Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Ecart du Port-à-la-Duc (Fréhel)

Dossier IA22004431 réalisé en 2005

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées quai, voie ferrée, maison, pont
Dénominations écart
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Matignon
Adresse Commune : Fréhel
Lieu-dit : Port-à-la-Duc

Jusqu'au début du 20ème siècle et l'arrivée du chemin de fer sur les côtes (1926), les transports régionaux par mer revêtaient une importance certaine. Une trentaine de petits ports s'acquittaient de cette fonction. Déjà au Moyen Age, les pèlerins se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle (au 14ème siècle) par ce port d'arrivée du côté de Pléboulle : Port-à-la-Duc. C'est au fond de la baie de la Fresnaye, où débouche le ruisseau du Frémur, que s'est aménagé le Port-à-la-Duc, fréquenté par des barques de 20 à 30 tonneaux, qui embarquent les grains et les pommes à cidre des communes agricoles de Pléboulle, Plurien, Plévenon, Hénanbihen, Matigon (et attestent d'une littoralité d'usages par ce commerce maritime). Le vocable de Port-à-la-Duc proviendrait de l'ancienne dénomination "Pors Ahadur" : "le port de l'eau". Il fut la possession des Templiers. Des maisons templières sont encore visibles à côté du pont sur la route de Crissouët. Ce fut aussi un port "refuge" pour les corsaires malouins.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Le pont de Port-à-la-Duc

    Au début du 19ème siècle, le passage de la rivière du Frémur au Port-à-la-Duc se faisait à gué avec les inconvénients que cela présentait : l'envasement et l'utilisation des services d'un passeur avec un bac en vives eaux. La voie de circulation (de grande communication n° 35 d'Erquy à Matignon) était très fréquentée par les habitants de Port-à-la-Duc qui se rendaient à la messe à Pléboulle et surtout par les communes de Pléboulle, Ruca, Hénanbihen qui transportaient en charrette leurs grains au port et livraient à Pléhérel et à Plévenon leur bois et leur cidre.

    Les conseillers municipaux de Pléhérel réclamèrent en 1936 la construction d'un pont, avec le soutien du Conseil général et la participation financière des communes voisines, selon leurs ressources. Cependant, les travaux ne commencèrent qu'en 1944. Sources : AD 22 S Supl. 254 et Pierre Amiot.

    Les chemins littoraux de Port-à-la-Duc

    Jusqu'au milieu du 19ème siècle, le Port-à-la-Duc était relié au village de Saint-Ayde par une côte abrupte, mal entretenue, où se produisait régulièrement des accidents. C'est pourquoi en septembre 1852, les conseillers de Plévenon demandèrent l'exécution d'un projet de rectification de la côte, afin de faciliter l'extraction des engrais de mer et le transport des denrées du pays à l'embarcadère. Cette route littorale permettait aussi les relations quotidiennes avec Saint-Malo. Cette demande renouvelée les années suivantes fut approuvée avec le plan parcellaire correspondant et le nouveau tracé exécuté en 1864, à condition de conserver en état la fontaine de la Côtière-aux-bœufs et l'accès facile à ses eaux.

    D'autres voies de circulation furent améliorées à cette époque, dont celle qui allait du bourg de Plévenon à la Maladrerie et aux Vaux, très utilisée pour la récolte du goémon. Cependant, d'autres chemins furent condamnés : en 1882, les chemins conduisant au Fort-La-Latte (désarmé à cette époque) et reliant Saint-Guireuc à Saint-Géran, furent supprimés. Sources : Pierre Amiot, "Histoire du Pays de Plévenon", 1981.

  • Conflits d'usage sur les marais du Frémur

    Le flot se faisait sentir sur les berges du Frémur jusqu'à la limite des parcelles n° 739 et n° 740 de Pléboulle et dans le lit de la rivière jusqu'au barrage du moulin de Goujon, à l'aval du pont de Montbrand. Cependant, le lit de la rivière appartenait manifestement aux riverains depuis le barrage de Joujon jusqu'au pont du Vaurouault.. Les endiguements du marais de la vallée de Frémur, ont eu lieu de 1820 à 1830. Les terrains endigués avaient été concédés gratuitement le 28 août 1899 par l'état. Les riverains construisirent des talus sur les berges du Frémur pour interdire le pacage.

    Le marais de Port-à-la-Duc, dit "marais de Saint-Aide", joint la côte nord au chemin allant du Vaurouault au port, le long des terres dites "les Costières". D'une surface de 3 ha, limité par le Frémur, ce marais endigué, était exploité en pâturage pendant le printemps et l'été. Il fut vendu par l'administration et acheté par de La Salle en 1820, qui interdit le pacage par une clôture. En 1825, celui-ci se proposait d'y construire un moulin, demande renouvelée en 1845 et reformulée par un autre propriétaire, Forvieux en 1870, en dépit du refus de l'administration.

  • 20052204452NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S. Supl. 259.

    20052204453NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 5 S RD 17.

    20052204454NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor

    20052204462NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S. Supl. 259.

    20052204455NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 5 S RD 17.

    20052204457NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Supl. 638.

    20052204458NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Supl. 638.

    20052204456NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 5 S RD 17.

Références documentaires

Documents figurés
  • AD Côtes d'ArmorS Supl. 259. Plan du marais de Saint-Aide, 1899.

    AD 22
  • AD Côtes-d'ArmorS Supl. 259. Projet d'exhaussement du terre-plein du quai de Port-à-la-Duc, 1876.

    AD 22
  • AD Côtes d'ArmorS Supl. 259. Projet de construction d'une cale et d'un mur, Port-à-la-Duc, 1828.

    AD 22
  • AD Côtes d'Armor5 S RD 17. Plan de la route départementale n° 17, 1857.

    AD 22
  • AD Côtes d'Armor5 S RD 17. Construction d'un parapet sur la digue du marais de Corbusson.

    AD 22
  • AD Côtes d'Armor5 S RD 17. Plan du pont construit en 1843, réparation des culées en 1859, Port-à-la-Duc.

    AD 22
Bibliographie
  • AMIOT, Pierre. Histoire du Pays de Fréhel. Fréhel : Pierre Amiot, 1981.

    p. 188