Logo ={0} - Retour à l'accueil

Église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul, square Chanoine Jaffrain (Pléneuf-Val-André)

Dossier IA22001790 inclus dans Ancien village, dit du Bourg de Pléneuf, actuellement quartier du Bourg (Pléneuf-Val-André) réalisé en 2003
VocablesSaint Pierre, saint Paul
AppellationsSaint-Pierre et Saint-Paul
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Pléneuf-Val-André
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : square
Chanoine Jaffrain
Cadastre : 2003 L 160

Le projet de reconstruction ou de restauration de l'église paroissiale de Pléneuf fut avancé dès 1864 par le recteur Louis-Charles Dobet-Desforges. L'architecte départemental Guépin fut choisi pour soumettre un premier projet qui fut ajourné par la municipalité de Pléneuf en 1868. L'actuelle église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul de Pléneuf date du 4e quart du 19ème siècle. Elle fut construite de 1889 à 1890 à l'initiative de François Jaffrain, nommé recteur de la paroisse le 5 février 1887, par l'entrepreneur Corbin d'après les plans de l'architecte Le Guerrannic dressés le 31 août 1887. Bien qu'il fut approuvé par le conseil des bâtiments civils, le projet initial fut ajourné par les inspecteurs-généraux du diocèse le 7 mars 1888. Un deuxième projet vit le jour en mai 1888, approuvé cette fois par le comité diocésain, et l'adjudication des travaux fut prononcée le 15 janvier 1889. Au mois d'avril 1890 une grande partie des travaux était achevée. La bénédiction de la première pierre [fig. 4] eut lieu, selon René Couffon, le 30 juin 1889 et l'édifice fut consacré en présence de Mgr Fallières le 9 août 1891. Faute de ressource suffisante, le clocher ne fut achevé qu'en 1895 ou 1897 selon René Couffon. L'adjudication des travaux eut lieu le 16 février 1895. Les quatre rapports annexés en documentation [Annexe 1 à 4] fournissent de précieuses informations sur le contexte économique et social qui détermina la reconstruction de l'église paroissiale de Pléneuf. Outre le fait de présenter une description de l'ancienne église, datant vraisemblablement de l'année 1722 et remaniée au début du 19ème siècle selon Le Guerrannic, cette documentation révèle aussi les incertitudes qui pesèrent sur le bon déroulement du chantier pour des raisons financières (la demande de secours fut accordée par le ministère de l'intérieur et des cultes à hauteur de 10 000 francs le 26 juillet 1894). Au sud-est deux piliers ainsi qu'un echalier datant du 18e siècle signalent l'entrée de l'ancien cimetière [fig. 18].

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 18e siècle
Dates1889, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1897, daté par source
Auteur(s)Auteur : Le Guerrannic architecte attribution par source
Auteur : Corbin entrepreneur attribution par source
Auteur : Guyomard Pierre maître maçon attribution par source
Auteur : Lucas sculpteur attribution par source

Les plans annexés en illustration [fig. 1, 5 à 9], le rapport de l'architecte du 31 août 1887 [Annexe 1] autorisent une reconstitution du volume général de l'ancienne église paroissiale alors entourée du cimetière et plus proche du presbytère que ne l'est actuellement l'église. Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire allongé à huit travées, comprenant une nef et deux bas-côtés terminés chacun par une sacristie, ainsi qu'un chevet à pans coupés. L'actuelle église, édifiée en granite de l'Ile-Grande, est un édifice de style éclectique mélangeant le néogothique breton, le néogothique national ou angevin (voûtement) et le néoroman (chapiteaux de la nef, forme circulaire du choeur). L'édifice est construit sur un plan en croix latine, comprenant une nef et deux bas-côtés de six travées, un transept inscrit et un choeur. Les bas-côtés, le choeur et les bras du transept se terminent par une chapelle absidale. Rosace aux pignons du transept. Une sacristie, construite sur un plan massé, ajourées de baies jumelées et de lucarnes couronnées de fleurons, est située au sud-est. Tour-porche demi-hors-oeuvre flanquée de deux tourelles enfermant un escalier en vis en maçonnerie à droite et les poids de l'horloge à gauche, couronnée d'une flèche polygonale appareillée en granite de Loguivy-Plougras et cantonnée aux angles de clochetons. Le couvrement est formé par une voûte sur croisée d'ogives bombée de type angevin.

Mursgranite
moellon
pierre de taille
Toitardoise, pierre en couverture, zinc en couverture
Plansplan en croix latine
Étages3 vaisseaux
Couvrementsvoûte d'ogives bombée
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesflèche en maçonnerie
toit à longs pans
appentis
flèche polygonale
noue
croupe
croupe ronde
pignon découvert
Escaliersescalier en vis sans jour en maçonnerie
Typologiesstyle éclectique
Techniquessculpture

Oeuvre de l'architecte Le Guerrannic associant des éléments d'architecture romane (portail, décor) et d'architecture gothique (voûte d'ogives bombée de type angevin, rosace). L'étude est souhaitable.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà étudier

Annexes

  • Extrait du rapport de l´architecte Le Guerrannic daté du 31 août 1887 pour la reconstruction de l´église paroissiale (premier projet)  :

    « (...) Cette importante et riche commune ne possède cependant qu'une église pauvre, insuffisante, où les fidèles sont entassés durant le cours de l'année, et qui ne peut donner place aux baigneurs. En effet, la surface totale de l´église, en dehors du choeur et des sacristies, n´est que de 29 m 50 x 13 m 30, ou de 392 m² 35, si l´on déduit de cet espace celui occupé par les colonnes, deux tambours de portes, les fonts, etc, il reste à peine 340 mètres pour les fidèles, soit 935 places au maximum. Cet édifice est donc trop petit d´un grand tiers au moins, et il est à peu près impossible de l´agrandir.

    L´église de Pléneuf forme un parallélogramme comprenant une nef principale et deux collatéraux, sans transept ni chapelles. La grande nef se termine par une abside polygonale ; une sacristie est placée à chaque extrémité des bas-côtés. Ce long bâtiment très bas, puisque la plus grande hauteur intérieure n´atteint que 7 m 70, est dépourvu de tout caractère et ne possède aucun détail pouvant arrêter l´attention. Deux éperons du pignon occidental et l´arc triomphal situé au milieu de l´église sont les seuls vestiges des constructions primitives, auxquelles il serait difficile d´assigner une date certaine. L´arc triomphal supporte un petit campanile, d´aspect singulier, percé de deux baies où sont suspendues deux cloches de trop faible volume. Bien que l´église de Pléneuf ait été presque entièrement reconstruite à la fin du siècle dernier, son état de conservation laisse beaucoup à désirer. Comme dans la plupart des édifices religieux bâtis à la même époque, la charpente est dépourvue de tirants ; elle s´affaisse donc en imprimant des poussées aux murs. Ceux-ci ne sont du reste formés que de moellons de médiocre qualité posés à l´argile ; le pignon ouest est fortement lézardé en deux endroits. Le mur extérieur, du côté nord, sur la moitié de sa longueur, forme la clôture du jardin du presbytère, l´autre partie n´est séparée de la cour dudit presbytère que par un couloir très étroit, duquel il est difficile de faire écouler les eaux pluviales.

    En résumé, l´église de Pléneuf est notoirement insuffisante. On ne peut pourtant l´agrandir et, d´un autre côté, elle exigerait de très grandes réparations si on voulait la conserver. La reconstruction s´imposerait d´elle-même, si on ne la désirait pas depuis longtemps.

    Des démarches, fâcheusement interrompues, avaient été plus tôt tentées en vue de cette reconstruction, et depuis plusieurs années la Fabrique ménageait ses ressources pour l´obtenir, lorsqu´au mois de juin dernier j´eus l´honneur d´être officiellement appelé à formuler mon avis et, le cas échéant, à rédiger le projet d´une nouvelle église.

    A la suite des explications qui me furent fournies par les membres de la Fabrique, ainsi que de l´examen attentif de la vieille église, je n´hésitai pas à condamner celle-ci, et à entreprendre l´étude d´une nouvelle construction en rapport avec les besoins et les ressources de Pléneuf. Le nouveau sanctuaire devrait contenir de 13 à 1400 personnes, à l´aise, ne pas coûter au-delà de 200 000 francs pour l´ensemble, et de 130 000 francs environ pour la première partie des travaux d´exécution immédiate. Le style adopté serait le roman de la dernière période.

    Dans la conception de mon projet j´ai donc cherché à rappeler le plus possible le roman de la fin du XIIème siècle, et, tout en ménageant les ressources mises à ma disposition, de donner satisfaction aux désirs de la population d´avoir une belle église, digne de sa destination, et aussi des étrangers qui la fréquenteront, en nombre d´autant plus grand, qu´ils y seront plus portés au recueillement par l´aspect de l´édifice, par la solennité rendue possible des cérémonies du culte. Le clocher avec la flèche étant la plus haute expression de la pensée chrétienne, j´ai donné à celui de Pléneuf le plus d´ampleur et d´élévation que j´ai pu pour le signaler de loin aux navigateurs. Avant que de rédiger le devis estimatif, je me suis informé sur place de la nature, de la provenance et du prix des matériaux, j´ai pris de nombreux renseignements près des entrepreneurs de la région, qui sont tous disposés à accepter l´exécution de ce devis que j´ai calculé moi-même avec la plus grande attention, et que j´ai tout lieu de croire exact.

    L´église nouvelle se compose d´une nef principale et de deux collatéraux avec un transept dont les bras ne dépassent pas la ligne des bas-côtés, à cause de la configuration du terrain. J´ai seulement pu établir une absidiole à l´extrémité de chaque croisillon. La nef se termine par une abside circulaire, de chaque côté du choeur j´ai placé une chapelle, puis une sacristie que j´ai agrandie par une autre absidiole. Afin de diminuer la dépense en réduisant le nombre des points de résistance des voûtes, j´ai établi celles de la nef sur plan carré ; il en résulte que les arcades de la nef sont géminées, c´est-à-dire composées de deux archivoltes s´appuyant aux fortes piles qui portent les retombées de la voûte, et reposant sur une légère colonne intermédiaire. Au droit des piles sont posés les puissants contreforts, avec arcs-buttants, qui neutralisent la poussée des voûtes supérieures ; de moindres contreforts intermédiaires indiquent la division des travées des bas-côtés, et appuient les voûtes inférieures. Du côté du Midi, j´ai établi un petit porche, lequel a été demandé pour neutraliser les courants d´air violents à l´aide d´une double porte.

    Le clocher-porche forme avant-corps, à droite j´ai posé la tourelle de l´escalier, à gauche j´ai construit une tourelle semblable pour recevoir les poids de l´horloge ; ces doubles tourelles appuient fortement la tour et donnent plus d´ampleur à la façade, laquelle dominera un vaste horizon et sera aperçue de Saint-Brieuc même. La flèche est flanquée de quatre clochetons à pyramidions, la chambre des cloches permettra un carillon de quatre cloches de dimensions proportionnées à l´étendue de la paroisse. Si le prix de cette flèche paraît relativement peu élevé, je puis affirmer que j´en ai soumis les plans à un constructeur spécialiste, lequel s´engagerait, à forfait, à l´exécuter telle que je l´ai calculée et tracée, et qui en a déjà construit un grand nombre, dont plusieurs sous ma direction.

    La longueur totale de l´édifice est :

    à l´extérieur, de 50 m 10

    à l´intérieur, de 42 m 50

    La largeur totale des trois nefs est :

    à l´extérieur, de 18 m 90

    à l´intérieur, de 15 m 60

    La hauteur sous clef des voûtes atteint :

    dans la nef 14 m 20

    dans les bas-côtés 6 m 50

    La hauteur totale du clocher, jusqu´à la croix finale est de 49 m 10

    Le montant total de la dépense totale, en y comprenant une somme de 1 582, 42 francs pour imprévu, s´élève à 200 000 francs

    La valeur des travaux d´exécution immédiate atteint 134 214 francs (...) ».

  • Extrait du rapport de l´ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées du département des Côtes-du-Nord daté du 7 février 1888 pour la reconstruction de l´église paroissiale  :

    « 1. Par lettre n° 299, en date du 23 janvier 1888, M. le Préfet nous a communiqué le projet de reconstruction de l´église paroissiale de Pléneuf, en nous priant d´examiner ce projet et de le lui renvoyer ensuite avec notre avis et nos observations pour être soumis à l´examen du Conseil des Bâtiments Civils, lors de sa première réunion.

    2. Nous avons examiné attentivement ce projet qui nous a paru bien conçu et bien étudié.

    3. Les dimensions de cette église nous semblent en rapport avec le chiffre de la population de Pléneuf qui, d´après le recensement de 1886 est de 2317 habitants.

    4. En effet, il est généralement admis par les architectes, qu´une église doit pouvoir contenir au moins la moitié des habitants et au plus les deux tiers. Or la surface libre est d´environ 450 mètres carrés, ce qui à 3 places par mètres carrés, donne 1350 places ; c´est précisément la moyenne entre la moitié 1158 et les deux tiers 1544 de 2317.

    (...)

    7. Les matériaux pour maçonnerie de moellons et libages proviendront sans doute des carrières qui avoisinent Pléneuf . Le devis devrait, ce nous semble, indiquer la nature de la pierre et le lieu de provenance.

    8. Nous ne trouvons ni sur les dessins, ni sur les pièces écrites, aucune indication sur l´emplacement de la nouvelle église. L´article 44 du cahier des charges qui impose à l´entrepreneur la démolition du bas-côté du midi en conservant l´église actuelle, fait supposer que la nouvelle construction sera près de l´ancienne (...)

    (...)

    10. Conclusion : sous réserve des quelques observations de détails qui précèdent, nous sommes d´avis que le projet de reconstruction de l´église paroissiale de Pléneuf soit approuvé par le Conseil des Bâtiments Civils (...) ».

  • Extrait du rapport de l´architecte Le Guerrannic daté du 30 mai 1888 pour la reconstruction de l´église paroissiale (deuxième projet)  :

    « Le premier projet de reconstruction de l´église de Pléneuf, auquel on peut se reporter pour l´exposé des motifs qui commandent cette reconstruction, a été rédigé le 31 août 1887 et examiné par le Comité des Inspecteurs-généraux diocésains, le 7 mars 1888. Voici les observations qui ont été formulées et les modifications qui ont été ordonnées par les dits Inspecteurs-généraux :

    Le Comité estime que les prévisions pécuniaires sont trop faibles et de nature à produire des mécomptes lors de la construction de l´édifice. Il y a donc lieu de simplifier et modifier le projet présenté, notamment ainsi qu´il suit :

    1° Modifier la disposition des chapelles absidales, dispositions coûteuse, vicieuse et sans utilité bien déterminée ;

    2° Renoncer à établir un semblant de transept et supprimer les parties semi-circulaires en façade latérale ;

    3° Mieux étudier une entrée latérale ;

    4° Eviter de combiner un système de construction nécessitant l´emploi d´arcs-boutants, en conséquence diminuer la hauteur des vaisseaux ;

    5° Simplifier le clocher dans son ensemble, notamment diminuer sa hauteur, réduire la flèche, supprimer l´une des tourelles, etc.

    Pour déférer aux injonctions ci-dessus, j´ai donc apporté les modifications suivantes :

    1° Les absidioles des sacristies ont été complètement supprimées et remplacées par des pignons ordinaires ;

    2° Le transept est enlevé avec ses chapelles saillantes ;

    3° J´ai remplacé le porche latéral par deux portes simples que l´on pourrait, si on désire une plus grande facilité de circulation, écarter un peu plus l´une de l´autre ;

    4° J´ai réduit de 1 m 20 la hauteur de l´édifice, ce qui a permis de supprimer les arcs-buttants extérieurs et de les remplacer par des arcs-buttants en maçonnerie ordinaire que portent les arcs-doubleaux des bas-côtés et que dissimulent les combles inférieurs. Toutefois j´ai établi, sous forme de frontons, des tas de charge que je juge indispensables au sommet des contreforts pour donner à ceux-ci plus d´assiette. Aux fenêtres trilobées du corps supérieur, j´ai substitué des rosaces beaucoup moins coûteuses ;

    5° J´ai simplifié l´ensemble du clocher, notamment le beffroi et la souche de la flèche ; j´ai diminué de près de 5 mètres la hauteur totale qui n´atteint plus que 44 m 34 au lieu de 49 mètres.

    Au moyen de toutes ces simplifications, et bien que j´ai exagéré mes chiffres sur plusieurs points, le devis qui s´élevait primitivement à 200 000 francs, a été ramené à 173 331, 14 francs. La valeur des travaux d´exécution immédiate est elle-même réduite de 4 637, 94 francs et s´arrête à 129 576, 22 francs, somme que la Fabrique peut réaliser aisément (...) ».

  • Extrait du rapport de l´architecte Le Guerrannic daté du 16 avril 1890 pour la reconstruction de l´église paroissiale (demande de secours)  :

    « Un premier projet de reconstruction de l´église de Pléneuf a été rédigé par nous, le 31 août 1887, et examiné par le comité des Inspecteurs-généraux Diocésains, le 7 mars 1888 (...). Nous présentâmes, le 30 mai 1888, un deuxième projet dans lequel nous tenions compte de toutes les modifications indiquées par le Ministère, et dont le montant ne s´élevait plus qu´à 173 331, 14 francs. La diminution provenait de la simplification de l´édifice, de la réduction des quantités, mais non d´un changement dans les prix d´unités, lesquels sont identiques dans les deux devis.

    Ce deuxième projet fut approuvé et l´adjudication, qui eût lieu le 15 janvier 1889, confirma la plus que suffisance des évaluations premières, puisqu´elle produisit un rabais de 18, 01 francs p. %, ramenant ainsi le total à 143 675, 05 francs.

    La Fabrique de Pléneuf ne possédant qu´environ 115 000 francs pour parer à la dépense, on déclara, au moment de l´adjudication, que l´on ajournerait l´exécution de la flèche, du pavé, ainsi que des voûtes, jusqu´à ce que de nouvelles ressources puissent être réalisées. Mais le rabais consenti devait néanmoins porter sur l´ensemble, sous la condition expresse que les travaux ajournés seraient mis à l´exécution six mois, au plus tard, après l´achèvement de la première partie.

    Or, la première série sera terminée dans peu de mois, car les travaux sont conduits avec beaucoup d´intelligence et d´activité, sans que rien, jusqu´ici, fasse prévoir de mécompte (...). Les matériaux sont préparés pour le montage des parties supérieures.

    Les paiements s´effectuent d´une façon régulière, après déduction du dixième de garantie, l´entrepreneur a perçu jusqu´à ce jour la somme de 68 156, 32 francs.

    Il serait tout à fait fâcheux d´arrêter l´entrain et le bon-vouloir qui animent la population et les ouvriers. Ce serait une faute grave que de perdre le bénéfice du rabais considérable apporté par l´adjudication. Tout commande d´achever l´église d´un seul jet, et de faire de nouveaux efforts dans ce but.

    Entre le montant net de l´adjudication, ... 143 675, 05 francs, et les ressources disponibles de la Fabrique, environ ... 115 000 francs, il existe un defficit de près de 29 000 francs, ... 28 675, 05 francs. Peut on demander cette somme relativement élevée aux habitants de Pléneuf qui se sont montrés si généreux ? La Fabrique pourrait-elle, dans le délai déterminé pour la reprise des travaux ajournés, se procurer quelque secours ?

    La population a fait un effort immense qu´elle ne saurait renouveler avant longtemps peut-être ? La Fabrique a engagé toutes ses ressources présentes, celle de l´avenir lui sont indispensables pour l´ameublement de l´église.

    Il ne reste donc qu´un espoir, celui d´un secours accordé par l´Etat. Si la subvention sollicitée ne pouvait entièrement combler le déficit de 29 000 francs, ce serait du moins un grand allègement, un encouragement qui, fort probablement, provoquerait des générosités inespérées ! (...) ».

  • 20032204221NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/25, Numplan 6.

    20032204233NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi 3314.

    20032204222NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204223NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204224NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204225NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204226NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204227NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204229NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204230NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204231NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204228NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

    20032204232NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, V 2211.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/25.

    Numplan 6, section A, 5ème feuille
  • AD Côtes-d'Armor : V 2211.

  • AD Côtes-d'Armor : 2 O 186/3.

    bâtiments communaux : église, presbytère (1919-1935)
Bibliographie
  • COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939.

    p. 314
  • LE GAL LA SALLE, Jean-Pierre. Pléneuf-Val-André. L´église Saint-Pierre et Saint-Paul fête le centenaire de sa construction, 1889-1989. Pléneuf-Val-André : Comité paroissial de Pléneuf, 1989.