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Couvent de Dominicaines, dit couvent des Catherinettes, Petit Séminaire, puis hôpital général, rue de Paris (Rennes)

Dossier IA35022266 inclus dans Ancien faubourg de Paris (Rennes) réalisé en 1998
Parties constituantes non étudiéeschapelle
Dénominationscouvent, petit séminaire, hôpital
Aire d'étude et cantonRennes ville - Rennes ville
AdresseCommune : Rennes
Adresse : rue de
Paris
Cadastre : 1842 B 1831 à 1833

Selon Guillotin de Corson, le couvent est fondé en 1636 par les Dominicaines du monastère de Dinan, malgré l'opposition des religieuses de l'abbaye Saint-Georges. En 1645, la communauté fait l'acquisition de la maison des Champs-Baud, dans le faubourg de Paris, et fait construire une chapelle dédiée à Notre-Dame de Grâce. Les bâtiments conventuels seront construits en 1661, sur les plans de l'architecte Pierre Corbineau (Banéat). En 1768, après la suppression de l'ordre, les religieuses quittent le couvent qui devient la propriété des Ursulines de Hédé, puis de l'évêque de Rennes, qui l'achète, en 1772, pour y installer le Petit Séminaire initialement situé rue Saint-Hélier. En 1791, la ville y transfère la section des femmes de l´hôpital général qui se trouvait à la Croix-Rocheran. Il sera dirigé par les soeurs de Saint-Thomas de Villeneuve comme la section des hommes installée dans l´ancienne abbaye Saint-Melaine. Le plan primitif comprenait quatre corps de bâtiment disposés autour d´une cour carrée, dont seuls le corps sud et une partie des corps est et ouest ont été construits. Au sud, l´édifice à deux étages carrés et étage de comble à la Mansart présente une façade sur rue formée d´un corps central à 9 travées et de deux pavillons légèrement saillants comptant 3 travées chacun. Trois petites niches renfermaient les statues de la Vierge, de saint Sébastien et de saint Roch, oeuvres du sculpteur Molchnecht, réalisées au début du 19e siècle. Le bâtiment construit à flanc de coteau communiquait avec le jardin au nord au niveau du premier étage par un cloître de 11 travées. Dans les archives communales (série M), on trouve mention d'un projet d'agrandissement de l'hospice, afin d'y réunir tous les services et d'abandonner les bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Melaine qui renferment les vieillards. Plusieurs projets seront soumis au Conseil supérieur des Bâtiments civils. C´est tout d´abord celui de la construction d´une chapelle. Après deux passages à la commission du Conseil supérieur des Bâtiments civils, les 27 juin et 28 novembre 1822, le projet de l´architecte Louis Richelot établi avec l´architecte Gohier est approuvé en séance du 18 octobre 1823 ; l'entrepreneur adjudicataire est Dardel. En 1826, c'est un projet de réparation des bâtiments destinés aux enfants et aux vieillards. En 1827, c'est un projet d'agrandissement dessiné par l'architecte Pointeau mais la commission indique que l'exiguïté des lieux rend impossible la construction d'un bâtiment supplémentaire. Le plan, établi au moment de l'aménagement des locaux en hôpital et de leur agrandissement, figure le bâtiment projeté qui doit abriter une chapelle, des oratoires, des salles et des sacristies. Il indique également l'affectation des locaux : économat, salles de travail pour les filles et pour les garçons, réfectoires pour les filles et pour les garçons, pour les prêtres et pour les religieuses, magasin, cuisine, office, cellier et pressoir, salle des moulins. Dans la cour se trouvent une chapelle, un bâtiment abritant étables et ouvroir. Enfin, dans l'enclos à l'est, on peut voir également une buanderie, une boulangerie, prés-séchoirs et lavoirs, enfin un fagotier, un hangar et un bûcher. Une buanderie et un lavoir sont construits en 1868, au moment de l´aliénation du jardin de la Vergne où ils se trouvaient initialement. Un état des lieux effectué vers 1870 signale que l´édifice est alors en très mauvais état (annexe 1). Quelques travaux de consolidation seront réalisés en 1871, suivis de travaux ponctuels en 1880 (agrandissement du séchoir), mais l´état de délabrement est tel que l´édifice est détruit (vente des matériaux en 1901) après l´ouverture du nouvel hospice de Pontchaillou.

Période(s)Principale : 2e quart 17e siècle
Principale : 3e quart 17e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates1645, daté par travaux historiques
1661, daté par source
1823, daté par source
1868, daté par source
1880, daté par source
Auteur(s)Auteur : Corbineau Pierre architecte attribution par source
Auteur : Richelot Louis architecte attribution par source
Auteur : Gohier architecte attribution par source
Auteur : Dardel entrepreneur attribution par source
Auteur : Pointeau Jean-François architecte attribution par source
Auteur : Millardet Charles architecte attribution par source
Auteur : Molcknecht Dominique sculpteur attribution par source
Personnalité : Ville de Rennes commanditaire attribution par source
États conservationsdétruit
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Rapport réalisé en vue de la rénovation de l'hôpital général, 1870 (A. C. Rennes ; M 103)

    « Fort mal construit, cet édifice aujourd´hui tombe en ruines, il s´écrase et se disloque. Pour une cause que je ne saurais expliquer, il fut amputé jadis de deux pavillons extrêmes et en retour sur la façade postérieure. La masse de ces pavillons servait tout au moins, et à défaut de mieux, à caler l´ensemble.

    Aussi fallut-il bientôt songer à contrebuter les poussées produites par le manque d´équilibre. On posa les béquilles indispensables pour soutenir l´invalide qui se laissait choir.

    Des étais, des supports, il y en a partout, au dehors comme au dedans, et tous les jours le besoin se fait sentir de faire consolider quelque nouvelle partie qui s´affaisse. ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • LE CHARTIER. Notice historique et chronologique de la construction du nouvel hospice général de Pontchaillou. Rennes : Oberthür, 1908.

    p. 5-6
  • A. C. Rennes. Série M ; M 103. Hospices Saint-Yves, Saint-Melaine, des Catherinettes, Saint-Méen, des Incurables (1808-1938) .

  • A. C. Rennes. Série M ; M 106. Hospice de Pontchaillou, acquisition de terrains ; construction (1891-1898). Hospice des Catherinettes (1901) .

  • A. N. Procès-verbaux du Conseil Supérieur des Bâtiments Civils.

    Séances du 27.06.1822, du 28.11.1822 et du 18.10.1823, du 17.10.1826 et du 06.02.1827
Documents figurés
  • [1900 ca.]. Ancien couvent des Catherinettes, photographie par Le Couturier, début 20e siècle (A. D. Ille-et-Vilaine).

  • [1901]. Démolition de l'hospice des Catherinettes et de ses dépendances, dessin, 1901 (A. C. Rennes ; M 103).

  • [1840 ca.]. Plan de la rue et du faubourg de Paris, dessin, vers 1840 (A. C. Rennes ; 1 Fi 19).

  • [1911]. Couvent de Catherinettes. Façade sud, reproduction d'une gravure de Busnel conservée au musée de Bretagne. In BANEAT, Paul. Le Vieux Rennes. Rennes : Plihon et Hommay, [1911].

  • [1911]. Couvent de Catherinettes. Façade nord, reproduction d'une gravure de Busnel conservée au musée de Bretagne. In BANEAT, Paul. Le Vieux Rennes. Rennes : Plihon et Hommay, [1911].

  • [1842]. Plan cadastral parcellaire de la commune de Rennes. Section B, dite du Palais, 3e feuille, dessin, Jouchel du Ranquin, Roger, Viel, Ferré et Simon géomètres, 1842 (A. D. Ille-et-Vilaine).

  • [1901]. Démolition de l´hospice des Catherinettes et de ses dépendances. Plan de masse, 1901 (A. C. Rennes ; M 103).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le Vieux Rennes. Rennes : Plihon et Hommay, [1911].

    p. 423-427
  • GUILLOTIN DE CORSON, Abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes.

    tome 3, p. 204-205, 641
  • MARTEVILLE, A. Rennes ancien. Rennes moderne, par Ogée, annoté par A. Marteville. In Rennes moderne ou histoire complète de ses origines, de ses institutions et de ses monuments, par A. Marteville, [s. d.].

    tome 2, p. 344-349
  • VEILLARD Jean-Yves, Rennes naguère 1850-1939. Paris : édition Payot, coll. Mémoires des villes, 1981.

    p. 121