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Couvent de Carmes, couvent Notre-Dame de Toutes Grâces, 13 rue Jean-Baptiste-Martenot (Rennes)

Dossier IA35022244 inclus dans Ancien faubourg de Paris (Rennes) réalisé en 1998

Fiche

  • Vue générale
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  • Parties constituantes

    • chapelle
    • conciergerie
    • foyer
    • cinéma

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées chapelle, conciergerie, foyer, cinéma
Dénominations couvent
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Adresse Commune : Rennes
Adresse : 13 rue Jean-Baptiste-Martenot
Cadastre : 1980 BH 124, 216, 217

Les Carmes déchaux s'installent à Rennes en 1854 et commencent la construction du couvent en 1860, sur les plans de l'abbé Brune. La chapelle est consacrée le 5 avril 1867. En 1870, elle sert d'hôpital. Construction du couvent achevée en 1868 (arrêtés de voirie). Conciergerie construite en 1879 (arrêtés de voirie). En 1880 la communauté est expulsée par arrêté préfectoral. Aménagée en cantine en 1944, elle accueille le cercle Paul Bert entre 1940 et 1964 puis un foyer de jeunes filles entre 1964 et 1987. Salle de cinéma construite en 1939, sur les plans des architectes Pommereuil et Coirre. Foyer étudiant construit en 1965 sur les plans des architectes Yves Perrin et Georges Martin.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1867, daté par travaux historiques
1939, daté par source
1965, daté par source
Auteur(s) Auteur : Brune, architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Valentin Jean-Marie, sculpteur, attribution par travaux historiques
Auteur : Huchet, entrepreneur, attribution par travaux historiques
Auteur : Pommereuil & Coirre, agence d'architecture, attribution par travaux historiques
Auteur : Perrin & Martin, agence d'architecture, attribution par travaux historiques
Personnalité : Association diocésaine, commanditaire, attribution par source

La chapelle, orientée nord-sud en raison de l'étroitesse de la parcelle, était précédée d'un parvis assez court débouchant sur la rue par une porte cochère. A gauche, la porterie du couvent, aujourd'hui disparue, venait toucher l'angle ouest de la façade. Le plan de la chapelle est simple et symétrique, la nef est à trois vaisseaux de cinq travées. Le choeur, prolongeant le vaisseau central comporte une travée droite et une abside à 5 pans. A l'extérieur, un clocher campanile octogonal, coiffé d'une pitre de pierre inspiré du chevet de Coutances, est relié au mur du vaisseau central par un escalier logé dans un arc-boutant. La façade principale, ouverte sur la rue de Paris, est sobrement mais nettement articulée par le ressaut des contreforts à plusieurs glacis. Sur le large portail à double entrée, les colonnettes en délit, les chapiteaux de belle facture, les bases plates à griffes, la parfaite correspondance des voussures et des piédroits, témoignent d'une grande recherche de rigueur, qui ne refuse pas l'originalité, voire l'audace des redents concaves, de caractère archaïsant, empruntés à la France romane du Midi, en particulier au portail roman de Moissac (1050).

Murs schiste
enduit
moellon
Toit ardoise
États conservations désaffecté

Données complémentaire architecture Rennes

IAUT typicum
ICHR typicum
IESP typicum aire d'étude
ICONTX en rupture
PINTE En 1865, la chapelle des Carmes de la rue Martenot est à Rennes un véritable manifeste architectural. Si le style gothique est déjà adopté depuis une vingtaine d'années pour la reconstruction des églises du département, l'édifice conçu par l'abbé Brune affirme, et c'est nouveau, un souci de rigueur archéologique : rigueur dans l'emploi des matériaux, dans le calcul des proportions, dans l'usage modéré du décor, inséré dans une modénature subtile dont les détails sont remarquablement soignés. L'ensemble mêle étroitement et sans préjugés les références explicites ou non à de grands édifices nationaux (Chartres, Coutances) ou locaux (Antrain, Saint-Suliac). Le souci de clarté de l'abbé Brune, hérité de son activité de pédagogue, sa culture autodidacte puisée aux meilleures sources, lui ont fait faire, dans la chapelle des Carmes de Rennes, une oeuvre exemplaire pour les architectes contemporains. Ce refus de l'ornement gratuit, du décor fantaisiste, au profit de l'équilibre des masses, et de leur bonne articulation, fût-elle très audacieuse, seront au coeur des recherches d'un Arthur Régnault, quelques années plus tard.
POS 3
SEL sélection requise
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Arrêtés de voirie. 1868.

  • A. C. Rennes. Permis de construire ; 777 W 12. Rue Marteville, rue Martenot, rue de la Petite-Touche.

  • A. C. Rennes. Arrêtés de voirie. 1879.

Bibliographie
  • VEILLARD, Jean-Yves. Rennes au 19e siècle, architectes, urbanisme et architecture. Rennes : éditions du Thabor, 1978.

    p. 370