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Batteries haute et basse, fort et tour d'artillerie (détruite) dits fort du Mengant (Plouzané)

Dossier IA29001339 inclus dans Capitainerie de Brest : ensemble fortifié réalisé en 2002

"Les plans et profils de celle-ci [la batterie du Léon] feront voir à votre Majesté en quoi doit consister sa fortification, qui ne sera autre qu’un petit camp assez bien retranché pour ne pouvoir être pris d’emblée, ce qui donnera loisir de prendre le parti que l’on voudra. Le Mengant ou batterie de Léon est déjà fermé par une muraille, et son derrière gardé par une redoute de maçonnerie à mâchicoulis, qui serait de très peu de résistance contre du canon à terre ; les deux communications ne sont point terrassées et n’ont que peu de fossé, non plus que la redoute ; les montagnes (A-B) plongent tellement sa batterie basse qu’il y serait impossible de pouvoir y demeurer si l’ennemi s’en était emparé ; on y remédiera, si votre Majesté l’agrée, pour occuper toute la hauteur (A) d’un ouvrage couronné et, à l’égard de l’autre (B), on trouvera moyen de garantir ladite batterie par la manière de placer les bâtiments dont elle a besoin et par y ajouter quelques traverses […]. Il y a 50 et 4 pièces dans les deux batteries du Mengant dont les moindres sont de 18 livres de balle et les plus grosses de 36 et de 24", Vauban, 15 juillet 1695.

La grande batterie du Léon (aujourd’hui nommée fort du Mengant) a été construite de 1684 à 1687 sur une plate-forme artificielle avançant dans la mer.Le chantier est dirigé par l’ingénieur Paul-Louis Mollart qui contrôle les travaux des entrepreneurs adjudicataires. Différents plans nous renseignent sur l’avancement des travaux : escarpement de la falaise, premières fondations de trois à quatre assises de pierres de taille "fondée par ressauts sur les rochers", creusement du fossé de la redoute (1684), contreforts de l’escarpe et "escarpe élevée jusqu’au cordon", définition de l’orientation des embrasures par l’ingénieur et de la hauteur du revêtement au-dessus des plus hautes marées (1685-1686), parapet et remplissage du terre-plein, finitions et écoulement des eaux (1687).

Au Mengant, il existait aussi une tour faisant réduit sur la hauteur et flanquant l’angle nord-ouest de la batterie haute. Contrairement aux tours de Houat et Hoëdic, la tour du Mengant est de plan carré. D’une hauteur approximative de 15 m, elle comportait trois niveaux (plus combles) divisés par un mur de refend. L’entrée principale était aménagée au deuxième niveau (premier étage). Chaque niveau était percé de créneaux de mousqueterie et le troisième niveau doté de mâchicoulis. La tour dominait et protégeait deux bâtiments établis en arrière de la batterie haute en V (armée de 10 pièces d’artillerie): les halles pour les affûts à canon qui servent aussi de corps de garde, les logements des canonniers et des officiers faisant aussi office de magasin à poudre. Cette tour est achevée en 1687 tandis qu’est terminé le parapet de la batterie basse. Les officiers étaient également logés dans une caserne spécifique dans l’anse du Mengant à l’abri derrière la falaise… Afin de protéger l’ouvrage du côté de la terre, Vauban propose en 1695 de transformer la batterie en fort en la dotant d’un front bastionné. En période de guerre, la batterie basse était armée de 40 canons de marine en embrasure servie par plus de 500 hommes : officiers, canonniers, matelots et miliciens.

La batterie basse, en dépit de l’arasement de nombreux bâtiments après la Seconde Guerre mondiale, est l’élément le plus remarquable de cet ensemble fortifié. La maçonnerie de l’escarpe en pierres de taille de granite montre un certain nombre de "boules" ou "pustules" en parement : éléments de décor, marques de tâcheron destinées à payer les ouvriers à la tâche ou marques d’assemblage des pierres cramponnées (ou "agrafées") au fer comme semblent le suggérer des pierres basculées à la mer ?

Le parapet de la batterie basse, autrefois enduit, était doté à l’origine de 40 embrasures mais seules 30 apparaissent en 1807 sur les relevés destinés à la construction du plan-relief de Brest. La batterie du Mengant comporte un défaut qui semble récurrent au fil des siècles : la partie ouest du parapet, embrasures comprises et terreplein, est victime "des coups de mer". Pour remédier au problème, l’ingénieur Robelin projette en 1722 de la surélever. Sur un plan datable du troisième quart du 18e siècle, cette partie du parapet est dite "à barbette", c’est-à-dire sans embrasure, alors que dans le reste de la batterie basse du Mengant les canons sont toujours disposés - comme à l’origine - en embrasure. Les ingénieurs militaires distinguent le tir lointain à barbette, vers l’ouest et le large, du tir rasant à couler dirigé vers le goulet. Tout en protégeant la batterie des vagues venant du large, cette disposition permet d’éviter le tir en enfilade, ce que souhaitait déjà Vauban en 1695 par la réalisation de "traverses" ou de "quelque chose d’approchant". La partie ouest de la batterie aujourd’hui totalement ruinée - mais "stabilisée" par un important travail de bétonnage dans les années 1970 - a été remaniée au niveau du parapet comme en témoigne l’arrêt du cordon.

Sur les huit bâtiments construits sur le terre-plein de la batterie basse (casernes et magasins) en 1807, trois bâtiments en alignement orientés est-ouest (corps de garde, remise et magasin à poudre) et adossés à la falaise, subsistent. Le plus remarquable, situé à l’extrémité est,consiste en un bâtiment couvert à deux pans à coyaux en ardoises et renseigné en 1696 comme "logements des canonniers, halle et corps de garde". Deux "branches tombantes" - murs d’enceinte percés de créneaux de mousqueterie et escaliers en parallèle - ferment les flancs à l’est et à l’ouest. Deux ponts-levis à flèches permettaient d’accéder aux batteries haute et basse. Un magasin à poudre a été aménagé dès la fin du 17e siècle dans la falaise. En 1858, les batteries haute et basse sont armées de 14 canons de 30 livres de balle modèle 1840 sur affût pivotant et 14 obusiers de 22 cm modèle 1827 sur affût de fer pivotant visibles sur une photographie de 1878. Dans le dernier quart du 19e siècle, le site connaît quelques bouleversements du fait de l’implantation d’un poste de projecteur et de son usine électrique ainsi que de quatre canons de 47 mm modèle 1885 à tir rapide. En 1878, une jetée est construite pour permettre le stationnement de canots porte-torpilles dans la petite anse du Mengant. Une batterie de rupture est également construite au fond de l’anse dans le ravin du Mengant en 1885-1886. Plus haut sur la falaise, à l’est du fort vers le hameau de Quillihouarn, six canons de 100 mm sont implantés et servent de batterie annexe ; les sous-sellettes d’affût sont toujours en place. Durant la Seconde Guerre mondiale, le poste photoélectrique est remis en activité et la redoute abrite une station de télégraphie sans fil dont les pylônes sont sabordés à l’arrivée des troupes américaines. Les bâtiments servent également de casernement pour des artilleurs allemands : plusieurs canons de 220 mm Schneider sur "porte-corps" sont signalés "en réserve". Entre 1944 et 1964, le fort du Mengant est ouvert au public et devient un lieu de promenade pour les Brestois ; des photographies montrent une caserne existant encore en 1959. La batterie haute a été totalement remaniée dans les années 1960 ; sont cependant visibles quelques vestiges intéressants depuis le sentier côtier : à l’angle nord-est, le cul-de-lampe pentagonal de l’une des deux échauguettes ; au ras du sol, du fait du comblement des fossés, le cordon et des embrasures murées. Il semble qu’il ne subsiste plus aucune trace en élévation de la tour de défense côtière.

Un site en activité

En 1964, la Compagnie générale de la télégraphie sans fil (CSF), pionnière de la guerre électronique (devenue en1968 Thomson-CSF puis Thalès en 2000) devient affectataire des lieux. Des travaux sont réalisés afin d’aménager une rampe-funiculaire reliant le port (où l’on construit une "plate-forme d’échouage") à la partie haute du fort (un "bâtiment réception" est créé). Un chariot funiculaire permet de monter des antennes-radars et des dômes de navires afin d’effectuer des tests. Il s’agit selon les Archives de la Marine d’une "base de mesures d’antenne". Un imposant bâtiment a été construit à proximité immédiate du fort. La partie haute du fort est toujours utilisée par la division "Thalès systèmes aéroportés". Le terre-plein de la batterie vaubanienne, la jetée et le petit port sont toujours affectés à la Marine plus précisément au Club nautique de la marine à Brest. La question de l’accessibilité au grand public du fort du Mengant, a minima la partie basse, se pose. À défaut d’avoir accès à ce chef-d’œuvre de l’architecture vaubanienne,on peut l’apercevoir depuis la mer et depuis le sentier côtier.

(Guillaume Lécuillier, 2009 in Les Fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal, 2011).

Appellations Batterie de Léon, Fort du Léon, Fort de Chaulnes, Fort du Mengant
Destinations établissement nautique, ensemble industriel
Dénominations fort, batterie, corps de garde, poudrière, magasin de munitions
Aire d'étude et canton Bretagne Nord
Hydrographies Goulet de Brest
Adresse Commune : Plouzané
Lieu-dit : Le Mengant
Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle
Dates 1684, daté par source
1685, daté par source
1686, daté par source
1687, daté par source
1694, daté par source
1695, daté par source
1696, daté par source
1892, daté par source
1895, daté par source
Auteur(s) Auteur : Vauban, ingénieur militaire,
Auteur : Mollart, ingénieur militaire,
Auteur : Garangeau Jean-Siméon,
Jean-Siméon Garangeau (1647 - 1741)
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ingénieur militaire,
Auteur : Du Main de La Bellevue, entrepreneur,
Auteur : Gouteroux, entrepreneur,
Auteur : Joseph Petit, entrepreneur,
Personnalité : Louis XIV, personnage célèbre, commanditaire, attribution par travaux historiques
Murs granite
maçonnerie
pierre de taille
moyen appareil
moellon
Toit ardoise
Étages rez-de-chaussée
Couvertures terrasse
États conservations restauré, bon état, inégal suivant les parties

Propriété du Ministère de la Défense, actuellement annexe du Centre Nautique des Équipages de la Marine Nationale.

Accès réglementé.

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre, à signaler
Éléments remarquables ensemble fortifié, fort, batterie
Protections classé MH, 2014/01/21
Précisions sur la protection

Le fort en totalité, le port (môle, digues), la rampe du funiculaire, la batterie de rupture dite du ravin (murs d'enceinte, traverses-abris, et magasin à poudre), leurs sols d'assiette respectifs y compris les sols situés en avant des murs ouest, nord et est qui correspondent aux anciens fossés d'escarpe aujourd'hui comblés, ainsi que les vestiges du poste expérimental lance-torpilles (cad. H 763, 1456 et sur le domaine public maritime non cadastré, tels que représentés en route sur le plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 21 janvier 2014.

Annexes

  • Mollart (de) (alias de Mollard, du Mollard, du Mollart) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille de l'élection de Meaux fixée quelque temps (1ère partie du 17e siècle) en Touraine. Maintenue dans sa noblesse par arrêt du Conseil du roi le 22 juillet 1669 sur preuves de 1477. Seigneurs de Marcilly, de Dieulamant, du Plessis.

    1661, Augustin-François de Mollart, écuyer, sieur du Plessis.

    1703, François-Joachim de Mollart, écuyer sieur du Plessis et de Dieulamant.

    16..., François de Mollart, écuyer, sieur de Marcilly.

    1669, Paul-Louis de Mollart, écuyer sieur de Dieulamant.

    Né à Paris, paroisse Saint-Sulpice, en 1649.

    Père : François.

    Mère : Claude Le Vest.

    Frère et neveu : les ingénieurs qui précèdent.

    Marié en secondes noces à Brest le 27 février 1710 avec Jeanne des Lis native de La Rochelle, 50 ans, veuve de David Viet.

    Enfant (du 1er lit ; nom de la mère inconnu) :

    - Claude, écuyer, sieur de Dieulamant,

    - Marie, fille majeure en 1712.

    Mort à Brest le 18 août 1713, âgé de 64 ans.

    Ingénieur ordinaire, département de Colbert, à 20 ans en 1669 ; affecté en Bretagne.

    A port-Louis en 1683, détaché à Léon l'année suivante.

    Revenu à Brest en 1685 puis à Port-Louis en 1686.

    Ingénieur en chef en 1687 ; chargé "des ouvrages de la ville de Brest, de l'arsenal de la marine, des batteries du côté de l'eau, des redoutes du Conquène [Le Conquet : redoutes des Blancs Sablons] et de l'île d'Ouessant".

    Mort en activité.

    On ignore son assimilation militaire et s'il eut des services de guerre".

  • Iconographie

    20082908835NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001899_P.

    20082908836NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001900_P.

    20082908837NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001901_P.

    20082908839NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001903_P.

    20082908838NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001902_P.

    20082908809NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Bibliothèque de l'armée de Terre : Génie, Ms33gT2n°10f6.

    19832900722PB : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre

    20082908820NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre, 1VH446n°31_1697.

    20082908821NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre, 1VH446n°50_1723.

    20082910441NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001904_P.

    20082910442NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001905_P.

    20082908884NUC : Service Historique de la Défense, Brest. Archives de la Marine, Génie E : 19e siècle. Plans terriers, levers des batteries de côte et plans d´affermage concernant les bâtiments militaires de la place du Conquet. 98 pièces. E 67 (G25) : Carte 1/2000. Batteries du fort du Minou, du Mengant, du Dellec avec légendes.

    20082908886NUC : Service Historique de la Défense, Brest. Archives de la Marine, Génie E : 19e siècle. Plans terriers, levers des batteries de côte et plans d´affermage concernant les bâtiments militaires de la place du Conquet. 98 pièces. E 3.

    20082908889NUC : Service Historique de la Défense, Brest. Archives de la Marine, Génie D : fin 19e-début 20e siècles. Travaux d´aménagement : calques des bâtiment militaires, plans et calques des forts et batteries de la place de Brest. 282 pièces. D 266.

    20082908891NUC : Service Historique de la Défense, Brest. Archives de la Marine, Génie D : fin 19e-début 20e siècles. Travaux d´aménagement : calques des bâtiment militaires, plans et calques des forts et batteries de la place de Brest. 282 pièces. D 276 : Carte 1/200. Fort Mengant. Profils particuliers, 1839 par Narjot.

    20082908892NUC : Service Historique de la Défense, Brest. Archives de la Marine, Génie D : fin 19e-début 20e siècles. Travaux d´aménagement : calques des bâtiment militaires, plans et calques des forts et batteries de la place de Brest. 282 pièces. D 276 : Carte 1/200. Fort Mengant. Profils particuliers, 1839 par Narjot.

    19702900051Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20062907445NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20062907411NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, 4FI00046.

    20062907412NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, 4FI00046.

    20062907413NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, 4FI00046.

    20062907414NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, 4FI00046.

    20062907174NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062907175NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062907176NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062907177NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062907178NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062907179NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062907180NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062907415NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6371.

    20062907416NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6371.

    20062907417NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6371.

    20062907418NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6371.

    20062907419NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6371.

    20062907420NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6371.

    20062907421NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6371.

    20062907422NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6372.

    20062907423NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6372.

    20062907424NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6372.

    20062907425NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6372.

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    20062907428NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6373.

    20062907429NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6373.

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    20062907435NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6374.

    20062907436NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, FRAC029019_2Fi6374.

    19702900075Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900077Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900076Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900053Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900052Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900054Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20062907438NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, 2Fi09289.

    20062907437NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, 2Fi09277.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Collection Nivart. MS144_233. Fort de Léon (ou du Mingant). Plans et élévations. 5 p. Sign. Mollart. 1684-1686. Plan, support papier, 0,287 x 0,412 mètre, 4e quart 17e siècle, 1684.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001899_P
  • Collection Nivart. MS144_233. Fort de Léon (ou du Mingant). Plans et élévations. 5 p. Sign. Mollart. 1684-1686. Plan, support papier, 0,420 x 0,166 mètre, 4e quart 17e siècle, 24 août 1686.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001900_P
  • Collection Nivart. MS144_233. Fort de Léon (ou du Mingant). Plans et élévations. 5 p. Sign. Mollart. 1684-1686. Plan, support papier, 0,290 x 0,412 mètre, 4e quart 17e siècle, 24 août 1686.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001901_P
  • Collection Nivart. MS144_233. Fort de Léon (ou du Mingant). Plans et élévations. 5 p. Sign. Mollart. 1684-1686. Plan, support papier, 0,858 x 0,150 mètre, 4e quart 17e siècle, 1686.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001903_P
  • Collection Nivart. MS144_233. Fort de Léon (ou du Mingant). Plans et élévations. 5 p. Sign. Mollart. 1684-1686. Plan, support papier, 0,286 x 0,239 mètre, 4e quart 17e siècle, 1686.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001902_P
  • Bibliothèque du Génie : manuscrit in f°33g tome 2 atlas. Plan, support papier, 4e quart 17e siècle, 15 juillet 1695.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : Ms33gT2n°10f6
  • Archives du Génie, Article 8, section 1, Brest carton 1. 1VH446n°31_1697. Plan, support papier, 4e quart 17e siècle, 30 novembre 1696. 1697.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1VH446n°31_1697
  • Archives du Génie, Article 8, section 1, Brest carton 1. 1VH446n°50_1723. Plan, support papier, 1er quart 18e siècle, 9 décembre 1722. 1723.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1VH446n°50_1723
  • Collection Nivart. MS144_234. Fort du Léon (ou du Mingant) Élévation et profil de la batterie basse avec projet d´exhaussement du parapet. Sign. Robelin. Plan, support papier, 0,500 x 0,377 mètre, 1er quart 18e siècle, 29 octobre 1724.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001904_P
  • Collection Nivart. MS144_234a. Fort du Léon (ou du Mingant). Plan général. Vers 1770 (?). Plan, support papier, 0,441 x 0,595 mètre, 3e quart 18e siècle.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SHDMD07001905_P
  • Série Z. Sous-série Z : plans du Génie. Plans et calques provenant des chefferies du génie de Brest et de Quimper. Plan, support papier, 19e siècle.

    Service Historique de la Défense de Brest : Génie E : 19e siècle. Plans terriers, levers des batteries de côte et plans d´affermage concernant les bâtiments militaires de la place du Conquet. 98 pièces. E 67 (G25) : Carte 1/2000. Batteries du fort du Minou, du Mengant, du Dellec avec légendes
  • Série Z. Sous-série Z : plans du Génie. Plans et calques provenant des chefferies du génie de Brest et de Quimper. Plan, support papier, 19e siècle.

    Service Historique de la Défense de Brest : Génie E : 19e siècle. Plans terriers, levers des batteries de côte et plans d´affermage concernant les bâtiments militaires de la place du Conquet. 98 pièces. E 3
  • Série Z. Sous-série Z : plans du Génie. Plans et calques provenant des chefferies du génie de Brest et de Quimper. Plan, support papier, 19e siècle.

    Service Historique de la Défense de Brest : Génie D : fin 19e-début 20e siècles. Travaux d´aménagement : calques des bâtiment militaires, plans et calques des forts et batteries de la place de Brest. 282 pièces. D 266
  • Série Z. Sous-série Z : plans du Génie. Plans et calques provenant des chefferies du génie de Brest et de Quimper. Plan, support papier, 2e quart 19e siècle, 1839.

    Service Historique de la Défense de Brest : Génie D : fin 19e-début 20e siècles. Travaux d´aménagement : calques des bâtiment militaires, plans et calques des forts et batteries de la place de Brest. 282 pièces. D 276 : Carte 1/200. Fort Mengant. Profils particuliers, 1839 par Narjot
  • Atlas des batteries de côte.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes
  • Bibliothèque du Génie, F° 33g. Carte.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes
  • Cahiers de développement du plan-relief de Brest. Épures, relevés.

    Musée des Plans-reliefs de Paris : Article 4, n° 131
  • Atlas des batteries de côte. Plan.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes
Bibliographie
  • PETER (J), préface de Jean Meyer, Vauban et Brest. Dossier. Une stratégie modèle de défense portuaire, 1683-1704, Paris, Economica et Institut de Stratégie Comparée, 1998, 320 p. "La grande batterie du Léon ou du Mengant fut, avec celle de Cornouaille, l´un des deux ouvrages autour desquels Vauban conçut dès le départ la défense du goulet. Ces deux ouvrages figuraient dans le projet de Vauban de mai 1683 approuvé par Seignelay. Le fort de Léon, bâti sur un escarpement de la falaise face à la pointe de Cornouaille s´étageait selon le relief. Le 3 juillet 1683, Seignelay écrivait à Vauban : "Je vous donne avis que le Roi a fait le fonds de 77 000 livres pour travailler dès cette année à la construction de la redoute et des batteries qui doivent être faites à l´embouchure de la rade de Brest, du côté de Léon".

    Le 20 août, Vauban écrivait à Seignelay : "Simon Garangeau qui a tracé les batteries avec moi et qui connaît très bien les matériaux de ce pays continue de travailler au devis de la batterie de Léon".

    Le 28, Seignelay écrivait à Vauban : "J´ai donné ordre qu´on ne fasse pas commencer cette année le travail de la batterie de Léon, mais qu´on amasse les matériaux pour l´année prochaine. J´ai envoyé Mollart pour avoir la conduite de ce travail, le croyant plus entendu pour ces sortes d´ouvrages que les autres ingénieurs qui sont sur les lieux".

    En 1684, la construction de la batterie basse de Léon était dirigée par Mollart. Les travaux furent adjugés à Du Main de La Bellevue et à Gouteroux, entrepreneurs de travaux de fortifications, puis en 1685 et 1686, à Joseph Petit. Un certain nombre de plans établis par Mollart à cette époque, notamment ceux du 1er octobre et du 1er novembre 1684, du 24 août 1686 - montrent l´évolution des travaux. Le rocher fut escarpé dès 1684, la maçonnerie commencée en 1685.

    Le 7 août 1685, il n´y avait que peu d´ouvriers qui travaillaient à la batterie de Léon, la plupart étant retenus par les travaux de la forme. Le 12 octobre, Mollart estimait à 23 281 livres le montant des travaux à effectuer en 1686 à la batterie de Léon. En juin 1686, les travaux de la batterie de Léon étaient très avancés.

    De 1683 à 1687, 186 000 livres furent accordées par le Roi et Seignelay pour la construction de la batterie de Léon dont 83 000 en 1683, 30 000 en 1684, 23 000 en 1686, 50 000 en 1687. Le 20 juillet 1687, la batterie de Léon était quasiment terminée.

    En 1694, Vauban écrivait à propos de la batterie de Léon, dernier verrou du goulet, dont il dénonçait le défaut : "Ce fort si terrible au goulet n´est qu´une faible redoute du côté de la terre qui pourrait être ouverte en fort peu de temps par deux pièces de 16 livres".

    Le 4 juin, il y avait dans la redoute et la batterie de Léon une compagnie entière de soldats de la marine et 15 gardes de la marine. Le 26 septembre, Vauban écrivait : "Comme la garde batterie de Léon est très considérable et munie de gros canons, outre les 300 matelots et canonniers qu´on y a tenus tout l´été, j´y ai fait camper une compagnie de la marine à proximité et un détachement de gardes de la marine, et fait venir tous les dimanches et jours de fête une centaine de paysans de la paroisse la plus proche pour y faire l´exercice du canon, de sorte que ce poste seul a occupé plus de 550 hommes commandés par un chef d´escadre, qui allaient et venaient aux batteries situées à proximité et qui avaient l´ordre de s´y enfermer".

    Le 25 mai 1695, la batterie basse de Léon était armée de 40 canons servis par quatre premiers maîtres canonniers de la marine, 10 seconds maîtres, 90 matelots et 150 hommes de la milice garde-côtes. Selon le mémoire de Vauban du 15 juillet, "le Mengant ou batterie de Léon est déjà fermé par une muraille, et son derrière gardé par une redoute de maçonnerie à mâchicoulis, qui serait de très peu de résistance contre du canon à terre ; les deux communications ne sont point terrassées et n´ont que peu de fossé, non plus que la redoute ; les montagnes plongent tellement dans sa batterie basse qu´il y serait impossible de pouvoir y demeurer si l´ennemi s´en était emparé ; on y remédiera, si votre Majesté l´agrée, par un ouvrage couronné et, à l´égard de l´autre, on trouvera moyen de garantir ladite batterie par la manière de placer les bâtiments dont elle a besoin et par y ajouter quelques traverses. Cet ouvrage ne sera entrepris que quand le Minou et Portzic seront achevés". Selon le plan de Vauban daté du même jour, le fort ou château de Léon ou du Mengant comprenait : 1. Une batterie haute de quatorze canons de 18 livres. 2. Une batterie basse de quarante canons dont dix de 36 livres et trente de 24, ainsi qu´une redoute, des corps de garde, un magasin à poudre, un hangar pour les affûts de canons et des logements pour les canonniers. Un emplacement était en outre prévu pour divers bâtiments. La batterie basse occupait une vaste plate-forme en maçonnerie en forme de demi-cercle de 70 toises en longueur et de 80 en profondeur. Quant au grand ouvrage couronné proposé par Vauban, il devait occuper un espace de 130 toises de long sur 120 de large (Génie : F° g, tome 2). D´après le plan de la batterie de Léon dessiné le 30 novembre 1696 par Mollart, la redoute, le hangar aux affûts de canons, le logements des canonniers et le magasin à poudre étaient faits. Restait à faire le grand ouvrage couronné pour protéger la batterie du côté de la terre dont Vauban avait projeté la construction en 1694. La batterie haute comptait quatorze canons, la batterie basse quarante et un (Génie, article 8, section 1 : Brest, carton n° 1, n° 31). En septembre 1699, Vauban écrivait à Jérôme de Pontchartrain : "La batterie de Léon a sa garde réglée dans la redoute en haut. Outre quoi, je serai d´avis de mettre un commandant en bas avec une douzaine de canonniers payés et sept pièces de garde, toutes les autres étant mise sur le ventre. A la batterie de Néven, il convient de faire la même garde qu´à celle de Guiny".

    p. 270-272
  • LÉCUILLIER, Guillaume. La route des fortifications en Bretagne et Normandie. Paris, éd. du Huitième Jour, coll. Les étoiles de Vauban (dir. N. Faucherre), 2006, 168 p.

  • LÉCUILLIER, Guillaume (dir.). BESSELIEVRE, Jean-Yves. BOULAIRE, Alain. CADIOU, Didier. CORVISIER, Christian. JADE, Patrick. Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal. Rennes, éd. Presses Universitaires de Rennes, coll. Cahiers du patrimoine, 2011, n° 94, 388 p.

    p. 180-185
Périodiques
  • LÉCUILLIER, Guillaume. "Quand l'ennemi venait de la mer. Les fortifications littorales en Bretagne de 1683 à 1783". Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 114-4, 2007.

    p. 149-165

Liens web

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