Logo ={0} - Retour à l'accueil

Eglise abbatiale Notre-Dame, abbaye Notre-Dame de Boquen (Plénée-Jugon)

Dossier IA22009907 inclus dans Abbaye Notre-Dame de Boquen (Plénée-Jugon) réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Outre la particularité d'une première travée à mur plein délimitant l'espace réservé aux convers, l'église de Boquen possède certaines caractéristiques architecturales.

Les voûtes en berceau des chapelles des bras du transept, associées à une charpente apparente dans le reste de l'édifice sont à rapprocher des choix observés dans l'église de Clermont en Mayenne.

D'autre part, l'emploi dans la nef de colonnes massives constituées de tambours superposés se retrouve dans des édifices normands comme à Savigny dans la Manche mais aussi en Angleterre où il s'agit d'une disposition courante.

VocablesNotre-Dame
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonBretagne - Jugon-les-Lacs
AdresseCommune : Plénée-Jugon

L'église Notre-Dame de Boquen est établie au 12e siècle par les moines cisterciens, selon la règle de l'ordre, au point le plus haut du site. La nef et le transept sont datés de la fin du 12e siècle. Le choeur de l´abbatiale est modifié et agrandi au 15e siècle. A cette date, on détruit les deux arcs transversaux de la croisée. Au 16e siècle les abbés commendataires en charge de l'abbaye font démolir les bas-côtés de la nef de l´église, pour éviter des frais de réparation. La restauration de l´église ne débute qu'en 1953 et sa consécration a lieu le 22 août 1965. Cette restauration a été entreprise à l'initiative de Dom Alexis Presse arrivé au monastère en 1936. Les deux collatéraux, détruits au 16e siècle ont été reconstruits et l´ensemble de la charpente date également de la grande restauration. Elle vient probablement en remplacement d´une voûte lambrissée.

Période(s)Principale : 2e moitié 12e siècle
Secondaire : 15e siècle
Secondaire : 20e siècle

L´église possède une nef bordée de collatéraux, un transept dont chaque bras ouvre sur deux chapelles de plan rectangulaire, donnant à l´Est. Le choeur, à chevet plat est allongé. L´église mesure 50 mètres de long pour 7 mètres de large. Dans le mur du collatéral Nord d´origine existait une porte qui ouvrait sur la ruelle des convers, percée dans la première travée, tandis que la dernière travée possédait une porte pour les moines donnant sur le cloître. Le croisillon Nord du transept ouvrait sur la sacristie et le croisillon Sud sur le cimetière par la porte dite des morts. La façade occidentale, dans son état actuel, se compose de deux registres horizontaux superposés, séparés par un simple bandeau courant sur la façade. Sur le plan vertical, la façade est scandée par quatre contreforts appareillés, amortis en glacis sous le pignon. Ils sont disposés de manière symétrique, deux par deux de chaque côté du portail et de la baie centrale. Le registre inférieur présente, entre les contreforts, le portail occidental formé de quatre voussures en arc brisé. Deux gros tores retombent sur des chapiteaux au décor végétal, reposant sur deux colonnettes de chaque côté du portail. La voussure extérieure présente un décor de perles. Sur chacun des contreforts au registre inférieur est percé un trou de boulin dont la fonction initiale demeure inconnue. S. Foucher optait pour l´existence ancienne d´un porche en avant de la façade. Le second registre présente, entre les contreforts dans l´alignement vertical du portail, une baie en arc brisé étroite et haute surmontée au pignon d´un petit oculus éclairant les combles. En 1958, Roger Grand mentionnait l´existence de plusieurs baies, tout comme Marcel Aubert. Un dessin d'Henri Frotier de la Messelière de 1924 montrent des baies semblables. Les bas-côtés étaient éclairés à l'Ouest par deux baies en plein-cintre percées dans la partie haute. La nef est bordée de collatéraux qui existaient dès l'origine, détruits au 16e siècle ils furent reconstruits au 20e siècle. Cette nef est divisée en quatre travées. La première à l'Ouest, plus longue que les autres, ne communique pas avec les bas-côtés ; elle possède au Nord comme au Sud un mur plein délimitant l´espace réservé aux convers. Les trois travées suivantes, de même plan rectangulaire communiquent avec les bas-côtés par une série de trois arcades brisées à double rouleau appareillé, qui reposent sur des colonnes à tambour de 2,30 mètres de haut, surmontées de chapiteaux sculptés et possédant des bases simplement moulurées. Cette nef est éclairée au-dessus des arcades par cinq baies en arc plein cintre de chaque côté, ébrasées vers l´intérieur, qui donnent au-dessus des collatéraux. Aujourd´hui couverte d´une charpente moderne, il semble peu probable que la nef ait été voûtée. Comme le pensait Marcel Aubert elle devait déjà posséder une charpente apparente ou bien un lambris. La croisée du transept était délimitée par quatre grands arcs brisés et recevait au-dessus de la charpente, un clocheton. Les deux arcs transversaux ont disparus sans doute détruits au 15e siècle lors de l'extension du coeur et de l'installation de la maîtresse-vitre. Les deux bras du transept, de même plan et de mêmes dimensions semblent parfaitement symétriques, ils s´ouvrent à l´Est sur deux chapelles, de plan rectangulaire, par une arcade assez basse, brisée à double rouleau appareillé. Le rouleau extérieur repose sur des colonnettes jumelées présentant des chapiteaux aux motifs végétaux. Les deux chapelles du bras Nord s´ouvrent sur l´extérieur par une baie axiale. Dans le bras Sud, seule la chapelle Sud est éclairée, toutes les chapelles sont encore voûtées de berceaux brisés et se terminent par un mur plat. Dans le bras Nord du transept existait un escalier menant aux dortoirs des moines. Un second escalier, à vis, était construit dans une tourelle extérieure et permettait d´accéder aux combles, on possède toujours dans le transept, deux baies géminées cintrées, qui éclairaient cet escalier.

Plansplan en croix latine
Étages3 vaisseaux
Couvrementscharpente en bois apparente
voûte en berceau brisé
Statut de la propriétépropriété privée
Protectionsclassé MH partiellement, 1938/10/28