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Cale d'embarquement du Châtelet (Langrolay-sur-Rance)

Dossier IA22132542 réalisé en 2015

Fiche

Construite à la fin du 19e siècle à la demande des habitants de Langrolay, la cale du Châtelet située à la pointe du même nom était destinée à embarquer et débarquer les marchandises sur la grève de Morlet. Elle témoigne d'une volonté d'améliorer les échanges commerciaux et maritimes sur le territoire. Aujourd'hui menacée, la cale du Châtelet pourrait faire l'objet d'une restauration.

Destinationscale
Dénominationscale
Aire d'étude et cantonProjet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude - Ploubalay
AdresseCommune : Langrolay-sur-Rance
Lieu-dit : Pointe du Châtelet Grève de Morlet

La configuration de cette baie assez plate, dominée par deux pointes rocheuses aux extrémités pouvait faciliter l'installation d'une cale. Par une délibération du conseil municipal du 12 novembre 1893, la commune de Langrolay sollicite la Direction des Routes, de la Navigation et des Mines des Côtes-du-Nord, de construire une cale d'embarquement à la pointe sud du châtelet.

Cette requête donne lieu à une décision ministérielle du 6 avril 1894 autorisant les Ingénieurs du service maritime à dresser le projet des travaux à exécuter pour la construction de la cale. Le ministère requiert de la commune de Langrolay qu'elle participe à hauteur de ¼ de la dépense totale de construction de la cale, soit une dépense de 400 francs.

Le 6 mai 1894, une délibération du préfet des Côtes-du-Nord déclare que le conseil municipal de Langrolay demande à revoir à la baisse sa part contributive, soit une réduction à 1/8 de la dépense totale. Le 16 juin 1894, le ministre des travaux publics approuve la demande, réduisant ainsi de ¼ à 1/8 la part contributive de la commune à la construction de la cale (soit 200 francs au lieu de 400 francs initialement prévu).

La commune possède peu de ressources pour subvenir à cette construction. Ainsi, par une délibération du conseil municipal du 22 juillet 1894, la commune demande au préfet d'appuyer auprès du Conseil Général, une requête d'aide au paiement des 200 francs. En août 1894, le Conseil Général accepte d'octroyer la somme de 100 francs, permettant ainsi à la commune de payer sa part contributive de 200 francs.

Les financements trouvés, les plans de la cale d'embarquement sont dressés par les ponts et chaussées en 1894, la dépense s'élève alors à 1600 francs. Le 29 juillet 1895, la Direction des Routes, de la Navigation et des Mines approuve le projet et donne l'autorisation de procéder à l'adjudication des travaux. Le 6 septembre 1895, à Saint-Brieuc, est procédé en séance publique à l'adjudication des travaux de la cale d'embarquement du châtelet. Entrepreneurs à Plouër, Emile Jouble et François Hilaire sont déclarés adjudicateurs. Les travaux de la cale sont achevés dans les années 1897.

Période(s)Principale : 19e siècle , daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Jouble Emile
Emile Jouble

Entrepreneur à Plouër-sur-Rance à la fin du 19e siècle.


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entrepreneur attribution par source
Auteur : Hilaire François
François Hilaire

Entrepreneur à Plouër-sur-Rance à la fin du 19e siècle.


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Construite sur les bords de la Rance à la pointe sud de l'anse du châtelet, la cale est édifiée sur une excroissance rocheuse qui suit la configuration naturelle du récif. Il s'agit d'une cale d'embarquement qui était destinée à faciliter le débarquement et l'embarquement de denrées sur la grève de Morlet. Visible uniquement à marée basse, la cale est constituée de parements de pierres (probablement en granite) formant un moyen appareil. Aujourd'hui inutilisée, elle demeure dans un bon état de conservation malgré une légère dislocation des pierres dans la partie haute. D'anciens organeaux sont encore disposés entre les assises de pierres.

Murspierre moyen appareil
États conservationsbon état

Annexes

  • Projet de construction de la cale du Châtelet

    Le projet énonce que « le tracé de la cale projet suit la configuration naturelle du récif. L'ouvrage se compose d'une rampe de 32m de largueur, sans pente transversale, partant de la cote 9m et aboutissant, dans sa partie la plus basse à la cote à 8m10 ; la pente longitudinale serait de 0m03 par mètre et la largueur totale de 5m40. La saillie de l'ouvrage sur la grève mesurerait 2m50 au musoir qui se trouverait couvert de 0m20 par les plus hautes mers. On accéderait à la cale par la grève où aboutit d'un côté le chemin vicinal ordinaire n°1 de Langrolay à Marlay et de l'autre côté le chemin rural ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : 10 S 7