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Église paroissiale Notre-Dame de Grâce, anciennement chapelle Notre-Dame de Grâce, rue du Général de Gaulle (Plouhinec)

Dossier IA56007614 inclus dans Village dit bourg (Plouhinec) réalisé en 2010

Fiche

Le plan des deux anciens édifices figurent sur le plan cadastral de 1837. L'église de forme irrégulière possédait un choeur très allongé terminé par une sacristie polygonale, choeur qui avait été reconstruit (ou allongé ?) en 1790 (Danigo). La façade ouest portait la date de 1630, et le porche sud était contemporain. Au sud, le bras de transept se doublait d'une chapelle, tandis qu'au nord, c'est le choeur qui avait été doté d'un bas-côté qui se prolonge dans la nef. Celle-ci semble ancienne, peut-être romane, puisque les collatéraux étaient séparés de la nef par six arcades brisées ou en plein cintre reposant sur des piles à tailloir simple et que les fenêtres hautes et étroites semblent aussi romanes (Le Tallec). Un retable en marbre datant de 1665, d'après une inscription retrouvée lors de la démolition de l'édifice, ornait le choeur.

Les prééminences étaient nombreuses, puisqu'on trouvait sur l'élévation ouest, les armes de France et celles des Rohan, possesseurs du fief de Plouhinec. Plus nombreuses étaient celles de la famille de Lopriac, importante famille qui possédait la seigneurie de Berringue à Plouhinec, celles de Kermassonnet et Lopriac en Kervignac, barons de Coetmadeuc en Kervignac en 1637, du Rongouët en Nostang. En outre la maison de Kerfrézec (alors en Plouhinec) possédait un banc armorié. On remarquait également un blason losangé, sans doute Talhoet, Pierre de Talhoet ayant été recteur de Plouhinec de 1493 à 1518.

La chapelle Notre-Dame de Grâce occupait le sud du placître. Elle est bien datée par des inscriptions en partie réutilisées dans l'édifice actuel : elle avait été commencée sous le rectorat de Pierre de Talhoet en 1511 et finie en 1519, selon inscription portée sur la charpente qui avait été financée par Dom Jehan Frivet, prieur de Gâvres, prieuré dont le siège se trouvait à Plouhinec. Elle était donc très homogène. Le plan est bien visible sur l'élévation du clocher actuel établie par l'entrepreneur Henry Léon en 1846 : la nef se doublait d'un unique bas-côté nord, séparé de la nef par cinq arcades ; les contreforts d'angle sont conformes à la date de construction de l'édifice. Le chevet était aveugle, sans doute en raison de la mise en place d'un retable au début du 18e siècle, compensé par une très grande fenêtre au sud. En 1717, Guillaume Gravay, architecte et sculpteur d'Auray, y avait réalisé un retable : il venait, quatre ans auparavant, de faire le grand retable de l'église de Nostang, toujours en place, d'une grande qualité.

Vocables Notre-Dame de Grâce
Parties constituantes non étudiées monument aux morts
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Ria d'Etel - Port-Louis
Adresse Commune : Plouhinec
Adresse : rue du Général de Gaulle
Cadastre : 1837 M1 163 ; 2010 AB 232

L'église paroissiale actuelle a remplacé trois édifices qui se trouvaient dans l'enclos du cimetière au centre du bourg, l'église Saint-Pierre et Saint-Paul au nord, la chapelle Saint-Avit qui était contigue à l'église et la chapelle Notre-Dame de Grâce au sud. L'église Saint-Pierre et Saint-Paul était d'origine romane (nef), le choeur ayant été refait en 1790 et la façade ouest et le porche sud en 1630. La chapelle Saint-Avit remontait au 12e ou 13e siècle. En 1760, elle avait été surmontée d'une tour trop massive que l'on dut détruire pour empêcher la ruine de tout le bâtiment (Luco). Les pierres de cette tour servirent aux fortifications de Port-Louis. Au sud du placître, la chapelle Notre-Dame de Grâce, très homogène, avait été commencée en 1511 et finie en 1519, selon inscription portée sur la charpente. Un marché est passé en 1846 avec le sieur Henry Léon, entrepreneur, pour la reconstruction du clocher : les plans en avaient été dressés par lui. Cependant, de nouveaux plans, qui diffèrent peu des premiers sont établis en 1856 par Halouis, architecte de l'arrondissement pour modification du projet. Le mortier est fait avec du sable provenant du Vieux Passage. Les pierres de taille viennent d'une carrière à 3000 m. Les premières mentions de la reconstruction de l'église datent de 1860. Les plans sont établis par Maignan, architecte à Saint-Brieuc, et le marché est passé avec l'architecte-entrepreneur en 1869 pour 160 000 fr. Les travaux commencés en 1869 sont inachevés en 1873 ; ils sont financés par la fabrique. "L'église est simple mais belle, construite dans le style ogival avec le granite du pays". On note cependant que la base de l'édifice, au nord et à l'est, est constituée de pierres remployées, provenant sans doute de l'ancienne chapelle. La décision de reconstruire l'église entraîne la translation du cimetière, décision prise en 1863 ; le plan est établi par l'architecte Charton en 1864 ; la croix du cimetière datée 1873 commémore la réalisation effective de cette translation.

Période(s) Principale : Moyen Age , (détruit)
Principale : 1er quart 16e siècle , (détruit)
Principale : 1ère moitié 17e siècle , (détruit)
Principale : 4e quart 18e siècle , (détruit)
Principale : milieu 19e siècle
Dates 1511, daté par travaux historiques
1511, daté par travaux historiques
1630, daté par travaux historiques
1790, daté par travaux historiques
1846, daté par source
1869, daté par source
Auteur(s) Auteur : Maignan, architecte, attribution par source
Auteur : Léon Henry, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Halouis, architecte d'arrondissement, attribution par source

De style néogothique, l'église Notre-Dame de Grâces est construite en moellon de granite, mais les murs nord et une partie du chevet remploient des moellons réguliers qui proviennent sans doute de l'ancien édifice. Elle adopte un plan en croix latine, avec nef et chœur à trois vaisseaux avec couverture indépendante pour les bas-côtés ; nef et chœur sont éclairés par des fenêtres hautes. Seul vestige de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Grâces, la tour est placée dans l'angle du bras sud et de la nef.

Murs granite
moellon
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 3 vaisseaux
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
noue
croupe
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • A. D. Morbihan. 2O. Administartion communale. 2O 169/1420. Plouhinec. Travaux communaux.

    Les travaux au clocher fait par Halouis en 1856 sont examinés ainsi dans le rapport de M. de Fréminville :

    "La tour de Plouhinec est terminée par une flèche en pierre percée du petit nombre d'ouvertures trilobées. On ne peut admettre que l'eau pénètre à travers ces ouvertures en quantité assez grandes pour annoncer la détérioration des planchers et il est encore moins possible que cette détérioration ait été amenée par de l'eau qui aurait filtré à travers les joints posés depuis peu d'années".

    Les lames de persienne qui doivent être établies dans les grandes fenêtres au 1er étage de la tour paraissent avoir une inclinaison et une largeur suffisante pour que l'eau de pluie ne pénètre pas dans l'intérieur de la tour ; celle-ci étant cependant exposées à des vents très violents, on pourrait ajouter encore à chaque lame une petite lame de zinc...

    L'emploi d'un escalier tournant en bois est toujours assez coûteux, et paraît peu motivé : il suffirait d'établir un escalier rampant le long des murs de la chambre des cloches (..) Cette objection sera adoptée par l'architecte de même que la suppression de la toiture intérieure en zinc.

    Le 30 novembre, l'entrepreneur Célestin Le Floc'h est déclaré adjudicataire des travaux qui sont achevés en 1859.

    L'église est reconstruite entre 1869 et 1873, mais comme la fabrique est l'unique commanditaire, les plans ne sont examinés par le ministère des cultes qu'en 1874. Il formule les observations suivantes :

    "Les plans de cette nouvelle construction auraient donné lieu sur plus d'un point à d'importantes observations :

    la hauteur donnée au vaisseau est exagérée

    le système adopté pour contrebuter les voutes de la nef ne présentent pas toutes les garanties désirables.

    La forme polygonale du beffroi est incommode..".

    Dès 1896, des réparations sont à prévoir.

  • 20095606257NUCB : Archives communales de Plouhinec

    20095606258NUC : Archives départementales du Morbihan, 2O.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives communales de Plouhinec. 1837. Plans cadastraux.

  • A. D. Morbihan. 2O. Administration communale. 2O 169/1420. Plouhinec. Travaux communaux.

Bibliographie
  • DANIGO, Joseph. Eglises et chapelles du doyenné de Port-Louis. S.l., 1984.

    p. 93-104
Périodiques
  • LE TALLEC, Frédéric.Histoire de Plouhinec. In La vie paroissiale.

  • LUCO, abbé. Pouillé historique de l'ancien diocèse de Vannes. Vannes, Galles, 1901.

    p. 550-551