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Capitainerie de Crozon : ensemble fortifié

Dossier IA29001822 réalisé en 2002

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées corps de garde, batterie
Dénominations ensemble fortifié
Aire d'étude et canton Bretagne Nord
Adresse Commune : Crozon

Depuis la fin du 16ème siècle, les milices garde-côtes assuraient la défense des côtes de France contre les descentes ennemies en assurant le guet de la mer. Les populations littorales et insulaires étaient enrégimentées pour surveiller perpétuellement une portion de la côte proche de leur paroisse. Le littoral breton était divisé en capitaineries sous l´autorité d´un capitaine général. « La capitainerie était une subdivision territoriale utilisée pour la milice garde-côtes, intermédiaire entre l´évêché - considéré comme circonscription administrative et non uniquement ecclésiastique - et la paroisse - de laquelle les communes ont repris les attributions administratives. » En 1756, le duc d'Aiguillon souhaitant transformer la milice garde-côtes a divisé le littoral breton en vingt capitaineries d'un bataillon chacune ; c´est sur cette division du littoral que nous nous baserons pour fixer les limites géographiques des capitaineries. Notre étude sur les fortifications des côtes du Nord Finistère et des Côtes-d´Armor ne comprend que les paroisses - communes - littorales des capitaineries.

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Statut de la propriété propriété publique
propriété privée
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre

Annexes

  • "Fortifications médiévales, défense de l´abbaye de Landévennec" par Jean-Yves Besselièvre. 2007.

    in Fortifications Littorales, La Rade de Brest, projet de publication du Service de l'Inventaire du Patrimoine (SINPA), Région Bretagne.

    "Idéalement situé à l´estuaire de l´Aulne, le site de Landévennec présente de nombreux avantages d´un point de vue défensif. Abrité au fond de la rade de Brest, il en est difficilement visible et demeure protégé des vents dominants d´ouest. Il contrôle de plus une voie fluvio-maritime importante vers l´arrière-pays.

    Très tôt, l´abbaye fondée au 5e siècle par saint Guénolé est dotée de défenses qui s´adaptent ensuite à son évolution architecturale. Nichée dans un amphithéâtre naturel, l´abbaye est principalement accessible par voie maritime à l´est. Mises au jour lors des fouilles archéologiques menées depuis 1978, les fortifications de l´abbaye ne sont que partiellement connues et ne subsistent quasiment plus en élévation.

    Une première enceinte maçonnée est attestée dès le 7e siècle. Au 9e siècle, le développement de l´abbaye se traduit par l´édification d´une nouvelle enceinte. Implantée en arrière de la précédente, ses murs maçonnés atteignent 2,80 m d´épaisseur avec une entrée en chicane raccordée au chevet de l´abbatiale. L´enceinte et la porte unique sont attestées par La Vie de saint Guénolé du moine Gurdisten, qui précise que la partie occidentale de l´abbaye est défendue par un talus surmonté d´une palissade et précédé d´un fossé. Au 13e siècle, l´insécurité générale du temps entraîne l´édification d´une nouvelle enceinte. Bâtie en gros moellons sur la fortification préromane, elle présente à l´assaillant des tours semi-circulaires tandis que des contreforts supportent un chemin de ronde en bois côté intérieur. La porte d´accès est déplacée vers le village de Landévennec au nord.

    En 913, le monastère est abandonné sans défense aux Normands qui démantèlent partiellement les fortifications. En revanche, en 1296 l´enceinte permet aux moines de repousser deux attaques anglaises alors que le bourg et le port proches sont pillés et incendiés. Lors de la guerre de Succession de Bretagne, puis lors des guerres de la Ligue, les fortifications ne mettent pas la communauté bénédictine à l´abri des pillages. Devenu obsolète au 16e siècle, le système défensif est arasé et fournit des matériaux lors de la reconstruction mauriste. Au siècle suivant, Vauban envisage un temps l´édification de nouvelles fortifications à Landévennec afin de défendre le port qu´il souhaite y voir se développer dans un site qu´il juge meilleur que celui de Brest".

  • Inventaire du patrimoine militaire de la rade de Brest

    (C. Garreta, B. Le Moen sous la direction de A. Marinos et sous la conduite méthodologique de la Direction du Patrimoine : "Mission Patrimoine et Villes", 1993-1995)

    1. Ile de l´Aber : éperon barré, batterie, réduit.

    2. Motte de Rozan.

    3. Postolonnec : batterie, réduit.

    4. Le Menhir.

    5. Rulinanec : batterie, réduit.

    6. Morgat, pointe du Kador : batterie, réduit.

    7. Men Coz : ruines de Rostudel.

    8. Saint-Nicolas.

    9. Cap de la Chèvre : batterie, monument, sémaphore.

    10. Lost Marc´h : éperon barré.

    11. Kerbonn : Batterie, mur de l´Atlantique. 11 b. Pointe de Pen Hir : monument des F.F.L.

    12. Pointe du Toulinguet : batterie, fort, sémaphore.

    13. Le Grand Gouin : batteries.

    14. Le Petit Gouin : batterie, réduit.

    15. Camaret, Tour Vauban : batterie, tour.

    16. Pointe de Sainte-Barbe : batterie.

    17. La Mort aux anglais : batterie.

    18. Trez Rouz : retranchement.

    19. Quélern : lignes.

    20. Quélern : réduit.

    21. Trémet : batterie.

    22. Ilôt du Diable : batterie.

    23. La Fraternité : four à chaux, batterie, réduit.

    24. Keraguennec : batterie, monument du 19 septembre 1944.

    25. Ilôt des Capucins : batterie, fort.

    26. Pointe des Capucins : batterie.

    27. Kerviniou : batterie.

    28. Cornouailles : fort (tour modèle) 1813.

    29. Pointe de Cornouailles : batterie.

    30. Beaufort : batterie.

    31. Pointe Robert : batterie, réduit.

    32. Le Stiff : batterie.

    33. Le Pourjoint : batterie.

    34. Pointe des Espagnols : batterie, fort.

    35. Pont Scorf : batterie.

    36. Roscanvel : batterie, fort.

    37. Caserne Sourdis .

    38. Ile aux Morts : poudrière.

    39. Ile de Tréberon : lazaret.

    40. Ile longue : retranchement (détruit).

    41. Pointe de l´île Longue : batterie, fort (détruit).

    42. Pointe de Lanvéoc : batterie, fort.

    43. Landaoudec : réduit.

    44. Trémaidic : batterie.

    45. Crozon : fort.

    46. Ile Ronde : batterie.

    47. Pointe de l´Armorique : batterie, fort.

    48. Pointe du Corbeau : batterie, fort.

    49. Brest : citadelle, forts de ceinture, batterie.

    50. Pointe du Portzic : batterie, fort.

    51. Pointe du Dellec : batterie.

    52. Pointe du Dellec : fort.

    53. Kerdalaëz : batterie.

    54. Le Mengant : batterie, fort.

    55. Le Mengant : batterie.

    56. Quillihouarn : batterie.

    57. Pointe du Minou : batterie, fort, phare, sémaphore.

    58. Toulbroc´h : batterie, fort, caserne.

    59. Neiz Vran : corps de garde, tour (ruinée).

    60. Bertheaume, pointe et rocher : batteries, fort.

    61. Pointe de Créac´h Meur : batterie, caserne, sémaphore.

    62. Les Rospects : batterie.

    63. Pointe Saint-Mathieu : batterie, réduit.

    64. Keringar : batterie.

    65. Pointe du Renard : batterie, réduit.

    66. Pointe de Kermorvan : batteries, fort, phare.

    67. L´Ilette : batterie, fort.

    68. Blancs Sablons : redoute.

    69. Blancs Sablons : redoute intermédiaire.

    70. Blancs Sablons : fort Saint-Louis.

    71. Blancs Sablons : redoute Nord.

    72. L´îlien Sud : batterie.

    73. L´îlien Nord : fort.

  • Tableau des plans, profils et projets des batteries de Brest (1681-1704)

    PETER (J), préface de Jean Meyer, Vauban et Brest. Dossier. Une stratégie modèle de défense portuaire, 1683-1704, Paris, Economica et Institut de Stratégie Comparée, 1998, 320 p.

    (Sources : Service Historique de la Marine, Vincennes, Collection Nivart : Ms 144 ; Génie F° 33 g tome 2 ; Génie, article 8, section 1, Brest carton n° 1 ; Bibliothèque Nationale, Département des cartes et plans, Brest)

    1681, Mollart : Rocher du Mengant.

    1681, Mollart : Batterie de Cornouaille.

    1684 : La Bellevue : Batterie de Léon.

    1er octobre 1684, Mollart : Château du Mengant (pour 1685).

    1er novembre 1684, Mollart : Batterie de Léon (pour 1685).

    1er décembre 1684, Mollart : Batterie de Cornouaille (en construction).

    1685, Petit : Batterie de Léon.

    1686, Mollart : Batterie de Cornouaille (pour 1687).

    1686, Petit : Batterie de Léon.

    24 août 1686, Mollart : Batterie basse de Léon (40 embrasures).

    1687, Mollart : Batterie de Léon.

    1689, Vauban : Isthme de Quélern.

    3 mars 1689, Vauban : Retranchements et redoute de la presqu´île de Quélern.

    1692 : Batteries de Léon et de Cornouaille.

    1692, Bouridal : Plans de la batterie de la pointe des Espagnols et de la tour Saint-Mathieu.

    1693, Mollart : Plan des batteries du port de Camaret et projet du fort de Camaret.

    24 avril 1693, Mollart : Batterie de la pointe de Portzic (28 canons).

    1694, Vauban : Retranchement de la presqu´île de Roscanvel "redoute et batterie du Minou" batterie haute et basse de la pointe des Espagnols.

    1er mars 1694, Mollart (approuvé par Vauban) : Batterie de la pointe de Corsen (11 embrasures) de l´île de Kermorvan (9 plate-formes) de la pointe du Renard (10 plate-formes) de la rade de Porsmoguer.

    23 avril 1694, Vauban : Fort de Roscanvel.

    15 juillet 1695, Vauban : Fort et batterie de l´île longue Batterie du Portzic Fort et château ou batterie du Mengant Batterie de la pointe des Espagnols et du Minou.

    28 octobre 1695, - : Batteries du Minou, du Mengant, de Guiny, de Néven, de Portzic, du Capucin, de Cornouaille, de Beaufort, de Kerviniou et de la pointe des Espagnols.

    23 janvier 1696, Mollart (paraphé par Vauban) : Batterie de la pointe du Minou (11 embrasures) Batterie de Léon (projet d´un important fort bastionné).

    24 janvier 1696, Traverse : Batterie de Cornouaille (projet commencé par Vauban) Batterie basse de la pointe des Espagnols (8 plate-formes de faites) Pointe du Capucin (26 plate-formes prévues).

    27 janvier 1696, Traverse : Fort et retranchement de Roscanvel Redoute et batterie de Camaret.

    27 février 1696, Traverse (projet revu par Vauban) : Batterie de la pointe des Capucins.

    30 novembre 1696, Mollart : Batterie de Léon (pour 1697) (projet d´ouvrage couronné).

    10 janvier 1699, Traverse : Fort de Roscanvel (pour 1699).

    1699, Mollart : Plan de la batterie du Mengant.

    Fin 17e siècle, Musinot : Fort de Bertheaume.

    Fin 17e siècle, Du Mée : Batterie de la pointe des espagnols Batterie de Portzic (27 embrasures).

    Juillet 1700, Traverse : batteries de la rade de Brest Batterie de la pointe des Espagnols (deuxième projet et front bastionné).

    12 décembre 1700, Traverse : Batterie de la pointe des Espagnols (batterie de Vauban).

    14 novembre 1701, Mollart : Batteries de Léon (haute et basse).

    1701, Mollart (approuvé par Vauban) : Plan de la batterie de Néven.

    1702, Mollart : retranchement de l´isthme de Quélern (presqu´île de Roscanvel).

    Août 1704, Traverse : Roscanvel.

  • 19862901682XB : Archives Départementales, Finistère

    19862901672XB : Archives Départementales, Finistère

    19862901673XB : Archives Départementales, Finistère

    19862901674XB : Archives Départementales, Finistère

    19862901679XB : Archives Départementales, Finistère

    19862901680XB : Archives Départementales, Finistère

    19862901677XB : Archives Départementales, Finistère

    19862901678XB : Archives Départementales, Finistère

    19862901675XB : Archives Départementales, Finistère

    19862901676XB : Archives Départementales, Finistère

    19862902437NUCA : Archives Départementales, Finistère

    20032901856NUCA : Archives Départementales, Finistère

    20062904004NUCA : Archives Départementales, Finistère

    20062904003NUCA : Archives Départementales, Finistère

    20062904005NUCA : Archives Départementales, Finistère

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives départementales d´Ille-et-Vilaine Série C. Administrations provinciales. Intendance de Bretagne et subdélégations ; Etats de Bretagne, commission intermédiaire et commissions spéciales des Etats. Série Fi. Documents figurés autres que ceux contenus dans les autres séries et entrés à titre de dons ou achats. Cette série regroupe : cartes et plans, affiches, cartes postales, photographies, croquis, dessins. C Fi 983 - 01 : Carte figurative des terres et héritages qui ont été compris dans l´étendue des ouvrages du retranchement de la presqu´île de Roscanvel et des lieux qui ont été endommagés aux environs pour les gazons et terre de placages que l´on a pris pendant l´année 1695. C Fi 983 - 02 : Carte figurative des terres et héritages qui ont été compris dans l´étendue des ouvrages du retranchement de la presqu´île de Roscanvel et des lieux qui ont été endommagés aux environs pour les gazons et terre de placages que l´on a pris pendant l´année 1696. C Fi 983 - 03 : Carte figurative des terres et héritages qui ont été compris dans l´étendue des ouvrages du retranchement de la presqu´île de Roscanvel et des lieux qui ont été endommagés aux environs pour les gazons et terre de placages que l´on a pris pendant l´année 1697. C Fi 983 - 04 : Carte figurative des terres et héritages qui ont été compris dans l´étendue des ouvrages faits en dehors du front du fort de Roscanvel du côté de la Haque (?) pendant les années 1698 et 1699.

  • "La défense de la baie de Douarnenez pendant le débarquement des marins sur la plage de Pentrez", L'Illustration, 13 août 1898. (Voir : JADE (P.), "Les ouvrages de fortification littorale du port de Brest - 1872-1917. La défense des côtes en France à l´âge industriel", mémoire de maîtrise d´Histoire Contemporaine de l´Université de Bretagne Occidentale, sous la dir. de M.-T. Cloître, 2004, 293 p. et 141 p., tome 1 : p. 63).

Bibliographie
  • Presqu´île de Crozon BUREL (M.), Camaret-sur-Mer. Promenade dans le passé, Bannalec, Imprimerie régionale, 1984, 135 p. BUREL (M.), Dans la rade de Brest, l´île de Trébéron et l´île des Morts, Bannalec, Imprimerie régionale, 2003, 190 p.

  • CALVEZ (L.) (sous la dir. de), La Presqu´île de Crozon, histoire, art, nature, Paris, Nouvelle librairie de France, 1976, 477 p.

  • CELARIE (M.), "L´île d´Arun, une poudrière sur la Rivière du Faou", Le Presqu´îlien, n° 66, 1999, p. 14-15.

  • CHAURIS (L.), "La trilogie du Toulinguet : fortifications, phare, sémaphore", Avel Gornog, n° 11, juillet 2003, p. 40-45.

