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Cale de Jospinet (Planguenoual fusionnée en Lamballe-Armor en 2019)

Dossier IA22001601 réalisé en 2003
AppellationsCale de Jospinet
Dénominationscale
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Lamballe-Armor
Lieu-dit : Planguenoual, Jospinet
Adresse : Cadastre : domaine public maritime
Précisionscommune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Planguenoual

La cale de Jospinet est située à l'embouchure d'un vallon, interrompant la ligne des falaises, qui l'enserrent et la protègent. La cale de Jospinet a été construite en 1896 sur l'ancien lit d'un ruisseau, pour contrarier l´accès sauvage de la grève et faciliter le déchargement de la marne, des sables et du goémon d'épave pour les charrettes des cultivateurs. Elle a été prolongée en 1913, puis bétonnée plus tard pour le passage des tracteurs, avec des dalles de couverture. Cette cale est propriété du département ; elle se prolonge par le chemin départemental de grande communication n° 49, qui va de Jospinet à Mauron, classé le 13 septembre 1893. Au Moyen Age, à l'emplacement de cette cale se trouvait une allée charretière qui menait par la grève jusqu'à Hillion et la côte de Langueux à Saint-Brieuc. Le "trépas" de Jospinet marquait un droit de passage : la chaussée Pinet. L'ancien chemin qui menait de l'anse de Jospinet au hameau de la Cotentin, en passant par le vallon et le ruisseau du Val est visible sur le cadastre de 1811. Aucun bâti n'existe cependant sur le cadastre de 1811 et sur celui de 1846. Juste après la Révolution (1795), le havre de Jospinet aura failli être le lieu de débarquement de gentilshommes émigrés de Jersey, emmenés par le chef chouan Bois Hardy de Lamballe, pour livrer armes et munitions, en vue d'une vaste opération de renversement de la République. Mais une erreur de navigation sera néfaste à ces contre-révolutionnaires, qui seront faits prisonniers sur la côte d' Erquy. En 1960, les débuts de la mytiliculture ont développé l´usage de cette cale pour le transport des moules et des poteaux à bouchots, qui ont remplacé les raies ou filets à pieux des pêcheurs locaux. Une zone mytilicole a été aménagée sur les replats, au-dessus de la grève, avec la possibilité de pomper l´eau de mer à peu de distance (comme à Bon Abri en Hillion). Les mytiliculteurs des Charentes se sont installés les premiers sur cette côte du Penthièvre avant que les habitants de Planguenoual se convertissent à cette technique aquacole (Heurtel, Dubois).

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle
Dates1896, daté par source

Cette cale (qui n'a pas la fonction de quai) est longue de 80 mètres pour une largeur de 8 mètres et une hauteur maximum à sa base de 2 mètres. Sa forme longitudinale est légèrement convexe au 1er tiers pour ensuite se prolonger de façon plus rectiligne. Sa pente est douce sur toute la longueur (5%). Ses murs ne sont pas verticaux mais légèrement évasés et présentent un enflement au milieu, pour mieux casser la vague, en particulier à son commencement. La cale est recouverte d'un enrobé et d'un vaigrage en béton. Les matériaux de gros oeuvre de la cale en granite de l'Île Grande sont jointoyés avec du ciment et du sable de mer. Des enrochements de façade ont été mis en place récemment au sud-ouest de la cale.

Mursgrès
granite
ciment
Mesuresl : 8000.0
la : 800.0
Statut de la propriétépropriété du département

Annexes

  • 20032203248NUCB : Collection particulière

    20032203382NUCB : Mairie de Planguenoual

    20032203249NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Bibliographie
  • SALLIER DUPIN (DE), Guy. La mer et la révolution dans les Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1992.

    p. 243, 244 , 245