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Carrière de kaolin et briqueterie Morane, puis Frugier et Cie, puis Société des kaolins de Bretagne, actuellement société anonyme BNZ, les Landelles, route de Plouguesnat (Plémet fusionnée en Les Moulins en 2016)

Dossier IA22002209 réalisé en 2003

Fiche

  • Carte postale ancienne, vers 1930.
    Carte postale ancienne, vers 1930.
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • entrepôt industriel
    • magasin industriel
    • cheminée d'usine
    • logement patronal
    • cour
    • bureau
    • atelier de réparation
    • aire des matières premières
    • aire des produits manufacturés
    • bassin de décantation
Précision dénomination carrière de kaolin
Appellations carrière et briqueterie Morane, puis Frugier et Cie, puis Société des kaolins de Bretagne, actuellement société anonyme BNZ
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, entrepôt industriel, magasin industriel, cheminée d'usine, logement patronal, cour, bureau, atelier de réparation, aire des matières premières, aire des produits manufacturés, bassin de décantation
Dénominations carrière, briqueterie
Aire d'étude et canton Arrondissement de Saint-Brieuc - Chèze (La)
Adresse Commune : Moulins (Les)
Lieu-dit : Les Landelles (les), route de Plouguesnat
Cadastre : 1985 ZW 12 ; 1985 A1 1224
Précisions commune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Plémet

Un premier four à briques est édifié en 1890 par Charles Colliard, à côté de bassins de décantation et de deux séchoirs, démolis en 1896. A proximité existe une carrière de kaolin dont l'ouverture a été officiellement déclarée le 2 mars 1891 par Henri Morane. En 1899, ce dernier devient propriétaire de la totalité du site et fait construire une briqueterie en 1901. En 1905, la carrière de kaolin des Landelles est exploitée par la société Frugier et Cie et consiste en une excavation de 12 à 13 m de profondeur. En 1910, la Société des kaolins de Bretagne devient propriétaire des sites d'extraction et de production. Afin de se développer et après avoir démoli la presque totalité des bâtiments en 1913, elle fait reconstruire la briqueterie en 1914, ainsi qu'un magasin, des écuries et le bâtiment du générateur en 1915. Un an plus tard la briqueterie est incendiée. Le logement patronal semble avoir été édifié en 1920. Une nouvelle campagne de construction a lieu en 1921 avec la construction et la mise en place d'une briqueterie, de fours, de lavages, de presses, de pompes, d'un bâtiment dit "la Gare", d'une salle des machines et de la dynamo, d'un bâtiment de stockage du silico, de hangars, d'un magasin et de huit bassins. A cette époque, une nouvelle excavation est ouverte à l'est de l'ancienne carrière abandonnée ; en 1924, elle mesure environ 70 m de largeur sur 40 à 50 m de longueur et l'exploitation est effectuée en gradins. Dans la partie supérieure se trouve, sur 1 m d'épaisseur, l'argile utilisée pour la fabrication des briques et dans la partie inférieure sont exploitées l'argile réfractaire sur une épaisseur de 3 m environ et l'argile à kaolin sur une épaisseur d'environ 10 m. A cette date, la production d'argile kaolinique atteint environ 16 000 t par an, contenant approximativement 35 % de kaolin. Celui-ci est lavé, puis vendu de 100 à 200 francs la tonne suivant sa qualité. En 1926, le hangar, la bascule, le bâtiment de la chaîne à godets, le bâtiment dit "la Gare" et les bassins sont démolis. La briqueterie, quant à elle, est agrandi en 1930 avec la construction de deux nouveaux séchoirs, d'un moulin à concasser le kaolin et d'un transformateur électrique. Cette date correspond aussi à l'édification d'une fabrique de tuyaux qui cessera de fonctionner en 1936. Un nouveau four est installé en 1931et un garage est bâti sur le site en 1953, suivi, trois ans plus tard, d'un four tunnel. Vers 1960, l'entreprise se lance dans la production de fibre céramique et en devient le premier producteur en Europe. Dans les années 1970, les ateliers sont agrandis et un second four tunnel est installé en 1974. Actuellement, la briqueterie, société anonyme inscrite sous la raison sociale BNZ, est toujours en activité et est spécialisée dans la fabrication de produits céramiques réfractaires ; elle tire sa matière première d'une carrière qu'elle exploite à Châteaubriant (44), celle située aux Landelles ayant cessé toute extraction dans les années 1990. A la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, l'extraction de kaolin et l'exhaure de la carrière sont assurées par des moteurs thermiques. Le 1er juin 1877, E. Hauët déclare une chaudière à vapeur de forme cylindrique verticale pour l'exploitation de la carrière ; le 27 août 1883, une autre chaudière à vapeur de forme cylindrique horizontale est attestée ; le 17 mars 1896, Henri Morane déclare une chaudière à vapeur de forme verticale système Field pour l'usage de la briqueterie ; elle provient du constructeur G. Peteau, à Paris (75). Il en déclare une seconde à usage de locomotive routière, issue du constructeur Groux, dans la Marne (51). Le 1er juillet 1903, M. François, ingénieur aux Landelles, déclare une chaudière à vapeur destinée à l'épuisement de la carrière. Elle provient du constructeur Delahaye, à Tours (37), et présente une forme tubulaire à foyer amovible, une surface de chauffe de 10, 56 m2 et est timbrée à 8 kg. Le 1er juillet 1907, Frugier et Cie déclarent une chaudière à vapeur destinée au malaxeur et au moule à briques. Il s'agit d'une chaudière de marque Lotz fils, à Nantes (44), qui présente une forme tubulaire à T, une surface de chauffe de 5, 30 m2 et est timbrée à 8 kg. En 1910, deux chaudières à vapeur de forme tubulaire (constructeurs : Roset, Saint-Denis (75) et Aubert, Paris (75) timbrées à 12 et 7, 5 kg, sont destinées à l'exploitation du kaolin et une troisième, de la catégorie des autoclaves, au corps cylindrique, est destinée à la confection des briques (cuisson). En 1905, le personnel occupé à l'extraction du kaolin comprend vingt ouvriers et deux enfants de quinze ans. En 1975, l'entreprise emploie cent soixante cinq salariés, contre une quarantaine en 2003.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1890, daté par travaux historiques
1901, daté par travaux historiques
1914, daté par travaux historiques
1915, daté par travaux historiques
1920, daté par travaux historiques
1921, daté par travaux historiques
1930, daté par travaux historiques
1953, daté par travaux historiques

