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Bourg de Brasparts

Dossier IA29003241 réalisé en 2008

Fiche

Á rapprocher de

Dénominations bourg
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional d'Armorique - Pleyben
Adresse Commune : Brasparts
Adresse : Bourg

La paroisse est attestée dès la fin du 11e siècle. Le bourg occupe un site escarpé traversé par des voies de communication anciennes liant la Cornouaille au Léon, du sud au nord et Carhaix au Faou d´est en ouest. L´enclos paroissial, à l´écart du centre de l´agglomération, domine un promontoire qui s´ouvre, à l´ouest, sur la campagne vallonnée. Les éléments bâtis les plus anciens remontent aux 15e, 16e et 17e siècles et concernent essentiellement le patrimoine religieux (église et enclos, calvaire, chapelle Saint-Barbe disparue). Le patrimoine civil ou public de cette époque - halles, maisons urbaines - a disparu. Bachelot de la Pylaie signale, en 1845, place Sainte-Barbe, deux maisons en pans de bois et encorbellement. Une seule maison du 17e siècle subsiste (2, rue de l´Eglise). Le cadastre de 1812 montre la structure, toujours en place, d´un chef-lieu communal modeste composé d´un îlot central et de deux places (halles, Saint-Barbe), avec une urbanisation faible le long des voies de communication. Les halles étaient entourées de maisons anciennes délimitant une place qui, jusqu´aux travaux routiers du 19e siècle, était le passage obligé du trafic. Commencés en 1844, les travaux de terrassement place des Halles et dans les rues adjacentes changent la physionomie du bourg et marquent, suite au percement de l´îlot au nord des halles lors du nouveau tracé de la route Quimper-Morlaix, le début d´une urbanisation importante qui se confirmera jusqu´aux années 1900 : bâti linéaire le long des voies de communication, surtout l´axe nord-sud (actuelles rues de la Mairie et Saint-Michel), reconstruction du bâti existant, aménagement de zones jusqu´alors vierges de toute construction (place Saint-Antoine, rue de la Fontaine), construction d´établissements scolaires à la périphérie du bourg, reconstruction des halles vers 1886. Les marchés et foires, très actifs jusqu´au début du 20e siècle, sont en rapport avec l´importance de ce lieu de passage très fréquenté et un essor démographique sans précédant (3528 habitants en 1901). Plus d´une cinquantaine de commerçants est installée au bourg en 1907. Les traces d´une architecture artisanale et commerciale subsistent, entre autres, rue de la Mairie (ancienne maison de marchand de vin et de cidre Dantec, ancienne auberge dite hôtel Kerguélen), place Saint-Barbe et à l´arrière de la place Saint-Antoine (ancien Hôtel des Voyageurs et annexe devenue forge) ou au 7, rue des Halles (ancienne boulangerie avec four à pain). Installé à Brasparts, l´entrepreneur en bâtiment Mazé construit un grand nombre de bâtiments dont des maisons de notables (4, place des Monts d'Arrée, 3, place des Halles). L´association d´un commerce et d´une habitation, avec boutique et passage vers la cour ou le jardin en rez-de-chaussée et logis à l´étage, est fréquente (rue Saint-Michel, place des Monts d´Arrée). Un seul immeuble de rapport, hors gabarit, avec deux étages carrés et un étage de comble, a été localisé (1-3, rue de la Mairie). L´ancien presbytère situé à l´ouest de l´église disparaît en 1873 au profit de l´école Sainte-Thérèse. Le presbytère actuel (vers 1880), avec jardin au sud, s´insère dans un alignement de maisons construit rue de l´Eglise. La translation du cimetière a lieu entre 1874-1880 dans un site à terrasses aménagé à proximité de l´ancien lieu de sépultures. La reprise de la période de l´entre-deux-guerres demeure modeste et ne concerne que quelques demeures privées, avec l´usage de la brique pour l´encadrement des baies (28, rue Saint-Michel, 11, rue de la Fontaine). Le déclin économique après la Seconde Guerre mondiale entraîne la disparition de deux édifices dignes d´intérêt, la chapelle Sainte-Barbe (1945) et les halles (1962). Entre 1960 et aujourd´hui, une urbanisation modérée s´est poursuivie le long des voies de communication alors que trois lotissements ont vu le jour, Bel Air au nord-est, près de Kerangoff au sud et Garzambic au nord.

Période(s) Principale : 19e siècle
Secondaire : 16e siècle
Secondaire : 17e siècle

Site des Monts d'Arrée (site pluricommunal), site inscrit (arrêté du 10/01/1966).

Statut de la propriété propriété publique
propriété privée
Sites de protection site inscrit

Annexes

  • 20072907921NUCB : Archives départementales du Finistère, 3 P 19.

    20072907924NUCB : Archives départementales du Finistère, 2 Fi 16.

    20072907925NUCB : Archives départementales du Finistère, 2 Fi 16.

    20072907922NUCB : Archives départementales du Finistère, 2 Fi 16.

    20072908351NUCB : Collection particulière

    20072907923NUCB : Archives départementales du Finistère, 2 Fi 16.

    20072908352NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Finistère, 2 Fi 16. Cartes postales.

  • A.D. Finistère, 2 O 116. Mairie, écoles (1863-1916).

  • A.D. Finistère, 2 O 118. Cimetière, monument aux Morts (1870-1923).

  • A.D. Finistère, 2 O 121. Halles (1880).

  • A.D. Finistère, 3 P 19. Cadastre parcellaire, section F 3 (1812).

Bibliographie
  • BACHELOT DE LA PYLAIE, J.-M. Etudes archéologiques et géographiques mêlées d'observations et de notices diverses. Bruxelles, 1850. Réédition : Société Archéologique du Finistère, Quimper, 1970.

    p. 255-257