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Église paroissiale Saint-Théleau, anciennement chapelle Notre-Dame du Bon-Secours, place de l'Eglise (Landaul)

Dossier IA56007537 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Vocables Notre-Dame de Bon Secours, Saint-Théleau
Parties constituantes non étudiées croix monumentale, monument, fontaine
Dénominations chapelle, église paroissiale
Aire d'étude et canton Ria d'Etel - Pluvigner
Adresse Commune : Landaul
Adresse : place de l' Eglise
Cadastre : 1840 E2 40 ; 2010 ZI 175

Le plan cadastral de 1840 montre la place du village occupée par deux édifices dans l'enclos du cimetière, au nord l'église, au sud une chapelle. L'église dédiée à Sainte-Marie-Madeleine est connue par le rapport de l'ingénieur Fréminville de 1856 rédigé lors du projet de démolition, les plans établis par l'entrepreneur Léon et l'architecte Amé en 1861 ainsi que la description faite par Rosenzweig en 1861 : il s'agissait d'une église d'origine romane selon la forme d'une des portes sud, en plein cintre à colonnettes à décor d'oves et batons brisés, très fortement remaniée au 17e siècle et à la fin du 18e siècle. Son vaisseau unique se terminait par un chevet à trois pans qui aurait été reconstruit en 1665 et renfermait l'enfeu des seigneurs de Kerambourg (Luco). Elle montre au sud, un porche construit en 1804 selon la date portée et un bras de transept unique (ou chapelle Saint-Yves) séparée de la nef par deux arcades à cintre brisé portés par une courte colonne et des chapiteaux à simples tailloirs que Fréminville date du 14e siècle (à rapprocher de celle de Locmaria à Landévant, de la même époque). Au nord, la sacristie est complétée par l'ossuaire. Les relevés laissent voir de nombreux blasons apposés sur les façades. Au sud, la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours était plus récente : la tradition évoque une fondation par une dame de Kerambourg à la suite d'un voeu. La date portée sur la porte sud qui pourrait être 1493 (Fréminiville lit 1484) correspond au style de l'édifice, homogène. Elle se composait d'un vaisseau unique à chevet plat, cantonné de contreforts d'angle. Plusieurs inscriptions de chaque côté de la porte sud sont aujourd'hui illisibles, de même que le blason porté au-dessus de la porte sud. Sur celui replacé au sommet du chevet se voit des armes en alliance où s'identifient mi-parti les hermines de Bretagne. En 1855, le recteur Le Dantec trouvant l'église vétuste obtint du conseil de fabrique et du conseil municipal l'autorisation de reconstruire l'église en réutilisant les matériaux de l'ancienne église pour l'agrandissement de la chapelle. Un premier plan établi en 1856 par l'entrepreneur Léon est refusé. Le nouveau plan de l'architecte départemental Emile Amé de 1861 qui propose outre la création d'un transept, le déplacement de la façade ouest pour agrandir la nef est également ajourné. Un troisième plan de Amé, adopté, aboutit à l'agrandissement du choeur à partir du transept créé en déplaçant le chevet. Les travaux sont adjugés à l'entrepreneur lorientais Le Touzé et terminés en 1863. De nouveaux travaux de réfection concernant la voute en plâtre et les enduits ont lieu en 1925, signés de l'architecte entrepreneur Durocher. L'édifice montre une partie homogène de la fin du 15e siècle, la nef et sa tour d'escalier associée au nord ; seule la porte ouest a subi une modification, les portes jumelées d'origine ayant été réunies en un seule ouverture par suppression du pilier central et reprise de l'arcade, et ce malgré le souhait exprimé par l'ingénieur de Fréminville qui proposait de garder la forme originelle ; la porte sud est bouchée à une date inconnue. Les bras de transept, une partie des matériaux du choeur, les sacristies nord et sud remontent à la 2e moitié du 19e siècle.

Période(s) Principale : 4e quart 15e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1493, porte la date
1861, daté par source
Auteur(s) Auteur : Amé Emile, architecte, attribution par source
Auteur : Le Touzé, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Durocher, entrepreneur, attribution par source

L'église en forme de croix de latine se présente aujourd'hui en deux parties bien identifiées par un matériau différent. La nef en pierre de taille est ouverte au sud d'une porte aujourd'hui bouchée dont l'accolade se termine par un blason écartelé tenu par deux anges et se prolonge par un Christ en croix encadré de deux insriptions. Cette porte est encadrée de deux fenêtres en arc brisé à large moulure en cavet. Le portail ouest était d'une type en grand usage dans le pays vannnetais, c'est-à-dire à portes jumelées sous une seule arcade, le tympan occupé par une baie vitrée ; ajourd'hui, les portes jumelées sont réduites à une seule par suppression du pilier média et reprise de l'arcade. La nef est couverte par une fausse vouté en plêtre en berceau brisé qui masque sans doute les sablières et la charpente ancienne. Au nord de la nef, un escalier en vis est logé dans une tour carrée hors-oeuvre également en pierre de taille dont la partie supérieure a été rehaussée en essentage d'ardoise pour accéder au nouveau clocher. Auparavant, l'escalier se prolongeait par la volée droite ménagée sur le rampant nord du pignon ouest, qui permettant l'accès au clocher aujourd'hui disparu. Les bras de transept sont construits en moellon avec contreforts d'angle dont la base est en pierres de taille remployées. A l'intérieur, l'angle est souligné par des colonnes engagées à chapiteau lisse dans le style du 14e siècle. Ces colonnes soutiennent une fausse voûte d'arêtes en plâtre. Le mur du chevet en pierre de taille remploie une partie des pierres de l'ancien chevet de l'église (d'après le rapport de Fréminville), en particulier les rampants dont certaines sculptures fantastiques sont brisées. Les pierres de taille de couleur grise sont modernes. Deux sacristies prennent place dans l'angle entre chœur et transept, l'une carrée, l'autre tringulaire au sud, pour ménager le passage au sud de l'église.

Murs granite
essentage
pierre de taille
moellon
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvrements fausse voûte d'arêtes
fausse voûte en berceau brisé
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
pignon découvert
noue
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
escalier hors-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations ange armoiries saint Jean Vierge chimère dragon buste
Précision représentations

Les éléments sculptés abondent sur les parties anciennes de l'édifice : outre ceux de la porte sud (crucifix, blason, la Vierge et saint Jean terminant les pinâcles), se voient des personnages montrant les inscriptions à gauche de la porte sud, au sommet du chevet, un blason portant entre autres meubles illisibles les hermines de Bretagne supporté par deux anges reposant sur une frise sculptée d'un laboureur guidé par un ange (saint Isidore ?) ; sur le rampant, outre les traditionnels choux frisés, un dragon dont la tête a été brisée ; au nord, encadrant la porte, à gauche de la porte un motif décoratif allongé, tandis qu'à l'angle de la tour, un personnage en buste tient un blason illisible. La porte ouest est ornée de feuilles de choux et d'un grand fleuron ; la base du clocher disparu, en encorbellement est supportée par trois corbeaux, l'un sculpté d'un visage.

Malgré les transformations apportées par le changement de destination de la chapelle en église, il subsiste des éléments de grande qualité de l'ancienne chapelle ; la présence des blasons où l'on peut reconnaître en partie les armes de Bretagne montrent que les donateurs appartenaient sans doute à d'éminentes familles de la noblesse : Guy de Laval est présent à Kerambourg jusqu'en 1492, date à laquelle il vend la seigneurie à Jean de Malestroit, époux de Catherine de Rohan. Les Laval se sont fréquemment alliés à la maison de Bretagne ce qui expliquerait la présence des hermines.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1925/02/18

Annexes

  • AD Morbihan. 2O/093/793. Landaul. Travaux communaux. Appropriation d'une chapelle en église paroissiale.

    18 janvier 1856. Rapport de l'entrepreneur-architecte Léon.

    L'ancienne église est d'une telle vétusté que la démolition est urgente, la coupe transversale sur la ligne CD (voir le plan) indique l'écartement des murs produit par la charpente ; ce qui est un danger pour le publique et les réparations q'on y apporterait couteraient plus que la transformation en église paroissiale. Cette dernière sera démolie et les matériaux qui en proviendront serviront à l'agrandissement de la chapelle qui la remplacera.

    Suivant le vote du conseil municipal, cet agrandissement consistera en construction d'une nouvelle flèche, d'une tribune au-dessus du portail, de deux chapelles latérales, d'une sacristie et d'une décharge en face ; d'un porche donnant sur le cimetière ; d'un bâtiment correspondant devant servir de fonts baptismaux et en prolongement du choeur.

    Cette chapelle est de style gothique, du 15e ou 16e siècle, elle a la forme d'un parallèlogramme, sa longueur extérieure est de 24m, sa largeur de 7.90 m. et sa hauteur de 12m. au-dessus du pavé. Cette chapelle sera prolongée de 3,90m, ce prolongemen aura la forme d'une demi-circonférence ce qui terminera le chevet de l'église ou du choeur. De chaque côté de la nef, il sera fait une chapelle au nord et une au sud et donnera à l'église une forme de croix latine (...). Ces chapelles auront intérieurement 5m carrés et seront éclairées par deux vitraux qui existent dans la chapelle et qui seront replacées dans les façades nord et sud des deux chapelles latérales à construire sans aucun changement dans leur forme ogivale. (..)

    Le petit clocher qui surmonte la partie occidentale de l'église sera démolie pour être reconstruit dans le même style que l'église. Ce clocher ainsi que la partie du pignon qui le supporte est d'une très mauvaise construction depuis l'encorbellement du clocher jusqu'au fleuron qui couronne le portail. Dans cette partie, il y a de nombreuses lézardes produites par les eaux pluviales qui pénètrent dans toute l'épaisseur du mur. Ces eaux pénètrent dans le mur par l'escalier en rampe qui monte au clocher et dont les marches sont très mal jointes. (..)

    Les maçonneries de la chapelle sont composées de pierres de granite et de mortier d'argile. Les faces extérieures sont en pierre de taille posées presque régulièrement par assises horizontales avec leurs joints verticaux. Et en maçonnerie ordinaire à l'intérieur enduit de mortier de chaux et sable. La charpente est très bonne composée de bois de chesne, le lambris ou plafond a une forme ogivale. (..)

    Le pignon est de la chapelle sera entièrement démolie ainsi que les deux côtés dans l'espace qu'occuperont les chapelles latérales.

  • AD Morbihan. 2O/093/793. Landaul. Travaux communaux. Appropriation d'une chapelle en église paroissiale.

    Lettre du sous-Prefet au préfet du 16 juillet 1856 : "M. Parmentier, nouveau propriétaire sur la commune et qui se mêle beaucoup de ce projet (...) . Il a promis 600 francs (...)."

    21 novembre 1856. Rapport de l'ingénieur Fréminville

    L'église paroissiale paraît avoir été construite à une époque assez reculée ; elle a été réparée à différentes reprises et a perdu les caractères qui pourraient la rendre intéressantes sous le rapport de l'art. Une petite chapelle latérale dédiée à saint Yves s'ouvre sur la nef par deux arcades en ogive soutenu par un pilier massif et peu élevé ; elles peuvent dater du 14e siècle. La porte latérale ouvrant sur un porche très surbaissé est en plein cintre sous deux arcatures en plein cintre en retraite l'une sur l'autre et soutenue par des colonnettes du travail le plus grossier, surmontées de chapiteaux décorés de losanges et de feuilles imbriquées. Ces ouvrages nous paraissent remonter à la même époque que la construction de la chapelle latérale.

    Le porche qui précède le portail que nous venons de décrire a été élevé à différentes époques ; il porte extérieurement la date de 1804, à l'intérieur se voit sur une des pierres du soubassement la date de 1656 (...)

    Les murs ont été autrefois décorés extérieurement par des écussons dont on reconnaît les traces, mais qui ont été martelés si complètement qu'il est impossible de retrouver les signes héraldiques dont ils ont été couverts.

    L'intérieur de l'église est complètement nu ; elle ne renferme plus aucune pierre tombale sculptée.

    Cette église ne présente donc aucun intérêt qui doive engager à la conserver.

    Elle est d'ailleurs dans un état de délabrement compet ; la charpente qui recouvre la nef paraît autant que avons pu en juger menacer ruine. La toiture laisse pénétrer l'eau de toute part et en admettant qu'il y ait lieu de conserver l'édifice, il y aurait lieu de refaire toute la charpente qui recouvre la nef.

    La charpente du clocher nous a paru en meilleur état et elle a probablement été construite à l'époque où le portail principal a été édifié.

    L'état des maçonneries est mauvais et le mur de la façade nord de l'église est déversé de manière à exiger non une réparation mais une reconstruction.

    Les petits édifices accolés à l'église n'ont pas d'importance et sont en mauvais état.

    La chapelle dédiée à Notre-Dame de Bon-Secours a souffert de nombreuses mutilations néanmoins, elle offre de l'intérêt par ce qu'elle subsiste encore dans son état primitif, sauf probablement dans la partie située au-dessus du portail principal où le portail parait avoir été réédifié au moins à partir de la base des petites fenêtres qu'il présente et dont le style diffère de celui des autres parties de l'édifice.

    Cette chapelle aurait été construite d'après les renseignements verbaux que nous avons recueillis par une dame de Kerambourg pour l'accomplissement d'un voeu qu'elle aurait fait lorsque se rendant en Hongrie dans sa famille, elle avait été assaillie au passage d'une forêt par une bande d'animaux féroces auxquels elle n'avait échappé que par l'intervention miraculeuse de Notre-Dame de Bon-Secours.

    Des lions, des léopards et des animaux tout-à-fait fantastiques couronnent les clochetons et sont sculptés aux angles des corniches. Une petite statue de la Vierge surmonte la croix placée au sommet de l'ogive du portail et rappelle probablement l'origine de la fondation de la chapelle.

    L'élévation de la façade ouest (feuillet 1 du dossier, voir doc.6.) ne donne qu'une idée imparfaite de la décoration de cette façade ; une guirlande de vigne serpente entre les moulures qui dessinent l'ogive ; on y remarque vers le point A un vigneron foule le raisin dans une cuve ; la partie B était autrefois à jours et décorées peut-être de meneaux en pierre : elle est maintenant remplie par une grossière maçonnerie.

    La façade sud offre une porte latérale D dont le dessin du projet ne fait qu'imparfaitement reconnaître l'élégance ; elle est surmontée par un Christ en pierre, deux cartouches AA à gauche et à droite de la croix portant des inscriptions.

    Deux grandes pierres G et H enchassées à droite et à gauche de l'entrée que nous venons de décrire portent chacune une inscription comlposée de deux lignes. Nous avons cru lire de manière à peu près certaines sur la première ligne de l'inscrition H

    "lan mil quatre cent quatre vingt quatre".

    La forme des lettres de cette inscription présente bien les caractères de la paléographie murale du XVe siècle où les traits verticaux dominent et où les caractères sont très serrés les uns contre les autres. Ce renseignement ajouté à celui qui résulte de l'examen de l'ensemble de l'édifice nous fait assigner l'époque de construction de la chapelle à la fin du XVe siècle.

    Une troisième inscription se trouve en I sur un des contreforts. Elle est entière et donnera le nom exact de la chapelle ; la première ligne est : NOTRE-DAME.

    Le mur du chevet de l'église était percé par une très belle fenêtre qui a été bouchée par de la maçonnerie et dont les meneaux subsistent peut-être encore. Au-dessus de la fenêtre un écusson subsiste bien conservé et a pour support deux anges ou deux figures ailées.

    Le mur nord de la chapelle est moins richement décoré, il offrait au-dessus d'une porte latérale un large écusson malheureusement martelé et qu'il est impossible de déchiffrer.

    Les fenêtres E et F offrent quelques restes de vitraux qui devaient être considérables.

    A l'intérieur, à droite du portail latéral sud, on remarque une crédence parfaitement conservée ; elle est richement décoré de feuilles déchiquetées ; une inscription suit le contour de l'arcade en forme d'accolade qui forme la partie supérieure. Nous ne sommes pas assez surs de l'avoir déchiffrée pour la reproduire.

    La nef est couverte par une boiserie qui a été peinte. Les tirants des fermes de la charpente sont sculptées à la rencontre des murs. La sablière qui règne autour des murs de la chapelle est couverte de sculptures et de personnages dans les postures les plus forcées.

    La toiture et la charpente de la chapelle paraissent en bon état.

    Les murs construits extréieurement en pierre de taille d'assez fort appareil ont besoin de réparations.

    Ainsi, du côté du sud des fondations de l'édifice ont été mises en partie à découvert par un déblaiement dirigé ; le soubassement est lézardé près du contrefort I.

    Le mur de la façade sud rentre d'une manière sensible vers l'intérieur de la chapelle ; le maximum de cette courbure est au-dessus de la porte latérale : nous n'avons remarqué cependant aucune lézarde expliquant ce mouvement de la maçonnerie.

    La partie la plus lézardée est le sommet du portail principal au-dessus de la ligne MN indiquée au crayon ; cette partie est lézardée ; les clochetons sont inclinés, le clocher penche en arrière d'une manière très sensible et cette partie de l'édifice exige de promptes réparations.

    Le choix à faire entre les deux édifices ne parait pas douteux, et si l'un d'eux doit être démoli, c'est l'église paroissiale de Landaul dont les matériaux suffiront en effet à l'agrandissementr de la chapelle.

    Examen du projet

    L'examen du projet donne lieu aux observations suivantes :

    la forme de croix latine donnée à l'église est bonne, mais il convient de ne pas accoler à l'édifice plusieurs petits bâtiments qui détruiraient complètement l'harmonie des dispositions adoptées. Ainsi il y a lieu de supprimer sur le côté sud : la sacristie et la chapelle des fonts baptismaux ; de supprimer sur le côté nord le porche qui n'est nullement motivé ; de conserver de ce côté la sacristie projetée, mais de la prolonger jusqu'à l'alignement du mur nord du transept pour établir une décharge.

    Les fonts baptismaux pourront être portés à l'entrée de la nef et installés dans une nouvelle enceinte construite en menuiserie.

    Nous pensons aussi qu'il conviendra de réduire de la largeur des transepts de manière à ne pas attaquer les sculptures du portail latéral sud et à ménager la fenêtre qui devait être masquée en partie par la sacristie (...) La forme polygonale à donner à l'extrémité du choeur et citée dans la lettre de M. Le Dantec est aussi indiquée sur le plan. (...)

    il y a lieu d'augmenter les dimensions du clocher et les dessins du projet à rectifier devront offrir une coupe montrant l'emplacement réservé aux cloches et prouvant qu'on leur a réservé un espace suffisant.

    Enfin le dessin du projet ne montrant comment on doit arriver au clocher ; on y monte actuellement par un escalier extérieur rampant le long du mur à partir d'une petite plate forme à laquelle se termine un escalier donnant dans l'église ; il y a lieu de montrer comment les communications seront désormais établies.