Le site de la briqueterie comprend d'une part l'atelier de fabrication proprement dit, et d'autre part les logements et bureaux répartis de part et d'autre. L'atelier de fabrication, en rez-de-chaussée, est bâti en moellons de granite et est couvert d'une toiture à longs pans en tuiles mécaniques ; il abrite les deux fours tunnels installés en 1956 et 1974. La cheminée d'usine en briques, haute de 40 m, perce un pan de toit et s'érige au-dessus de l'une des halles de fabrication. Le bâtiment qui abrite les bassins est situé dans son prolongement et est bâti dans les mêmes matériaux. Des logements, en rez-de-chaussée, subsistent sur le site et font face au bâtiment des bureaux de construction plus récente en béton recouvert d'enduit. Des entrepôts et magasins, également de facture récente, sont construits en tôle sur les aires de stockage. La carrière de kaolin, située à l'arrière du site, est entièrement inondée. Le logement patronal, quant à lui, se compose d'un corps de bâtiment principal à un étage de comble à surcroît, flanqué de deux pavillons latéraux, lesquels comptent un étage carré supplémentaire. Recouvert d'enduit, l'édifice est surmonté d'un toit à longs pans en ardoises, les deux pavillons étant couverts de croupes.

Murs granite
béton
métal
enduit partiel
essentage de tôle
moellon
Toit ardoise, tuile mécanique
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
croupe
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20032207173NUCB : Mairie de Plémet, Non coté.

    20032207180NUCB : Mairie de Plémet, Non coté.

    20032207172NUCB : Archives départementales des Côtes d'Armor, 80 S 3 (8).

    19952200484X : Collection particulière

    19952200481X : Collection particulière

    19952200495XB : Collection particulière

    19952200208XB : Collection particulière

    19952200282XB : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes d'Armor. Série P ; sous-série 3 P : 3 P 188 (12). Fonds du cadastre ancien. Documentation cadastrale par ordre alphabétique de communes. Plémet, matrice des propriétés bâties, 1882-1911.

  • AD Côtes d'Armor. Série P ; sous-série 3 P : 3 P 188 (13). Fonds du cadastre ancien. Documentation cadastrale par ordre alphabétique de communes. Plémet, matrice des propriétés bâties, 1911-1966.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série 80 S : 80 S 3 (8). Service des Mines. Appareils à vapeur : déclarations, 1865-1913.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série 81 S 3 (7). Service des Mines. Appareils à vapeur : contrôle des appareils placés sur la terre ferme. Déclarations de machines à vapeur, 1894-1908.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; S supplément 252. Carrières de l'Ouest : généralités, personnel, travaux d'exploitation, contentieux, 1898-1939.