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Église Saint-Lunaire, le vieux bourg (Saint-Lormel)

Dossier IA22132820 inclus dans L'enclos paroissial de l'église Saint-Lunaire, Le vieux bourg (Saint-Lormel) réalisé en 2016

L'église Saint-Lunaire, plus communément appelée église du Vieux Bourg est un témoignage remarquable de l'architecture romane en Côtes d'Armor. Les différentes campagnes de restauration, de destruction, et d'améliorations de l'édifice livrent aujourd'hui un édifice au plan simple. L'enclos paroissial ainsi que deux ifs sont conservés.

Destinationséglise
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonProjet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude - Plancoët
AdresseCommune : Saint-Lormel
Lieu-dit : Le Vieux bourg (le)
Cadastre : 2014 OB 01.163 et 01.164
Précisions

Datation de l'édifice

L'église présente un portail du 12e siècle déplacé à l'ouest lors de la création d'un portail au sud au 15e siècle.

Sondages archéologiques

En 1985 des sondages sont entrepris par M. F. Fichet de Clairefontaine et M. Batt dans l'abside polygonale construite cent ans plus tôt, afin d'établir une datation précise des origines de l'édifice. Plusieurs murs sont découverts mais restent difficiles à dater en raison des inhumations successives et des travaux du 18e et 19e siècle. Il s'agirait de murs d’époque gallo-romaine ou du haut Moyen Âge, d'un mur du 12e siècle qui séparait la nef de l'abside, d'un mur du 15e siècle, et enfin un mur circulaire présent sous le mur nord et qui pourrait avoir un diamètre de 10 mètres qui n'a pas été daté. Il pourrait s'agir de la base d'une tour dont la présence à cet endroit et au niveau de l'abside originelle n'a pas été expliqué. Ce sondage n'a pas permis de retrouver l'abside originelle du 12e siècle, qui serait d'un plus grand développement que celle du 19e siècle. L'église actuelle serait donc bâtie sur un bâtiment plus ancien d'époque gallo-romaine ou du haut Moyen Âge (9e-10e siècle).

Interventions du 18e à nos jours

Au 18e siècle l'église est modifiée par des interventions du coté sud en 1753 et du coté nord en 1783. La façade et le clocher sont construits en 1839 et la chapelle nord, dite des Largentaye est détruite en 1884 pour cause de vétusté. Elle aurait contenu en 1520 une tombe sculptée en ronde-bosse sur laquelle était sculptée un homme d'armes, et le gisant de Perette de l'Argentaye, Dame de Montbran, épouse d'Hervé de Malestroit, vivant au 15e siècle). La sépulture aurait été transportée dans le château de Largentaye. A cette même occasion un sarcophage contentant un cœur en plomb et des ossements est découvert sous le dallage. L'enquête mentionne les armes des Malestroit et des Largentaye dans la grande vitre de l'Église aujourd'hui disparue. Une demande de renseignements sur les églises et presbytères à l'initiative du Ministère des cultes de 1845 mentionne l'église Saint-Lunaire de la manière suivante « Elle est tellement urgente de réparation qu'une moitié est tombante et qu'on sera forcé de reconstruire cette moitié sous peu. L'architecture est très ordinaire. » A la question « Est-elle suffisante pour la population ? » La mairie de Corseul écrit « Étant reconstruite dans la même grandeur, elle est suffisamment grande pour la population. » La densité de population reste stable jusqu'à 1864, époque à laquelle annexée la section du Val (Pluduno) à Saint-Lormel. La nouvelle église est construite en 1865, suite au déplacement du bourg au village de Dohénneuc, le culte est désormais situé plus au centre de la commune. A partir de 1866 le cimetière est transféré à l'arrière de la nouvelle église, cependant, jusqu'à 1900 - 1910 des pierres tombales sont encore en place dans l'enclos comme en atteste la carte postale ancienne. Des travaux de remise en état de l'édifice sont entrepris de 1984 à 1985.

Période(s)Principale : 12e siècle, 15e siècle, 18e siècle, 2e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 2e moitié 19e siècle, 3e quart 20e siècle
Dates1753, porte la date
1783, porte la date
1839, porte la date
1885, daté par source

L'église à nef unique de plan rectangulaire à chevet polygonal, présente un portail sculpté du 12e siècle et le second du 15e siècle. Présence de petit appareil et de tuiles de l'époque gallo-romaine dans les parties sud, ouest et nord à l’extérieur comme à l’intérieur.

Façade ouest

Portail avec ébrasement surmonté de chapiteaux à motif stylisés (masques, étoiles, roue, crossette), surmonté d'un arc voussuré en plein-cintre et archivolte à motif en dents de scie. Le portail daté du 12e siècle, construit en granite aurait été déplacé de la façade sud lors de la construction d'un portail au 15e siècle.La façade ouest avec chaînage d'angle hétérogène présente une sculpture de tête féminine remployée sur la façade ouest au-dessus de la baie , dont les boiseries du 19e siècle (confère carte postale ancienne) sont remplacées au 20e siècle par des vitraux contemporains. L'oculus du clocher porte l'inscription "1839", date à laquelle il est construit et la façade restaurée.

Façade sud

Le portail sud de l'église de style gothique flamboyant, daté du 15e siècle, se compose d'un arc en plein-cintre avec motifs végétaux présentant à ses extrémités une chimère et un lion. L'ensemble est surmonté d'un fleuron. Le linteau d'une baie porte la date 1753. A noter la présence de traces d'enduit ciment imitant un appareil en pierre de taille.

Façade nord

L'appareil très irrégulier témoigne des remaniements opérés au cours des siècles, le linteau d'une baie porte la date 1783, en 1884 la chapelle latérale attenante à cette partie ouest est détruite pour cause de vétusté.

Partie est

L'abside polygonale construite en 1885 présente une baie d'axe avec vitraux contemporains.

Intérieur

L'intérieur de l'église, présente une composition simple avec une nef unique, six baies, une tribune en bois et une voûte enduite.

Mursgranite moellon
granite pierre de taille
schiste
brique
ciment enduit d'imitation
enduit
Toitardoise
Couvrements
Couvertures
Énergies
Statut de la propriétépropriété de la commune
Protectionsinscrit MH, 1964/02/19
Précisions sur la protection

Portail ouest

Annexes

  • Puits de l'église

    Daté du Moyen Age et d'une profondeur de 7 à 8 mètres, le puits lors de sa restauration en 1984 et 1985 permet la mise à jour de mobilier archéologique et la margelle est redécouverte à 1,30 mètre du niveau actuel. La présence de ce puits au sein de l'église pourrait se justifier par le culte de saint Lunaire qui guérit les maux liés à la vue par l'eau.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Côtes-d'Armor. Lettre de demande de renseignements sur les églises et presbytères ; V 3176

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : V 3176
Bibliographie
  • FROSTIN Gérard, Vieilles pierres et histoire locale, 1990

    Bibliothèque de Rennes Métropole
  • COUFFON, René. Répertoire des Eglises et Chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc, Les Presses Bretonnes, 1939-1947, 779 p.

    P. 495
  • FROSTIN Gérard, Mémoires de Saint-Lormel et du pays d'alentour, 2009

    P. 12 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • MONIER M.E. Châteaux, manoirs et paysages ou quinze promenades autour de Dinan. Mayenne : Joseph Floch, 1975 (nouvelle édition revue et augmentée). P450-456.

    P. 403
  • GRAND R., L´art roman en Bretagne, Paris, Picard, 1958.

    p. 437

Liens web

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