latéraux, constitués de gradins munis de traverses, épousent la falaise. Une vaste batterie de canons dominant la rade est établie au nord ; elle croise ses feux avec l´Île-Longue.

    Le fort de Île-Longue

    À l´Île-Longue, qui ferme l´anse du Fret à l´ouest, Dajot complète le fort et la batterie de Vauban. Le rôle de cet ouvrage est de s´opposer aux navires ennemis parvenus en rade au moyen de canons et d´interdire le mouillage grâce aux mortiers.

    Les embrasures de tir percées dans le parapet de la batterie sont supprimées afin que les canons puissent tirer à barbette. Cette disposition permet un plus grand débattement lors du tir sur des navires en évolution et offre une meilleure protection aux servants. Une plate-forme pour six mortiers est implantée au nord-ouest en contrebas de la batterie de canons. Le fort pouvant être pris à revers par une troupe débarquée à la gorge de la presqu´île, Dajot le renforce en le dotant d´un chemin couvert. À l´intérieur plusieurs bâtiments succèdent aux installations du 17e siècle : magasin à poudre, logement pour la troupe, logement pour le commandant et corps de garde.

    Des travaux réalisés par Dajot, seule subsiste aujourd´hui la batterie de mortiers envahie par la végétation, en contrebas d´installations de la base de la Force océanique stratégique.

    Le fort de l´Armorique

    Implantée à l´extrémité ouest de la presqu´île de Plougastel, la pointe de l´Armorique contrôle l´accès au fond de la rade et à la rivière Aulne. Dajot décide d´y implanter le fort de Plougastel, appelé plus tard fort de l´Armorique.

    Du côté de la terre, l´ouvrage comprend un front bastionné composé d´une courtine flanquée de deux demi-bastions. La demi-lune, le chemin couvert et le glacis prévus initialement ne sont pas réalisés car jugés superflus puisque l´ouvrage doit résister à un coup de mains et non à un siège en règle. Du côté de la mer, une batterie reçoit huit mortiers qui croisent leurs feux avec l´Île-Longue. Un magasin à poudre, un corps de garde et une caserne complètent l´ensemble.

    Le fort du Corbeau

    Poste de moindre importance dans la défense de la rade, le fort du Corbeau, en presqu´île de Plougastel, contribue à rendre le mouillage en rade impossible.

    Dajot complète la batterie de campagne de Vauban par une redoute de maçonnerie de forme rectangulaire. Dépourvue de fossé, cette redoute est défilée par un glacis sur trois des ses faces. Au nord et à l´ouest, une batterie de huit mortiers est installée sur la plate-forme sommitale. L´ouvrage abrite également un magasin à poudre et un corps de garde. La batterie basse du 17e siècle est maintenue et armée de canons. Deux branches de retranchements, percées de meurtrières de fusillade, relient la redoute au rivage afin de résister à un coup de mains".

  • 20082910472NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001849_P.

    20072906643NUCA : Archives Départementales, Finistère, 3P252_016.

    20072906644NUCA : Archives Départementales, Finistère, 3P252_016.

Références documentaires

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume