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Eglise paroissiale Saint-Audoën (Rosnoën)

Dossier IA29000008 réalisé en 1995

Fiche

  • Porche sud, vue générale
    Porche sud, vue générale
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  • Parties constituantes

    • enclos
    • cimetière
    • croix de cimetière
    • ossuaire
    • monument aux morts

Á rapprocher de

Vocables saint-Audoën
Parties constituantes non étudiées enclos, cimetière, croix de cimetière, ossuaire, monument aux morts
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional d'Armorique - Faou (Le)
Adresse Commune : Rosnoën
Lieu-dit : Bourg
Cadastre : 1993 AB 72, 135, parcelle non cadastrée

D'un premier édifice construit entre 1550 et 1604 subsistent, en partie, le chevet et quelques pierres de remploi. Travaux sur la charpente du choeur exécutés en 1650 par Yves Omnès, charpentier. Campagne de construction décisive entre 1669 et 1674 suivie de la mise en place de nouveaux retables et de peintures monumentales. Ossuaire 2e moitié 17e siècle. Inspiré du recueil d'architecture de Philibert Delorme, le porche, conçu et probablement en grande partie construit vers 1674, est achevé en 1714 ; travaux dirigés par maître Favennec architecteur et exécutés par Yves Dantec, Yves Mocaer, Jacques Pouliquen, Henri et Louis Salaün, tailleurs de pierre. Sacristie datée 1722. Les travaux de restauration, largement financés par la famille Le Saulx de Toulancoat et exécutés par l'entrepreneur Le Naour d'après le projet de l' architecte Jules Boyer entre 1889 et 1891, affectent la partie ouest du transept, deux piliers de la nef, la charpente et l' ensemble des baies des bas-côtés transformées en fenêtres-hautes passantes en lucarnes. Une statue de la Vierge à l'Enfant exécutée en 1648 par le sculpteur Roland Doré pour le calvaire du village est conservée dans une niche de la façade ouest. L'ancien enclos avec cimetière, ossuaire, portail et croix a été supprimé en 1925. Le monument aux morts, érigé après la Première Guerre mondiale, est encadré de piliers portant des statues géminées (Vierge et évêque, saint Jean et saint Barthélemy) provenant du calvaire de Roland Doré ainsi qu'une statue d' évêque qui ornait un des piliers du portail est de l'ancien cimetière.

Période(s) Principale : 2e moitié 16e siècle
Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : milieu 17e siècle
Secondaire : 1er quart 18e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1550, porte la date
1648, daté par travaux historiques
1650, daté par travaux historiques
1669, daté par travaux historiques
1700, daté par travaux historiques
1722, porte la date
Auteur(s) Auteur : Thomas Sébastien, maître maçon, signature
Auteur : Favennec, architecte, signature
Auteur : Dantec Yves, tailleur de pierre, signature
Auteur : Mocaër Yves, tailleur de pierre, signature
Auteur : Pouliquen Jacques, tailleur de pierre, signature
Auteur : Omnes Yves, charpentier, signature
Auteur : Salaün Henri, tailleur de pierre, signature
Auteur : Salaün Louis, tailleur de pierre, signature
Auteur : Colin, charpentier, signature
Auteur : Costiou Pierre, charpentier, signature
Auteur : Doré Roland, sculpteur, signature
Auteur : Boyer Jules, architecte, signature
Auteur : Le Naour, entrepreneur, signature

Un escalier droit en pierre donne accès à un escalier en vis sans jour en pierre qui dessert la plate-forme du clocher. Les fenêtres-hautes passantes en lucarne des bas-côtés sont en granite. Le kersantite est utilisé pour les parties sculptées du porche.

Murs kersantite
granite
microdiorite quartzique
pierre de taille
appareil mixte
appareil à assises alternées
grand appareil
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Couvrements lambris de couvrement
Couvertures flèche en maçonnerie
toit à longs pans
noue
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour
Typologies eglise à chevet Beaumanoir, clocher cornouaillais
États conservations restauré
Techniques sculpture
Représentations armoiries
Précision représentations

Armes sculptées (du parc ou du faou), support : partie supérieure du clocher ; saint barthélemy, vierge, saint jean, vierge de pitié, saint évêque, support : monument aux morts ; vierge à l'enfant, support : façade ouest.

Site inscrit des Monts d'Arrée (Site pluricommunal) : arrêté du 10/01/1966. L´église, ce qui est rare en Bretagne, est placée sous le vocable d´Audoën, forme savante d´Ouen. Une multitude de dates portées ainsi que les comptes de fabrique révèlent un chantier long et complexe. La mise en oeuvre spectaculaire de deux matériaux frappe d´emblée : la microdiorite dorée aux cernes d´hydroxide de fer qui apparaît dans les comptes de fabrique sous le nom de pierre de grains et la kersantite (ou kersanton) sombre qui se prête bien à la taille et aux inscriptions. Sauf pour le porche où l´appareil se présente à alternance d´assises régulières, réservant à la kersantite le soubassement, la pose, entièrement en grand appareil, semble arbitraire et confère à l´ensemble, surtout au massif occidental, l´allure d´un patchwork minéral qui est unique dans le canton.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables porche
Sites de protection site inscrit, parc naturel régional