  • DION (M.), Batteries, réduits, tours, forts, casemates... de Camaret et de Roscanvel, Brest, Association du Mémorial Montbarey, 1996, 67 p.

  • PESQUEUR (L.), Schéma d´interprétation du patrimoine. Phase 1 : Valorisation du patrimoine militaire. Projet Tour Vauban. Parc Naturel régional d´Armorique, Pays Touristique du Ménez-Hom Atlantique, mai 1999.

  • PETER (J), préface de Jean Meyer, Vauban et Brest. Dossier. Une stratégie modèle de défense portuaire, 1683-1704, Paris, Economica et Institut de Stratégie Comparée, 1998, 320 p. Le rocher du Mengant (projet de fort à la mer) "En raison de sa position exceptionnelle et de sa situation qui le rendait quasiment inaccessible, le rocher du Mengant exerça une réelle fascination sur les ingénieurs qui tous révèrent d´y édifier une fortification. Il était vrai que la position du rocher du Mengant était idéale et n´était à nulle autre pareille. Parmi les premiers mémoires sur le Mengant figura celui de François Ferry, ingénieur au port de Rochefort, du 6 avril 1680. Le 10 mai 1681, Seignelay écrivait : "La batterie à faire sur le Mengant est des plus nécessaires, puisqu´elle fait de la rade de Brest un port dans lequel les vaisseaux entreront en toute sécurité. Si la rade était fermée par une batterie sur le Mengant, aucun vaisseau ne pourrait y entrer. Le rocher qui est placé directement au milieu du passage est distant des terres des deux côtés de 500 à 600 toises". Le 15 octobre, selon le plan de Pierre de Sainte-Colombe, ingénieur au port de Brest, l´installation d´une batterie sur le rocher, qui comporterait notamment 1200 toises cubes à maçonner à 150 livres la toise cube, coûterait 228 225 livres. En 1683, Vauban écrivait : "C´est un lieu extrêmement battu des flots, toutes les fois qu´il y a un peu de mer, dans les temps les plus calmes sont des courants qui ne sont guère moins rapides que ceux du Rhône sur le pont Saint-Esprit. Après y avoir bien songé de toutes les façons, je n´y trouve que des difficultés presque insurmontables". Le 30 avril, Vauban nuançait son avis : "A propos du Mengant sur lequel j´ai été deux fois, c´est une dépense considérable, mais pas impossible". Le 8 mai, Vauban adressait à Seignelay, qui rêvait de fortifier le rocher du Mengant, un projet d´aménagement. De nombreux plans ne manquèrent pas d´être établis par la suite, qui ne furent pas réalisés". Les batteries de Néven (pointe du Diable) et de Guiny (située entre les forts du Minou et du Mengant au lieu-dit Coatibouch Selon le mémoire de Vauban du 15 juillet 1695, "il y a encore deux petites batteries dans les côtés du goulet, l´une de six pièces appelée de Néven et l´autre de cinq appelée de Guiny (E). Leur canon n´est que de 18 livres. Celles-ci, quoique bien situées, ont trop peu de capacité et ont été faites à la hâte par M. de Bercy. Leurs épaulements ont six pieds d´épais de maçonnerie de moellon à mortier de terre. Elles n'ont ni magasin ni corps de garde qui vaillent et ne sont pas fermées par les derrières. On pourra les augmenter du double et les fortifier, mais c´est un ouvrage de dépense et à faire en temps de paix. Je compte faire faire le remuement de terres de ces ouvrages par les matelots, et le gazonnage aux dépens de votre Majesté ou du pays". En septembre, Vauban estimait que la batterie de Néven pouvait être augmentée de dix à douze pièces de canon. En septembre 1699, Vauban écrivait : "La batterie de Guiny est fermée. On peut y mettre un invalide, sa femme et leurs enfants. S´il se trouve qu´ils veuillent bien y demeurer, on mettra son canon sur le ventre, la lumière en bas avec un tampon dans la bouche". S´agissant de la batterie de Néven, "il convient de faire la même garde qu´à celle de Guiny". Les batteries en projet "En septembre 1699, Vauban préconisait un certain nombre de disposition concernant la garde des sites en voie ou en cours d´équipement. "L´île Cézon, dans Aber Wrac´h, demande un commandant avec une garde de dix hommes, un sergent et un canonnier qui dans les besoins sera aidé par les soldats de la garde. Le poste est important jusqu´à ce qu´on ait construit un fort plus considérable sur l´île de Croix, quoique ce port soit sauvage et de peu de réputation. Il ne laisse pas d´être fort fréquenté de ceux qui s´y réfugient dans les mêmes temps et quand ils craignent les corsaires comme étant un lieu très sûr quand on y est entré... Le Conquet serait assez propre à faire la résidence de quelque vieille officier marin à qui l´on donnerait inspection sur toutes les redoutes et batteries qu´on y a faites. Il faudrait mettre une garde de 12 hommes avec un sergent qui obéirait à cet officier aussi bien que les canonniers qui serviront de concierges... Il faudrait bâtir un lieu sûr dans l´île Ouessant pour pouvoir au besoin y mettre une garde de trois hommes avec une batterie et de quoi faire des signaux... Il faut mettre le canon de la pointe de Kerviniou et du Capucin sur le ventre, le retourner et fermer son corps de garde et charger le commandant de la batterie de Cornouaille, de la visite tous les jours une fois... Au bas de la pointe du Capucin, il y a un rocher détaché capable d´une batterie de 24 pièces qui croiseraient sur l´entrée du goulet et sur celle de la rade de Camaret qui serait là très bien placée et aisée à bâtir... Il est nécessaire d´accommoder la batterie du Trémet de même que celle de Kerviniou.

    p. 273, 275, 281-282
  • SQUIVIDAN (I.), "La Presqu'île de Crozon sous l'Occupation : la vie quotidienne des presqu'îliens de juin 1940 à septembre 1944", mémoire de maîtrise, Histoire : Brest, sous la dir. de Christian Bougeard, 1998, 230 p. (CRBC : M-07256).

  • TRUTTMANN (P.), "Architecture militaire", in La Presqu´île de Crozon, histoire, art, nature, (sous la dir de L. Calvez), Paris, Nouvelle librairie de France, 1976, p. 345-362.

  • PETER (J), préface de Jean Meyer, Vauban et Brest. Dossier. Une stratégie modèle de défense portuaire, 1683-1704, Paris, Economica et Institut de Stratégie Comparée, 1998, 320 p. Les batteries de l´île Longue et de l´île Ronde "Selon le mémoire de Vauban du 15 juillet 1695, le fort et la batterie de l´île Longue, qui n´étaient pas entièrement achevés, étaient équipés de six canons dont trois de 24 livres, et de deux mortiers. "On travaille au fort et à la batterie de l´île Longue où on a posé la fraise ; elle sera aussi en état dans quelques mois d´ici de pouvoir se soutenir par elle-même". L´intention de Vauban était de renforcer la batterie et d´y ajouter six canons de 36 livres. En septembre 1699, Vauban écrivait : "Un canonnier et deux aides à la batterie de l´île Longue qui demeureront là avec leurs familles auront soin de fermer tous les soirs la porte sur eux, ce qui suffira jusqu´à ce que la guerre revienne ou que le fort soit achevé". S´agissant de l´île Ronde, Vauban ajoutait : "Il faudra avec le temps et le plus tôt sera le mieux, fortifier l´île Ronde et y établir une batterie de huit canons et faire la même chose à la tête de Lanvéoc".

    p. 272-273
  • MAMMANI (Ch.). Mémoire en Images, La Presqu'île de Crozon. Joue-les-Tours, éditions Alan Sutton, tome 2, 1996, 128 p.

Périodiques
  • CADIOU (D.), "Chemin de ronde en presqu´île de Crozon. Evolution de la fortification", Avel Gornog, n° 2, juin 1994, p. 48-54.

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume