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Château (Châteaulin)

Dossier IA29005599 réalisé en 2013

Fiche

Dénominationschâteau fort
Aire d'étude et cantonParc Naturel Régional d'Armorique - Châteaulin
AdresseCommune : Châteaulin
Adresse : quartier Notre-Dame

Du château de Châteaulin il ne reste qu'une tour, en partie ruinée et couverte de végétation, dont la mise en valeur reste à faire. Depuis la ville éponyme on ne perçoit plus rien de cette architecture.

Les ruines du château qui regroupait les fonctions résidentielles (demeure seigneuriale), administratives et militaires ont été décrites au cours du 19e siècle.

Jacques Cambry y voit un vieux château qui domine l'Aulne. Jean-François Brousmische est plus précis : "Vers le 10e siècle, sur un monticule qui domine la ville, la rivière et le pays, fut édifié un fort château. On en voit encore aujourd'hui les fondations ; l'enceinte en est encore visible, on peut en suivre la trace, juger facilement de son étendue aux débris répandus sur le sol ; des fragments de tours restent encore debout ; ce sont les témoins vivants de l'importance de cette fortification, qui depuis longtemps est cependant anéantie."

En 1850, Eugène Louis-Marie Halléguen, médecin et érudit finistèrien, en fait une description plus poussée. Son contemporain l'architecte Mignon quant à lui en dresse un plan conservé aux archives diocésaines de Quimper.

Situé sur un éperon rocheux, dominant d'une cinquantaine de mètres l'Aulne, la place forte (220 mètres sur 70) se répartissait entre une basse cour et une haute cour. Celle-ci, située en position dominante, représente le centre du château. Eugène Louis-Marie Halléguen indique une enceinte quadrangulaire où se trouvaient un four et une résidence. La basse cour, vaste espace occupant les 2/3 de l'espace castral, concentre traditionnellement cuisines, bâtiments de service, réserves, espaces de stockage et habitations. De ces usages, seul le colombier est connu.

L'enceinte, selon F. Le Corre, devait faire 544 mètres de pourtour. Réalisée en schiste et en grès, elle était flanquée de tours semi-circulaires.

La position géo-stratégique du château est à appréhender dans un contexte d'invasions venant du nord de l'Europe où, en raison de la destruction de Landévennec par les Vikings au 10e siècle, Châteaulin joue un rôle de protection de la vallée de l'Aulne et de l'arrière pays.

Au 11e siècle, le pouvoir politique est transféré à Quimper. Des travaux sont réalisés, selon les nécessités et les finances disponibles, sur les tours et les entrées du château à la fin du 12e siècle et au 13e siècle (tour actuellement visible).

Vers 1373, après la guerre de Succession, le château est incendié par les Anglais quittant Châteaulin face à l'arrivée des troupes de Duguesclin. Sous François II, le château n'est plus mentionné comme forteresse ou place de guerre et l'ensemble castral est démembré. Devenu inutile au 15e, le domaine est vendu à la fin du 17e. Le nouveau propriétaire, Urbain de Tréouret de Kerstrat, en fait don à Yves Beauguion, prêtre à Notre-Dame, le 22 mai 1689 : le site est dorénavant dévolu à un hospice-orphelinat. Quant au château il a servi pendant plusieurs siècles de carrière.

Période(s)Principale : 11e siècle , (détruit)
Principale : 10e siècle
Dates1373, daté par travaux historiques
1689, daté par source
États conservationsvestiges
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • CAMBRY, Jacques. Voyage dans le Finistère. Brest, 1835.

  • GESTIN, Yves. Histoire de Châteaulin et légendes castellinoises. Rassorts Lorisse, Paris, 2006.

Périodiques
  • Le Corre, Florence. Le Château de Châteaulin dans l'Histoire in Bulletin de la société archéologique du Finistère. Tome CXL,

    pp. 287-307 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)