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Croix monumentales et calvaires sur la commune de Commana

Dossier IA00005728 réalisé en 2006
Aires d'étudesParc Naturel Régional d'Armorique
Dénominationscroix monumentale, calvaire
AdresseCommune : Commana

Parmi les 18 croix monumentales et calvaires localisés sur le territoire de Commana, 17 ont fait l'objet d'un dossier individuel. Parvenue en état de vestiges et indiquant l'emplacement d'une chapelle disparue, la croix située dans le bois du manoir du Bois de la Roche a été traitée en partie constituante du manoir. Quant à la stèle christianisée conservée au bourg (Champ de Foire), c´est sa fonction d´origine, sans doute une borne miliaire, qui a été privilégiée, l´excluant ainsi de la sélection présente. La densité observée est assez élevée compte tenu de larges zones non habitées tels que les contreforts des monts d´Arrée où seule la croix de Croaz Mélar, totalement isolée, marque un chemin de communication fort ancien. DATATIONS. Chronogrammes relevés : 1585, 1589, 1617 (?), 1676, 1742, 1866, 1892, 1896, 1901,1903, 1904, 1912. Les datations principales ne sont pas toujours aisées à établir, surtout en absence de décors portés et en raison de remaniements intervenus au cours du temps. Un certain nombre de croix anciennes, dans le cadre des missions de la fin du 19e et du début du 20e siècle, ont vraisemblablement perdu une partie de leurs éléments anciens tout en préservant la pérennité des emplacements d'origine. Globalement, les périodes représentées vont de l´époque médiévale au début du 20e siècle. Deux oeuvres semblent remonter au 15e siècle (Goas Ar Vern et Kerangouly), deux entièrement ou partiellement au 16e siècle (bourg, calvaire 1, Roscoat, Mougau), quatre au 17e siècle (bourg, calvaire 2, Croaz Melar, Kervéroux, Traon Didu), neuf ont été réalisées entre 1866 et 1912, date ultime (Bois de la Roche, Bothuan, Brézéhant, Kerradennec, Kernaman, Mougau, Moulin du Bois de la Roche, Pontclet Huella, Quillidiec). Des campagnes de consolidation et de remise en état ont eu lieu à la fin du 20e siècle. AUTEURS ET COMMANDITAIRES. Un des calvaires de l´enclos paroissial est l´oeuvre du sculpteur Roland Doré qui le signe en 1624. Les croix de Brézéhant, Kerradennec (1912) et de Kernaman (1903) sont des créations du sculpteur Donnart établi à Landerneau dont la production sérielle est diffusée dans le tout le département. Les commanditaires de ces croix sont souvent des familles paysannes et des prêtres. La présence d´un calice (Mougau, Traon Didu) indique toujours l´initiative d´un prêtre, souvent associée à celle de membres de la fabrique, plus rarement de l´aristocratie : seul le calvaire de Kervéroux porte les armoiries d´une famille donatrice (Bouvans). La présence d´un symbole socio-professionnel, gravée comme au Mougau sur la base de la croix - une navette de tisserand - est remarquable car rare dans ce secteur. MATERIAUX. On observe une utilisation majoritaire du granite pour les fûts alors que les parties sculptées sont majoritairement en kersantite, même si certaines sculptures anciennes sont en granite (Croaz Melar, Goas Ar Vern). Les oeuvres en fonte sont rares et tardives (Bothuan, Moulin du Bois de la Roche). TYPOLOGIE ET ICONOGRAPHIE. Pour les oeuvres en pierre, on peut distinguer trois cas de figures : les croix frustes et sans décor (4 exemples), les croix avec décor sculpté (10 exemples) et les calvaires à personnages (3 exemples). L´iconographie des oeuvres se répartit de la manière suivante : Christ en croix (10), Christ en croix et Vierge à l´Enfant (1), Groupe de crucifixion (3), Christ en croix et saints divers (3). SYNTHESE : Commana conserve un corpus diversifié de quatorze croix monumentales et de trois calvaires parmi lesquels quatre se détachent par leur qualité ou leurs caractéristiques particulières : le calvaire 1 de l´enclos paroissial à cause de sa date haute (1585), de la qualité des parties sculptées et de l´originalité de son iconographie (martyre de saint Sébastien), le calvaire 2 de l´enclos paroissial car il s´agit d´une création datée de Roland Doré (1624), le calvaire de Kervéroux symbolisant la prospérité rurale liée à la toile et, enfin, la grande croix monolithe en schiste de Kerangouly qui pourrait être représentative d´une série d´oeuvres dont ne subsistent que peu de témoins.

Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Mursgranite
kersantite
schiste
Décompte des œuvres repérés 18
étudiés 17

Références documentaires

Bibliographie
  • CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère, 1980, Quimper.

    p. 56-59