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Ensemble fortifié (Mo 56 et 56a)

Dossier IA29000739 inclus dans Groupe défensif côtier "Morlaix" codé "Mo" réalisé en 2002

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Précision dénomination 1/Vf 2d
1/Vf 58c
1/612
Parties constituantes non étudiées corps de garde, blockhaus, casemate, poste d'observation, tunnel, poudrière, ouvrage fortifié, batterie, abri, ouvrage d'infanterie
Dénominations ensemble fortifié
Aire d'étude et canton Bretagne Nord
Adresse Commune : Plougasnou
Lieu-dit : Primel-Trégastel
Adresse : Pointe de Primel

Ensemble fortifié allemand codé "Wn Mo 56a" pour le Widerstandnest de Morlaix numéro 56 et rattaché à la Heer, armée de Terre et à la Marine : "Wn Mo 56" d'après l'état du 15 janvier 1944.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Organisation Todt, ingénieur militaire, attribution par travaux historiques
États conservations désaffecté, envahi par la végétation
Statut de la propriété propriété privée
propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre intérêt botanique, site archéologique, vestiges de guerre, à signaler

Annexes

  • YSNEL, Franck. La défense de la Baie de Morlaix aux XVIIème et XVIIIème siècles. Mémoire de D.E.A., sous la dir. de Claude Nières, Rennes, 1991.

    "La position avancée de la pointe de Primel est un avantage certain. Le château disparaît en 1616 mais de nouvelles élévations apparaissent par la suite. Un corps de garde est construit sur le rocher à la fin du XVIIème siècle. En 1701 un état de la capitainerie comprise entre les rivières de Morlaix et celle de Lannion prouve la présence, depuis au moins 1692, d'un corps de garde à Primel (A. D. 35, C 3670). En 1716 un nouvel état fournit d'autres précisions : il est situé sur une pointe de rocher dite le château de Primel (A. G., Art. 4, Section 2, Paragraphe 3, carton 1, mémoire de 1716 sur l'état des corps de garde depuis Morlaix jusqu'à Pontorson).

    Dans un mémoire daté de 1775, il est fait mention du rocher, séparé de la côte par une douve, sur lequel l'on trouve des vestiges d'un petit bâtiment qui était sans doute le corps de garde et la poudrière de ceux qui servaient la batterie qui était pratiquée sur le plus élevé de cette pointe (S. H. A. T., M. R. 1092). L'accès difficile du rocher oblige sans doute les garde-côtes à transporter très tôt le corps de garde sur la butte et la batterie entre la butte et le rocher. Cette dernière avec celle de Térénez deviennent probablement inopérantes car en 1734, on nie leur présence et une carte de la même époque, fort imprécise et mal dessinée, indique une seule batterie sur cette partie à Perrohen sur la pointe de Barnenez (Conf. plan de la capitainerie de Morlaix en 1734, B. N., département des cartes et plans, portefeuille 41, pièce 12/14, planche XIV) ; cette carte montre le corps de garde de Primel espacé de la côte, faisant supposer qu'il se trouve toujours sur le rocher.

    Toutefois, en 1744 lors de sa reconstruction (sur la butte) il est bien rebâti sur ses fondations et ses vestiges. Pendant la guerre de Succession d'Autriche opposant notamment la France à la Grande-Bretagne les installations vont être renforcées.

    A Primel, la batterie est totalement reconstruite. Elle est à barbette (sans embrasures), dirigée sur l'anse du Diben. Elle fait 2 pieds de haut sur 12 d'épaisseur avec une pente inclinée d'un pied vers l'extérieur entre le parapet intérieur et le parapet extérieur qui sont façonnés tous deux en maçonnerie de moellons (A. G., Art. 4, Section 2, Paragraphe 2, carton 1, devis et conditions pour le rétablissement des batteries de Térénez et Primel en 1745, A. D. 35, C 1052). Contrairement à Térénez, la plate-forme n'est construite que sur la partie sud de la batterie. Le parapet extérieur a été remplacé par un talus de terre qui est toujours visible, servant à amortir le choc des boulets. Les retranchements creusés de part et d'autre de la batterie persistent également sous forme de traces.

    Le corps de garde installé sur la butte surplombe la pointe. La cheminée a disparu ainsi que la guérite qui semblait être élevée plus en avant sur la butte ; le reste est à peu près intact. Le bâtiment, entièrement réaménagé en 1744, fait 12 pieds de large sur 18 pieds de long. Il est conçu pour une dizaine de miliciens composée de 3 ou 4 hommes de garde, de canonniers et de servants. Il est voûté en plein cintre et aménagé d'un magasin à poudre à l'arrière du bâtiments (A. D. 35, C 1146. Etat estimatif en 1744 des réparations et réédifications à faire aux corps de garde des capitaineries de Lannion et Morlaix. Lettre du 15 août 1744 du chevalier de Lescouet à l'Intendant rapportant la demande de Daumesnil, subdélégué à Morlaix, de construire un corps de garde neuf comme celui de Pleubihan, cf. Planche XXIV). Aucune trace de l'escalier ni de la tourelle ne subsistent mais le magasin à poudre et le reste du bâtiment sont identiques au plan".

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume