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Chapelle, Saint-Adrien (Saint-Barthélemy)

Dossier IA56001275 inclus dans Écart dit village de Saint-Adrien (Saint-Barthélemy) réalisé en 2002

Fiche

Œuvres contenues

Voir

VocablesSaint-Adrien
Parties constituantes non étudiéesfontaine de dévotion
Dénominationschapelle
Aire d'étude et cantonBaud - Baud
AdresseCommune : Saint-Barthélemy
Lieu-dit : Saint-Adrien
Cadastre : 1828 E2 562 ; 1967 E2 453

La chapelle Saint-Adrien est édifiée à la fin du 15e siècle par les Rohan dont les armes figurent au chevet de la chapelle et sur la porte du bras sud, bûchées. La datation est étayée par les sablières, du même auteur que celles, datant des années 1480, de Notre-Dame de Quelven en Guern. Y figurent les armes des Rohan, possesseurs de la seigneurie de Baud depuis la fin du 15e siècle, ici alliées à celles de la famille de Baud, pour asseoir leur légitimité en ce lieu. A la date de 1565 lue à l'intérieur pourrait correspondre plusieurs interventions comme la construction de la sacristie, la reprise de certaines ouvertures ainsi que la mise en place de vitraux : certains fragments conservés portent les armes des Rimaison, encore présents ici à une époque où la famille de Rohan s'est effacée. En 1937, la maîtresse-vitre est déposée ainsi que la verrière du transept sud représentant la scène de la Passion. Le meneau de la fenêtre sud est alors refait à cette occasion. La verrière du transept nord déposée à une date inconnue (1937 ?) représentait l'Annonciation, celle de la nef sud représentait la Trinité. Le retable majeur, déposé depuis le début du 20e siècle, occultait en partie la maîtresse-vitre dont la baie est partiellement bouchée. Au 19e siècle, une voûte en plâtre vient dissimuler les lambris de couvrement jusque dans les années 1970 où ils sont dégagés au-dessus du choeur et refaits sur la nef.

Période(s)Principale : 4e quart 15e siècle
Principale : 3e quart 16e siècle
Secondaire : 19e siècle
Dates1565, porte la date
Auteur(s)Personnalité : Rohan commanditaire attribution par source
Personnalité : Rimaison de commanditaire attribution par source

La chapelle adopte un plan en croix latine à chevet plat très enterré, percé d'une grande baie fleurdelisée. Les murs construits en pierre de taille sont enduits à l'intérieur. L'ensemble est couvert d'un lambris de couvrement. L'originalité de l'édifice réside dans l'adaptation du plan au site dont le terrain très dénivelé a nécessité la construction d'une sacristie en appentis au nord de la nef. Une cheminée et un escalier en bois menant au comble sont aménagés dans cette sacristie. Chaque pignon est cantonné de contreforts talutés obliques. Un clocheton en charpente surmonte le pignon ouest.

Mursgranite
enduit
pierre de taille
Toitardoise
Plansplan en croix latine
Étages1 vaisseau
Couvrementslambris de couvrement
Couverturestoit à longs pans
appentis
pignon découvert
noue
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en équerre en charpente
Techniquessculpture
Précision représentations

Blasons sculptés au chevet de la chapelle et sur la porte du bras sud. Scènes de chasse et têtes sculptées sur les sablières et les clefs. Des pinacles à crochets somment les contreforts des pignons ouest, nord, sud et est. Portes moulurées, surmontées d'accolade et de pinacles.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 1932/08/25

Annexes

  • Chapelle Saint-Adrien

    A proximité du Blavet, cette chapelle fut érigée à la fin du XVe siècle par les Rohan dont les armes figurent au chevet de la chapelle et sur la porte du bras sud, bûchées, sur un lieu de culte ancien identifié par des sources : avant sa restauration récente, deux sources coulaient en effet dans la chapelle. Son plan en croix latine l'apparente à d'autres chapelles du canton plus tardives, telles Saint-Nicodème, Saint-Nicolas et Sainte-Anne en Pluméliau ou Locmaria de Melrand. Elle en diffère cependant par son adaptation au site qui nécessita la construction d'une sacristie avec cheminée au nord de la nef à la fin du XVIe siècle. La datation est étayée par les sablières, du même auteur que celles, datant des années 1480, de Notre-Dame de Quelven en Guern. Y figurent les armes des Rohan, possesseurs de la seigneurie de Baud depuis la fin du XVe siècle, ici alliées à celles de la famille de Baud, pour asseoir leur légitimité en ce lieu. Au-dessus de la porte ouest, une inscription illisible aurait sans doute apporté des précisions sur la construction. A la date de 1565 lue à l'intérieur pourraient correspondre plusieurs interventions comme la construction de la sacristie, la reprise de certaines ouvertures ainsi que la mise en place de vitraux : certains fragments conservés portent les armes des Rimaison, encore présents ici à une époque où la famille de Rohan s'est effacée.

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives photographiques (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine) © CMN, Estève, Chapelle Saint-Adrien, choeur, vue diagonale.

Bibliographie
  • Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France. Vallée du Blavet. Le canton de Baud. Bretagne. 2003. Rennes : Editions Apogée. (Images du Patrimoine ; n° 235).

    p. 30
  • DANIGO, Joseph.Eglises et chapelles du pays de Baud.Imprimerie Presse du Morbihan, Lorient, 1974.

    p. 40-43
  • DUHEM, Gustave. Les églises de France, Morbihan. Paris, 1932.

    p. 171
  • LE MENE, Joseph-Marie.Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes. Vannes : Imprimerie Galles, 1894, t. II. p. 355.

    p. 355

Liens web