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Fort dit château du Taureau (Plouézoch)

Dossier IA29000772 inclus dans Capitainerie de Morlaix : ensemble fortifié réalisé en 2002

Fiche

Á rapprocher de

"...Pour faire une épargne beaucoup plus imaginaire qu´effective, on a estropié l´enceinte de ce château en rétrécissant de deux à trois toises [quatre à six mètres] le dessin que j´en avais donné, d´où il est arrivé que le canon de la batterie haute et celui de la basse n´ont pas assez de recul, que les bâtiments seront offusqués à n´avoir que demi-jour, et que l´espace qui doit servir de rue et de place d´armes n´aura pas plus de quinze à seize pieds de large [environ cinq mètres], d´où s´en suivra mille incommodités pour ceux qui auront à y tenir garnison... [...]". Vauban, Mémoire sur le château du Taureau, 1697.

La Naissance du Taureau

Au fond d'une ria, au confluent d'une rivière, sur une presqu'île, un éperon rocheux ou une colline, les cités bretonnes se sont développées sur des sites naturellement protégés. A Morlaix, la ville se développe entre deux cours d'eau : le Jarlot et le Queffleuth qui se jettent dans la mer... Grâce à son port, l´un des plus importants de la Manche au 16e siècle, Morlaix, "la commerçante" est une ville prospère.

Dans le Haut-Léon, aux 16e et 17e siècles, la culture et l´exploitation du lin et du chanvre ont produit richesses et chefs d’œuvre. Symboles de cette réussite : l´architecture et le mobilier : enclos paroissiaux, églises, châteaux, manoirs, maisons à Pondalez ou à lanternes ; meubles en chêne noirci au brou de noix ou brut des marchands toiliers : coffres, lits-clos, bancs-coffres ou encore vaisseliers... ; pièces d'orfèvreries et tapisseries... mais de tout temps, coups de main et pillages ont été nombreux sur les villes marchandes et sur les îles.

La ville de Morlaix attire les convoitises. En juillet 1522, la flotte anglaise de Howard, amiral du roi Henri VIII (roi d'Angleterre) met pied à terre dans la rade de Morlaix... Plus de 1000 hommes débarquent dans l´anse du Clouët à Carantec et s´infiltrent dans la campagne et sur les rives de la rivière de Morlaix. Sur leur passage, ils mettent le feu au château de Lezireur à Henvic... pillent quelques fermes... et se rapprochent du port de Morlaix alors que le nuit commence à tomber. Dans la nuit, alors que la ville est privée de ses défenseurs, la surprise est totale. La légende raconte qu´un traître, un espion, aurait ouvert les portes de la ville aux Anglais... Ainsi en dépit de ses fortifications d'agglomération (en partie visibles rue de l'Hospice) et de son château urbain, l´Anglais rentre dans la place... La garnison morlaisienne bien inférieure en nombre ne parvient pas à faire face... La ville est pillée de fond en comble, en partie incendiée... et mettra, dit-on, 10 ans à se remettre du sac... Seul fait d´armes pour les morlaisiens : l´arrière-garde anglaise "ivre" (il y avait, semble-t-il, beaucoup de vin dans les caves de la ville !) est surprise le lendemain matin dans le bois du Styvel par la troupe du seigneur de Laval, lieutenant du roi venu secourir la ville de Morlaix... C´est le début sans doute l´origine peut-être de l´expression : "la fontaine des Anglais".

Le traumatisme est si fort que, dès 1540, les bourgeois de la ville entreprennent la construction d'une forteresse sur l'îlot du Taureau qui verrouille la passe d'entrée. Le fort tire son nom de l´appellation locale du rocher, à l´origine "Toro" : le "château du Taureau" était né.

L´Anglais ne revint pas à Morlaix... Est-ce grâce au fort du Taureau ?

Les morlaisiens en sont tous convaincus.

Et de là vient peut être la devise de la ville "S'ils te mordent, Mords-les ! ".

Le Taureau, forteresse Vauban

Le pillage de la ville de Morlaix en 1522 avait fait naître un besoin défensif auquel les habitants avaient répondu en construisant un fort. Il se composait d´une tour d´artillerie - la Tour Française peut-être due à l´architecte de la Renaissance Philibert de L´Orme, et de canonnières situées au ras de l´eau.

Avec la montée en puissance du pouvoir royal sous Louis XIV vient la nécessité de fortifier les côtes et notamment les ports… La forteresse municipale est confisquée par le Roi qui chargea l´un de ses plus fidèles sujets de la reconstruction. C´était alors la grande période des fortifications du règne du Roi-Soleil et Vauban, le plus célèbre des ingénieurs militaires, parcourait la France pour la mettre en état de défense et boucler tout un réseau étanche de forteresses. Au printemps 1689 commence la reconstruction du fort sur l'ancien. Le schéma directeur de la reconstruction est celui de Vauban, mais ce furent les ingénieurs Garangeau et Frézier qui menèrent la reconstruction à son terme. Le château est totalement achevé en 1745. C´est finalement un plan très proche de celui du tout début des travaux à la fin du 17ème siècle, qui fut mis en œuvre. Si économie et fonctionnalité semblèrent toujours guider l´évolution des travaux, en réalité il y eut toujours décalage entre les divers besoins et les possibilités réelles de l´édifice : le fort est jugé trop exigu !

Les pièces d´artillerie du fort du Taureau sont orientées vers les chenaux où passent les navires. L´artillerie est à double batterie : batterie haute pour tirer à longue distance dans toutes les directions et batterie basse pour faire feu sur le Grand Chenal à l´Ouest qui est la seule passe pour les navires à fort tirant d´eau. Les états de l´artillerie établis avant chaque guerre maritime dressent un bilan catastrophique, de nombreuses pièces d´artillerie sont hors service, mais quand on songe à le doter, c´est pour attribuer au château de vieux canons. Heureusement, le fort du Taureau n´a jamais connu de combat maritime. Par contre, les coups de canon tirés pour l´exercice ont plusieurs fois fait voler les vitres en éclat...

La vie quotidienne au fort du Taureau

Malgré sa relative proximité avec la terre ferme, le château n´en demeurait pas moins isolé en mer et la vie rude. La traversée en chaloupe s'avère être le seul et unique moyen de communication pour les hommes et les vivres. Pour cette raison le Roi décide d´y installer une prison dont la particularité est d´emprisonner des gentilshommes de bonne famille bretonne. D´abord gardée par la population littorale enrégimentée dans une compagnie Franche, la place fut confiée à un détachement d´Invalides en 1745.

Forteresse, garnison, octroi, cet édifice fut donc aussi une bastille, une maison de force, où étaient emprisonnés des gentilshommes bretons à la demande de leur propre famille. La cohabitation est difficile avec les Invalides : d´un côté d´anciens soldats habitués aux cabarets et autres réjouissances des villes de garnison, de l´autre des gentilshommes qui y effectuaient un bref séjour ou passaient là une longue partie de leur existence... Un certain Quentin Tapin de Cuillé, écrivain "fourbe et menteur", y passa 20 ans, sur simple lettre de cachet. Les motifs d´emprisonnement sont nombreux et divers : le libertinage, l´inconstance, un projet de mésalliance, le dévergondage, l´ivrognerie, "l'imbécillité", la folie, la prodigalité, le manque de respect à ses parents ou à ses pairs, un écart par rapport à la religion, mais aussi des vols, des viols, des meurtres... Pendant la Révolution, le fort continue à accueillir des prisonniers dont certains finirent décapités à Quimper.

En dehors du détachement d´Invalides, d´autres personnes habitent au fort ou y passent beaucoup de temps : l'aumônier, le chirurgien, le garde d´artillerie, Pidancet le gardien et sa famille, les cinq matelots des chaloupes pour le service du fort et les prisonniers par lettres de cachet qui sont onze au maximum. Avec une bonne cinquantaine d´habitants, la forteresse est donc bien remplie.

Au 19e siècle, un fanal (de couleur blanche puis rouge) est installé au Taureau. Quelques canons assurent encore la défense de la baie tandis que l´ancienne cuisine du 18e siècle abrite un poste de télégraphie. Le fort continue à l'occasion de servir de prison : Blanqui (théoricien socialiste et homme politique, février 1805 - janvier 1881), y est relégué. Il est enfermé au fort du Taureau le 17 mars 1871 à la veille du début de la Commune. Blanqui occupe une pièce voûtée appelée "salle de discipline". C'est là qu'il rédige "L´Eternité par les astres", un essai philosophique sur l'univers et la condition humaine. Le fort du Taureau est déclassé par la loi du 27 mai 1889. Cette même année, le fanal s'éteint définitivement. Le château - quoique réarmé temporairement au cours de l´affaire de Fachoda (1898) tombe dans l´oubli.

Le fort au 20e siècle

En 1905, un crâne et quelques ossements humains sont découverts dans les sous-sols du château du Taureau, mais l´affaire est bien vite enterrée... ; en effet, l´édifice intéresse avant tout par sa situation exceptionnelle. L'édifice est classé au titre des Monuments Historiques le 29 juillet 1914, c´est l´un des tout premiers forts à être protégés en Bretagne. De 1930 à 1937, le fort est loué par la famille de Vilmorin qui y organise de somptueuses soirées. Le fort est ensuite occupé pacifiquement de 1959-1981 par une école de voile... Pour sauver le fort de l´abandon, une première association de promotion est créée en 1988. S´y associent de nouveaux partenaires comme l´Etat, propriétaire du fort qui financera les travaux de restauration au titre des Monuments Historiques, et la Chambre de Commerce et d´Industrie de Morlaix, future gestionnaire du site. Le chantier de restauration du château a démarré officiellement le 26 mai 2000 ; la cale prévue par Vauban en 1689 est enfin réalisée. Après 6 ans de travaux, la forteresse retrouve ainsi son éclat primitif. La Chambre de Commerce et d'Industrie de Morlaix a fait le choix d´une orientation muséographique portant sur "La Vie quotidienne au Taureau au 18e siècle". Une nouvelle page d´histoire s´ouvre pour l´imposant vaisseau de granit, emblème du pays de Morlaix.

(Guillaume Lécuillier, 2006).

Appellations Château du Taureau
Destinations promenade, musée
Parties constituantes non étudiées porte, donjon, enceinte, cour, corps de garde, chapelle, casemate, citerne, fontaine, caserne, poudrière, fort, ouvrage fortifié
Dénominations fort, caserne, corps de garde, batterie, prison
Aire d'étude et canton Bretagne Nord
Adresse Commune : Plouézoch
Période(s) Principale : milieu 16e siècle
Principale : 1er quart 17e siècle
Secondaire : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 2e quart 18e siècle
Dates 1540, daté par source, porte la date
1552, daté par source
1614, porte la date
1689, daté par source
1741, daté par source
1745, daté par source
Auteur(s) Auteur : Philibert de L´Orme, architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Vauban, ingénieur militaire, attribution par travaux historiques
Auteur : Siméon Garengeau,
Garengeau Siméon , né(e) Simon Garengeau (1647 - 1741)
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ingénieur militaire, attribution par travaux historiques
Auteur : Jean-Baptiste-Joseph Parrocel, ingénieur militaire, attribution par travaux historiques
Auteur : Amédée-François Frézier, ingénieur militaire, attribution par travaux historiques
Personnalité : François 1er, roi de France, personnage célèbre, commanditaire, attribution par travaux historiques
Personnalité : Louis XIV, personnage célèbre, commanditaire, attribution par travaux historiques
Murs granite
schiste
pierre
ciment
enduit
moellon
pierre de taille
grand appareil
moyen appareil
petit appareil
Toit granite en couverture
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements voûte en berceau
Couvertures terrasse
Typologies fort à la mer (1450 mètres carrés de surface bâtie) suivant le principe de l'occupation totale du rocher
États conservations restauré
Techniques gravure rupestre
Représentations symbole chrétien
Précision représentations

Sur la pile du pont-levis : nombreuses inscriptions rupestres (dates, noms, prénoms...).

Mesures l : 65.0 cm
la : 22.0 cm
h : 12.4 cm

Notion d´espace fonctionnel De manière expérimentale, nous avons créé pour le château du Taureau des sous ensembles : lien hiérarchique, partie constituante, pour redonner à chaque pièce de l´édifice sa fonction. Nous ne considérons plus seulement le lien comme purement structurant (au niveau géographique) mais comme pouvant montrer les différents espaces qui composent un édifice militaire : espaces liés à la défense, espaces de vie et de passage, espaces clos à accès réglementés liés à l´intendance ou au grade. La définition des espaces fait l´objet d´ajustement en fonction des particularités de certains édifices, comme celle du château du Taureau d´être une bastille d´où l´espace « prisons ». Cette notion d´espace fonctionnel permettra d´enrichir notre problématique sur la vie quotidienne dans les édifices militaires.

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre
Protections classé MH, 1914/07/29

Annexes

  • Le Prestre de Vauban (alias Prestre, Le Prêtre) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille bourguignonne originaire du Morvan. Filiation et preuves incertaines au départ : pour certains depuis 1388, pour d'autres seulement à partir de 1535. A cette date, notaires seigneuriaux. Maintenue de noblesse en 1667. Seigneurs de Champignolle et de Vauban. Alliances nombreuses avec des familles de gentilshommes qui donnèrent plusieurs ingénieurs.

    1653, Sébastien Le Prestre, écuyer, seigneur puis marquis de Vauban.

    Né à Saint-Jean-Léger-de-Fourcherets le 15 mai 1633.

    Père : Urbain (alias Albin) (1602 - Saint-Léger, 3 avril 1652), écuyer, fils de Jacques, écuyer, seigneur de Champignolle et de Vauban, et de sa seconde épouse, Françoise de la Perrière.

    Mère : Edmée Cormignolle, fille de Jean, et de Françoise Prévost.

    Oncle : Edmé Cormignolle, dit 'la Montagne", gendarme, puis maréchal des logis de Monsieur le Prince, époux d'Edmée Rousseau.

    Cousin issu de germain : Paul le Prestre, ingénieur, puis major de la citadelle de Lille, fils de Paul, seigneur de Vauban, bailli de Lormes, et d'Urbaine de Romier.

    Neveux à la mode de Bretagne (fils de Paul, ingénieur qui précède, et d'Anne de Guesdin) :

    - Paul, capitaine au régiment de Champagne, ingénieur tué à Aire en 1676.

    - Edmé, capitaine au régiment de Navarre, ingénieur tué à Cambrai en 1677.

    - Antoine, ingénieur qui suit.

    Marié à Epiry le 25 mars 1660 avec Jeanne d'Osnay, morte à Bazoches le 19 juin 1705, fille de Claude, baron d'Epiry, et de défunte Urbaine de Romier.

    Deux filles :

    - Charlotte, épouse (15 novembre 1679) de Jacques-Louis de Mesgrigny, comte de Villebertin et d'Aunay, fils de Nicolas, chevalier, seigneur de Villebertin, d'Aunay et autres lieux, et d'Edmée-Georgette de Régnier ; neveu de Jean de Mesgrigny, ingénieur.

    - Jeanne-Françoise (1678 - 1713), épouse (Paris, le 8 janvier 1691) de Louis Bernin de Valentinay, chevalier, marquis d'Ussé, fils de Louis, chevalier, seigneur d'Ussé, conseiller du roi en ses Conseils, contrôleur général de la maison du roi, et de Catherine du Coudreau.

    Mort à Paris le 30 mars 1707, âgé de 74 ans.

    Cadet au régiment de Condé en 1651 ; campagnes de la Fronde.

    Prisonnier des Royaux en 1653 ; lieutenant au régiment de Bourgogne ; ingénieur ordinaire.

    Campagnes de la guerre de Trente Ans.

    En 1660, capitaine au régiment de la Ferté infanterie à Nancy. Lieutenant-colonel au même régiment en 1662.

    Capitaine au régiment de Picardie le 24 octobre 1663 ; à Marsal.

    En 1664, à Brisach.

    Campagnes de la guerre de Dévolution en 1667-1668.

    Lieutenant au régiment des Gardes et gouverneur de la citadelle de Lille le 3 juin 1668 ; se démit alors de sa lieutenance aux Gardes et en avril 1669 de sa compagnie "en Picardie".

    Voyage au Piémont pour lever des plans pour le compte du duc de Savoie.

    Campagnes de la guerre de Hollande ; y conduisit tous les sièges importants.

    Brigadier d'infanterie le 30 août 1674 ; maréchal de camp le 3 août 1676.

    Commissaire général des fortifications le 4 janvier 1678.

    Gouverneur de Douai du 24 décembre 1680 à février 1683.

    Campagne de Luxembourg en 1684.

    Lieutenant général le 24 août 1688 ; campagnes de la guerre de la Ligue d'Augsbourg en Palatinat (1688), Pays-Bas (1690).

    Grand-croix de l'ordre de Saint-Louis le 8 mai 1693.

    Campagnes de Bretagne en 1694-1695 ; des Pays-Bas en 1697.

    Maréchal de France le 14 janvier 1703 ; commanda l'armée d'Allemagne.

    Chevalier des ordres du roi le 2 février 1705.

    Campagne sur les côtes de Dunkerque en 1706.

    Mort en congé.

    Sièges :

    1652, Sainte-Ménehould.

    1653, Sainte-Ménehould.

    1654, Stenay, Clermont.

    1655, Landrecies, Condé, Saint-Guillain.

    Désormais en chef :

    1656, Valenciennes (blessé).

    1657, Montmédy (blessé), Mardik.

    1658, Gravelines, Oudenarde, Ypres.

    1667, Tournai, Douai (blessé d'un coup de mousquet à la joue), Lille.

    1672, Orsoy, Doesbourg.

    1673, Maestricht.

    1674, Besançon ville et citadelle, Oudenarde.

    1676, Valenciennes, Cambrai ville et citadelle, Saint-Guillain.

    1678, Gand ville et citadelle, Ypres ville et citadelle.

    1683, Courtray ville et citadelle.

    1684, Luxembourg.

    1688, Philipsbourg, Mannheim ville et citadelle, Franckendal.

    1691, Mons.

    1692, Namur ville et citadelle.

    1693, Charleroi.

    [1694, 18 juin ; bataille de Camaret].

    1697, Ath.

    1703, Brisach.

    Construisit 33 nouvelles places de guerre, améliora la plupart des anciennes.

    Donna les plans de plusieurs ports.

    Membre honoraire de l'Académie des Sciences en 1699.

    A laissé de très nombreux manuscrits dont certains furent publiés après sa mort et fit imprimer un :

    "Projet d'une dixme royale. Avec les réflexions sur le même sujet", ss. Lieu, 1707, in-4° et in-12.

    Le plus célèbre des ingénieurs du roi".

  • Garangeau (alias Garengeau) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille de bourgeoisie parisienne.

    1678, Siméon Garangeau

    Né à Paris vers 1647.

    Père : Sieur François Garangeau, bourgeois de Paris, maître menuisier.

    Mère : Demoiselle Marie Dubois.

    Soeurs :

    - Françoise, aînée, épouse de Jacques gousse.

    - Marie, épouse de Jean Rémy et belle-mère d´un apothicaire.

    - Françoise, cadette, épouse de Charles Courtois, maréchal des logis de la dauphine (toutes trois habitant Paris ; mortes avant leur frère).

    Célibataire.

    Mort à Saint-Malo le 25 août 1741, âgé de 94 ans.

    Ingénieur ordinaire, département de la Marine, à 31 ans en 1678 ; affecté à Brest.

    Ingénieur en chef à Saint-Malo en 1691 ; ayant le soin de Saint-Malo, du fort en dépendant et du château du Taureau.

    Directeur des fortifications de Haute-Bretagne au début du 18e siècle.

    Capitaine réformé au régiment de Champagne à une date inconnue, chevalier de Saint-Louis en 1712. Mort en activité.

    Services de guerre inconnus.

    Très remarquable architecte auquel on doit de très nombreux travaux, en particulier les suivants :

    - Les forts de l'île d'Harbour, de la Latte en Plévenon, du Petit Bé, de la Conchée, de l'Ile aux Moines.

    - Les travaux au château du Taureau et à la tour de Solidor,

    - La canalisation du Couësnon, celle des marais de Dol,

    - Plusieurs batteries et tours à feux,

    - Les hôpitaux de Morlaix et de Cézembre,

    - Les églises de Saint-Louis de Brest, de Saint-Servan, de Cancale, la chapelle Saint-Sauveur de Saint-Malo,

    - Les répartitions des remparts de Brest et de Dinan,

    - Les accroissements de Saint-Malo,

    - Les projets de Saint-Servan,

    - Plusieurs malouinières (maisons de campagne de Saint-Malo)".

  • Parrocel (alias Parocel) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille forézienne originaire de Montbrison ; connue depuis le 16e siècle, fixée ensuite à Brignolles en Provence et à Avignon.

    Installée enfin à Paris à partir de 1675. Célèbres peintres de batailles et graveurs d'eaux-fortes.

    1710, Jean-Baptiste-Joseph Parrocel.

    Né à Paris en 1691.

    Père : Joseph (Brignolles, 30 octobre 1646 - Paris, 1704), peintre de batailles et graveur, fils de Barthélémy (Montbrison, 1595 - Brignolles, 1660), et de Catherine Simon.

    Frère : Charles (Paris, 1688-1752), peintre de batailles et graveur à l'eau-forte, professeur à l'Académie de peinture.

    Marié : ?

    Mort à Saint-Malo le 6 mai 1744, âgé de 53 ans.

    Sous-lieutenant au régiment Royal d'artillerie en 1706 ; campagnes de Flandre de 1706 à 1710.

    Ingénieur ordinaire et lieutenant réformé à 19 ans en 1710.

    Affecté à Charlemont à la paix.

    A Pondichéry de 1718 à 1721.

    Capitaine réformé au régiment de Normandie et chevalier de Saint-Louis en 1720.

    A Saumur en 1722. Ingénieur en chef sur place en 1727.

    Passé à la chefferie de Saint-Malo vers 1734.

    Mort en activité.

    Siège :

    On en ignore le détail".

  • Frézier d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille savoyarde de Thonon ; connue dès le 16e siècle ; aurait eu une origine écossaise et serait venue d'Edimbourg en Savoie en passant par Amsterdam et Wittemberg. Notaires à Vailly en Chablais ; bourgeois de Thonon. Nombreux avocats.

    1707, Amédée-François Frézier

    Né à Chambéry en Savoie le 4 juillet 1682.

    Père : Louis, professeur de droit à l'Université de Chambéry, jurisconsulte de S. M. Charles-Emmanuel, duc de Savoie, fils de Bernard, notaire à Vailly.

    Marié en 1729 avec Anne-Agathe Crubier (alias Crublier).

    Enfants :

    - Marie-Anne-Agathe, née à Landau le 29 mars 1730, épouse de Jacques-Emmanuel-Olivier Le Ny, seigneur de Coatudavel, lieutenant des vaisseau du roi.

    - Pierre-Louis-François, lieutenant des vaisseaux du roi, époux (Port-Louis, 8 janvier 1761) de Marie-Félicité Grand-Combes des Rives.

    Mort à Brest le 14 octobre 1773, âgé de 91 ans.

    Fit ses études secondaires à Chambéry. Révéla un tel goût pour les disciplines scientifiques que ses parents l'envoyèrent à Paris pour y suivre les cours des savants Lahire et Varignon ; fit ensuite le tour de l'Italie en 1701.

    Passé au service du roi de France en 1702.

    Lieutenant d'infanterie.

    Ingénieur ordinaire à 25 ans en 1707 ; affecté comme ingénieur architecte à Saint-Malo auprès de Siméon Garangeau.

    En 1712, pendant la guerre de Succession d'Espagne, chargé d'aller étudier sur place les moyens de défendre les côtes occidentales de l'Amérique hispanique contre les attaques anglaises. En revint en 1714 après avoir doublé par deux fois le Cap Horn ; lieutenant réformé.

    Capitaine réformé à Saint-Domingue de 1719 à 1725.

    Ingénieur en chef à Landau en 1725 ; chargé en outre de Phillippsbourg en 1734.

    Chevalier de Saint-Louis depuis 1728.

    Directeur des fortifications de Bretagne en 1739 (après la mort d'Angères du Mains) ; en résidence à Brest.

    Lieutenant-colonel d'infanterie le 1er mai 1756.

    Retiré en 1764 avec une penson de 5 000 livres.

    Donna les plans de la ville de Saint-Louis de Saint-Domingue et de plusieurs fortifications de l'île.

    Exécuta différents ouvrages pour les places de Nantes, Port-Louis de Bretagne, Concarneau, Morlaix, Saint-Malo ; décora l'église Saint-Louis de Brest ; avait entre temps présidé à plusieurs travaux à Landau et Philippsbourg.

    Inventa un pont-levis à bielles pendantes et leva de nombreux plans des régions où il travailla.

    Ecrivit les ouvrages suivants :

    - "Traité des feux d'artifices pour le spectacle".

    - "Relation d'un voyage de la mer du sud aux côtes du Chili, du Pérou et du Brésil pendant les années 1712, 1713, 1714", publié en 1716, Amsterdam 1717 ; réédition, 1732 (avec planches) Cet ouvrage fut traduit en Anglais, Allemand et Hollandais.

    - "Théorie et pratique de la coupe des pierres et des bois" dit encore

    - "Traité de stéréotomie", Paris, 1736. Cet ouvrage fut autorisé et fut conseillé comme un manuel usuel aux jeunes ingénieurs.

    Membre de l'Académie de Marine depuis 1752.

    Très violemment anti-jésuite".

  • L'origine des pierres du château du Taureau d'après Louis Chauris

    Le chantier du fort du Taureau progresse assez vite, il est vrai que les carrières sont nombreuses dans la baie de Morlaix et que le transport de la matière première est facilité par voies maritimes. Paradoxalement, il est plus facile de construire un château en pleine mer que sur la terre ferme où les matériaux sont très difficilement acheminés compte tenu de l´état des routes et des chemins. Le fort du Taureau est ce qu´on appelle un ouvrage polylithique.

    De nombreuses îles et îlots de la baie de Morlaix tous proches du chantier ont fourni la matière première à la construction :

    - Granite ocre à grain fin : le rocher du Taureau, île Louët, Roc´h Gored...

    Exemple d'utilisation : moellons de remplissage.

    - Granite rose-rougeâtre à gros grain : île Callot.

    Exemple d'utilisation : en pierres de taille, parement extérieur de la tour et du fort, voûtes, escaliers (marches monolithes, petit escalier de la tour), dallage de la terrasse, parapets, chaînage d'angle.

    - Granite gris à grain fin : île de Batz.

    Exemple d'utilisation : en pierres de taille, parement extérieur de la tour et du fort.

    - Granite rose à grain fin : île Grande.

    Exemple d'utilisation : en pierres de taille, sortie de l'escalier à vis de la tour.

    - Granite gris à grain fin : ?

    Exemple d'utilisation : en pierres de taille, parement extérieur de la tour.

    - Granite rouge à grain fin : ?

    Exemple d'utilisation : en pierres de taille, parement extérieur de la tour.

    - Schiste bleu : bassin de Morlaix (du Dossen à Plougasnou au Dourduff à Plouézoc'h).

    Exemple d'utilisation : en feuilles verticales, voûte des embrasures des casemates à canons, moellons du parapet (avec chaînage en pierre de taille de granite), moellons utilisés en 1780 pour combler les embrasures de la batterie haute, en dallage.

    - Schiste gris-bleu-vert sombre : Locquirec.

    Exemple d'utilisation : dallage de la caserne est, dallage de la cour.

    Ce sont les pierres situées au niveau de la mer : les « boules de granite » qui sont extraites en premier et acheminées par des chalands. Les pierres et moellons de l´ancien fort servent de matériaux de remblai pour le chantier et les bâtisses de l´ancien fort de logements pour les ouvriers, ce qui facilite grandement les opérations.

  • Iconographie

    20082910273NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001944_P.

    20082910275NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001946_P.

    20082910274NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001945_P.

    20082910276NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001947_P.

    20082908832NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre, 1VH2243n°4_1692.

    20042903419NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20082908831NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre, 1VH2243n°4coupe1692.

    19832902088PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900742PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900738PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900712PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900711PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900741PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20082908834NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre, 1VH2243n°8_1718.

    19832900135PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900508PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900132PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900507PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900136PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    19832900506PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

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    20042903420NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903421NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903422NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903423NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903424NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903425NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903426NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903427NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903428NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903429NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903430NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903431NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903432NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903433NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903434NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903435NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903436NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903437NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903438NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903439NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903447NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903448NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903440NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903441NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903442NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903443NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042904459NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903445NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903446NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903449NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903450NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903451NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903452NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903453NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20042903533NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903534NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903535NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903536NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903537NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903538NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903539NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903540NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903541NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903542NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903543NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903544NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903545NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903546NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903547NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903548NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903549NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903550NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903551NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903552NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903553NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903554NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903555NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903556NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903557NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903558NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903559NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903560NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903561NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903562NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903563NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903564NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903565NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903566NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903567NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903568NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042904460NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903570NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

    20042903571NUCA : Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (CRMH), 1996/096/ Architecture militaire (époque classique).

  • Notion d´espace fonctionnel (2002)

    De manière expérimentale, nous avons créé pour le château du Taureau des sous ensembles : lien hiérarchique, partie constituante, pour redonner à chaque pièce de l´édifice sa fonction. Nous ne considérons plus seulement le lien comme purement structurant (au niveau géographique) mais comme pouvant montrer les différents espaces qui composent un édifice militaire : espaces liés à la défense, espaces de vie et de passage, espaces clos à accès réglementés liés à l´intendance ou au grade. La définition des espaces fait l´objet d´ajustement en fonction des particularités de certains édifices, comme celle du château du Taureau d´être une bastille d´où l´espace « prison ». Cette notion d´espace fonctionnel permettra d´enrichir notre problématique sur la vie quotidienne dans les édifices militaires.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Collection Nivart. MS144_264a. Château du Taureau. Projet de Monsieur de Vauban, du 28 mars 1689. 2 P. Plan aux deux étages. Plan, support papier, 0,436 x 0,307 mètre, 4e quart 17e siècle, 28 mars 1689.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001946_P
  • Collection Nivart. MS144_264. Château du Taureau. Projet de Monsieur de Vauban, du 28 mars 1689. 2 P. Plan aux deux étages.Plan, support papier, 0,436 x 0,307 mètre, 4e quart 17e siècle, 28 mars 1689.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001945_P
  • Collection Nivart. MS144_265. Château du Taureau. Projet de Monsieur de Vauban, du 28 mars 1689. 2 P. Profil suivant la ligne 20 et 21. Plan, support papier, 0,446 x 0,309 mètre, 4e quart 17e siècle, 28 mars 1689.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001947_P
Documents figurés
  • Collection Nivart. MS144_263. Château du Taureau. Plan. Vers 1670. Cartouche (deux jeunes tritons). Figuration de vaisseau et de barque.Plan, support papier, 0,666 x 0,493 mètre, 3e quart 17e siècle, vers 1670.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001944_P
  • Archives du Génie, Article 8, section 1, Brest carton 1. 1VH2243n°4_1692. Plan, support papier, 4e quart 17e siècle, 1er décembre 1692.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1VH2243n°4_1692
  • Archives du Génie, Article 8, section 1, Brest carton 1. 1VH2243 n°4 coupe 1692. Plan, support papier, 4e quart 17e siècle, 17 décembre 1692.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1VH2243 n°4 coupe 1692
  • Archives du Génie, Article 8, section 1, Brest carton 1. 1VH2243 n° 8_1718. Plan, support papier, 1er quart 18e siècle, 4 décembre 1718.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1VH2243n°8_1718
  • Collection Nivart. MS144_265. Château du Taureau. Plan aux trois étages du chasteau du Taureau. Sign. Garangeau. 20 novembre 1723. Plan, support papier, 0,490 x 0,334 mètre, 1er quart 18e siècle, 20 novembre 1723.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001952_P
  • Collection Nivart. MS144_265. Château du Taureau. Plan aux trois étages du chasteau du Taureau. Sign. Garangeau. 20 novembre 1723. Plan, support papier, 0,490 x 0,334 mètre, 1er quart 18e siècle, 20 novembre 1723.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001951_P
  • Collection Nivart. MS144_265. Château du Taureau. Plan aux trois étages du chasteau du Taureau. Sign. Garangeau. 20 novembre 1723. Plan, support papier, 0,490 x 0,334 mètre, 1er quart 18e siècle, 20 novembre 1723.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001950_P
  • Collection Nivart. MS144_265. Château du Taureau. Plan aux trois étages du chasteau du Taureau. Sign. Garangeau. 20 novembre 1723. Plan, support papier, 0,490 x 0,334 mètre, 1er quart 18e siècle, 20 novembre 1723.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001949_P
  • Collection Nivart. MS144_265. Château du Taureau. Plan aux trois étages du chasteau du Taureau. Sign. Garangeau. 20 novembre 1723. Plan, support papier, 0,490 x 0,334 mètre, 1er quart 18e siècle, 20 novembre 1723.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001948_P
  • Archives du Génie, Article 8, section 1, Brest carton 1. 1VH2243n°5_1699. Plan, support papier, 4e quart 17e siècle, 30 novembre 1699.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1VH2243n°5_1699
  • Archives du Génie, Article 8, section 1, Brest carton 1. 1VH2243 n° 12_1747. Plan, support papier, 2e quart 18e siècle, 18 novembre 1736.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1VH2243n°12_1747
  • Collection Nivart. MS144_261. Tour des Duons en baie de Morlaix. Elévation du côté méridional. Vers 1775. Elévation, support papier, 0,208 x 0,325 mètre, 4e quart 18e siècle, vers 1775.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001942_P
  • Collection particulière. Lavis.

  • Collection particulière.

  • Base Mémoire. Titre série 1996/096 - Fonds photographique du Centre de Recherche des Monuments Historiques.

    Médiathèque de l'architecture et du patrimoine : 1996/096/ Architecture militaire (époque classique)
  • Site internet : Art Graphique et Patrimoine 2001.

Bibliographie
  • LÉCUILLIER, Guillaume. Le Taureau, forteresse Vauban, baie de Morlaix. Morlaix, éd. Skol Vreizh, octobre 2005, 144 p.

  • LÉCUILLIER, Guillaume. La route des fortifications en Bretagne et Normandie. Paris, éd. du Huitième Jour, coll. Les étoiles de Vauban (dir. N. Faucherre), 2006, 168 p.

  • LÉCUILLIER, Guillaume (dir.). BESSELIEVRE, Jean-Yves. BOULAIRE, Alain. CADIOU, Didier. CORVISIER, Christian. JADE, Patrick. Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal. Rennes, éd. Presses Universitaires de Rennes, coll. Cahiers du patrimoine, 2011, n° 94, 388 p.

  • LÉCUILLIER, Guillaume. Le château du Taureau. Baie de Morlaix. Spézet, éditions Coop Breizh, 2016, 224 p.

Périodiques
  • LÉCUILLIER, Guillaume. "Quand l'ennemi venait de la mer. Les fortifications littorales en Bretagne de 1683 à 1783". Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 114-4, 2007.

Liens web

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume