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Conserverie de sardines dite Usine Poriel, actuellement crêperie de Toul Boss, 1 place d'Ys, Morgat (Crozon)

Dossier IA29004163 inclus dans Front portuaire Toudouze, Morgat (Crozon) réalisé en 2007

Fiche

Précision dénominationconserverie de sardines
Appellationsusine du « bas », Usine Poriel
Destinationsrestaurant
Dénominationsconserverie
Aire d'étude et cantonBretagne - Crozon
AdresseCommune : Crozon
Lieu-dit : Morgat
Adresse : 1 place d'
Ys
Cadastre : KL 140a

Sur le site de Morgat, on trouvait pas moins de 70 magasins de pêcheurs au début du 19e siècle. A la fin du siècle, ils sont remplacés par trois conserveries. La conserverie Charles Plaçon, implantée sur les quais, sur le site de l´actuel abri du marin, ne fonctionnera que quatre ans (1897-1901). La conserverie implantée rue de la Montagne par Edouard Caradec, vers 1880 (dont il ne reste plus que la maison de maître), est rachetée une première fois par le sieur Vacher qui la revend en 1910 au conserveur douarneniste Michel Poriel. Une troisième conserverie existe. Fondée par Robert Chancerelle en 1872, elle est en situation basse, sur la rive de l´ancien étang du Loc´h. Au début du 20e siècle, elle est rachetée par des industriels et prend alors le nom de « Société Bretonne » jusqu´à ce que Michel Poriel l´achète à son tour en 1918 et l´offre à sa fille. En fait, son objectif est de réorganiser le fonctionnement des deux usines en les rendant complémentaires : celle du « haut » (anciennement Caradec) étant consacrée à la cuisson des sardines et celle du « bas » à leur mise en boîte et à l´entreposage. Lors de la Seconde guerre mondiale, magasins et usines sont bombardés. L´usine du « haut » est totalement démolie, celle du « bas » dans un état de ruines. Dès lors il n´y aura plus d´activité de conserverie à Morgat. En 1955, le terrain et les ruines des deux usines sont achetés par un dénommé Timothée Ansel. En ce qui concerne l´usine du « haut », il ne conserve que la maison de maître épargnée par la guerre. En ce qui concerne l´usine du « bas », il réutilise partiellement les murs extérieurs de l´ancienne conserverie en les transformant en trois maisons. A sa mort en 1963, sa succession conserve l´ensemble. Aujourd´hui, la crêperie de Toul-Boss occupe les bâtiments restaurés de l´ancienne usine du « bas ».

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates1872, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Poriel Michel commanditaire attribution par source

L´organisation des bâtiments de l´usine du « bas » obéissait à un schéma classique : en entrant dans la cour de l´usine qui existe toujours, outre les bureaux, on observait une série d´ateliers servant à l´étêtage, au lavage et au séchage du poisson. Ces ateliers se trouvaient dans la longue bâtisse sans étage (d´une trentaine de mètres) recouverte d´ardoises qui constitue le corps du restaurant actuel. L´ancien grenier de l´usine a permis d´agrandir les volumes intérieurs de la salle à manger. Les murs extérieurs sont aujourd´hui en pierres apparentes soigneusement rejointoyées. Le schéma des ouvertures actuelles : neuf fenêtres aux dimensions identiques, de 1,20 m de large pour 0,60 m de hauteur et ceinturées de blocs de granite, à l´image de la porte, correspond à la morphologie de cette partie de l´ancienne usine. Faisant suite à ce corps de bâtiment, à l´ouest, l´actuelle petite maison blanche à un étage devait abriter les bureaux et le logement du contremaître. Par ailleurs, le mur d´enceinte de la cour de l´usine a gardé son aspect d´origine et constitue encore aujourd´hui le mur d´enceinte du jardin du restaurant. D´une longueur de 60 m et d´une hauteur de 1,80 m, il est réalisé dans un appareil irrégulier de grosses pierres jointes au mortier. L´entrée de l´usine matérialisée par deux piliers constitués de blocs en granite bien assemblés et de la même hauteur que le reste du mur est l´actuelle entrée du restaurant.

États conservationsremanié
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives Départementales du Finistère. Cadastre de Crozon 3 P45/13 à 3 P 45/33. Matrice des propriétés foncières, 1833-1914.

  • Archives Départementales du Finistère. Cadastre de Crozon 3 P 45/34. Matrice des propriétés bâties, 1882-1911.

  • Archives Départementales du Finistère. Cadastre de Crozon 3 P 45/35 à 3 P 45/39. Matrice des propriétés bâties, 1911-1974.

  • Archives départementales du Finistère, 4 S SUPPLEMENT 18. Dossiers des occupations du Domaine Public Maritime.

  • Archives Départementales du Finistère. 1009 W 360, 361, 362, 363, 364.Séries sur les travaux portuaires postérieurs à la Seconde guerre mondiale.

  • Archives départementales du Finistère. 4 S 1395 & 1396. Dossiers spécifiques sur le port de Morgat.

Périodiques
  • PERON, Paulette et RIOU, Yves. Les usines de Conserves. Crozon : Avel Gornog, 1994, n°2.

    p. 12-14
  • KERDREUX, Jean-Jacques. Morgat première moitié du XIXe siècle. Le village, la flottille, les marins-pêcheurs. Crozon : Avel Gornog, 1994, n°2.

    p. 30-35
  • CADIOU, Didier. Le port de Morgat au XVIIIe siècle. Crozon : Bulletin de l´Association des Plaisanciers de Morgat, 1995, n°3.

    p. 16
  • AHD. Dans le passé de Morgat. Crozon : Bulletin de l´Association des Plaisanciers de Morgat, 2001, n°9.

    p. 15
  • LE FUR, Claude. Le passé industriel de Camaret. Les usines de sardines. Crozon : Le Presqu´îlien, hors-série, juillet 2002.