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Ferme, la Mernais (Saint-Martin-sur-Oust)

Dossier IA56008071 réalisé en 2013

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonCommunes riveraines du canal de Nantes à Brest - Gacilly (La)
AdresseCommune : Saint-Martin-sur-Oust
Lieu-dit : Mernais (la)

Logis construits en 1666 comme l'indique la date gravée sur le linteau de la porte du logis ouest.

Augmentés avant 1825 (cadastre napoléonien) d'un appentis au nord.

Période(s)Principale : 3e quart 17e siècle
Dates1666, porte la date

Édifice de plan rectangulaire abritant deux logis jumelés contemporains orientés vers le sud-ouest.

Le rez-de-chaussée est surmonté d'un comble dont la lucarne rampante forme travée avec la porte du logis ouest, qui porte la date 1666. Les murs sont en moellons de schiste, montés en carreaux et boutisses. Les portes comportent un important linteau monolithe en schiste ; ce linteau, à faux corbelets, est doublé par une pièce de bois identique, le palâtre ; piédroits en moellons de schiste. Les deux logis étaient séparés par une cloison, probablement en palis de schiste : les trous dans la poutre centrale sont les témoins des chevilles auxquelles on fixait les palis.

Dans les deux logis, poutres chanfreinées et solives portent le plafond ; les solives du logis ouest sont plus anciennes. Les extrémités des poutres sont protégées par un larmier. Le coyau est important. Dans le comble, charpente à arbalétriers légèrement courbes (en upper-cruck), maintenues dans la partie supérieure du mur.

Le logis ouest est le témoin le plus complet. Sur le mur ouest, la cheminée est en schiste à piédroits chanfreinés et consoles moulurées ; à droite, une niche murale revêtue de schiste. Les murs portent encore des traces de chaux, comme d’habitude dans un édifice habité. Face à la porte, un vestige de cloison en palis perpendiculaire au mur nord signale l’existence d’une petite étable. Au-dessus de cette étable, une solive chanfreinée, perpendiculaire au mur indique l’emplacement de l’ancien escalier.

Le mur-pignon est du logis est étant détruit, on ne peut que supposer qu’il supportait lui aussi une cheminée donnant ainsi une disposition symétrique aux deux logis. La petite fenêtre, certainement d'origine, à droite de la porte, a conservé son vantail de bois ancien : la partie basse est panneautée ; la partie haute présente une feuillure destinée à recevoir du papier huilé ou du parchemin qui pouvait laisser passer la lumière.

Lors de la construction de l’appentis nord, qui servait peut-être de cellier, une porte fut ouverte dans la salle du logis est. Cet appentis figure déjà sur le cadastre de 1825.

Les deux logis sont encadrés, à l’est et à l’ouest, par deux bâtiments mitoyens figurant tous deux sur le cadastre de 1825. Celui de l’est ne comportait qu’une pièce, à cheminée en bois, surmontée d’un comble. Celui de l’ouest se poursuit par une soue à porc à deux loges surmontées d’une petite resserre sous un toit en appentis.

(M. -D. Menant)

Mursschiste moellon sans chaîne en pierre de taille
granite
Toitardoise
Étagescomble à surcroît
Couverturestoit à longs pans pignon couvert
Typologieslogis jumelés symétriques, cloison en palis, logis-étable
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Saint-Martin-sur-Oust. Cadastre napoléonien, section B de Rieux. Levée par M. Quermeleuc, géomètre, 1825, échelle 1:4000 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 269/4