    L'auteur du projet a donné au clocher des proportions qui paraissent convenables, mais la décoration doit être étudiée. On ne comprend par la nécessité de changer la décoration des diverses faces du soubassement de la flèche en pierre et le style adopté pour les faces latérales ne paraît pas s'accorder avec l'ornementation des autres parties de l'édifice. Nous pensons qu'il conviendrait de se rapprocher le plus possible du type indiqué sur la feuille de retombe jointe au dossier.

    Enfin les dessins du projet indique la démolition du pilier séparant les deux petites parties en arc surbaissé du portail principal. Cette démolition serait extrêmement regrettable et il conviendrait d'étudier l'installation de la chapelle en conservant sans aucune altération l'ornementation du portail en question (...).

  • 20095606043NUCB : Archives départementales du Morbihan, 3 P 134.

    20105607392NUCB : Archives départementales du Morbihan, 2O 093/793. Landaul.

    20105607393NUC : Archives départementales du Morbihan, 2O 093/793. Landaul.

    20105607395NUCB : Archives départementales du Morbihan, 2O 093/793. Landaul.

    20105607396NUCA : Archives départementales du Morbihan, 2O 093/793. Landaul.

    20105607398NUCA : Archives départementales du Morbihan, 2O 093/793. Landaul.

    20105607397NUCA : Archives départementales du Morbihan, 2O 093/793. Landaul.

    20105607399NUCA : Archives départementales du Morbihan, 2O 093/793. Landaul.

    20105607394NUCA : Archives départementales du Morbihan, 2O 093/793. Landaul.

    20105607227NUCB : Archives départementales du Morbihan, 9 Fi. Landaul.

    20105607226NUCB : Archives départementales du Morbihan, 9 Fi. Landaul.

    20105601604Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 096_56_69_bande_20/12.

    20105601603Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 096_56_69_bande_19/10A.

    20105601602Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 096_56_69_bande_19/9A.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Morbihan, série 3P, cadastres. Landaul. 3P 134. 1837. Plan général d'assemblage de la commune. Plan d'assemblage des sections. Plan cadastraux par feuilles.

Documents figurés
  • A. D. Morbihan. Série O. Administration communale. 2O/093/793. Landaul. Travaux communaux. 1861. Appropriation d'une chapelle en église paroissiale. Plans, devis, avant-métré. 1922, refection des enduits et de la voute. Par Durocher entrepreneur architecte d'Hennebont. Plan.

  • A. M. Lorient. 22 Fi 1164. 1933. Landaul, église, façade ouest. Photographie, cliché Alphonse Guillot. Fonds Raphael Perrot.

  • A. M. Lorient. 16 Fi 2124. S.d. Landaul, église, façade ouest. Photographie, collection Crolard.

  • A. M. Lorient. 16 Fi 2122. S.d. Landaul, église, portail ouest. Photographie, collection Crolard.

  • A. M. Lorient. 16 Fi 2121. S.d. Landaul, église paroissiale, porte sud bouchée . Photographie, collection Crolard.

  • A. M. Lorient. 16 Fi 1638. S.d. Landaul, calvaire de l'église. Photographie, collection Crolard.

  • Ministère de la Culture. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. Archives photographiques. Clichés pris en 1921 par l'architecte Estève : élévation ouest : APMH00059482, intérieur : APMH00059483.

Bibliographie
  • DANIGO, Joseph. Eglises et chapelles du doyenné de Port-Louis. S.l., 1984.

    p. 145-150
  • ROSENZWEIG, Louis. Répertoire archéologique du département du Morbihan Paris, 1863.

    col. 44-45
  • Le patrimoine des communes du Morbihan, collection le patrimoine des communes de France, s.l., Editions Flohic, 2 t., 1996.

    p. 824
Périodiques
  • LUCO, abbé. Pouillé historique de l'ancien diocèse de Vannes. Vannes, Galles, 1901.

    p. 292

Liens web