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Digue des Moines (Saint-Jacut-de-la-Mer)

Dossier IA22010582 réalisé en 2008
AppellationsDigue des Moines
Dénominationsdigue
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Ploubalay
AdresseCommune : Saint-Jacut-de-la-Mer

La digue ou chaussée des Moines A l'est du sillon, les moines ont érigé vers 1430 sous l'impulsion de l'abbé Péan de Pontfily une digue nord-sud, dite encore aujourd'hui "digue des Moines", reliant la petite presqu'île de la Justice, au fond de la baie de Beaussais. Cette digue ou levée de terre protégeait le sillon sur son versant est et permettait d'endiguer les terres et de créer des polders en asséchant les marais. Ces terres sont néanmoins restés longtemps inondables. Remarque : un sillon au sens moyenâgeux est "une levée de terre sur laquelle il y avait de l'herbe". La digue et la flèche de dunes sont visible sur la carte du chevalier Mazin (1758). En 1871, le plan des Ponts-et-Chaussées indique l'emplacement de la digue des Moines et de la digue de la Banche. Le rapport de l'ingénieur rappelle l'historique de la digue (construite par les moines bénédictins de l'abbaye de St-Jacut, propriétaires des marais), énonce ses dénominations successives et décrit sa géomorphologie (un massif en terre avec un revêtement maçonné du côté du large en pierres sèches, sur une longueur totale de 1100 mètres dont 600 mètres abrités par les apports de la mer). Selon la tradition orale, les digues contre-gardent les marets. En 1774, il y a les petites et grandes digues des religieux (selon les ingénieurs géographes). Cette année 1774, un groupe de jaguens achètent aux religieux les marais de la Manchette avec engagement de bâtir une digue (Ad 22 20G 877). en 1912, on cite la prairie dite "des religieux", en 1993, la dénomination devient la "digue des moines". En 1874, le perré de la digue est disloqué, une grand partie de la digue s'est affaissée. Une petite partie de la digue est réparée en 1876, mais les propriétaires riverains réclament à l'Etat de prendre en charge l'ensemble des travaux nécessaires. En 1887, un projet d'association syndicale est à l'étude pour la remise en état et l'entretien de la digue, des maçonneries, des rigoles d'égouttage et du roc d'égouttement. Cependant, le ministère refuse d'engager ces travaux (1893), à charge des propriétaires des terrains. Le plan de ces terrains, représentant une trentaine d'hectares, est réalisé en 1900, afin de mieux connaître l'état des parcelles et d'identifier leurs nombreux propriétaires. Il faudra attendre l'année 1901 pour que le syndicat des marais et de la digue voit le jour et l'année 1953 pour que des travaux soient enfin réalisés, avec une participation de 30 % des dépenses par l'Etat (le solde par la commune, le Département et les riverains). L'entreprise Coignet de Saint-Quay-Portrieux remplace en 1953 la digue de terre par un profil transversal en maçonnerie (béton armé), équipé de contreforts tous les 4 m, avec un voile de béton en recouvrement. Elle établit de nouveaux remblais de marne, rehausse les perrés à la cote 13, 70 m et bouche les trous. 602, 50 mètres de digue sont ainsi restaurées en amont. La digue des Moines, appelée par les anciens Jaguens "la digue des Berjaes" et aujourd'hui "digue de défense Est", consolide le rattachement de la presqu'île de Saint-Jacut au Sud de la Pointe de la Justice. Elle protège aujourd'hui le camping et la zone artisanale maritime et quelques marais non cultivés.

Période(s)Principale : 2e quart 15e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle

La digue des Moines de forme ondulatoire et convexe, orientée Nord-Sud, mesure environ 1100 mètres de long et serpente sur le versant Est de la presqu'île de St-Jacut, en protègeant aujourd'hui le camping et la zone artisanale, qui ont remplacé les marais d'origine. Un ensemble dunaire protège en partie la digue sur sa partie Nord. Cette digue, indiquée sur la carte des Ingénieurs Géographes de 1776, est située entre la Justice et Ville Neuve, avec une hauteur de 1, 60 m au-dessus des plus basses marées. A la Queurie, entre la Ville Gicquel et la Ville aux Maçons, les cotes indiquent que le terrain est plus bas que la mer au niveau de haute mer en mortes eaux.

Mursbéton
moellon
États conservationsbon état, restauré, remanié
Techniquesmaçonnerie
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • 20082206727NUCB : Collection particulière

    20082206254NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Suppl. 163.

    20082206741NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Suppl. 163.

    20082206255NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Suppl. 163.

    20082206256NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Suppl. 163.

    20082206257NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Suppl. 163.

    20082206258NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Suppl. 163.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série Suppl. 163. Plan de la digue des Moines, 1887. Projet d'association syndicale, 1887.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série Suppl. 163. Plan des travaux réalisés en 1953.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série Suppl. 163. Plan périmètral des terrains endigués, état parcellaire en 1900.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série Suppl. 163. Plan de la digue des Moines, 1871.

  • AD Côtes d'Armor. Série 20G 877. Achat des marais de la Manchette par un groupe de jaguens aux religieux de l'Abbaye de St-Jacut, 1774.

Bibliographie
  • BONNOT-COURTOIS, C. ; LEVASSEUR J.-E. ; MAHEO R. Le polder de Ploubalay, étude hydro-sédimentaire, botanique et ornithologique du site. Projet de réhabilitation et d'aménagement. Conservatoire de l'Espace Littoral, Association 'Rivages'. Plérin, juillet 1999.

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