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Fort de Châteauneuf (Saint-Père-Marc-en-Poulet)

Dossier IA35032909 inclus dans Ville-port (Saint-Malo) réalisé en 2005

Fiche

Appellations Fort de Châteauneuf, Fort de Saint-Père
Parties constituantes non étudiées batterie, caserne
Dénominations fort, corps de garde, batterie
Aire d'étude et canton Bretagne Nord
Adresse Commune : Saint-Père-Marc-en-Poulet

Fonction : protéger Saint-Malo du côté de la terre. Système défensif de Saint-Malo. Contrôle du croisement des routes de Saint-Malo-Rennes, Dinan-Pontorson. Contrôle de la remontée de la Rance par l'artillerie . "Châteauneuf (fort de) : Place de Saint-Malo, Sud de la ville, 1777-1785. 39 m/alt. Une seule mention de ce fort a été dénichée au sein de la bibliographie. Prévu pour garantir la rive de droite de la Rance face à la grande anse de Cancale, c'est un quadrilatère dont chaque saillant possède son bastion (du Roy, d'Artois, de la Reine et Monsieur). Son casernement abritera 600 hommes, mais il semble bien que son armement n'ait jamais excédé 18 canons, ce, à l'époque de la Révolutiont [...]". (Index de la fortification française 1874-1914). - La 1er pierre est posée le 14 juillet 1777 par la marquise Baude de la Vieuville conduite par monsieur de Carpilhet et monsieur de Lorandal, colonel du régiment d'Armagnac. - Arrivée du chemin de fer au fort en 1885. - Déclassement du fort en 1889. - Camp de prisonniers durant la 1ère guerre mondiale. - Dépôts de munitions durant la 2ème guerre mondiale : obus pour canons de 194 mm et 75 mm, torpilles de la Kriegsmarine. - 1944 : pétardage d'une partie des casernements du fort lors de la débacle allemande. - Brève occupation américaine à la Libération. - Déblaiement du fort d'octobre 1944 à 1950. - 1955 : le fort est classé comme établissement servant à la conservation, à la manipulation ou à la fabrication des poudres, munitions d'artifices ou explosifs. - Dépôts de munitions issues du déminage des plages. - Déclassement de la ligne de chemin de fer. - Déclassement du fort par l'armée en 1985. - Rachat du fort par la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet en 1989.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1777, daté par travaux historiques
1778, daté par travaux historiques
1779, daté par travaux historiques
1780, daté par travaux historiques
1781, daté par travaux historiques
1782, daté par travaux historiques
1783, daté par travaux historiques
1784, daté par travaux historiques
1785, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Louis Aguillon, ingénieur militaire, attribution par source
Auteur : De Caux, ingénieur militaire, attribution par source
Personnalité : Louis XVI, personnage célèbre, commanditaire, attribution par travaux historiques
Personnalité : Marquis de Langeron, lieutenant général en chef de la division de Bretagne,
Marquis de Langeron, lieutenant général en chef de la division de Bretagne
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personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : De Carpilhet, colonel au corps royal du Génie,
De Carpilhet, colonel au corps royal du Génie
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personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : Comte d'Artois, personnage célèbre, attribution par travaux historiques

Origine des matériaux de construction : - Les pierres de taille sont d'origne distale : carrières de Saint-Pierre de Plesguen ou des îles Chausey (transport par voie maritime). - Les ardoises viennent des carrières de Châteaulin. - Les moellons et pavés sont d'origine proximale : carrières de Saint-Cast ou de Châteauneuf (récupéré dans les fossés). - Les ferrures de Suède et d'Espagne proviennent des magasins de Saint-Malo. - Les vitres viennent des ateliers de Rouen. Main d'oeuvre : - Janvier 1777 : le 1er bataillon du régiment d'Agenois stationné habituellement à Vannes fait mouvement à Saint-Servan. - Le 1er bataillon du régiment d'Armagnac fait mouvement à Saint-Servan. - 50 morts sur le chantier en huit ans de travaux. Organisation du fort : - Pont-levis. - 2 corps de garde. - 2 cachots. - Un grand magasin à poudre de 46 mètres de longueur pour 13 mètres de largeur destiné à approvisionner le château et les forts de Saint-Malo (4e quart 18e siècle). - Un grand magasin à poudre à l'épreuve des bombes (1880). - 26 casemates réparties en deux groupes pour loger 600 soldats. 6 casemates sont réservées aux officiers. Chaque casemate mesure 20 mètres de long par 6 mètres de large pour 4,7 mètres de haut et comprend une porte, deux baies, une cheminée et deux évents d'aération. - 6 casemates dont les portes sont surmontées d'un oculus servent de magasin à vivres. - Un puits situé dans la cour, une fontaine dans les fossés au Nord-est et un autre puits dit "puits de la Soutivière" sur le glacis Sud. Budget total du fort : 1 649 714 livres. Dépense réelle : 1 484 913 livres.

Murs granite
terre
rocaille
pierre de taille
moyen appareil
petit appareil
moellon
Toit ardoise, pierre en couverture, terre en couverture
Plans système bastionné
Étages sous-sol, rez-de-chaussée
Couvertures terrasse
États conservations restauré, bon état

Scène de concert, festival : "La Route du Rock".

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre, à signaler
Éléments remarquables ensemble fortifié

Annexes

  • Caux (de) (alias Decaux) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille du Ponthieu originaire d'Abbeville. Echevins de cette ville en 1503. Installée à Montreuil-sur-Mer au 17e siècle. Principe d'anoblissement mal dégagé.

    1710, Pierre de Caux, écuyer.

    1737, Pierre-Jean de Caux, écuyer.

    Né à Hesdin le 24 décembre 1720.

    Père : Pierre, ingénieur qui précède.

    Mère : Marie-Anne d'Arras.

    Marié avant 1749 avec Jeanne-Marie Bouillon des Forges.

    Enfant :

    - Anténor-Jean-Pierre, officier de cavalerie.

    Mort à Cherbourg le 18 août 1792 (72 ans).

    Lieutenant en second au régiment de Pons infanterie en 1734.

    Ingénieur ordianire et lieutenant réformé à 17 ans en 1737 ; affecté à Cherbourg auprès de son père.

    Campagnes d'Allemagne en 1744 ; des Pays-Bas de 1745 à 1748.

    Capitaine réformé au régiment de Lyonnais infanterie en 1747.

    A Arras en 1748.

    A Port-Louis en 1749.

    A Granville en 1750.

    Chevalier de Saint-Louis en 1751.

    A l'équipage du Havre en 1756.

    Ingénieur en chef en 1758.

    Campagnes d'Allemagne de 1758 à 1761.

    Lieutenant-colonel en 1761.

    A Lille en 1763.

    Colonel en 1768.

    Brigadier d'infanterie en 1770.

    Directeur des fortifications de Haute-Provence en 1771. De Basse-Normandie en 1775.

    Chargé en outre, de 1776 à 1786, de celles de Bretagne. Maréchal de camp en 1780.

    Cordon rouge de l'ordre de Saint-Louis en 1788. Le reçut des mains du roi venu à Cherbourg : "Vous ne pouvez venir à Versailles ; j'ai voulu vous l'apporter".

    Retiré le 1er avril 1791.

    Sièges :

    1744, Fribourg (blessé),

    1746, Anvers (blessé), Namur ville et château,

    1747, Berg-op-Zoom (blessé), Fort Frédéric-Henry, Lillo, Zumberg, bataille de Lawfeld,

    1748, Maestricht (blessé),

    1758, bataille de Crefeld,

    1761, défense de Dorsten, prisonnier de guerre.

    Donna ses soins aux grands travaux de Brest ; à ceux du fort de Châteauneuf près de Saint-Malo ; aux grands travaux de la rade de Cherbourg.

    Atlas 1775,

    Antibes - 10 planches (tome 58).

    Fort de Sainte-Marguerite et de l'île Saint-Honorat - 12 pages, 6 planches (tome 59).

    Entrevaux - 10 pages et 5 planches (tome 60).

    Colmars - 10 pages et 4 planches (tome 61).

    Cherbourg et la côte du nez de Carteret au cap Levi - 9 pages et 6 planches (tome 72).

    Granville, le Mont-Saint-Michel et la côte de Pontorson au nez de Carteret - 16 pages et 12 planches (tome 71).

    Le fort de la Hougue, l'île de Tatihou et la côte du cap Levi à la redoute d'Audouville - 5 pages et 13 planches (tome 73).

    Carentan et la côte de la redoute d'Audouville à la batterie de Beuzeville - 1 page et 4 planches (tome 75).

    Atlas 1777,

    La presqu'île du Cotentin - 23 pages et 6 planches (tome 76).

    Le fort de Châteauneuf - 15 pages et 4 planches (tome 70).

    Ouvrages extérieurs de Brest - 22 pages et 18 planches (tome 69).

    Atlas 1785,

    Ouvrages extérieurs de Brest - 107 pages et 26 planches (tome 69a).

    Saint-Malo, avec des mémoires sur la côte nord de Bretagne, du Mont-Saint-Michel à Morlaix - 48 pages et 26 planches (tome 74).

    1740, Jean-Baptiste de Caux de Blacquetot, écuyer".

  • Carphilet (alias Carpillet) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille provençale originaire de Grasse. Alliances avec les notables du cru.

    1750, Jacques de Carphilet, écuyer.

    Né à Grasse le 19 janvier 1730.

    Père : Honoré, écuyer, lieutenant particulier criminel au siège de Grasse, fils d'Honoré, écuyer, co-seigneur de Roquefort, et de Marie de Théas d'Andon.

    Mère : Marguerite de Merle de Beauchamp, fille de monsieur Maître Jacques, conseiller du roi dans la judicature royale de Grasse, et d'Angélique Giraud.

    Sans alliance connue.

    Mort à Grasse le 19 mai 1802 (72 ans).

    Ingénieur volontaire à Toulon en 1747 et jusqu'en octobre 1748 ; campagne d'Italie.

    Lieutenant sans appointements à la suite du régiment de Touraine et élève à l'école de Mézières en 1749.

    Ingénieur ordinaire et lieutenant réformé à 20 ans le 1er janvier 1750 ; affecté en Provence.

    Capitaine en 1756.

    Campagnes d'Allemagne de 1759 à 1762.

    Ingénieur en chef en 1767.

    Lieutenant-colonel en 1768.

    Chevalier de Saint-Louis en 1770 à Sarrelouis.

    Passé à Dunkerque en 1773.

    Chef de brigade et colonel à Saint-Malo en 1777.

    Brigadier d'infanterie en 1784 ; envoyé à Saint-Pierre et Miquelon du 30 avril au 22 septembre de cette année.

    A son retour quelque temps à l'île d'Aix.

    Maréchal de camp le 9 mars 1788 ; à Toulon.

    Retiré le 1er avril 1791.

    Regretta amèrement de n'être pas inspecteur des fortifications.

    Sièges :

    1759, Munster.

    1760, Dillenbourg, Zigenheim.

    1761, Scharzfeld.

    1762, affaire de Grebenstein.

    Fit de très nombreuses levées de cartes en Provence au début de sa carrière.

    Fit des études pour la défense de Saint-Pierre et de Miquelon".

Références documentaires

Bibliographie
  • POTTIER (L.), Le fort de Saint-Père-Marc-en-Poulet, Saint-Père-Marc-en-Poulet, Association Théodore Chalmel, 1992, 103 p. ISBN 2950166729 (CRBC : C-16880-00).

  • VERMET (E.). "La Défense de la région malouine au 18e siècle". Mémoire de maîtrise, Histoire : Rennes 2, sous la dir. de Claude Nières, 1991, 276 p. (AM SAINT-MALO : Bi 283, BM SAINT-MALO, CRHISCO : MH 1195).

  • Index de la fortification française 1874-1914 sur http : //www.thissen-laboratories.com/iff/index.php.

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume