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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste (La Selle-en-Luitré)

Dossier IA00007287 réalisé en 1979

Fiche

VocablesSaint-Jean-Baptiste
Parties constituantes non étudiéescroix monumentale
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonPays de Fougères - Fougères Nord
AdresseCommune : Selle-en-Luitré (La)
Cadastre : 1966 B 348

Vestiges probables d'un appareillage roman dans la nef. Baies sud et charpente de la nef reprises au début du 15e siècle. Chapelle nord de la 2e moitié du 16e siècle avec lambris refait au 3e quart du 17e siècle (inscriptions signalées par Paul Banéat : "Michel Deulin Jac Pihan trésoriers 1657 l'an. Lambruisse par Philippe Cousin maître-charpentier en décembre 1658") . Un cadran solaire aux armes des Bois le Houx, porte la date 1664. La façade ouest a été reconstruite au 20e siècle avec remploi d'une croix de ferronnerie datée 1827.

Période(s)Principale : 15e siècle
Principale : 2e moitié 16e siècle
Principale : 3e quart 17e siècle
Principale : 20e siècle
Secondaire : 12e siècle
Dates1657, porte la date
1658, porte la date
1664, porte la date
1665, porte la date

L'église Saint Jean Baptiste est située au centre du bourg ancien de la Selle-en-Luitré. Elle a connu de nombreuses périodes de constructions et de transformations mais, est cependant en grande partie du 16e siècle.

Elle comprend une nef à chevet droit accostée au nord de deux chapelles et d'une sacristie. Le mur supporte les armes des seigneurs du Bois-le-Houx en Luitré et la date de 1665 qui semble marquer une période de restauration importante. Le chevet contient une fenêtre bouchée. Du côté nord, la chapelle, la plus à l'ouest, est éclairée par une fenêtre flamboyante à deux meneaux. Une grosse gargouille figurant un monstre est située entre les pignons des deux chapelles.

Le bas de la nef et le clocher sont plus récents. Le clocher, en ardoises, est surmonté d'une croix de fer fleurdelisée daté de 1827. On voit encore quelques traces d'une litre aux armes des seigneurs du Bois-le-Houx, qui entourait autrefois l'église à l'extérieur et à l'intérieur. A l'extérieur côté sud, au niveau du clocher, on repère les traces d'une ancienne porte cintrée qui a par la suite été bouchée.

Le clocher actuel ainsi que la façade datent en grande partie de 1957 et sont l’œuvre de l’architecte Rennais Heck.

A l'intérieur, les deux chapelles nord sont séparées de la nef par un pilier octogonal qui soutient une grande poutre. Elles sont séparées entre elles par une autre poutre reposant sur le même pilier. On lit sur le douvis de la poutre l'inscription suivante: «Michel Deulin, Iac Pihan-trésoriers 1657 l'an, lambruissé par Philippe-Cousin Maistre Charpetier-en décembre-1658.

La première de ces chapelles communique avec le chœur au moyen d'un passage en biais voûté.

Le retable du maître-autel en marbre et en pierre blanche est daté de 1681 ou 1686. Il est accosté de deux consoles Louis XIV en pierre. Les deux retables latéraux du côté nord sont également en marbre et en pierre blanche. On lit sur l'un d'eux : "Divo Petro 1686" et sur l'autre "Langlois fecit 1687". Le retable latéral sud est en bois. Les seigneurs du Bois-le-Houx possédaient un enfeu dans l'église. Leurs armes ornaient autrefois les verrières. La chair à prêcher est sommée d'un baldaquin à double couronne fleurdelisée.

Les fonds sont décorés de deux panneaux en bois. On conserve dans l'église une croix professionnelle en cuivre du 17e siècle restaurée et classée Monument Historique. Elle présente d'un côté le Christ nimbé, et de l'autre une statuette dont il ne reste plus que le nimbe. La face principale était ornée de quatre petits cartouches figurant les quatre évangélistes et les animaux symboliques. Il ne reste plus que deux de ces cartouches.

De nombreux travaux de restauration ainsi que des aménagements intérieurs furent entrepris par Jean-Marie Groussard au cours de la seconde moitié du 19e siècle. Il aménagea les fonds baptismaux et il sculpta les tableaux du baptême de Jésus et de Saint-Jean-Baptiste prêchant dans le désert. Il fabriqua également le tabernacle du maître-autel. Il sculpta également le chandelier pascal en 1875 et le retable en bois du côté sud en 1878.

Mursgranite
Toitardoise
Plansplan allongé
Étages2 vaisseaux
Couvrementslambris de couvrement
Couverturestoit à longs pans
noue
Typologiescampanile en façade, chevet plat, à pignons multiples
États conservationsrestauré
Techniquessculpture
Précision représentations

Armes de bois le houx.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1926/11/05