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Demeure, dite malouinière de Launay-Ravily (Saint-Père-Marc-en-Poulet)

Dossier IA35045678 réalisé en 2006

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénominationmalouinière
Parties constituantes non étudiéesdépendance, communs, colombier, vivier, puits, jardin, clôture de jardin, cour, ferme
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonIlle-et-Vilaine - Châteauneuf d'Ille-et-Vilaine
AdresseCommune : Saint-Père-Marc-en-Poulet
Lieu-dit : Launay-Ravily
Cadastre : 1982 C1
A l'occasion de l'inscription à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques de la malouinière en 1994, Jean-Jacques Rioult en a réalisé une étude. Voici ses conclusions : La terre de Launay-Ravily tire sans doute son nom de Jehan de Launay, bourgeois de Saint-Malo qui la possédait déjà en 1550 et devait habiter l'ancien manoir, actuellement ferme, au nord-est de la malouinière. L'actuel logis fut construit en 1732 (selon les archives conservées sur place) par François Baudran (1683-1743), issu d'une vieille famille de la bourgeoisie malouine et avocat au Parlement, puis Conseiller au Grand Conseil. La composition générale, avec son accès latéral, la rabine dégageant la perspective vers l'Est, le saut-de-loup, la cour close, entièrement séparée du jardin lui-même clos, la basse-cour pour les communs avec double entrées, reflète l'ensemble du parti d'origine, à quelques détails près, comme le montre la confrontation des deux plans cadastraux, l'ancien et l'actuel. L'ensemble des parties constituantes a été conservé : dépendances et communs, avec les pavillons du four et des latrines de part et d'autre du logis calant la composition, le puits, le vivier, le colombier, les écuries, les remises, le cellier - en fait tout ce qui permet l'autarcie d'une maison des champs qui est un peu plus qu'une simple villégiature. L'architecture, d'une grande qualité, associe vraie et fausse modénature. Certains détails, comme les fenêtres à larmier, sont à rapprocher du Mur Blanc, de la Rivière, etc... Le logis est caractérisé par une distribution compacte, dans laquelle se retrouve en place toutes les fonctions d'origine : le vestibule avec l'escalier ; la salle-à-manger au centre, avec des lambris et un dallage d'origine ; le salon au nord, avec des lambris d'origine comportant des réserves, avec des panneaux peints sur papier acquis à l'Exposition Universelle de 1855 ; au sud, l'ensemble formé par le bloc cuisine-office-tréhory de la cuisinière en entresol (accessible depuis la mi-volée de l'escalier), la cuisine comprenant un petit sas et une entrée spéciale au sud (comme dans les grandes malouinières, le Boscq par exemple) ; à l'étage, un palier distribue toutes les chambres. Launay-Ravily se caractérise par la qualité et l'authenticité de ses aménagements intérieurs, en très grande part d'origine : lambris, planchers à larges lames cloutées, dallage de la salle-à-manger (seule, la cuisine a perdu son sol d'origine, remplacé par un dallage moderne). L'état d'authenticité et de conservation est sensible jusqu'à l'étage de comble aménagé dans une charpente à arbalétriers courbes à la base, avec un plafond à poutres, entraits et solives encastrées. En définitive, Launay-Ravily représente avec le Mur Blanc un point de perfection du genre malouinière.. De même, J.-J. Rioult ajoute : Launay-Ravily est une malouinière de taille moyenne (...). Elle est représentative de l'agencement global typique des malouinières (logis de plan rectangulaire relié à deux pavillons de service par le mur séparant la cour du jardin) et de l'architecture des malouinières de structure simple, par son plan (entrée dans le hall contenant l'escalier et ouvrant sur la salle-à-manger centrale, flanquée d'une part d'un grand salon, d'autre part de la cuisine et de son tréhory) et par ses élévations, sobres, à trois travées. Launay-Ravily est également remarquable par le caractère extrêmement soigné de sa construction et par son état de conservation. Elle a conservé tout son décor intérieur, à l'exception du salon remanié au 19e siècle, et surtout tout son environnement, chose exceptionnelle pour les malouinières de taille moyenne : ancien manoir, communs, pigeonnier, cour, saut-de-loup, potager, vivier et rabine.. La tradition orale nous a rapporté que cette malouinière est toujours restée dans la même famille depuis sa construction.
Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle
Dates1732, daté par travaux historiques

On accède à la cour close de la demeure par une rabine située au sud-est. Au bout de la cour et face au logis se trouve un saut-de-loup. La demeure s'élève sur trois niveaux : rez-de-chaussée, étage carré et étage de comble éclairé par des lucarnes. Les façades nord-est et sud-ouest se composent de trois travées chacune. L'encadrement des baies et les chaînes d'angle harpées sont en pierre de taille de granite. Le reste de la maçonnerie est enduit. Le bâtiment est couvert d'un toit à croupes, à forte pente, en ardoise. Il possède de nombreuses cheminées hautes et parfois à épaulements et deux pots à feu. De part et d'autre du logis se situent deux pavillons : celui du four et celui des latrines. Au sud-ouest se trouve le jardin clos et au nord-ouest la basse-cour à double entrées avec les communs.

Mursgranite
enduit
pierre de taille
Toitardoise
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Protectionsinscrit MH partiellement, 1994/10/17
Précisions sur la protection

Eléments protégés MH : enclos ; logis ; étang ; communs. Ensemble de l' enclos et du logis (cad. C 216, 222, 223, 913 à 915, 917, 918) : inscription par arrêté du 17 octobre 1994.

Annexes

  • 20063516161NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20063516162NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    p. 74 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BARRIE, Roger, RIOULT, Jean-Jacques, INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Les malouinières - Ille-et-Vilaine. Rennes : Association pour l'Inventaire Bretagne, 1997, (Images du patrimoine, n°8).

  • CHALMEL, Théodore. Saint-Père-Marc-en-Poulet. Rennes : SIMON, 1931, rééd. Rennes : Recto Verso, 1983.

    p. 287-292
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Collection : Le patrimoine des communes de France. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes.

    p. 414-415
  • YVON, Pierre-Jean. Malouinères - Manoirs et demeures du Clos Poulet. Brest : Le Télégramme, 2005. ISBN 2-84833-140-2.

Liens web