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Canal de navigation dit canal d'Ille-et-Rance (section Rennes)

Dossier IA35022402 réalisé en 1998

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées écluse, logement, bief de dérivation, port, pont, quai, maison, promenade, boulevard
Dénominations canal de navigation
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Hydrographies Ille l'
Adresse Commune : Rennes

Selon l´ouvrage de François-Xavier Merrien, plusieurs projets visant à relier l´Atlantique et la Manche sont élaborés au 18e siècle. Le premier (1730) conçu par l´ingénieur de la ville Abeille, le deuxième (1746) par François Joseph de Kersauzon, enfin le dernier (1783) par Rosnyvinen de Piré. De ces trois projets non réalisés, celui de Rosnyvinen de Piré apparaît sur le plan Caze de la Bove de 1783 revu en 1806 (doc. 1). En décembre 1803, le projet de Liard est adopté par le conseil supérieur des Ponts-et-Chaussées. Les travaux débutent en 1804 et se prolongent jusqu´en 1832, date de son ouverture à la navigation. Pour réduire les coûts des travaux, la largeur du canal est réduite de 25 à 19 m dans la traverse urbaine et les quais en maçonnerie sont remplacés par des talus.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1804, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Liard, ingénieur, attribution par travaux historiques

Données complémentaire architecture Rennes

IAUT nsp
ICHR typicum
IESP unicum aire d'étude
ICONTX structurant
POS sans objet
SEL sélection requise
NATURE sans objet
RESEAU réseau principal traversant
MORPHO sans objet
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Délibération du conseil général, séance du 19 juillet 1825

    « Nous demandons la permission d´exposer à votre excellence que notre capitale étant nécessairement le lieu d´entrepôt du commerce, il est indispensable que les bateaux puissent y séjourner et y débarquer commodément leurs cargaisons. Cet objet ne peut être mieux rempli qu´en donnant au canal dans l´intérieur de la ville une largeur telle que les bateaux amarrés sur chaque rive, laissent entre eux dans le milieu du canal un espace suffisant pour que la navigation ne soit pas interrompue. Il n´est pas moins nécessaire que les deux rives du canal présentent des quais spacieux pour le débarquement des marchandises et pour l´établissement des magasins que l´on ne tardera pas à élever sur un emplacement destiné à devenir le Centre du commerce de la Bretagne.

    Si les projets actuellement adoptés étaient suivis, le point le plus important du canal serait le plus négligé. Il manquerait des dispositions les plus nécessaires pour assurer la prospérité du Commerce et de la Navigation et l´on s´étonnerait avec raison de l´économie déplacée qui aurait été apportée dans cette partie lorsqu´on trouverait ailleurs, au milieu des landes désertes des travaux d´art exécutés avec une perfection qu´aucune convenance ne commandait. Ces quais, enfin, que les besoins de la navigation réclament, auraient encore le grand avantage de fournir un débouché à quatre routes royales et de faciliter ainsi les arrivages dans une ville dont les faubourgs sont très longs, très étroits et trop souvent obstrués. Si l´on renvoyait l´exécution des quais à des temps plus éloignés, les difficultés seraient considérablement augmentées par l´accroissement de valeur que vont acquérir toutes les propriétés qui bordent le canal et par la nécessité d´acheter pour les détruire, les édifices qui vont s´élever sur ce terrain précieux. [Le projet initial] qui a pour objet l´utilité contribuera essentiellement à l´embellissement de la ville et sous ce rapport, mérite encore notre intérêt, l´embellissement et l´agrandissement des villes principales ne sont point pour une province une chose indifférente, ils sont pour l´étranger un appât qui tend à augmenter la circulation, à établir les relations commerciales, a accroître la prospérité, et à développer son industrie. »

    Extrait de François-Xavier Merrien, p. 82.

  • Rapport sur les bateaux-lavoirs 1887-1953 (A. C. Rennes ; 26 W 2)

    Les bateaux-lavoirs

    Un recensement de 1887 signale 11 bateaux-lavoirs sur la Vilaine et 3 sur l´Ille, d´une capacité moyenne de 25 bancs.

    La Vilaine :

    4 : quai de Nemours

    4 : quai de l'Université

    2 : quai de Baud (dont literie militaire)

    1 : Saint-Hélier (14 employés en 1887 ; 12 en 1900)

    L'Ille :

    1 : Saint-Cyr

    1 : canal Saint-Martin

    1 : rue Legraverend

    En 1946 il est interdit de reconstruire les bateaux-lavoirs complètement sinistrés.

    Les lavoirs publics

    En 1887, le recensement dénombre 44 lavoirs sur l´Ille : moulin Saint-Martin (6), ruelle Saint-Martin (2) canal Saint-Martin (2), rue Basse (12), rue du Mail (3), Saint-Cyr (4), île Matibus (3), prairie Delys (5).

    1900 : 39

    Vers 1900, on dénombre 39 lavoirs. Ceux de la rue du Mail, de l´île Matibus et des prairies Delys ont disparu mais le nombre des lavoirs est en augmentation à Saint-Cyr (7) et au moulin Saint-Martin (7).

    L´aménagement du boulevard de Chézy a sans doute une incidence sur le nombre de lavoirs, comme le laisse supposer la baisse du nombre des lavoirs rue Basse (10 vers 1900) et la disparition des lavoirs de la prairie Delys. C´est alors rue de Brest qu´apparaissent de nouveaux lavoirs (7), à cette date.

    Le nombre de lavoirs sur la Vilaine est moins important, il passe de 18 en 1887 à 12 vers 1900. Ceux-ci sont principalement localisés rue Saint-Hélier (14) et plus ponctuellement pont Laënnec, cale de Viarmes, canal du Gué-de-Baud, escaliers des quais. Vers 1900, il ne subsiste que 12 lavoirs rue Saint-Hélier.

    Les laveuses au bord des rives

    En 1889, elles se situent :

    -rue Saint-Hélier (Vilaine)

    -prolongement des quais (Vilaine)

    -canal Saint-Martin sur les deux rives (Ille)

    -ruelle de Saint-Cyr et rue de Brest (Ille)

    -Communauté de l'Adoration (Ille)

    Nombre de laveuses par jour en semaine : 40 (Ille) et 60 (Vilaine)

    Nombre de laveuses par jour le samedi : 22 (Ille) et 15 (Vilaine).

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 61. Voirie urbaine. Quais sur L´Ille. Boulevard de Chézy (1855-1939) .

Documents figurés
  • [1909]. Comblement du contrefossé entre le pont du Bourg-l'Evêque et le pont Richard et établissement d'un collecteur d'égout, dessin, 1909, par Vitter, ingénieur (A. C. Rennes ; 1 O 61).

  • [1912]. Projet de construction entre le carrefour Jouaust et la passerelle Richard, dessin, 1912 (A. C. Rennes : 1 O 61).

  • [1910 ca]. Le canal latéral d'Ille-et-Rance, photographie, par Le Couturier, 1er quart 20e siècle (A. D. Ille-et-Vilaine ; 8 Fi 387).

  • [1910 ca]. Le canal d'Ille-et-Rance et la tannerie, photographie, par Le Couturier, 1er quart 20e siècle (A. D. Ille-et-Vilaine ; 8 Fi 380).

  • [1910 ca]. Le canal d'Ille-et-Rance, photographie, par Le Couturier, 1er quart 20e siècle (A. D. Ille-et-Vilaine ; 8 Fi 389).

  • [1910 ca]. Les lavandières, sur le canal latéral du canal d'Ille-et-Rance, photographie, par Le Couturier, 1er quart 20e siècle (A. D. Ille-et-Vilaine ; 8 Fi 379).

  • [1806 ca.]. Plan de la ville de Rennes et de ses faubourgs dédié à monsieur Caze baron de la Bove, levé par Forestier l'aîné, gravé et réduit par Ollivault, 1783, réédition de 1806 (A. D. Ille-et-Vilaine ; 5 Fi 4).

Bibliographie
  • VEILLARD Jean-Yves, Rennes naguère 1850-1939. Paris : édition Payot, coll. Mémoires des villes, 1981.

    p. 65
  • MERRIEN, François-Xavier. La bataille des eaux, l'hygiène à Rennes au XIXe siècle, Rennes : P. U. R., 1994.

    p. 81-83