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Batterie de côte (en U), Penn ar Warn, Ile Callot (Carantec)

Dossier IA29000702 inclus dans Ensemble fortifié, Ile Callot (Carantec) réalisé en 2002
AppellationsBatterie de Callot, Batterie de l'île Callot
Destinationspromenade
Dénominationsbatterie
Aire d'étude et cantonBretagne Nord
HydrographiesBaie de Morlaix; Chenal de Penzé; Chenal de Callot
AdresseCommune : Carantec
Lieu-dit : Ile Callot
Adresse : Penn ar Warn

Fonction : système défensif de la baie de Morlaix, protection du chenal menant à la rivière de la Penzé par croisement des feux avec la batterie de côte de l'îlot Sainte-Anne ; protection du chenal de Callot permettant de rentrer dans la rivière de Morlaix. Une batterie de côte et un corps de garde avec poudrière accolée sont attestés dès 1692. L'ouvrage s'intercalait entre les batteries de "l'îlot Sainte-Anne" et du "fort du Taureau". En 1776, la batterie de Callot est armée de 2 canons de 24 livres de balle. D'après l'Atlas des places fortes de France de 1785 (tome 74 : Saint-Malo et la côte nord de bretagne du Mont Saint-Michel à Morlaix) ; une batterie de côte désignée "batterie et vigie de l'île Callot" est mentionnée sur la pointe septentrionale au lieu-dit "Penn ar Warn". En 1795, d'après le rapport sur les batteries de côte de Morlaix à Locquirec rédigé par Cornic et Tresse, le parapet de la batterie est jugé "trop haut pour toucher navires et chaloupes" (Service Historique de l´Armée de Terre, Vincennes : Génie). En 1810, l'ouvrage est décrit comme une "batterie circulaire gazonnée et fermée à la gorge". La batterie de l'île Callot est mentionnée dans l'Atlas des côtes de France 1818-1848 (tome 192 : direction de Brest). D'après l'état de 1820 et le plan de détail de Paulin, la batterie est dotée d'un "corps de garde", d'une "poudrière" et d'une "guérite". Le cadastre ancien (vers 1820) relève outre la batterie de côte et la guérite située à la gorge, trois éléments défensifs pointe de Callot (apparaîssant en bleuté) et les toponymes "Fort", "Poudrière" et Corps de garde". Une petite construction rectangulaire apparaît sur une hauteur à l'ouest en lieu et place de l'actuel amer. Le 7 novembre 1844, le comité des fortifications s'appuyant sur le travail de la commission des côtes de 1841 (Atlas de défense des côtes, tome III, 2e arrondissement de Brest) recommande l'armement de la batterie (4 "canons de 30 et obusiers de 22 en fer" ; 1 "obusier de 12 en bronze"). La batterie de l'île Callot est mentionnée dans l'Atlas de 1858 de mise en état de défense des côtes de l'Empire Français (n° 230). Classée en 2e degré d'importance, elle est armée de 2 "canons de 30" et 2 "obusiers de 22". La contruction d'un corps de garde crénélé modèle 1846/1861 est proposée en 1862. Par la suite, la batterie cesse d'apparaître dans les états de défense des côtes.

Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 1ère moitié 19e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates1692, daté par source
1776, daté par source
1785, daté par source
1795, daté par source
1810, daté par travaux historiques
1841, daté par travaux historiques
1844, daté par travaux historiques
1858, daté par travaux historiques
1862, daté par travaux historiques
Auteur(s)Personnalité : François-Marie de Rouxel, seigneur de l'Escouët, ingénieur ordinaire
François-Marie de Rouxel, seigneur de l'Escouët, ingénieur ordinaire
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personnage célèbre attribution par source
Personnalité : Paulin personnage célèbre attribution par source
Mursgranite
moyen appareil
grand appareil
pierre de taille
Toitterre en couverture
Plansplan régulier en U
Étagesrez-de-chaussée
Couverturesterrasse
États conservationsdésaffecté

Ouvrage visible sur le chemin côtier.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvrevestiges de guerre, à signaler

Annexes

  • Rouxel (de) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille bretonne originaire de l'évêché de Saint-Brieuc. Maintenue dans sa noblesse en 1668 comme d'ancienne extraction. Seigneur de l'Escouët (alias Lescouet) en Plestan.

    1740, François-Marie de Rouxel, chevalier, seigneur de l'Escouët.

    Né à Lamballe en 1710.

    Père : François-René, chevalier, seigneur de l'Escouët, fils de Louis, écuyer, et de Françoise Liziou.

    Mère : Dame Julienne de Quebriac.

    Célibataire.

    Mort à Mézières le 7 mars 1755, âgé de 45 ans.

    Passa l'examen pour "être employé sur l'état des ingénieurs" le 20 mai 1730 ; recommandé par Garangeau, directeur des fortifications de Bretagne le 19 septembre 1736 ; donné pour être "bon sujet". Probablement lieutenant d'infanterie à cette date.

    Ingénieur ordinaire et lieutenant réformé à 30 ans en 1740 ; affecté à Belle-Ile.

    A Saint-Malo en 1746.

    Capitaine réformé en 1749.

    Instructeur à l'école du génie de Mézières en 1750. Commandant en second la dite école.

    Chevalier de Saint-Louis.

    Mort en activité.

    On ne connaît pas ses services de guerre".

  • YSNEL, Franck. La défense de la Baie de Morlaix aux XVIIème et XVIIIème siècles. Mémoire de D.E.A., sous la dir. de Claude Nières, Rennes, 1991.

    "L'île Callot étant l'endroit le plus avancé au centre de la baie, avec la construction du château du Taureau, il est plus judicieux de placer un corps de garde, autrefois installé à Penn-al-lann en Carantec, au Nord de l'île. Un premier état fait mention d'un corps de garde et d'une batterie dès 1692. La batterie est à barbette, son parapet intérieur et sa plate-forme sont en pierre de taille. Elle est de forme arrondie et a été dégagée des broussailles il y quelques années. Le corps de garde se situe dans un renfoncement. Ne pouvant loger que 4 ou 5 hommes, l'officier s'installe chez le curé et les canonniers dans une grange (A. G., Art. 4, Section 2, Paragraphe 3, carton 2, batteries et château forts de la côte entre les rivières de Quimper et de Morlaix, 1781). Sa toiture est en charpente et un dépôt de poudre a été aménagé dans la maçonnerie, trop près de la cheminée car les miliciens ne l'entreposent plus dans ce renfoncement dans le crainte de la voir exploser (A. N. Mar., G 158). Les fondations sont toujours visibles mais sont enfouies dans la végétation.

    En 1744, il est proposé d'établir un corps de garde voûté d'observation à Carantec et un autre à Kerlaudy près de la Penzé pour un coût de 1544 livres. L'ensemble des réparations dans la capitainerie est confié à l'entrepreneur morlaisien Poterel (A. D. 35, C 1146, état estimatif du 8 juin 1744). Il ne construit que celui de Kerlaudy qui devient inutile 4 ans après (A. D. 35, C 4708, état des corps de garde en 1748)".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service Historique de l´Armée de Terre, Château de Vincennes Archives du Génie Article 4 : Frontières de France, Section 2 : frontières maritimes. Paragraphe 3 : Côtes de Bretagne depuis la rivière de Couësnon jusqu´à la baie de Bourgneuf (4 cartons, 1683-1831). Carton 2 : Fortifications de Bretagne, 1760-1797. Pièce n° 47 : 1795. Rapport sur les batteries de côte par Cornic et Tresse. Concernant la baie de Morlaix jusqu´à Locquirec. Carton 3 : Fortifications de Bretagne, 1798-1811. Pièce n° 17 : 1810. Etat indicatif des batteries de côte de la direction de Brest, sous direction de Saint-Malo. De Locquirec à Brest. Article 8 : Places françaises Places Abandonnées (classées par ordre alphabétique) Taureau (château du) : 1689-1818. (1689, lettre sur le fort La Latte, 1807 : notice sur les îles Ricard, Callot et le château du Taureau). Article 12 : Avis du comité, Section "défense générale" : frontières maritimes Morlaix, carton 137, 1840-1885. 1862 : projet de construction d´une batterie et d´un corps de garde (n° 3 renforcé) sur l´île Callot. Voir l´avis de la commission de côte de 1841.

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume