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Château fort du Plessis-Quinquis (Plufur)

Dossier IA22132411 réalisé en 2015

Les vestiges du château fort du Plessis-Quinquis à Plufur

Le château fort du Plessis-Éon à Plufur remonte au moins au 14e siècle ce qui confirme l'importance du site seigneurial originel. Il pourrait s'agir d'un manoir fortifié ou d'une maison forte. L'édifice figure sur le cadastre de 1816 – quoique déjà en partie ruiné à cette époque - associé au toponyme "Castel Coz Quinquis", le vieux château du Quinquis. Sur celui de 1848, il est simplement précisé "Ruines du château Quinquis".

Implanté à l'ouest immédiat du ruisseau de Rosanbo (Dour Elégo Rau) qui le protège d'une attaque venant de l'est, Il s'agit d'une enceinte de relief de type éperon barré dominant d'une quarantaine de mètres le fond de la vallée. Selon le cadastre de 1816, le château fort comportait cinq tours. En l’absence de relevés topographiques à réaliser en zone boisée, il est difficile de rendre le plan de la fortification. Sur le terrain, nous avons pu observer de nombreux vestiges maçonnés en élévation, les bases de deux tours, un large fossé sec ainsi que des pierres de taille disséminées sur le site.

Le château a été occupé pendant les Guerres de la Ligue : en 1593, un seigneur de Guesbriant (Guébriant), frère de la dame douairière de Kerprigent et du Plessis-Éon, était capitaine de la garnison. Le site a été déclassé puis abandonné au 17e siècle.

Cette seigneurie a successivement appartenu aux familles nobles suivantes :

- de Tournemine, seigneur du Plessis-Éon au 14e siècle ;

- de Trémédern, seigneur du Plessis-Éon suite au mariage de N. de Tournemine avec Robert de Trémédern ;

- de Malestroit, seigneur du Plessis-Éon en 1436, suite au mariage de Jeanne de Trémédern avec Jean de Malestroit ;

- Pinart (en 1583) (aveu par dame Jeanne Pinart) ;

- de Kerguézec, avant 1644 ;

- de Quélen, seigneur du Plessis-Éon et de Kerjean en 1664 ;

La seigneurie de Plessis-Éon, citée dès 1583, portait le titre de châtellenie. Elle possédait un droit de haute, moyenne et basse justice avec un patibulaire ou gibet à quatre pots de pierre. La chapelle et la fontaine de Sainte-Melaine auraient été érigées en l'honneur d'un personnage né au Plessis-Éon en 445.

Selon François-Marie Luzel (1821-1895), une légende serait associée au château :

Première version : "Dans les souterrains qui sont sous les ruines habite, dit-on une belle princesse, qui en sort parfois, vers midi, quand un beau soleil luit ou à minuit, quand il fait un beau clair de lune pour étaler des riches trésors d'objets d'or, de perles et de pierres précieuses aux rayons du soleil ou à la clarté de la lune ; on l'appelle en breton Ar C'hwilosten goz, c'est-à-dire la vieille Scarabée".

Deuxième version : "Au vieux château du Quinquis dans la commune de Plufur, on voyait souvent, au clair de la lune, une belle dame qui venait peigner ses cheveux blonds au sommet d'une tour en ruine, et jouer avec des pièces d'or, des perles et des diamants. Et pendant ce temps une énorme couleuvre (le diable sans doute) rôdait autour d'elle".

Dénominations château fort, manoir
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Plestin-les-Grèves
Adresse Commune : Plufur
Lieu-dit : Le Merdy, Adresse : ,
Cadastre :
Période(s) Principale : Fin du Moyen Age, 16e siècle
États conservations vestiges, mauvais état, envahi par la végétation
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre site archéologique

Références documentaires

Bibliographie
  • SEE, Henri Eugène. LESORT, André. DEJEAN, Étienne. Département d'Ille-et-Vilaine : Cahiers de doléances de la sénéchaussée de Rennes pour les États généraux de 1789, Volume 8, Partie 4, Imprimerie Oberthur, 1912.