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Chapelle saint-Fiacre (Le Faouët)

Dossier IA00008411 réalisé en 1965

Fiche

Á rapprocher de

Historique

Les origines de la chapelle de Saint Fiacre sont mal connues. Il faut probablement attribuer aux Boutteville, famille normande passée dès le XIIIe siècle au service des ducs de Bretagne, l´introduction du culte de saint Fiacre. Une pierre remployée dans une maison voisine de la chapelle portant l´inscription L´an Mil CCCC XXXVI fust fait cest ospital par C [Boute]ville, indique qu´il devait déjà exister à cet endroit une chapelle plus ancienne. L´existence d´un « hôpital », soit un hébergement pour les pèlerins, associé à une chapelle, qui se retrouve ailleurs en Bretagne, n´implique pas nécessairement de relation directe avec la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem signalée à Saint-Jean du Faouët au début du XVIIIe siècle. Une autre inscription sur la façade occidentale, rendue illisible par l´érosion, livrait peut-être une date de fondation ou de construction. Un mandement de Jean V, signé et daté du Faouët en 1442, ne fait aucune allusion au chantier de la chapelle. Les armes sculptées sur le pignon du chevet, parfois attribuées à tort aux Boutteville, et que L. de Groër à justement restituées au duc, reprennent tous les éléments héraldiques dont usait celui-ci mais y ajoutent au-dessus de l´écu, sous le heaume, une hermine passante au naturel, et de chaque côté un couple de sauvages servant de tenants, et enfin au sommet du heaume deux lions tenant la bannière de Bretagne. L´iconographie des sauvages, apparemment peu utilisée par les ducs bretons, figure toutefois sur un sceau de Jean IV entre 1370 et 1378, et la représentation de la bannière de Bretagne surmontant les armes ducales se retrouve sur les Portes Mordelaises à Rennes, reconstruites au XVe siècle en même temps que l´enceinte de la ville. Ces références ne permettent cependant pas d´attribuer avec certitude à Jean V ou à l´un de ses successeurs, François Ier, Pierre II, Arthur III ou François II, les armes sculptées au chevet de Saint-Fiacre. Quoi qu´il en soit, la date certaine de 1480 portée par le jubé avec la signature de son auteur, Olivier Le Loergan, donne le terminus ad quem du chantier. La verrière est du bras sud a conservé les deux tiers de ses panneaux, dont le style de la fin du XVe siècle semble confirmer l´achèvement du chantier à cette date. Sans préjuger de la réalisation complète ou non du programme décoratif de l´édifice à l´époque gothique, la totalité du reste des verrières date du milieu du XVIe siècle et le réseau de la moitié des fenêtres a été entièrement refait à la même époque.

L´édifice semble n´avoir fait l´objet d´aucune campagne de travaux entre le XVIe et le XIXe siècle : les archives totalement inexistantes jusqu´à cette époque ne renseignent guère. Durant la seconde moitié du XIXe siècle, plusieurs séries de travaux d´assainissement tentent de remédier au problème récurrent de l´humidité de la chapelle qui nuit à la conservation du jubé. Ce dernier fait l´objet entre 1862 et 1866 d´une restauration peu convaincante qui remplace des panneaux disparus par des pastiches sans grâce, puis d´une nouvelle intervention en 1951 qui supprime les apports inesthétiques du XIXe siècle et enfin d´une dernière et récente restauration, exigée par un taux d´humidité alarmant, qui a tenté de retrouver l´esprit de la polychromie originelle. Entre 1911 et 1919, le mur sud du choeur et le mur ouest de la sacristie menaçant ruine ont été refaits.

Plan et ordonnance intérieure

La chapelle, qui fait 35 m de long sur près de 25 m de large au niveau du transept et 7m pour le vaisseau principal, présente globalement un plan en croix latine. Comme souvent, la nef n´est doublée que par un unique collatéral, au nord, que son articulation parfaite avec la croisée et son raccord impeccable avec le pignon occidental ne permettent pas d´envisager comme une reprise postérieure. Le transept est divisé en trois travées égales, et enfin le choeur en deux travées. De part et d´autre de la croisée, la nef et le choeur se distinguent tout d´abord par un traitement différent des piles : cylindriques et associées à des arcs à pénétration dans la nef, les piles sont finement fasciculées à l´entrée du choeur dont les travées sont séparées par des colonnettes. Cette distinction, qui rappelle le choeur de Notre-Dame de Quimperlé, est moins liée à la chronologie qu´à un souci de hiérarchisation des espaces, parti fréquent dans les églises bretonnes du XVe siècle - que l´on retrouve par exemple à Notre-Dame de Quilinen -, encore plus évident au niveau du couvrement. Comme dans la chapelle de Notre-Dame de la Houssaye à Pontivy, le choeur et le transept présentent seuls des arcs formerets et des tas-de-charge qui semblent à première vue correspondre à un projet de voûtes non réalisé, tandis que la nef et son collatéral n´en comportent aucun. L. de Groër fait remarquer la minceur extrême des doubleaux et se demande à juste titre ce qui serait arrivé si l´on avait réellement construit des voûtes de pierre. L´extrados du mur, au-delà des formerets, sans aucune pierre d´attente et dont l´appareil de pierre de taille assisé et lisse se devine sous le badigeon de chaux, montre que cette mise en oeuvre, peu compatible avec un projet de voûtes de pierre, correspond en fait à des fausses voûtes en bois. La minceur des contreforts comparée à la masse importante de ceux de Kernascléden confirme à l´extérieur ce parti initial. En fin de chantier, pour éviter un choeur au volume trop écrasé, on a préféré installer sur l´ensemble de la chapelle une charpente lambrissée dotée d´entraits à engoulants qui unifie le tout et dilate l´espace.

Outre les bases des piles marquant l´entrée du choeur, dont les savantes interpénétrations rappellent celles de Kernascléden, le décor intérieur de la chapelle se résume surtout aux cinq crédences desservant les différents autels, aux culots sculptés de larges feuilles ou de têtes humaines caricaturales destinés à supporter les statues. Les baies de la nef au nord comme au sud et celles des faces orientales des bras de transept ont conservé leur réseau du XVe siècle, essentiellement composé de mouchettes à redents trilobés, disposées tête-bêche ou en bouquets. La grande fenêtre passante du collatéral nord dont le remplage originel a été respecté lors de la réfection de sa verrière en 1550 est une composition élégante dont le dessin, sans surcharge ni raideur, peut donner une idée des réseaux d´origine de la maîtresse-vitre et des baies nord et sud du transept, remplacés au XVIe siècle. Cette décoration épurée n´est pas due seulement au moindre rang de la chapelle : elle reflète aussi une nouvelle conception esthétique de l´espace intérieur qui apparaît en Bretagne vers le milieu du XVe siècle et cherche, sur des surfaces de murs laissées nues, à valoriser les baies et leurs vitraux ainsi que le mobilier. L´ensemble remarquable de verrières des XVe et XVIe siècles encore conservé dans la chapelle, la statuaire et surtout le jubé, permettent d´apprécier pleinement cette recherche esthétique.

L´étourdissant jubé de 1480, dont la sculpture atteint des sommets de virtuosité, s´inscrit dans la même démarche. Bien qu´il s'agisse d´un ouvrage de menuiserie, ce dernier joue un rôle majeur dans la répartition et la distribution des espaces au point que la question de son emplacement originel mérite d´être évoquée. Plusieurs indices suggèrent qu´il n´est pas à l´endroit initialement prévu. D´abord, son montant principal du côté nord vient se coller de façon maladroite et inesthétique au milieu de la niche crédence de l´autel de Saint-Sébastien, aménagée dans la pile nord et dont on a brutalement entaillé l´appui. D´autre part, depuis la restauration du XIXe siècle, sa tribune ne dispose plus d´escalier d´accès ; toutefois, les anciens relevés représentent, appuyée contre le mur ouest du bras sud, une volée droite très simple, presque fruste, disposition plastiquement médiocre qui relevait probablement d´un aménagement tardif. Il semble évident que s´il avait été conçu d´emblée à cette place, le jubé aurait été pourvu d´une élégante vis inscrite dans une cage ajourée, comme en comportent les beaux exemples de Lamballe, de Notre-Dame de Lambader ou de Kerfons en Ploubezre. Un autre indice confirme ce déplacement : à l´entrée du choeur, du côté de l´évangile, deux portes presque superposées qui donnent aujourd´hui l´une sur une chaire à prêcher et l´autre sur une tribune seigneuriale, datables du XVIIe siècle, ouvrent sur un escalier en vis en pierre ménagé dans la pile et dont la cage cylindrique déborde à l´extérieur à l´aisselle du choeur et du bras nord. Il est plus que probable que cet escalier, solidaire du gros-oeuvre du XVe siècle, avait été prévu pour desservir la tribune du jubé selon une formule que l´on trouvait à Notre-Dame-de-la-Cour à Lantic, à Notre-Dame de Quilinen ou encore à l´église de Locronan. Le jubé fut sans doute déplacé au XVIIe siècle afin d´installer dans les bras de transept des chapelles privées réservées à des familles de la noblesse locale. Dans les bases de la première et de la deuxième pile du bas-côté nord, des saignées qui correspondent à une ancienne clôture en bois indiquent un aménagement qui répondait à de semblables exigences.

Dans le mur nord du choeur, une porte ouvre sur une petite pièce dont la fonction récente de sacristie n´est certainement pas d´origine : cet espace comporte un petit autel, une crédence ainsi qu´une fenêtre basse que son appui presque au ras du sol signale comme un guichet destiné à recevoir la communion agenouillé, dispositions qui permettent d'y reconnaître un oratoire seigneurial. L´escalier qui mène à la pièce de l´étage est moderne et il est difficile de savoir l´emplacement et la forme de celui d´origine, si toutefois il en existait un. À l´étage, une fenêtre à coussièges* ouverte dans le pignon est, une cheminée dans le mur gouttereau nord et enfin, dans le mur surplombant le choeur, une baie actuellement murée qui formait hagioscope*, portant encore sur son linteau les armes des Boutteville, indiquent un autre oratoire seigneurial. Des photographies prises lors de l´enquête de l´Inventaire en 1966 montrent, entre l´oratoire de l´étage et la vis d´escalier, contre le mur nord du choeur, une coursière extérieure en dalles de granite sur corbeaux moulurés. Cette disposition, qui avait sans doute été assez fortement restaurée lors du remontage du mur ouest de la sacristie en 1911, présentait toutefois le grand intérêt de conserver la distribution ancienne de l´étage de l´oratoire. La présence d´un système de coursière semblable sur la façade principale du logis du château du Saint, résidence habituelle de la famille de Boutteville, aujourd´hui détruite, confirmerait l´authenticité du dispositif disparu de Saint-Fiacre.

Ordonnance extérieure

L´ensemble de la chapelle est un assemblage de volumes savamment articulés dont aucune façade n´est négligée, et a été conçu pour être harmonieux sous tous ses angles. Loin d´avoir été pensée comme un frontispice détaché du reste de l´édifice, la façade occidentale, dont le grand pignon prolongé vers le nord compense la légère pente du terrain, y renvoie dans un jeu savant entre symétrie et dissymétrie. Ainsi que l´a montré L. de Groër, le maître d´oeuvre de Saint-Fiacre tire les leçons de Kernascléden : il en reprend le principe du clocher pignon à plate-forme en surplomb soutenue par des consoles, mais l´inscrit dans une large façade dissymétrique dont il remplace la rose par un grand plein de mur animé de niches, et dégage la souche du clocher du sommet du pignon. L´emploi de deux axes, l´un qui passe par la porte ouest et le sommet virtuel du pignon escamoté par les consoles de la plate forme du clocher, et l´autre, décalé vers le sud, donné par le clocher lui-même, apparaît comme une véritable trouvaille de l´architecte qui équilibre ainsi sa composition. La formule des deux tourelles flanquant un clocheton central probablement reprise de Tronoën, est ici complètement renouvelée : au lieu de les ancrer sur un socle commun, le maître de Saint-Fiacre, novateur, détache chacun des éléments et les relie par d'élégantes passerelles soutenues par des arcs moulurés. La disposition décalée de ces tourelles, peu perceptible au premier abord, résulte d'une réflexion mûrie qui concilie exigences techniques et recherche esthétique. La tourelle nord qui est une masse pleine et se termine par un petit belvédère à trois fenêtres, porte sur le pignon où elle oppose dès sa naissance son plan polygonal au grand pan de mur dont elle interrompt brusquement le rampant ajouré. La tourelle sud, entièrement creuse puisqu´elle contient l´unique vis d´escalier, a été décalée vers l´est pour ne pas affaiblir le pignon et se trouve donc en retrait de ce côté mais en saillie sur l'élévation sud où elle est solidement ancrée par sa fusion avec le contrefort d´angle. Elle conserve en outre à l´ouest, jusqu´au niveau de la plate-forme, un angle droit qui renforce son raccord avec la plate-forme du clocher. L´étirement des consoles qui soutiennent la plate-forme et l´encorbellement important de celle-ci, les arcs à multiples ressauts qui les sous-tendent, le garde-corps à mouchettes alternées qui contourne le clocher et les petits garde-corps factices qui ceinturent à leur base les flèches latérales visent à donner à cette façade de petites dimensions des proportions monumentales. Le traitement du clocher lui-même, dont les quatre faces, identiques, sont scandées de colonnes cylindriques que joignent deux séries superposées d´arcs à pénétrations, les gâbles aigus et les pinacles d´angle qui atteignent la moitié de la hauteur de la flèche vont dans le même sens. Enfin, c´est sur cette partie de la façade que l´architecte a concentré l´essentiel du décor : les corniches sculptées de feuilles retournées, les garde-corps ajourés de lignes de mouchettes rampantes enchaînées en alternance, les gâbles rehaussés d´un réseau flamboyant à deux épaisseurs et leurs arêtes chargées de lignes de crochets, de même que celles de la flèche, sont autant de détails traités avec le plus grand soin qui accrochent la lumière et imposent sur le fond du ciel la silhouette magistrale de ce pignon, modeste par ses dimensions, monumental par sa présence.

L´élévation sud présente une alternance d´avancées et de retraits de proportions variées qui, comme autant de temps forts et de temps faibles, rythment la composition, et frappe par son unité de style que renforce l´emploi de contreforts ornés de niches à dais et dont le sommet en glacis à quatre pans, forme moderne massivement employée sur le chantier de Kernascléden, sert de socle à des pinacles aigus posés à 45°. Quelques légères différences entre le choeur et le bras sud suggèrent une évolution. Tandis que les consoles des contreforts du choeur sont ornées de feuilles refouillées, celles du bras sud sont sculptées de personnages grotesques jouant avec des chiens, mais surtout la petite porte qui donne accès directement dans le choeur présente encore de grêles colonnettes à peine perceptibles comportant bases prismatiques en flacon et minuscules chapiteaux, modèle sans doute repris des transepts de Quimperlé, alors que celle qui est murée dans le mur ouest du bras sud, dont l´arc externe anguleux vient se fondre dans les piédroits sans chapiteau et les pinacles latéraux atteignent la hauteur du fleuron sommital, témoigne d´une évolution stylistique indéniable semblable à celle constatée sur le porche sud. Enfin, au-dessus de la petite porte du choeur, la superposition d´une niche à dais et d´une rose, percée pour l´élégance du motif, distinguent l'accès réservé au clergé et au seigneur supérieur.

Le porche sud par l´association de grandes plages unies et de parties sculptées très localisées résume à lui seul l´économie esthétique de l´édifice. Il est encadré par deux larges et puissants contreforts angulaires qui semblent indiquer l´entrée, équilibrent la masse du pignon uni et lui confèrent une dimension monumentale. Ces contreforts sont ornés sur leurs faces latérales, de part et d´autre de l´entrée, de niches à dais semblables à celles qui ornent les autres contreforts de la chapelle et couronnés d´un faisceau de pinacles de section cylindrique dont le modèle est directement emprunté au chevet de Kernascléden. Sur ce frontispice presque dépouillé, le lambrequin à arcs trilobés et accolade ornée de feuilles retournées qui souligne l´ouverture du porche prend toute sa valeur. À l´image de l´ensemble du décor de la chapelle, l´intérieur du porche illustre ce goût pour une certaine épuration stylistique qui vise à l´efficacité. Les deux séries de niches prévues pour recevoir les statues des apôtres reprennent en continu le principe de celles des contreforts qui se résume à un simple enfoncement dans le mur dépourvu de toutes colonnettes ou moulures. Cette conception épurée, adaptée aux proportions du porche, vise également à valoriser le portail lui-même, principal accès à l´intérieur de la chapelle. Ce dernier - une grande arcade en tiers-point incluant deux portes géminées de forme et de décor semblables, sous un tympan plein devant lequel devait s´inscrire une statue de trumeau - est une transposition trait pour trait, et de dimensions identiques, de celui du choeur de Kernascléden. La même savante économie se retrouve dans la sculpture du porche dont L. de Groër fait remarquer le style particulier. Les socles des niches, au lieu d´être sculptés de figures ou de feuillages retournés et refouillés comme sur le choeur, sont ici ornés d´une unique et large feuille souple qui semble comme plaquée par le vent : ce trait, accentué sur les contreforts de l´entrée, révèle une évolution qui se démarque nettement de l´ornementation recherchée et précieuse, presque méticuleuse, rencontrée à Kernascléden. Là encore et comme pour la composition de la façade, loin d'être due seulement à une différence dans le budget du chantier, il s´agit bien d´une recherche de style.

La composition dissymétrique du chevet semble relever d´un changement de parti : une reprise près du contrefort nord, la cassure de l´angle du pignon ainsi qu´une différence dans le style des crochets qui ornent les rampants, dénotent un ajout postérieur, peut-être en cours de chantier qui s´inscrit dans la même recherche esthétique que celle de la façade occidentale. Sur l´arête de l´angle nord-est de l´appentis dépourvu de contrefort, une niche à dais surmontée d´un pinacle, contribue à l´harmonisation tout en attirant le regard. À l´opposé, à l´angle sud-est, un détail révèle la qualité de cette architecture : au sommet de l´angle formé par le mur du choeur et le chevet, l'arête du mur, au lieu de se fondre dans le glacis des têtes de contreforts, repose en surplomb sur un culot sculpté de feuillages. Au-dessus de la maîtresse-vitre, l´axe du pignon est marqué par l´importante composition des armes ducales qui occupe toute la hauteur depuis la pointe de la baie jusqu´au sommet du pignon et dont la qualité est encore perceptible, malgré les méfaits de l´érosion. Le fort relief de l´ensemble, les attitudes gracieuses du couple de sauvages qui tiennent l´écu, le lion du cimier traité de trois quarts et la bannière ducale légèrement penchée et flottant au vent confèrent à cette grande composition héraldique une dimension plastique qui affirme de façon brillante un message hautement politique.

VocablesSaint-Fiacre
Dénominationschapelle
Aire d'étude et cantonBretagne - Faouët (Le)
AdresseCommune : Faouët (Le)
Lieu-dit : Saint-Fiacre
Cadastre : 1827 F1 1139

Une chapelle à laquelle était associée une hôtellerie ou hôpital pour les pèlerins devait exister à cet endroit avant le 15e siècle ; remploi dans une maison au sud d'une pierre portant l'inscription : L'AN 1436 FUT FAIT CEST OSPITAL PAR C (BOUTE) VILE ; construction de la chapelle actuelle commencée vers le milieu du 15e siècle par la famille de Boutteville et achevée vers 1480 ; le jubé porte l'inscription : L'AN 1480 FUT FAIT CEST HEVPVRE P (AR) OLIVI (ER) LE LOERGA (N) OVPVRIER. Reconstruction entre 1911 et 1919 du mur sud du chœur et du mur ouest de la sacristie, en m^me temps suppression d'une coursière sur consoles de pierre qui reliait l'étage de cette dernière à l'escalier en vis du bras nord.

Période(s)Principale : 2e quart 15e siècle , (détruit)
Principale : 2e moitié 15e siècle
Dates1436, porte la date
1480, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Boutteville de commanditaire attribution par source
Auteur : Le Loergan Olivier
Olivier Le Loergan

Olivier Le Loergan menuisier et sculpteur anobli par le duc François II en 1469, a réalisé à Saint-Fiacre du Faouet son chef d’œuvre.


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sculpteur signature

La chapelle est composée d'une nef à unique collatéral au nord, d'un transept, et d'un chœur à unique vaisseau. Un grand porche est accollé au sud de la nef, un corps à étage au nord du chœur abritait deux oratoires seigneuriaux superposés. La façade occidentale présente au sommet de son pignon un petit clocher ceinturé d'une coursière qui est accessible au sud par un escalier en vis ménagé dans une tourelle hors-oeuvre puis une passerelle sur un arc. Une tourelle semblable qui lui fait pendant du côté nord contient une petite pièce ouverte par trois fenêtres à croisée.

Mursgranite pierre de taille
Toitardoise
Plansplan en croix latine
Étages2 vaisseaux
Couvrementslambris de couvrement
voûte d'ogives
Couverturesflèche en maçonnerie
toit à longs pans
pignon découvert
noue
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour
Techniquesvitrail
sculpture
Précision représentations

Armes ducales au sommet du pignon est ; armes des Boutteville sur la fenêtre de l'oratoire d'étage au sud du choeur ; armes des du Chastel sur les sablières de la charpente.

Le chantier de Saint-Fiacre est à rapprocher de celui de la chapelle de Kernascleden. La forme du clocher de Saint-Fiacre, le porche sud ainsi que la sculpture témoigne de l'activité d'un même atelier………………………………………………………. Lien à faire.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesclocher, jubé
Protectionsclassé MH, 1889
classé MH, 1948/10/27

Références documentaires

Bibliographie
  • LEFEVRE-PONTALIS (Eugène). Le Faouët, chapelle de Saint-Fiacre, dans Congrès archéologique de France, LXXXIe session tenue à Brest et à Vannes en 1914 par la Société française d´Archéologie, Paris, 1919, p. 348-355. Le Faouët et Gourin. Inventaire topographique. Paris, 1975, p 43-50. GROER (Léon de). L'architecture gothique des Xve et XVIe s. dans les anciens diocèses de Quimper et de Vannes. Etude de quelques ateliers. Thèse Ecole des Chartes, 1943. Doc dactylographié inédit.

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Liens web

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