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Château, puis distillerie, le Plessis (Vern-sur-Seiche)

Dossier IA35000671 réalisé en 2005

Fiche

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  • Parties constituantes

    • chapelle
    • atelier de fabrication
    • logement d'ouvriers
    • entrepôt industriel
    • logement patronal

Á rapprocher de

Parties constituantes non étudiées chapelle, atelier de fabrication, logement d'ouvriers, entrepôt industriel, logement patronal
Dénominations château, distillerie
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Rennes Sud Est
Adresse Commune : Vern-sur-Seiche
Lieu-dit : le Plessis
Le château est construit au milieu du 18e siècle pour le procureur Louis-René de Caradeuc de la Chalotais ; il s'inscrit dans le proche périmètre d'un ancien manoir remanié dans le même temps. Le style architectural comme les éléments décoratifs sculptés attribuables aux ateliers de Jacques Verberck permet de le rattacher aux grandes réalisations de l'architecte Jacques Gabriel, premier architecte du roi, à Rennes après l'incendie de 1720. Incendié au début du 20e siècle, le château dénaturé est transformé en distillerie en 1923.
Période(s) Principale : milieu 18e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1923, daté par source
Auteur(s) Auteur : Gabriel Jacques, architecte, attribution par analyse stylistique

Plan rectangulaire, en rez-de-chaussée ; toit à longs pans brisés.

Murs brique
tufeau
enduit
grand appareil
Toit ardoise, matériau synthétique en couverture
États conservations remanié, désaffecté

Données complémentaires architecture IP35

HYPOI sans objet
HYPOE sans objet
MURS1 brique ; enduit ; tufeau ; grand appareil
SCLE1 milieu 18e siècle ; 1er quart 20e siècle
IAUT nsp
ICHR nsp
IESP nsp
ICONTX autre
SEL sélectionné
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Etude faite en 1969 par mademoiselle Jullien et monsieur Brejon enquêteurs à l'Inventaire des Monuments et des Richesses artistiques de la France.

    Situation

    A 30 m du manoir, presque sur le même alignement (un petit peu plus au sud). Façade principale au sud.

    Parti général et plan

    Ce bâtiment qui abrite certaines dépendances du manoir est aussi important (en plan et en élévation) que le manoir lui-même.

    Bâtiment de plan rectangulaire, avec deux légers avant-corps (pavillons d´angle) à chaque extrémité sur chaque façade principale ; sur chaque façade principale, la partie médiane est constituée :

    par un avant-corps central (3 travées)

    avec en retrait, de chaque côté de l´avant-corps, une partie latérale (3 travées).

    L´avant-corps central est beaucoup plus saillant côté nord que côté sud ; le plan de ce bâtiment rappelle les plans massés des châteaux français de la fin du 17e et du 18e siècle.

    Trois murs de refend divisent l´espace intérieur ; un mur isolant le pavillon ouest du reste du bâtiment ; deux murs qui correspondent à la largeur de l´avant-corps central, ce qui crée une grande pièce centrale.

    Ce bâtiment est complexe à définir : il est plus beau que le manoir lui-même, mais d´après la tradition orale, il était une dépendance du manoir ; le pavillon est reçut la cave et l´aumônerie ; l´avant-corps était la chapelle. N´a-t-il jamais été une maison d´habitation (?) il semble que non.

    Sa façade principale est au sud, et elle fut très soignée : les arcades de l´avant-corps central, avec ses mascarons, les fenêtres latérales avec leurs belles clés à volutes ; ce bâtiment est encore plus beau que le manoir lui-même.

    Le bâtiment est dégradé ; l´intérieur a été utilisé pour recevoir une distillerie ; seul son premier niveau a été conservé : toute sa toiture donc a été rasée pour mettre à la place une galerie moderne couverte. Sa façade nord est entièrement masquée par des hangars faisant partie de la distillerie.

    On peut avoir une idée de ce qu´était ce bâtiment au 18e en examinant le pavillon est qui est resté intact (il lui reste son comble à la Mansart).

    Elévations extérieures

    Façade principale sud

    a/ pavillon est

    Un niveau sous un comble à la Mansart (seule cette partie est restée intacte). Façade sud : à la base, une plinthe en granite (deux lits d´assise, appareil régulier) ; les chaînes d´angle sont appareillées à refend (tuffeau).

    La façade est ouverte de deux grandes fenêtres, qui montent de la plinthe à la corniche.

    Chaque fenêtre a son appui en granite ; son encadrement en saillie (piédroits harpés) ; son linteau surbaissé avec une clef à volutes en agrafe, la face externe de la clef est décorée d´une guirlande ; au-dessus de la clef, un motif décoratif.

    Les clefs montent juste sous un bandeau plat saillant qui court sur toute la façade, interrompant les chaînes d´angle ; il est apparu sous une corniche qui règne à la base du toit.

    Le pavillon est surmonté d´un toit à la Mansart ; dans le brisi du toit, deux lucarnes peu saillantes : appui en granite, jambages et linteau en tuffeau, arc infléchi mouluré.

    b/ partie médiane

    (façade entre les deux pavillons).

    De part et d´autre d´un très léger avant-corps central à trois travées, deux parties latérales à trois travées.

    Partie latérale à droite de l´avant-corps. Un soubassement en granite, comme pour le pavillon, trois portes montant sur tout le premier niveau ; elles sont espacées à intervalle régulier ; elles ont leur linteau surbaissé à claveaux ornés d´une clef du même type que celles du pavillon est (les deux clefs de gauche sont abîmées) ; les piédroits de ces fenêtres sont légèrement saillants et harpés).

    Au-dessus des clefs des linteaux, deux lits de pierre (tuffeau). Au-dessus, un muret en aggloméré supportant une armature vitrée.

    Avant-corps central : la chapelle du manoir

    Seulement intact, le premier niveau, il est surmonté d´une galerie couverte moderne.

    C´est un avant-corps de trois travées : trois grandes ouvertures (une porte entre deux fenêtres) en plein cintre montant sur tout le premier niveau, encadrées par des pilastres d´angle.

    Un soubassement en granite : quatre assises, du sol jusqu´à l´appui des ouvertures ; la porte centrale a son arc qui repose sur deux piédroits bagués à la naissance de l´arc ; du sommet de chacun de ces piédroits partent les arcs des fenêtres latérales ; les arcs des ouvertures sont moulurés et saillants sur le mur, les fenêtres sont en léger retrait sur l´encadrement lui-même, on rencontre une clef sur chaque arc ; pour les arcs latéraux, clefs identiques à celles du pavillon. Pour l´arc central, la clef est un superbe mascaron : un visage de femme, avec un collier sur son cou, sur une coquille entourée de volutes.

    La porte centrale est fermée par une porte à deux vantaux.

    Partie latérale à gauche de l´avant-corps

    Trois fenêtres avec linteau orné d´une clef occupent le premier niveau, seule partie intéressante.

    Pavillon ouest

    Ce pavillon n´a conservé intact que son premier niveau ; il est surmonté d´une construction rectangulaire en briques hautes (trois niveaux).

    Premier niveau : deux ouvertures (toujours les mêmes caractéristiques).

    Façade nord

    Elle est entièrement englobée sous des hangars pour la distillerie ; ces hangars recouvrent même la face nord du comble à la Mansart du pavillon est.

    Façade nord symétrique en plan à la façade sud : deux pavillons d´angle encadrent une partie médiane au centre de laquelle est un avant-corps.

    pavillon est (à gauche, en regardant au sud)

    Soubassement en granite et pilastres d´angle ; face percée d´une fenêtre et d´une porte (la dernière, bouchée) ; une ouverture (bouchée) rectangulaire, en retrait de 0,10m sur le mur surmonte la fenêtre et la porte ; corniche sous la toiture (comble à la Mansart) ; dans le brisis du comble, une lucarne en tuffeau à linteau infléchi.

    -partie médiane : partie à gauche de l´avant-corps

    Soubassement en granite ; trois ouvertures hautes (une porte entre deux fenêtres) dans l´alignement de celles de la façade sud.

    -partie médiane : avant-corps (chapelle)

    Cet avant-corps est en saillie de 1,20 m sur la façade elle-même (donc plus saillant que les pavillons d´angle). Soubassement en granite, pilastres d´angle. Trois avant-corps : une porte centrale en plein cintre encadrée de deux fenêtres.

    Encadrement de la porte en plein cintre en granite.

    -Partie médiane : partie à droite de l´avant-corps

    Trois ouvertures : une porte entre deux fenêtres, surmontées de petites percées dans le mur, bouchées ; un soubassement en granite ; la porte à deux linteaux ; l´encadrement de la porte est en granite ; l´encadrement des fenêtres est en brique.

    -Pavillon ouest

    Plinthe en granite ; deux pilastres (brique) encadrent deux portes

    Façade est

    Au pied de cette façade, une pesée (pour l´ancienne distillerie) ; à gauche, à 0,40 m du sol, ouverture rectangulaire moderne (pour surveiller la pesée) ; à droite, une porte (à linteau de bois) a ses piédroits en granite harpés.

    La corniche sous le toit passe sur les pilastres d´angle. Toiture composée d´un comble à la Mansart ; appareil de la façade : brique (de même que les pilastres).

    Façade ouest

    Façade à un niveau encadrée de pilastres d´angle ; au sud, porte à linteau droit et piédroits en granite. A l´aplomb du mur, surmontant le premier niveau, une tour carrée à trois niveaux.

    Distribution et élévations intérieures

    Ce bâtiment a subi de tels remaniements qu´il est difficile de reconstituer son état ancien. De ce qu´il reste, on peut tirer plusieurs conclusions.

    Beaucoup de portes accèdent à l´intérieur ; les ouvertures des façades nord et sud se correspondent, ce qui en fait un bâtiment 'percé'.

    A cause des remaniements, il n´y a plus de communication, le long du rez-de-chaussée, entre les pièces.

    Pavillon est

    Actuellement, indépendant. Accès par une porte dans le mur est. Au rez-de-chaussée, une pièce – revêtement de petits carreaux roses au sol ; cheminée contre le mur ouest (mur de refend) ; cette pièce est une ancienne cave. Du rez-de-chaussée, on accède à l´entresol et à l´étage dans le comble par un escalier en bois, rampe sur rampe.

    La pièce à l´entresol n´offre aucun intérêt ; à l´étage, la pièce était autrefois (tradition orale) le logement du chapelain. Cette pièce est éclairée par une fenêtre dans le mur sud ; elle a une cheminée lambrissée contre le mur ouest (mur de refend). Cette pièce a ses quatre murs lambrissés de panneaux moulurés à grand cadre (au-dessus de l´appui) ou moulurés à petit cadre (l´appui lui-même). Toutes les moulures sont rectilignes, en bois naturel.

    Avant-corps central

    Accès par l´arcade centrale de la façade sud qui a reçu une porte en bois. L´intérieur de l´avant-corps est une vaste pièce, avec haut plafond. D´après la tradition orale, c´était une ancienne chapelle.

    Mur nord : fenêtres latérales bouchées, linteau de bois ; porte centrale à linteau de bois.

    Mur sud : linteau de bois des ouvertures.

    Mur ouest : la partie de gauche a reçu un revêtement en stuc (plâtre) ; départ à 1m du sol jusqu´à 0,60 m sous le plafond ; trois panneaux moulurés à grand cadre à linteaux infléchis ornés de coquilles et guirlandes ; le panneau central est légèrement en saillie sur les latéraux.

    Mur est : deux panneaux étroits qui ont leur sommet constitué par un arc décoré de guirlandes en fort et faible relief, style Louis XV finissant (1760).

    Appareil et matériaux

    La façade sue est la plus soignée, et particulièrement l´avant-corps central. Du tuffeau a été employé pour l´avant-corps à trois travées (façade sud).

    Pour le pavillon est : pilastres d´angle à refend, corniche à la base du toit, piédroits et linteaux des portes et fenêtres.

    De la brique a été employée pour le mur (sauf l´avant-corps central, façade sud) pour certains piédroits, pilastres et linteaux de la façade nord.

    Anciennes dépendances

    A 50 m au nord-nord-ouest du manoir.

    A l´est, une sellerie, à l´ouest, une écurie.

    Première dépendance (sellerie)

    Bâtiment de plan rectangulaire à un niveau couvert d´un toit à deux versants avec croupes droites latérales.

    Les faces est et ouest sont aveugles.

    Façade sud : cinq travées : une centrale et deux travées de chaque côtés encadrées par un pilastre à chaque extrémité qui monte du sol à la corniche ; une légère plinthe à un mètre du sol.

    La travée centrale est constituée d´une porte, les travées latérales d´une fenêtre à chambranle en légère saillie ; linteau droit, traces de gond.

    0,20 m au-dessus du linteau, petites ouvertures (celle du milieu et celles aux extrémités, sont ouvertes).

    Les petites ouvertures montent à 0,50 m sous la corniche à la base du toit : trois filets en décrochement les uns ou les autres ; la corniche passe sur les pilastres d´angle. Sous la toiture, coyaux apparents.

    Façade nord

    Un appentis moderne contre cette façade sur les trois-quarts de sa longueur.

    Seule est visible la partie ouest de cette façade : une baie (aveugle) en plein cintre à clefs saillantes ; cette clef monte juste sous la corniche. Les impostes de la baie sont soulignés par un bandeau légèrement saillant. Toute la façade est plaquée d´arcs en plein cintre, dont quatre masqués ; pilastres d´angle, coyaux apparents. Sur le mur gouttereau, à l´est, cheminée.

    Distribution intérieure

    Espace intérieur divise en cloisons nord-sud (longitudinales). Inintéressant.

    Appareil et matériaux

    Cette dépendance a été récemment restaurée (1967) ; tous les murs ont été recouverts d´un revêtement jaune pâle, du tyrolit, qui uniformise le bâtiment. Appareil et matériaux invisibles. On peut en conclure (en examinant la deuxième dépendance) que la brique est le principal matériau du bâtiment.

    Anciennes dépendances

    Deuxième dépendance (écurie)

    Située à 8 m à l´ouest de la première. Identique en plan : bâtiment de plan rectangulaire à un niveau couvert d´un toit à deux versants avec croupe droite sur chaque face latérale.

    Façade est

    Ouverte d´une porte (de dimension importante) à arc surbaissé (linteau de bois) ; les piédroits sont en granite, harpés ; pilastres d´angle, coyaux apparents, corniche. Reste de la façade : appareil de brique.

    Façade sud

    A la base, légère plinthe en granite (moyen appareil régulier) ; des pilastres d´angle encadrent les cinq travées de la façade ; la travée centrale est une ancienne porte transformée en fenêtre ; les quatre autres travées sont constituées par une fenêtre surmontée d´une ouverture.

    Le reste de la façade est en brique ; les deux autres travées encadrant la travée centrale sont bouchées.

    Façade nord

    Un appentis récent masque les trois travées médianes, mais laisse visibles les deux travées extrêmes. Cette façade est donc ornée de cinq arcs (baies) en plein cintre encadrés par deux pilastres.

    Sous les pilastres d´angle, une plinthe en granite. Entre les arcs, les piédroits sont communs, et les impostes sont soulignés par un bandeau plat sur toute la largeur du piédroit .

    Largeur du piédroit : 0,40 m.

    Chaque arc est orné d´une clef saillante. On retrouve les mêmes caractéristiques sur cette façade : corniche, coyaux apparents.

    Façade ouest : aveugle

    Appareil et matériaux

    Cette ancienne dépendance n´a pas été remaniée. Est donc visible son matériau de brique (moyenne qualité) et son granite et tuffeau pour les ouvertures.

    Ferme à 25 m. à l´ouest de la deuxième dépendance.

    De plan rectangulaire, à un niveau ; coupe droite sur chaque face latérale ; les murs sont de terre sèche ; trois ouvertures au sud, piédroits en brique.

    Façade est : aveugle, sauf une porte

    Façade nord

    Masquée par un appentis tout le long de la façade. Bâtiment intéressant.

  • Etude faite en 1998 par Marina Gasnier dans le cadre du recensement du patrimoine industriel d'Ille-et-Vilaine :

    Description de la distillerie :

    la distillerie, implantée au milieu d' un bois, se compose d' un corps de bâtiment allongé, l' atelier de fabrication, flanqué, au centre de la façade postérieure, d' une aile en retour d' équerre qui abrite partiellement un entrepôt industriel et forme ainsi un plan en T. L' atelier de fabrication, installé dans l' ancienne chapelle et l' ancien logement de l' aumônier, fort endommagés après l' incendie, est situé sur le même axe que le château du Plessis. Le sinistre a épargné le rez-de-chaussée qui a ainsi conservé l' architecture originelle en brique avec calcaire en chaîne d' angle et encadrement des baies. Alors que la façade antérieure de la chapelle est percée, au rez-de-chaussée, de trois baies en plein cintre, dont deux possédaient des vitraux, les autres baies présentent un arc surbaissé en plates-bandes. La clef de l' arc en plein cintre de la baie centrale de la chapelle consiste en une tête sculptée. Le niveau supérieur de l' atelier, reconstruit après l' incendie, se compose de structures porteuses métalliques apparentes avec parpaing de béton en remplissage et est couronné de larges baies. L' ensemble est couvert d' un toit à longs pans en matériau synthétique hormis les extrémités ouest et est. A l' ouest, se dresse, au dessus du rez-de-chaussée, le bâtiment de la colonne de distillation construit en brique et en parpaing de béton. A l' est, l' ancien logement de l' aumônier, à un étage de comble, a gardé sa couverture originelle, un toit brisé à croupe en ardoise, à égout retroussé. En retour d' équerre, l' entrepôt industriel, en parpaing de béton, est couvert d' un toit à longs pans en matériau synthétique percé de verrières. Deux logements en rez-de-chaussée, de plan rectangulaire, construits en brique et couverts d' un toit à croupe en ardoise, subsistent à l' entrée du site. L' un d' entre eux a entièrement été enduit. Les façades antérieures et postérieures sont rythmées par cinq travées de baies rectangulaires (dont deux aujourd'hui murées) surmontées chacune d' une petite fenêtre oblongue.

    Historique de la distillerie :

    Une distillerie de cidre est fondée par M. Dufresne en 1923 dans une vaste propriété en partie détruite par un incendie au début du siècle. Constituée en société anonyme au capital de 1 000 000 de F., la Cidrerie-Distillerie du Château du Plessis est propriétaire d' un domaine de 117 ha, composé de deux châteaux. Tandis que le petit château abrite le logement des administrateurs, le plus vaste et le plus ancien renferme les appareils et les machines diverses nécessaires au travail des pommes, à la distillation-rectification des cidres et à l' utilisation des sous-produits. En 1926-1927, mise en place d' un système de décantation continue, de refroidissement et de neutralisation des vinasses. Spécialisée dans la fabrication de l' eau-de-vie, d' alcool extra-neutre et de marcs séchés, la société agricole et industrielle de Vern-sur-Seiche, société anonyme au capital de 300 000 f, succède à la cidrerie-distillerie dans les années 1930-1938. Cette nouvelle société est spécialisée dans la distillation des cidres et poirés, dans le traitement des fruits à cidre pour une production journalière supérieure à 500 l d' alcool pur et utilise les marcs pour l' alimentation des chevaux et du bétail. Au cours de son exploitation, l' épuration des eaux résiduelles s'effectue par le système de l' épandage au sol, mode de traitement employé dans le Nord et pour la première fois dans le département. Ce mode de traitement consiste à recevoir les eaux dans un bassin de décantation et à les conduire ensuite sur des champs d' épandage de 7 ha chacun, dans l' immense étendue de la propriété. Chaque terrain d' épandage est utilisé tous les trois ans. Le premier champ d' épandage est suffisant pour traiter les eaux résiduelles d' une campagne qui s' étend sur sept à huit mois de l' année. L' ensemencement de ces champs consiste dans la culture de la pomme de terre, de blé et de betterave. La date de cessation d' activité est inconnue. Actuellement, l' ancien logis patronal est habité.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan géométrique parcellaire de la commune de Vern, section C2 dite du Plessis, [1819], échelle 1/2500e (A. D. d'Ille-et-Vilaine : G).

  • 325- Château du Plessis-de-Vern, Commune de VERN (I.-et-V.). Habitation du Procureur Général du Parlement de Bretagne, de la Chalotais. (A Mme Magon de la Vieuville)., carte postale, Collection A. Dechelette, Rennes [s.d.] (DRAC Bretagne, Documentation du Patrimoine, Fonds Lagrée).

  • 2050. Environs de Rennes. -Vern.- l'Ancien Château du Plessis, carte postale, E. Mary-Rousselière éditeur, [s.d.] (DRAC Bretagne, Documentation du Patrimoine, Fonds Lagrée).

  • Cidrerie Distillerie du Château du Plessis, à Vern-sur-Seiche, près Rennes (I.-et-V.)., carte postale, [s.e.], [s.d.]. In : Ville de Vern-sur-Seiche. Vern-sur-Seiche, mémoire et images. Réd. Léon PEROUAS. Manchecourt : Maury imprimeur, 2003.

    p. 158
Bibliographie
  • FROTIER DE LA MESSELIÈRE, Henri. Le Guide de l'Ille-et-Vilaine. nlle éd. [1907]. Plouagat : s.e., 1994.

    p. 248
  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine, histoire, archéologie, monuments Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol.

    t. IV, p. 291-292
  • LETIEMBRE, Isabelle. Maîtres d'oeuvre et commanditaires de la demeure privée en Bretagne au XVIIIe siècle ; les constructions du bassin rennais et de l'arrière-pays malouin. Rennes : Université de Haute-Bretagne, Rennes II, thèse de doctorat, UFR Arts, [2000].

    tome 4, p. 810-811
  • MUSSAT, André. Arts et cultures de Bretagne : un millénaire. Paris : Berger-Levrault, 1979.

    p. 312
  • Ville de Vern-sur-Seiche. Vern-sur-Seiche, mémoire et images. Réd. Léon PEROUAS. Manchecourt : Maury imprimeur, 2003.

    p. 158