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Eglise paroissiale Notre-Dame, Rumengol (Le Faou)

Dossier IA29000064 réalisé en 1996

Fiche

  • Elévation ouest
    Elévation ouest
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • enclos
    • cimetière
    • arc monumental
    • calvaire
    • chapelle
    • monument
    • ossuaire
    • monument aux morts

Dossiers de synthèse

Grâce aux inscriptions, dates portées ou documents d´archives, quatre périodes principales sont identifiables. Un édifice de plan en croix latine avec porche au sud existe dans la seconde moitié du 15e siècle ; les Quélennec, vicomtes du Faou, qui figurent parmi les familles puissantes du duché, contribuent largement à ce chantier. Le massif occidental en kersantite, commencé en 1536, s´inspire des grandes compositions cornouaillaises contemporaines, où, d´une manière parfaitement réussie et novatrice, un décor de la première Renaissance se greffe sur une structure encore entièrement gothique. A quelques kilomètres au nord, une façade quasiment identique existe dans l´église de l´Hôpital-Camfrout, issue, sans aucun doute, du même atelier. Au 17e siècle sont rajoutées la chambre forte au nord (1631), la chapelle des fonts baptismaux (1669) et la sacristie sud. Une grande campagne de transformation touche, entre 1731 et 1754, non seulement le chœur qui est agrandi en "cul-de-lampe", mais aussi les bras du transept qui ont été doublés, dans une fidélité évidente à l´héritage du 15e siècle. Enfin, après le démantèlement de l´enclos et de l´ossuaire au milieu du 19e siècle, le renouveau du pèlerinage marial entraîne l´aménagement d´un vaste espace à l´ouest dominé par une chapelle de plein air érigée en 1880 d´après les plans de l´architecte Gustave Bigot. L´église de Rumengol compte parmi les édifices majeurs du département.

CHRONOLOGIE :

1173 Attestation d'un prieuré-cure dépendant de l'abbaye de Daoulas ; Rumengol est une trêve de la paroisse de Hanvec.

1244 Rainaud, évêque de Quimper, donne aux chanoines augustins de Daoulas, pour l'achat de vêtements et de chaussures, outre l'église de Hanvec, la chapelle de Rumengol avec ses dépendances (capellam de Rumengol cum pertinentiis suis). Les donations attestent l'existence d'un pèlerinage.

1433 -1457 Mise en place du calvaire timbré aux armes Le Faou-Quélennec et Poulmic. Jean du Faou-Quélennec, amiral de Bretagne, épouse Marie du Poulmic en 1433.

2e moitié 15e siècle Construction présumée d'un édifice de plan en croix latine à chevet plat et du porche issu des grands ateliers léonards. Les vitraux (détruits) portaient les armoiries de Bretagne, Le Faou-Quélennec, Rostrenen, Le Bot, Poulmic, Mauny-Goyon et du Chastel. Guyon du Faou-Quélennec est chambellan du duc François II.

1536 Début des travaux du massif occidental en grand appareil de kersantite avec tour, clocher et tourelle d'escalier. Analogie incontestable avec la façade ouest de l'église de l'Hôpital-Camfrout (1537), peut-être issue du même atelier. Inscription face sud du massif occidental LAN MIL CINQ CENT TRENTE VI LE XIII IOUR DE MAY FUST FUNDE GVENOLE GO H INISON FABRIQUE LORS. Construction vraisemblable de l'ossuaire (détruit au 19e siècle) et de l'arc monumental.

1631 Achèvement de la sacristie nord servant également de chambre forte (date portée).

1638 Date gravée sur un cadran solaire.

1660 Grand essor du pèlerinage ; le père Maunoir prêche une mission à Hanvec et Nicolas de Saluden de Trémania, se consacrant aux missions populaires, conduit à Rumengol une procession de 10 000 pèlerins.

Début d'un long conflit entre la trêve Rumengol et la paroisse-mère Hanvec ; les procédures par lesquelles Rumengol essaie de se dégager de ses obligations envers le prieuré-cure de Hanvec dureront 30 ans et retardent la mise en place des fonts baptismaux.

1661 Mise en place d'un buffet d'orgue (détruit) portant les armoiries de France et de Bretagne.

1669 L'évêque de Cornouaille accorde l'autorisation d'élever des fonts baptismaux ; commencement probable des travaux de la chapelle des fonts mise en place de la cuve baptismale datée 1660.

1685 Bénédiction de la chapelle des fonts baptismaux.

1694 Date portée sur la sacristie sud achevée en 1699. Inscription : HANC : F : CURAVIT : IAC : BALLAY : 1694.

1695 Louis-Armand, duc de Richelieu et vicomte du Faou depuis 1681, est consacré à Notre-Dame de Rumengol ; ses armoiries figurent sur le tableau du retable sud exécuté par le peintre parisien Jacques Chandelier de la Ferronnaye. Il a peut-être contribué au frais du chantier en cours (sacristie sud et chapelle des fonts).

1698 Date portée sur le vantail de la porte ouest (remploi).

1699 Thomas Dallam est appelé à "entretenir l'orgue".

1731-1733 A cause de l'affluence des pèlerins et de l'exiguïté du sanctuaire, on procède à l'agrandissement du chœur par la mise en place d'un chevet à trois pans ; remploi des baies et des vitraux provenant de l'ancien chœur ; ces travaux permettent "d'alonger dans le simmitière de ce qu'il conviendra pour y bâtir un cul-de-lampe afin de reculer le maître-autel qui se trouve presque d'alignement aux autels des deux chapelles des côtés de ladite église, et trouver un chœur où messieurs les officiants et prêtres puissent commodément faire le service" (Extrait des comptes de fabrique, 1731).

1732 Mise en place des lambris du chœur (refaits à la fin du 19e siècle) et procès-verbal des prééminences figurant sur l'ensemble des verrières anciennes.

1739-1754 Grande campagne de transformation. Reconstruction de la nef et doublement du transept avec remploi d'éléments plus anciens tout en respectant le style des éléments existants. L'agrandissement, géré par le fabricien Hervé Capitaine, est partiellement financé par les familles du Bot et Carné-Kerliver. Les travaux sont dirigés en 1740 par l'entrepreneur Louis Guermeur, Jean Mocaër étant tailleur de pierre. Le pavage est exécuté en 1745 par Jean Pouliquen.

Reconstruction de l'arc monumental avec larges remplois de l'arc d'origine.

1801 Détachement de Hanvec et érection de Rumengol en paroisse.

Milieu 19e siècle Sous la houlette de Me Le Scour, avoué à Morlaix et propriétaire foncier à Rumengol, renouveau du pèlerinage (couronnement de la statue de la Vierge, dons de reliques de saint Sylvain). Visite de l'empereur Napoléon III et de son épouse en 1858.

1860 Remplacement de l'ancienne tribune d'orgue.

1876 Mise en place de nouvelles orgues.

1880 Pour les besoins du pardon, aménagement d'un champ à l'ouest et construction d'une chapelle en plein air d'après les plans de l'architecte Gustave Bigot. Déplacement du calvaire dans le nouveau cimetière.

1920 Démantèlement de l'ancien ossuaire.

1921 Mise en place du monument aux morts.

1925 Transfert du cimetière.

VocablesNotre-Dame
Parties constituantes non étudiéesenclos, cimetière, arc monumental, calvaire, chapelle, monument, ossuaire, monument aux morts
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonParc Naturel Régional d'Armorique - Faou (Le)
AdresseCommune : Faou (Le)
Lieu-dit : Rumengol
Cadastre : 1995 C1 374-375-358-359

Ancienne chapelle tréviale dépendant de Hanvec. Attestation d' un lieu de culte au 11e siècle. Pèlerinages attestés au 12e siècle. Exécution du calvaire entre 1433 et 1457 pour Marie de Poulmic et Jean du Quélennec, vicomte du Faou. Dans la seconde moitié du 15e siècle, reconstruction présumée du sanctuaire et mise en place du porche, de l' arc monumental et de l' ossuaire. En 1536 débute le chantier du massif occidental qui porte l' inscription : LAN MIL CINQ CENT TRENTE VI LE XIII IOUR DE MAY FUST FUNDE GVENOLE GO H INISON FABRIQUE LORS. Construction de la sacristie nord en 1631. Vers 1669, début des travaux de la chapelle des fonts bénie en 1685. La sacristie sud, achevée en 1699, porte l' inscription : HANC F CURAVIT IAC BALLAY 1694. Entre 1731 et 1733, agrandissement du choeur avec remploi du réseau des baies anciennes. Entre 1739 et 1754, reconstruction de la nef et doublement des bras du transept avec remploi d' éléments anciens. En 1740, Louis Guermeur est entrepreneur et Jean Mocaër tailleur de pierre. Restauration de l' arc monumental vers le milieu du 18e siècle. Paroisse indépendante depuis 1801. Démantèlement de l' enclos au milieu du 19e siècle. En 1880, aménagement d' un champ de pèlerinage et construction d' une chapelle de plein air d' après les plans de l' architecte Gustave Bigot ; travaux exécutés par l' entrepreneur A. Gassis. Démontage de l' ossuaire vers 1920. Mise en place du monument aux morts en 1921. Remontage du calvaire dans le nouveau cimetière créé en 1925. Monument situé au nord et signé E. Bozec probablement 2e moitié 20e siècle. Site classé le 9 juillet 1927.

Période(s)Principale : 2e moitié 15e siècle
Principale : 2e quart 16e siècle
Principale : 2e quart 18e siècle
Secondaire : 2e quart 15e siècle
Secondaire : 2e quart 17e siècle
Secondaire : 2e moitié 17e siècle
Secondaire : 2e quart 18e siècle
Secondaire : 3e quart 18e siècle
Secondaire : milieu 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle , (?)
Dates1536, porte la date
1631, daté par travaux historiques
1694, porte la date
1731, daté par travaux historiques
1739, daté par travaux historiques
1880, daté par source
1921, daté par source
Auteur(s)Auteur : Bigot Gustave architecte attribution par source
Auteur : Bozec E. sculpteur attribution par source
Auteur : Gassis A. entrepreneur attribution par source
Auteur : Guermeur Louis entrepreneur attribution par source
Auteur : Mocaër Jean
Jean Mocaër ( - 24 avril 1999

Architecte DESA, 3 rue du Bois d’Amour, Brest


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tailleur de pierre attribution par source

Sacristie sud couverte en dôme polygonal, gros oeuvre en microdiorite quartzique. Bras sud, porche et élévation ouest en kersantite. Choeur, sacristie nord et bras nord en appareil mixte de granite, schiste, kersantite et microdiorite quartzique. Bras du transept double à pignons découverts. Chapelle des fonts à dôme polygonal. Choeur à croupe polygonale.

Murskersantite
microdiorite quartzique
schiste
granite
pierre de taille
moellon
appareil mixte
Toitardoise
Plansplan en croix latine
Couverturesflèche en maçonnerie
toit à longs pans
dôme polygonal
noue
pignon découvert
croupe polygonale
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour
Typologieseglise à clocher cornouaillais
Techniquessculpture
Précision représentations

Putto ailé, support : baies du choeur ; cheval, support : angle nord est de l'élévation nord ; pilate se lave les mains, jésus présenté au temple, support : monument.

Site inscrit des Monts d'Arrée (Site pluricommunal) : arrêté du 10/01/1966.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesporche
Sites de protectionsite inscrit, parc naturel régional
Protectionsinscrit MH, 1985/10/30
Précisions sur la protection

Eglise inscrite en 1926-site classé en 1927.