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Eglise paroissiale Saint-Melaine, Moigné (Le Rheu)

Dossier IA00007824 inclus dans Croix monumentale du cimetière de Moigné (Le Rheu) réalisé en 1994

Fiche

Vocables Saint-Melaine
Parties constituantes non étudiées cimetière, enclos, croix monumentale
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Rennes Métropole - Rennes Sud Ouest
Adresse Commune : Rheu (Le)
Lieu-dit : Moigné
Cadastre : 1985 ZD 28
Précisions anciennement commune de Moigné

Origine romane, abside et mur nord de la nef du 11e ou 12e siècle. Façade ouest reconstruite au 15e siècle . Chapelle nord actuellement sacristie datée 1434 construite pour Jehan de Brays (blason) . Transept ajouté en 1841, construit par Lecroq entrepreneur, sur les plans de Charles Langlois (date et attribution par source). (Barbedor Isabelle et Orain Véronique, 1994)

Origine romane

L’église actuelle remplace un lieu de culte gallo-romain probablement détruit aux 9e ou 10e siècles. Elle aurait été construite dans la première moitié du 11e siècle et constitue, selon Roger Grand, l’une des plus anciennes du diocèse. De l’époque romane ne subsistent que l’abside en cul-de-four percée de trois meurtrières et sur laquelle sont adossées deux contreforts ; et le mur nord de la nef lui-même percé de deux meurtrières. Des briques à rebord gallo-romaines sont également présentes entre les parements de cette dernière façade. Certains ouvrages romans sont aujourd’hui occultés, telles que les feuilles de fougères ornant le mur nord de la nef, identifiées par Amédées Guillotin de Corson au milieu du 19e siècle. Elles sont maintenant recouvertes d’un enduit.

Apports du 15e siècle

Au moment de la mise en place des manoirs, l'église est agrandie et mise au goût du jour afin d’accueillir un nombre grandissant de fidèles. Pour améliorer l'éclairage, de nouvelles baies sont ouvertes. Au 15e siècle, une fenêtre de style gothique flamboyant est ouverte sur le mur droit du chœur. De plus, le mur sud de la nef est déplacé, ce qui explique le décalage avec l’église actuelle. La façade ouest est remaniée et présente une nouvelle porte d’entrée et une nouvelle baie flamboyante. Au 16e un porche, aujourd’hui disparu, est édifié devant la porte ouest. En 1434, Jehan de Brays, seigneur de Moigné, fait construire une sacristie sur l’angle nord-est du chœur, la sacristie Saint-Gilles. Au fil du temps, la chapellenie prend de l’importance jusqu’à devenir le prieuré de Saint-Gilles en Moigné. En 1689, le chapelain fait enregistrer ses armoiries, et au 18e siècle, il assure deux messes par semaine. L la famille de Lothodé, seigneurs de Moigné, y possède une tombe armoriée découverte en 1984. Elle commandait l’enfeu, situé sous le parquet du chœur, près de la porte de la sacristie. Les seigneurs de Cherville ont fait de même en apposant leurs armes sur une « litre » extérieure et intérieure en 1682.

Apports du 19e siècle

Au 19e siècle l’augmentation de la population de Moigné induit des transformations importantes. Un nouveau transept est édifié, par l’adjonction de deux chapelles : la chapelle Saint-Nicolas au sud et la chapelle de la Vierge au nord. Le clocher est transporté de la croisée du transept à la façade ouest. L’arc triomphal, auquel sont adossés les autels de Saint-Nicolas et de la Vierge, est détruit pour des questions d’éclairement et de salubrité. Pour clore les travaux le recteur fait placer un chemin de croix. (Faivre d'Arcier Coline, 2017)

Période(s) Principale : 11e siècle
Principale : 12e siècle , (?)
Principale : 15e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1434, daté par source
1841, daté par source
Auteur(s) Auteur : Langlois Charles, architecte, attribution par source

Plan en croix latine, nef avec abside en cul de four, lambris de couvrement, clocher en façade, chevet arrondi. A noter également un décor de peintures murales avec une croix de consécration sur le mur ouest et des représentations figuratives sur les murs nord et sud. (Barbedor Isabelle et Orain Véronique, 1994)

L’église est orientée et implantée en centre-bourg. Elle est encore entourée de son enclos primitif constitué d’un muret en moellons de schiste. Ce dernier permet la séparation entre l'église et le cimetière, faisant ainsi le tour de l’édifice et l’espace civil. Au 16e siècle le cimetière est agrandi et le pourtour de l’église est dégagé, ce qui permet d'accueillir des processions. (Faivre d'Arcier Coline, 2017)

Murs schiste moellon
grès
calcaire moyen appareil
moellon
pierre de taille
appareil mixte
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvrements lambris de couvrement
Couvertures toit à longs pans
flèche polygonale
noue
pignon découvert
croupe
ruellée
Typologies clocher en façade, chevet arrondi
États conservations restauré
Techniques vitrail
sculpture
peinture
Représentations Christ en croix armoiries
Précision représentations

Armes de la famille de Brays.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH partiellement, 1990/08/13
Précisions sur la protection

Croix, dans le cimetière entourant l'église de Moigné, classé MH le 25 février 1946. Eglise de Moigné : ancienne chapelle saint Gilles, classé MH le 13 août 1990.

Annexes

  • Enquête topographique rédigée en 1986 :

Références documentaires

Documents d'archives
  • Dossier de pré-inventaire, Service de l'inventaire du Patrimoine de Bretagne, 1975

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
Bibliographie
  • RENOULT, Michel. Le Rheu, chronique d'une commune du pays de Rennes. 1977.

    Archives départementales d'Ille-et-Vilaine
  • Michel RENOULT, Le Rheu au pays de Rennes en Bretagne, Prégueux, Édition Jean-Pierre BIHR, 1998

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

Liens web