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Ecart de Traon

Dossier IA29005516 inclus dans Calvaire, Traon réalisé en 2012

Fiche

Œuvres contenues

AppellationsTraon
Parties constituantes non étudiéescale
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonParc Naturel Régional d'Armorique - Daoulas
AdresseCommune : Hôpital-Camfrout
Lieu-dit : Traon

Traon est un des écarts les plus importants de l'Hôpital-Camfrout. Situé à 3 kilomètres au sud-ouest du bourg, ce village de pêcheurs s'est implanté sur un sol de schiste, de grès et d'argile. Ancien paysage de landes, actuellement boisé, Traon possède un écosystème remarquable, intégré à la ZNIEFF "Baie de Daoulas et estuaire du Faou" depuis 1979 et en ZICO (Zone importante pour la Conservation des Oiseaux).

Situé face à Landévennec, l'abbaye possédait des terres à Traon louées, au cours du 18e siècle, au titre du domaine congéable (Archives départementales du Finistère cote 1 E 1093). Le 5 messidor an VI, des terres appartenant à Landévennec sont vendues au titre de biens nationaux.

Traon a longtemps été desservi par un chemin venant du bourg, via Runoter en passant par Goarem mein. En 1901, un nouveau chemin de Traon à Pen ar hoat est créé. La route actuelle de Kerascoët à Traon date de 1952.

L'étude du cadastre de 1825 et l'analyse du bâti permettent de constater que l'écart de Traon a pris de l'ampleur à la fin du 19e siècle et surtout au 1er quart du 20e siècle. 45% du bâti appartient au 19e siècle ; 39% à la première moitié du 20e siècle. Une dernière phase d'expansion a lieu après les années 1970, lors d'une urbanisation plus importante liée au développement des résidence secondaires.

Les quelques maisons antérieures à 1825 appartiennent à la typologie des logis élémentaires à fonction mixte ; l'activité économique de Traon étant la pêche, l'élevage et l'agriculture.

Les chiffres du recensement de la population de Traon au 19e siècle :

1846 : 55 habitants pour 9 maisons.

1856 : 48 habitants pour 8 maisons.

1866 : 89 habitants pour 16 maisons.

1876 : 109 habitants pour 20 maisons.

1896 : 126 habitants pour 27 maisons.

1911 : 121 habitants pour 25 maisons.

Les métiers exercés par les habitants de Traon :

En 1856, le recensement de la population à Traon dénombre 14 cultivateurs, 8 marins, 2 journaliers, 1 domestique et 2 tailleurs de pierre.

Le recensement de 1866 dénombre 7 cultivateurs, 13 marins, 1 tailleur de pierre et 1 domestique. Dix ans plus tard, sont recensés 2 tailleurs de pierre, 1 vachère, 1 journalier, 5 couturières, 12 cultivateurs et 21 marins. Les femmes sont recensées en tant que ménagères (17).

On constate donc une augmentation progressive de l'activité maritime à Traon au détriment de l'activité agricole.

Jusqu'aux années 1950, l'activité principale de Traon était la pêche : les coquilliers, gabares et sloops mouillaient à Traon.

La chapelle Sainte-Anne, érigée en 1950, possède des vitraux réalisés par l'atelier Le Bihan, maître-verrier de Quimper.

Période(s)Principale : 18e siècle, 19e siècle, 20e siècle
Principale
Dates1852, porte la date
1885, porte la date
1892, porte la date
1891, porte la date
1910, porte la date
1922, porte la date
1924, porte la date

Ecart situé au sud-ouest de la commune, en bordure de rade. Abrite un petit port possédant cale en moellon de pierre.

Le bâti s'est développé en alignement le long du chemin d'accès à la grève. Peu de logis indépendants avant le milieu du 19e siècle. Les maisons du 1er quart 20e siècle, de type ternaire ou reprenant les plan-types standardisés des années 1920-1930 sont implantées le long des voies d'accès créées de Traon à Pen ar hoat en 1901 mais aussi près de la grève afin de bénéficier d'une vue mer.

L'orientation du bâti à Traon est sud-est pour le plus ancien, vers l'ouest pour celui de la seconde moitié du 19e siècle. Pour ce qui est du bâti du 1er quart, l'orientation est dépendante de l'implantation, le long des voies d'accès, mais essentiellement vers le sud, permettant un accès visuel à la mer.

La maison située 4 rue du puits, bien que portant la date de 1852 (date d'une rénovation) est présente sur le cadastre de 1825. Elle devait alors être composée d'un seul niveau. Elle avait la particularité d'intégrer en façade un puits (modifications réalisées en 1953).

Le n°17, rue du puits, est un logement modifié au cours du 19e siècle, puis à la fin du 20e siècle : seul subsiste une souche de cheminée qui permet d'établir qu'il s'agissait d'un logement élémentaire à une pièce à feu probablement construit juste après l'établissement du cadastre ancien.

Le logis, de type élémentaire, au 18 rue du puits, répertorié sur le cadastre ancien, présente une ouverture au-dessus de sa porte d'entrée ; vestige d'une fenêtre donnant sur l'étage à haut surcroît lorsque la maison était couverte de chaume.

Deux alignements, présents aussi en 1825 : certains complétés (rue du puits), d'autres écourtés (rue du nerhu). Toutes les maisons ont subi d'importantes modifications de façades (ouvertures, enduits, création d'étage). A noter, le n°33 de la rue du nerhu avec une porte plein cintre et, inséré dans la façade du n°32, un vestige de calvaire représentant deux anges portant blason.

Les dates portées sur plusieurs façades montrent un regain de construction, de modifications et de rénovations au cours du 19e siècle et au début du 20e siècle.

Murspierre appareil mixte enduit
Toitardoise
États conservationsbon état

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère. Populations, économies, statistiques. Série 6 M.

Périodiques
  • Association du patrimoine "Dec'h, hizio, warc'hoazh".

    n°5, 2003