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Chapelle Saint-Sauveur (Erdeven)

Dossier IA56001329 inclus dans Écart dit village de Saint-Sauveur (Erdeven) réalisé en 1976

Fiche

  • Vue sud-est
    Vue sud-est
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  • Parties constituantes

    • mégalithe

Œuvres contenues

Vocables Saint Sauveur
Parties constituantes non étudiées mégalithe
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Ria d'Etel - Belz
Adresse Commune : Erdeven
Lieu-dit : Saint-Sauveur
Cadastre : 2001 ZK 25

D'après Rosenzweig le village de Saint-Sauveur s'appelait autrefois Loc-Clément, ce qui expliquerait la présence de la statuette de ce saint dans la chapelle Saint Sauveur. Cependant son patronyme actuel est très ancien. L'édifice remonte au début du 16e siècle : le clocheton, la porte ouest, les rampants à crochets des pignons, les pinacles sur contreforts d'angle, datent de la première moitié de ce siècle. La porte sud ornée d'un riche décor seconde Renaissance pourrait avoir été refaite dans la seconde moitié du 16e siècle. Des travaux intervenus au cours du 17e ou du 18e siècle ont engendrés la suppression de la baie du chevet (replacée au sud, comme à la chapelle Saint-Germain en 1635) afin de permettre la pose d'un retable, aujourd'hui disparu. En 1900 : la rupture de la charpente entraîne la ruine partielle du mur sud (Danigo, 1986). 1943 : la chapelle est touchée par un obus, elle est restaurée après guerre. 1967-1968 : restauration intérieure (rejointoiement), charpente et couvrement, vitraux contemporains, par les riverains.

Période(s) Principale : 16e siècle
Secondaire : 2e moitié 16e siècle

Edifiée en un point haut, à proximité immédiate de plusieurs lechs (ou stèles) qui subsistent toujours, la chapelle occupe la partie ouest du village. Elle est construite en pierre de taille de granite, de grand appareil régulier. De plan rectangulaire à vaisseau unique et chevet plat, elle est dotée de quatre contreforts d'angle ornés de larmiers de pinacles à crochets. Elle est couverte d´une toiture de longs pans en ardoise, offrant un léger coyau. Les pignons découverts ont des crochets sur les rampants, un escalier droit est aménagé sur le rampant nord du pignon occidental afin d'accéder au clocheton. Une corniche formant larmier au-dessus du soubassement contourne l'intégralité du monument et souligne le dosseret des bancs extérieurs des façades ouest et sud. L'édifice est ouvert, à l'ouest : d'une porte plein cintre moulurée de tores ; au sud : d'une porte plein cintre richement ornée, avec une fenêtre plein cintre (19e s) à gauche, une fenêtre à arc brisé et une grande fenêtre cintrée à droite, cette dernière remployant probablement des éléments de celle du chevet ; au nord, la porte ancienne est bouchée. Le mur du chevet conserve la trace d'une ancienne baie (bouchée) dont il subsiste le fleuron sommital et, au-dessus des armoiries avec écu (illisible) scandées de colonnettes. Le décor de la porte sud est remarquable. Il est constitué d'un haut entablement supporté par deux pilastres lisses. Les corniches sont très saillantes et la facture des losanges, volutes et balustres sculptés, particulièrement soignée. Le clocheton de base carré présente des pilastres d´angle. Il est coiffé d´une flèche en forme de pyramidion sommé d´une croix. A l'intérieure, le lambris de couvrement est récent et masque la structure de la charpente ancienne à l'exception de quelques entraits. Seul l'espace du choeur est dallé en granite (dont une pierre tombale), le reste de la nef conserve un sol en terre battue.

Murs granite
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan allongé
Couvrements lambris de couvrement
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
Escaliers
États conservations bon état
Techniques sculpture
Représentations balustre volute losange cordelière pilastre croix calice
Précision représentations

Porte sud : pilastres, balustres ornés d'un treillis, losanges avec fleurs, cordelière sur corniche. Porte nord : calice sculpté en haut à gauche de l'arc, et croix gravée sur l'une des pierre de taille du piédroit nord.

Mesures l : 1950.0
la : 800.0

Par son décor Renaissance, cette chapelle est à rapprocher de celle de Manéguen en Guénin ou encore de Kerdrogen en Colpo. C'est la plus intéressante de la commune.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • DU HALGOUËT, Hervé. Notes archéologiques sur le département du Morbihan , 2t., dactylographié, vers 1942-1952. Descriptions architecturales de l'église, des chapelles, des châteaux de Kercadio et Keravéon. Quelques mots sur le village de Keroret où il note la présence de fermes aux murs appareillés et couvertes en chaume, anciennes demeures des tenanciers du fief de Keravéon.

    p.102
Bibliographie
  • DANIGO, Joseph. Eglises et chapelles du doyenné de Belz , Bannalec, 1986.

    p. 43