Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Château, Beaufort (Plerguer)

Dossier IA35044517 réalisé en 2004

Fiche

Á rapprocher de

Dénominations château
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Châteauneuf d'Ille-et-Vilaine
Adresse Commune : Plerguer
Lieu-dit : Beaufort
Cadastre : 1849 E2 ; 1983 E2
La famille de Beaufort est mentionnée dès le 12e siècle ; le château primitif était d'ailleurs composé d'un donjon possédant quatre tours d'angle. Ce premier château était construit sur la colline qui se trouve près du château actuel, au sud-est ; il était par ailleurs entouré de douves. Ce premier château mesurait 22 mètres de long sur 9 mètres de large. Ce premier château pourrait avoir disparu suite aux guerres de la Ligue à la fin du 16e siècle, en effet, une grande partie des titres et archives de la maison de Beaufort furent pillés et volés à cette époque. Au 13e siècle, le château appartenait à la famille de Chateaubriand ; le château fut vendu à la fin du 17e siècle à la famille de Forsanz puis aux Gouyon, seigneurs de Touraude. Un second château fut donc vraisemblablement reconstruit à la fin du 16e siècle, un peu plus au nord, sur un site plus proche de l'étang. Ce château de la fin du 16e siècle était construit à l'emplacement de l'aile sud du château actuel. Il faisait donc face à l'étang, toutefois, la façade principale était au sud, le bâtiment tournait donc le dos à l'étang de Beaufort. Ce bâtiment mesurait environ 25 mètres de long et s'élevait sur trois niveaux : rez-de-chaussée, premier étage et étage de grenier. Une tour d'escalier se trouvait au centre de la façade et permettait la desserte de tous les niveaux du bâtiment. Au rez-de-chaussée, il existait une grande salle, une cuisine et un cellier ; en demi-niveau, se trouvaient deux chambres basses surmontées de deux chambres hautes. La salle basse, très haute de plafond, n'était surmontée que d'une salle haute. Le grenier était réservé au logement des domestiques. A cette époque, le château était complété par des remises à carrosses, des écuries, une chapelle et un colombier. Au milieu du 17e siècle, les propriétaires des lieux font construire une nouvelle aile, perpendiculaire à la première, avec une façade principale donnant à l'est. Cette nouvelle aile mesurait 21, 5 mètres de long et 7, 8 mètres de large. Au début du 18e siècle, Anne de l'Espinay fit ajouter un pavillon au nord. L'accès à ce bâtiment se faisait par un perron central à cause de la pente naturelle du terrain. Le bâtiment abritait, du nord au sud, un pavillon, une salle, un salon, une chambre et une remise. Au dessous, il existait des caves. Au-dessus de ces pièces, ne se trouvaient que des greniers et des chambres de domestiques. A cette époque, au début du 18e siècle, l'ancien château situé au sud avait été déclassé en dépendances et abritait une boulangerie, des étables et écuries... Une chapelle, la chapelle Sainte-Catherine, se trouvait sur le côté nord de la cour ; elle était en ruines au 17e siècle et fut partiellement reconstruite en 1710. Le château connut un campagne de travaux vers le milieu du 18e siècle, à cette époque, les lambris intérieurs furent refaits ainsi que certaines baies également. Vers 1780, des travaux d'agrandissement commencent sous l'impulsion de Luc-Jean Gouyon. La partie sud de l'aile ouest est, à cette époque, surélevée d'un étage ; l'ancienne remise est remplacée par un pavillon, qui rappelle celui du nord de l'aile. L'entrée est décentrée et vient s'installer dans ce nouveau pavillon. L'aile sud est allongée, elle atteint à l'époque 41 mètres de long sur 9 mètres de large. A la même époque, c'est-à-dire à la fin du 18e et au début du 19e siècle, est aménagé un jardin à la française à l'est du château. Entre 1895 et 1897, de nouveaux travaux sont réalisés sur les plans de l'architecte Martenot par l'entrepreneur Rochard. A cette époque, les second et troisième étages de l'aile ouest furent prolongés, l'aile sud fut quant à elle raccourcie et terminée par un pavillon. Enfin, la façade de l'aile sud fut reprise afin de la transformer en véritable habitation. Au début du 20e siècle, un projet prévoyait le doublement des travaux réalisés quelques années auparavant, toutefois, ce projet ne fut jamais mené à bien. Le château actuel a été cédé au milieu du 20e siècle à une communauté de religieux qui en a fait un monastère. C'est en 1963 exactement que le Père Mellet, dominicain, transforme le château en monastère en y installant quatre soeurs. A cette époque, les bâtiments sont délabrés ; ils subiront des travaux successifs. L'ancien château possédait une chapelle placée sous le vocable de Sainte-Catherine ; elle a aujourd'hui disparu, toutefois, dans le bâtiment actuel, un nouveau sanctuaire a été établi. En 1974 et en 2000, la chapelle est agrandie et en 1996, l'ancien château est entièrement restauré.
Période(s) Principale : 4e quart 16e siècle
Principale : 3e quart 17e siècle
Principale : 1ère moitié 18e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 19e siècle

Ce château est construit en moellon de granite en ce qui concerne la maçonnerie ; les chaînages d'angle, encadrements de baies, bandeaux et corniches sont réalisés en pierre de taille de granite. Les toitures des différentes parties, à croupes et en pavillon, sont couvertes d'ardoise. Le château est composé de deux ailes perpendiculaires l'une par rapport à l'autre. L'aile sud est rythmée par huit travées, l'aile ouest en possède six. Les baies du rez-de-chaussée et du premier étage, qui forment les travées, sont quadrangulaires, alors que les lucarnes sont surmontées de frontons triangulaires et semi-circulaires en alternance. Les extrémités de ces ailes se terminent par des pavillons. L'extrémité nord de l'aile ouest est composée de la chapelle du château. Au sud, se trouvent d'anciennes dépendances : remises à carrosses, écuries... L'ancienne ferme du château se situe au nord-est des bâtiments ; l'entrée du parc est marquée par un petit pavillon. A l'est et au sud-est du château, se trouvent également, l'ancienne maison de la gouvernante, un four à chaux ainsi que les vestiges du premier château de Beaufort.

Murs granite
moellon
Toit ardoise

Données complémentaires architecture IP35

HYPOI sans objet
MURS1 granite ; moellon
SCLE1 4e quart 16e siècle ; 3e quart 17e siècle ; 1ère moitié 18e siècle ; 4e quart 18e siècle ; 19e siècle
IAUT sans objet
ICHR typicum
IESP typicum
ICONTX intégré
SEL sélection possible
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 19883500489XB : AD, Ille-et-Vilaine, 8Fi.

    19883500490X : AD, Ille-et-Vilaine, 8Fi.

    19883500491X : AD, Ille-et-Vilaine, 8Fi.

    20063513238NUCA : Bibliothèque municipale de Plerguer

    20063513239NUCA : Bibliothèque municipale de Plerguer

Références documentaires

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    p. 113-121 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • CHATENET Monique, MIGNOT, Claude (dir.). Le manoir en Bretagne. 1380-1600. Paris, Caisse nationale des monuments historiques et des sites/Editions du patrimoine/Imprimerie nationale Editions, 1999.

  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

    p. 480 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Editions du patrimoine, 2000.

  • TREVINAL, Maurice. Histoire générale de Plerguer. Tome 1 : Histoire du site de Beaufort. Plerguer : Editions Maurice Trévinal, 1982.

    p. 113-121
  • TREVINAL, Maurice. Histoire générale de Plerguer. Tome 2 : Les Plerguerrois. Plerguer : Editions Maurice Trévinal, 1982.

    p. 113-121
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

    p. 408