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Batterie de mortiers (3 mortiers G. de 270 mm. modèle 1889 sur affûts Vavasseur et Canet) puis (canons de 164,7 mm modèle 1893-1896 vers 1930-1940) puis batterie lourde allemande M.K.B. "Kerbonn" (Stp. C 346) (4 canons sous casemates SK) (4 / M.A.A. 262), Kerbonn, Pointe de Pen Hir (Camaret-sur-Mer)

Dossier IA29001316 inclus dans Groupe défensif côtier "Crozon" codé "Cr" (Crozon) réalisé en 2002
Précision dénomination 1/M 162a (Leitstand für leichte Seezielbatterie)
3/SK (variante de M 270)
2/621
4/622
1/638
1/658
Appellations Batterie de Kerbonn, Batterie de la pointe de Kerbonn, Marine Küsten Batterie "Kerbonn"
Destinations musée, promenade, sentier
Dénominations ensemble fortifié, batterie, abri, casemate
Aire d'étude et canton Bretagne Nord
Adresse Commune : Camaret-sur-Mer
Lieu-dit : Pointe de Pen Hir
Adresse : Kerbonn
Cadastre : AB 79

Fonction : défense lointaine du vestibule du goulet de Brest puis batterie lourde allemande. La batterie de mortier de Kerbonn a été créée ex-nihilo entre 1889 et 1891. Selon l'Atlas des batteries de côte de 1893, 1904 et 1913, la batterie de Kerbonn est armée de : - 3 mortiers de 270 mm. modèle 1889 sur affûts Vavasseur et Canet. Stockage des poudres : - Un magasin à poudre sous roc construit en 1891. Selon l'Atlas des batteries de côte de 1922, la batterie de Kerbonn est armée de : - 3 mortiers de 270 mm. modèle 1889 ("à supprimer") ("à remplacer par la batterie de 4 canons de 16 de Pen Hir") Lors de la Seconde Guerre Mondiale, une nouvelle batterie longue portée est créée de toute pièce sur la pointe de Kerbonn. Elle dépendait de la Marine-Artillerie-Abteilungen (groupe d´artillerie côtière de marine) 4 / 262 Brest.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1889, daté par source, porte la date
1890, daté par travaux historiques
1891, daté par travaux historiques
1938, daté par travaux historiques
1942, daté par travaux historiques
1943, daté par travaux historiques
1944, daté par travaux historiques
Murs granite
ciment
moellon
maçonnerie
pierre de taille
béton armé
Toit pierre en couverture, terre en couverture, béton en couverture
Plans plan rectangulaire régulier
Étages rez-de-chaussée
Couvertures terrasse
Typologies batterie de mortier. Tour réduit / caponnière percé de créneaux de fusillade
États conservations désaffecté, mauvais état, vestiges
Techniques gravure rupestre
Représentations chronogramme
Précision représentations

1891.

Accès libre. Site intégré à la Route des Fortifications de la presqu´île de Crozon créée en 2007.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre, à signaler

Annexes

  • BATTERIE DE KERBONN par Philippe Truttmann.

    Situation : 1,5 kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Camaret. Lieu-dit "Kerbonn".

    Implantation : au sommet de la falaise ouest de la presqu'île de Crozon, entre les pointes du Toulinguet et de Pen Hir.

    HISTORIQUE SOMMAIRE

    La batterie de Kerbonn a été construite vers 1889 sur un site vierge (batterie pour 3 mortiers de 270 mm de côte modèle 1889).

    En 1891, on l'a doté d'un magasin à poudre sous roc avec entrées bétonnées et communication souterraine, puis d'un poste directeur de tir bétonné à faible protection.

    En 1938, la Marine a acheté les terrains situés au nord, en vue d'une extension de l'ouvrage qui n'a pas été exécutée.

    Entre 1942 et 1944, les allemands ont construit sur le site de l'ouvrage français une nouvelle batterie pour 4 pièces de 164 mm françaises (de récupération) sous casemate.

    L'ouvrage actuel est constitué d'un mélange d'organes de différentes époques, par ailleurs plus ou moins endommagés en 1944-1945. Il ne subsiste plus ni armement, ni cuirassement.

    Mission : la batterie de Kerbonn, orientée face à l'ouest avait pour mission de lutter contre les navires ayant pénétré dans le vestibule de la rade de Brest et de leur interdire le mouillage ; c'est exclusivement une batterie de côte. Les allemands ont donné à leur ouvrage une mission du même ordre et y ont ajouté une mission secondaire d'action vers l'arrière (vers l'est).

    DESCRIPTION

    Ouvrages français (antérieurs à 1914)

    La batterie française est constituée actuellement par un alignement de 3 plate-formes de tir à ciel ouvert séparées par des traverses pleines, donnant à l'arrière sur une sorte de quai de circulation. Niches à munitions encastrées dans le mur arrière des traverses. En arrière, la route de service des pièces est établie en tranchée.

    Le parapet de la batterie est pratiquement constitué par le sommet de la falaise.

    A droite de la dernière pièce se trouve un abri double sous traverse en maçonnerie (repère D) donnant dans la tranchée de la route de service, et adossée au poste directeur de tir (français), plus récent (repère E).

    La batterie est retranchée à la gorge face à l'intérieur des terres à l'aide d'un fossé à bord franc dessinant en plan un V très ouvert. Une branche sud de ce fossé a ses parois maçonnées et sert de tranchée d'accès à l'entrée du magasin à poudre sous roc.

    La route d'accès à la batterie est elle-même en tranchée et arrive de plain-pied avec le fond du fossé et se prolonge jusqu'à la route de service des pièces.

    Tour de défense (repère A)

    A l'intersection avec le fossé arrière, on trouve à gauche en arrivant à la batterie une petite tour carrée en maçonnerie flanquant le fossé (branche sud) et battant la route d'accès. Cette tour joue le rôle de caponnière de gorge et de blockhaus de défense d'entrée.

    Elle est constituée :

    - Au rez-de-chaussez par une pièce carrée percée de deux meurtrières par côté, et voûtée en voûte surbaissée. Entrée par l'arrière (intérieur de la batterie).

    - Au premier étage par une plate-forme à ciel ouvert avec parapet crénelé et créneaux de pied flanquant les quatre faces.

    Magasin à poudre sous roc (repère F du plan)

    Accès par la branche sud du fossé de gorge : porte en plein cintre, en béton, avec entourage harpé imitant la pierre de taille. Au-dessus de la porte est portée la date 1891.

    Un réseau de galeries, parfois non revêtues, comportant une brisure à angle droit donne accès à la chambre à poudre, de petites dimensions, et permet d'acheminer les munitions jusqu'au puits bétonné d'un monte-charge débouchant dans la façade arrière de la traverse située entre la 2ème et la 3ème plates-formes de tir (à partir de la gauche).

    Batterie allemande

    Elle est constituée par :

    - 4 casemates de tir pour canon de 164 mm français (repère O, P et Q du plan) tirant face au large, et auxquelles sont adossées quatre casemates pour matériel de petit calibre tirant vers l'intérieur des terres (disposition assez rare).

    Une des casemates de 164 mm a été complètement détruite par charge intérieure et ses débris jonchent l'emprise de l'ouvrage.

    Ces casemates sont construites en élévation. Construction hétéroclite et peu soignée. Elles ne semblent pas appartenir à un type normalisé des catalogues allemands.

    - 6 abris passifs "standard" Atlantikwall en protection "B", dont :

    - 1 du type 621 (abri passif pour un groupe de combat, repère du plan).

    - 4 du type 622 (abri passif pour deux groupes de combat, repères G, H, I et J du plan).

    - 1 du type 638 (petit poste de secours, repère M du plan).

    Ces abris sont dispersés sur l'emprise de la batterie. Certaines des portes blindées devant équipées ces abris n'ont jamais été mises en place.

    - 1 abri pour forage d'alimentation en eau situé de l'autre côté de la route de Pen Hir.

    - 1 poste directeur de tir, type M 162a (repère N du plan), encastré dans le parapet de l'ancienne batterie française, à droite des plates-formes de tir, avec accès par l'arrière (ancienne route de service des pièces). Le créneau d'observation et sa visière émergeant du talus avant de la batterie.

    - 3 cuves pour canon de défense contre avions (DCA) de petit calibre (repère W, W' et W'').

    - quelques constructions légères plus ou moins ruinées et sans aucun intérêt.

    - un réseau de tranchée reliant les divers ouvrages entre eux.

    Matériaux : essentiellement béton armé brut de décoffrage.

  • 20082910291NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20062904019NUCA : Archives Départementales, Finistère

    19702900025Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19692900380Z : , Bande n° 229.

    19692900378Z : , Bande n° 228.

    19692900466Z : , Bande n° 228.

    19712900540P : Base d´Aéronautique Navale, Lanvéoc-Poulmic (BAN)

    19712900539P : Base d´Aéronautique Navale, Lanvéoc-Poulmic (BAN)

Références documentaires

Documents figurés
  • Collection particulière Alain Chazette (Librairie Histoire et Fortifications à Paris).Photographie, 2e quart 20e siècle.

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume