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Carrière (de diorite écrasée) de Saint-Lubin (Plémet fusionnée en Les Moulins en 2016)

Dossier IA22002210 réalisé en 2003

Fiche

  • Vue générale est des carrières de Saint-Lubin.
    Vue générale est des carrières de Saint-Lubin.
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  • Parties constituantes

    • atelier de réparation
    • excavation
    • aire de concassage
    • bureau
    • aire de lavage
    • aire des produits manufacturés
    • transformateur
    • pont bascule
    • atelier de fabrication
    • bassin de décantation
Précision dénomination carrière de diorite écrasée
Appellations carrière (de diorite écrasée) de Saint-Lubin
Parties constituantes non étudiées atelier de réparation, excavation, aire de concassage, bureau, aire de lavage, aire des produits manufacturés, transformateur, pont bascule, atelier de fabrication, bassin de décantation
Dénominations carrière
Aire d'étude et canton Arrondissement de Saint-Brieuc - Chèze (La)
Adresse Commune : Moulins (Les)
Lieu-dit : Saint-Lubin
Cadastre : 1985 H2 1081 à 1091, 1112 à 1115, 1225, 1264, 1279, 1280, 1076 ; 1985 ZT 69, 70, 74, 77 à 82, 110 ; 1985 ZV 66 à 70
Précisions commune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Plémet

La carrière de Saint-Lubin est ouverte vers 1940 par Joseph Lefèvre (autorisation du 8 novembre 1941) qui exploitait jusqu'alors une carrière au Theil, dans la commune voisine de La Prénessaye (22). Le compresseur du Theil est alors déménagé sur le site de Saint-Lubin. En 1948, une installation fixe est mise en place avec trémies, chaîne à godets et concasseur Bergeaud ; elle est entièrement renouvelée en 1954 avec des trémies plus grandes, des transporteurs à courroie, un gravillonneur acheté d'occasion à Vitré (35) et un concasseur neuf Bergeaud D24. Cette installation est une nouvelle fois améliorée en 1961. Deux ans plus tard, la carrière est équipée d'une structure de concassage et de criblage Ponts-Jumeaux ; l'ensemble se compose d'une trémie, d'un alimenteur, d'un concasseur Altairac, d'un transporteur LC 535, d'un crible Altairac et d'une installation électrique. En 1971, l'entreprise est transformée en SARL sous la dénomination Carrières de Saint-Lubin SARL Lefèvre Frères ; son capital s'élève alors à 20 000 francs. Jusqu'en 1977, date de l'équipement actuel, la société ne va cesser d'investir dans du nouveau matériel de type concasseurs, cribles ou encore transporteurs ; en 1982, le capital est évalué à 300 000 francs. En 1986, la carrière est rattachée à un groupe de sociétés connu sous le nom commercial de "Carrières Lessard" qui, sur le territoire breton, exploite douze sites d'extraction, et duquel dépendent également deux entreprises de travaux publics. L'ensemble des carrières Lessard représente une production de 3 500 000 t par an. La nature de la roche extraite à Saint-Lubin est de la diorite écrasée destinée à la production de granulats et dérivés (sables, graviers, gravillons, "graves ciment", etc.). Entre 1975 et 1991, trois autorisations préfectorales ont été délivrées pour permettre le renouvellement et l'extension des activités extractives ; actuellement, les principales conditions d'exploitation sont toujours celles autorisées par l'arrêté préfectoral du 30 avril 1991. Les installations de transformation des matériaux extraits consistent en trois unités : unité de broyage-concassage-criblage, unité de recomposition et unité de lavage. Une fois extraits, les matériaux sont transportés par dumpers jusqu'aux installations de transformation. Là, ils sont déchargés dans l'alimenteur scalpeur qui permet l'élimination des stériles, avant de rejoindre les concasseurs pour les opérations de broyage. Le tri des granulats est effectué sur les cribles installés en série. Les matériaux sont ensuite stockés suivant leur granulométrie dans des trémies spécifiques à partir desquelles il est possible de charger les véhicules et ainsi de procéder à l'évacuation des matériaux vers l'aire de stockage. L'unité de recomposition permet la fabrication de "graves ciment" et de "graves émulsion". L'unité de lavage, quant à elle, assure le lavage des stériles, des sables et des gravillons ; les différents transferts d'un appareil à l'autre se font par convoyeurs. En mars 1991, le capital est porté à 700 000 francs. En 1993, l'entreprise est transformée en société anonyme avant de devenir une société par actions simplifiée (SAS), toujours en activité. La capacité de production, dont la diffusion est locale, s'élève à 3500 t par jour. En 1947, mention d'un moteur diesel de 35 ch, remplacé dix ans plus tard par un moteur Petters de 80 ch. En 1962, la carrière est équipée d'un poste de transformation. En 1942, la carrière emploie trois salariés, contre sept en 1948, treize en 1961, dix-neuf en 1978 et une quinzaine en 2004.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1948, daté par travaux historiques
1954, daté par travaux historiques
1961, daté par travaux historiques
1963, daté par travaux historiques
1977, daté par travaux historiques

La carrière de Saint Lubin occupe un site de plus de 30 hectares réparti sur deux grandes zones. Au nord, se situe la principale aire de stockage des produits finis, fabriqués sur les installations de transformation ; elle présente une forme allongée bordant la rivière du Lié jusqu'aux hangars, atelier de réparation, local-bureau (préfabriqué) et pont bascule situés à l'entrée du site. Construit en essentage de tôle, l'atelier de réparation est placé à proximité de l'ancienne gare reliant la ligne de chemin de fer La Brohinière à Montauban. A l'ouest se situent les installations de transformation, c'est à dire les unités de broyage-concassage-criblage, de recomposition et de lavage des granulats, les équipements de recyclage des eaux de lavage, le bassin à boues, le transformateur électrique, ainsi qu'une aire de stockage secondaire. La seconde zone est celle de l'extraction qui occupe la partie centrale du site et comprend globalement trois paliers principaux (gradins). Cette zone accueille par ailleurs les aménagements et équipements annexes à l'exploitation dont principalement les bassins de décantation et l'unité de traitement des eaux d'exhaure de la carrière, ainsi que les deux pistes empruntées par les véhicules de transport et prolongeant l'accès sud du site.

Murs métal
essentage de tôle
Toit métal en couverture, tôle ondulée
Étages en rez-de-chaussée
Couvertures toit à longs pans
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
achetée
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20032207134NUCB : Mairie de Plémet, Non coté.