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Batterie de côte (en ligne brisée), Pointe de Primel, Primel-Trégastel (Plougasnou)

Dossier IA29000780 inclus dans Capitainerie de Morlaix : ensemble fortifié réalisé en 2002

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Batterie de Primel, Batterie du château de Primel
Dénominations batterie
Aire d'étude et canton Bretagne Nord
Hydrographies Anse du Diben; Anse de Primel
Adresse Commune : Plougasnou
Lieu-dit : Primel-Trégastel
Adresse : Pointe de Primel

Fonction : système défensif de la baie de Morlaix, protection de l'anse du Diben. Le château de Primel est démantelé en 1616. Un corps de garde est attesté dès 1692 et en 1716 sur la "pointe dite du château de Primel". Par la suite, le corps de garde semble avoir été déménagé et réinstallé en un point plus accessible. En 1744, un corps de garde avec une petite poudrière accolée est reconstruit en lieu et place de l'ancien. D'après Franck Ysnel : "le bâtiment, entièrement réaménagé en 1744, fait 12 pieds de large sur 18 pieds de long. Il est conçu pour une dizaine de miliciens composée de 3 ou 4 hommes de garde, de canonniers et de servants. Il est voûté en plein cintre et aménagé d'un magasin à poudre à l'arrière du bâtiments (A. D. 35, C 1146. Etat estimatif en 1744 des réparations et réédifications à faire aux corps de garde des capitaineries de Lannion et Morlaix. Lettre du 15 août 1744 du chevalier de Lescouet à l'Intendant rapportant la demande de Daumesnil, subdélégué à Morlaix, de construire un corps de garde neuf comme celui de Pleubihan, cf. Planche XXIV). Aucune trace de l'escalier ni de la tourelle ne subsistent mais le magasin à poudre et le reste du bâtiment sont identiques au plan". En 1745, la "batterie de Primel" est entièrement reconstruite sur le plan de l'ingénieur ordinaire Lombard de Combles à l'emplacement de l'ancienne batterie ruinée. La batterie à barbette -le canon tirant non plus à travers une embrasure mais, au dessus de l'épaulement, est en ligne brisée. Le parapet en terre d'une hauteur de 2 pieds est maintenu par une maçonnerie intérieure et extérieure en granite d'1 pied 6 pouces de hauteur. La couche de terre -soigneusement tamisée, de 6 pouces a pour but d'amortir le choc des boulets en cas de tir ennemi. Le parapet fait 12 pieds de large tout comme la plate-forme dotée en plus d'une contre-pente de 8 pouces pour absorber (en partie du moins) le recul du canon. En 1745, la batterie de Primel est armée de 3 canons : un de 12 livres de balle, les deux autres "de campagne". Par la suite, le parapet extérieur a été taluté pour renforcer la batterie. En 1776, la batterie de Primel est armée de 2 canons de 8 livres de balle. D'après l'Atlas des places fortes de France de 1785 (tome 74 : Saint-Malo et la côte nord de bretagne du Mont Saint-Michel à Morlaix) ; une batterie de côte désignée "batterie et vigie de la pointe de Primel" est mentionnée sur l'actuelle pointe de Primel. L'anse de Primel est défendue par une batterie de 2 canons "pointe de Sainte-Barbe" et une batterie de deux pièces "placée dans le château de Primel". En 1785, la batterie de Primel dépendant de la "capitainerie de Plestin" est armée de 2 canons de 8 livres de balle. La batterie de Primel est mentionnée dans l'Atlas des côtes de France 1818-1848 (tome 192 : direction de Brest). D'après l'état de 1820 et le plan de détail du 7 juin 1818 de Tilly, les deux batteries sont dotées d'un "corps de garde". Le cadastre ancien (vers 1840) relève deux éléments défensifs pointe de Primel (apparaîssant en bleuté), il s'agit du corps de garde actuel et d'une guérite ou mât de pavillon. La commission des côtes de 1841 (Atlas de défense des côtes, tome III, 2e arrondissement de Brest) recommande l'armement de la batterie (3 "canons de 30 et obusiers de 22 en fer") tandis que le comité des fortifications recommande sa suppression (7 novembre 1844). La batterie de Primel est mentionnée dans l'Atlas de 1858 de mise en état de défense des côtes de l'Empire Français (n° 230). Classée en 3e degré d'importance, elle est armée de 2 "canons de 30" et 1 "obusiers de 22". Par la suite, la batterie cesse d'apparaître dans les états de défense des côtes.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 2e quart 18e siècle
Secondaire : 1ère moitié 19e siècle
Dates 1692, daté par source
1716, daté par source
1744, daté par source
1745, daté par source
1820, daté par travaux historiques
1841, daté par travaux historiques
1844, daté par travaux historiques
1858, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : De Combles, ingénieur ordinaire, ingénieur militaire, attribution par travaux historiques
Personnalité : François-Marie de Rouxel, seigneur de l'Escouët, ingénieur ordinaire,
François-Marie de Rouxel, seigneur de l'Escouët, ingénieur ordinaire
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personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : Tilly, personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Murs granite
pierre
terre
moellon
Toit terre en couverture
Étages rez-de-chaussée
Couvertures terrasse
États conservations envahi par la végétation
Statut de la propriété propriété publique
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre

Annexes

  • Rouxel (de) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille bretonne originaire de l'évêché de Saint-Brieuc. Maintenue dans sa noblesse en 1668 comme d'ancienne extraction. Seigneur de l'Escouët (alias Lescouet) en Plestan.

    1740, François-Marie de Rouxel, chevalier, seigneur de l'Escouët.

    Né à Lamballe en 1710.

    Père : François-René, chevalier, seigneur de l'Escouët, fils de Louis, écuyer, et de Françoise Liziou.

    Mère : Dame Julienne de Quebriac.

    Célibataire.

    Mort à Mézières le 7 mars 1755, âgé de 45 ans.

    Passa l'examen pour "être employé sur l'état des ingénieurs" le 20 mai 1730 ; recommandé par Garangeau, directeur des fortifications de Bretagne le 19 septembre 1736 ; donné pour être "bon sujet". Probablement lieutenant d'infanterie à cette date.

    Ingénieur ordinaire et lieutenant réformé à 30 ans en 1740 ; affecté à Belle-Ile.

    A Saint-Malo en 1746.

    Capitaine réformé en 1749.

    Instructeur à l'école du génie de Mézières en 1750. Commandant en second la dite école.

    Chevalier de Saint-Louis.

    Mort en activité.

    On ne connaît pas ses services de guerre".

  • 20022901610NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre, Archives du Génie. Article 4 : Frontières de France, Section 2 : Frontières maritimes. Paragraphe 3 : Côtes de Bretagne depuis la rivière de Couësnon jusqu´à la baie de Bourgneuf (4 cartons, 1683-1831). Carton 1 : Fortifications de Bretagne, 1683-1759.

Références documentaires

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume