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Corps de garde de la Guette (Pléneuf-Val-André)

Dossier IA22002129 inclus dans Le milieu urbain (Pléneuf-Val-André) réalisé en 2003

Fiche

AppellationsCorps de garde de la Guette
Dénominationscorps de garde
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Pléneuf-Val-André
Lieu-dit : la Guette
Cadastre : 1846 E1 ; 2003 H 1

A la pointe des Guettes (ou de la Guette), le dernier des trois corps de garde que comptait la commune (il y en avait deux autres à la Pointe des Eaux et au Cap Tanguy) a été réhabilité au cours de l'année 1990, grâce au concours de la municipalité de Pléneuf-Val-André, de l'association des amis du corps de garde et d'une subvention du Conseil général. L'implantation des "guettes", batteries et corps de garde sur le littoral de la baie de Saint-Brieuc, au Cap d'Erquy, au Château Tanguy, à Dahouët, à la Cotentin, à Hillion, à la Pointe du Roselier, fut ordonnée par le roi Louis XV pour dissuader le débarquement des vaisseaux de guerre anglais, qui approchaient souvent des côtes. La guette de Dahouët fut construite vers 1745.

Période(s)Principale : 2e quart 18e siècle
Dates1745, daté par travaux historiques

Le corps de garde de la pointe des Guettes (ou de la Guette), selon les plans projetés en 1744 par M° Dubreuil Dumarchais (AD 35, C 1146), comprenait deux parties : une salle de casernement pour 20 soldats (logement et poudrière), avec une cheminée, et comme particularités une charpente en voûte et une porte en oblique. L'édifice de gauche est le magasin attenant, construit en 1795, destiné à abriter armes, munitions, vivres et matériels divers (qui ne semble pas avoir été couvert). L'emplacement de tir des deux canons de 12 se voit encore en contrebas des bâtiments sur une petite plate-forme protégée par un modeste rempart de terre.

États conservationsreconstruit à l'identique

Le corps de garde des Guettes, restauré au début des années 1990, mériterait d'être protégé.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • Les corps de garde de Pléneuf-Val-André

    La Guette du Cap Tanguy comprenait deux canons de six pouces et 137 boulets, celle de Dahouët deux canons de douze et 159 boulets, qui se trouvaient placés sur une plate-forme, encore visible, en contrebas du fortin, juste au bord de la falaise. Elle pouvait battre la grève Saint-Symphorien ou l'avant-port de Dahouët.

    Canons et affûts du fort étaient logés, avant d'être rétablis, dans la chapelle de Saint-Symphorien (disparue aujourd'hui). La batterie est de 1ère classe. (AD 22 1 L 727).

    En 1756, la goélette française "la Cigogne", chargée de matériaux de guerre pour le port de Brest, fut prise en chasse par un navire de guerre anglais. Elle trouva refuge au port de Dahouët, invisible du large. La frégate anglaise abandonna la poursuite après les coups de semonces de la batterie de la Guette. Grâce à elle encore, en 1758, lors de la fameuse "Bataille de Saint-Cast", une galère du roi échappa à l'attaque d'un vaisseau ennemi de 54 canons, en venant se mettre à l'abri dans le havre de Dahouët. Après un échange de coups de canons qui dura trois heures, le navire anglais décrocha.

    L'histoire locale nous apprend que les gardes-côtes de l'époque étaient des miliciens recrutés par les corps politiques des paroisses. En 1744, la compagnie de soldats était composée de 90 membres, commandés par un capitaine assisté d'un lieutenant et d'un enseigne.

    En 1794, les deux corps de garde sont jugés de surface insuffisante pour loger les hommes et seront agrandies en 1795 par le charpentier Guinard de Pléneuf.

    Le dernier engagement eu lieu en 1815 pour arrêter le débarquement d'un bateau anglais, venu livrer des armes aux royalistes bretons. Mais l'avènement de Louis Philippe eu raison de la fougue des gardes nationaux et marins d'Erquy, qui ne livrèrent pas combat.

    A côté du corps de garde de Dahouët et de son casernement, un poste de transmission de signaux optiques (télégraphe Chappé) fut implanté sur le belvédère de la Guette. Il pouvait communiquer, d'une part, avec le télégraphe aérien de la Ville-Pichard, à l'est, d'autre-part, à l'ouest, avec celui de la Pointe du Roselier, en Plérin. Le préposé aux manipulations des bras du télégraphe de Dahouët logeait dans l'ancien poste de garde.

    Les « Murs blancs », appelés ainsi à cause des marques blanches de visée optique sur les rochers du même nom, étaient associés à la station de télégraphe Chappé sur la pointe de la Guette. Ces bandes blanches permettaient d´aligner exactement la station de la Ville-Pichard sur celle de la Guette.

    Le 5 janvier 1857, le ministre de la guerre décide d'abandonner les anciennes batteries et la guette de la Ville Pichard devenues inutiles pour le service militaire et les remet aux Domaines. Le service des Ponts et Chaussées en demande la conservation pour la raison qu'elles servent d'amers aux pilotes et aux marins (AD 22, série 7 R).

    En 1883, le corps de garde était occupé par les douaniers jusqu'à sa défection au 2e quart du 20ème siècle.

  • 20032205062NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 1 L 727.

    20032205057NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 1 L 731.

    20032205817NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud)

    20032205816NUCB : Collection particulière (Michel Grimaud)

    20032205210NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S. Suppl. 186.

    20032205061NUCB : SHAT

    20032205058NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, BI.

    20032205065NUCB : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 1146.

    20032205064NUCB : Collection particulière

    20032205056NUCB : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 1146.

    20032205077NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Suppl. 147.

    20032205048NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Suppl. 147.

Références documentaires

Bibliographie
  • GRIMAUD, Michel. Pléneuf-Val-André et Dahouët au temps du train Renard, des goëlettes et des processions. Saint-Brieuc : Imprimerie briochine, 1982.

  • GRIMAUD Michel, Le GAL LA SALLE, Jean-Pierre. La Glaneuse. Pléneuf-Val-André : Association La Glaneuse, 1987.

  • SALLIER DUPIN, Guy. La mer et la révolution dans les Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1992.

    p. 135-139