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Architecture religieuse, funéraire ou commémorative sur la commune de Saint-Jouan-des-Guérets

Dossier IA35046671 réalisé en 2007

Fiche

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L'église :

L'église primitive de Saint-Jouan-des-Guérets se trouvait apparemment à 1900 mètres du village actuel, sur la route de la Gouesnière, c'est-à-dire au nord-est. Une croix ancienne se trouvait à l'emplacement supposé de l'ancienne église, au nord de la route ; Paul Banéat la décrit au début du 20e siècle comme une très ancienne croix en granite de 80 centimètres de hauteur et 16 centimètres d'épaisseur.

A la fin du 19e siècle, l'ancienne église située dans le village disparait, celle-ci remontait semble-t-il au 16e siècle ce qui nous indique l'époque de disparition de l'eventuelle ancienne église, située sur la route de la Gouesnière. Dans cette église du 16e siècle, se trouvait une grande verrière de style rayonnant. Les armoiries des familles Sioc'han et Artur figuraient dans cette verrière. Ces deux familles correspondent au couple propriétaire du manoir du Pont d'Het, qui avait fait édifier la chapelle du lieu, sur laquelle sont portées leurs armes. Les seigneurs de Launay-Quinard et de la Ville-aux-Oiseaux avaient des tombeaux en enfeu dans cette ancienne église. En 1737, le général de la paroisse avait fait reconstruire la chapelle nord dédiée à Notre-Dame-de-la-Délivrance.

La nouvelle église a été bénie en 1873 ; il s'agit d'un édifice de style néo-roman, oeuvre de l'architecte Frangeul. Le bâtiment est divisé en trois vaisseaux ; le maître-autel en pierre blanche est surmonté d'un groupe représentant le baptême du Christ par Saint-Jean. Dans le bras du transept nord, se trouve le nouvel autel dédié à Notre-Dame-de-la-Délivrance.

Les chapelles :

Le nombre important de manoirs répartis sur le territoire de la commune implique qu'il existe ou a existé un grand nombre de chapelles sur ce même territoire ; en effet, la chapelle est un des éléments constitutifs des manoirs.

Sur l'Ile Notre Dame, il existait un sanctuaire dédié à la Vierge dont la construction remontait à la fin du 15e ou bien au début du 16e siècle. Au 18e siècle, cette chapelle était considérée comme chapelle frairienne de Saint-Jouan. A la fin du 19e siècle, il ne restait que quelques ruines de ce sanctuaire.

Sur cette île, il existait également un ermitage ; le premier religieux de cette île était frère Pierre Baudet de l'ordre de Saint-Antoine en 1698. Quelques années plus tard, Joseph Le Blanc vivait également sur cette île. Ce sont ces deux ermites qui reconstruisirent la chapelle ainsi qu'un petit couvent composé de quatre cellules, qui ont existés jusqu'à la Révolution.

La chapelle Saint-Ignace de Launay-Quinard était mentionnée dès la fin du 16e siècle. Il s'agissait de la chapelle du manoir voisin ; à la fin du 19e siècle, elle était abandonnée.

En 1642, Jacques Trublet, seigneur de la Motte-Rouxel, obtient la permission de bâtir une chapelle au bout de la rabine de son manoir. La chapelle Notre-Dame de la Motte-Rouxel est bénie le 10 août 1644. A la fin du 19e siècle, elle était déjà en ruines.

Au début du 18e siècle, Alain Le Breton et Servanne Gaultier firent construire une chapelle à la Plussinais. A la fin du 19e siècle, la chapelle Saint-François de la Plussinais existait encore et on s'y rendait en procession aux Rogations.

En 1689, Bernard Sioc'han et Jeanne Artur firent bâtir une chapelle près de leur manoir du Pont-de-Het. Leurs armes respectives se trouvent au-dessus de la porte d'entrée de la chapelle. A la fin du 19e siècle, elle était abandonnée.

La chapelle de Saint-Elier fut construite dans les années 1760 et bénie en 1767. A la fin du 19e siècle, elle était déjà détruite.

A la fin du 17e siècle, Fabien-Charles Emeric, prêtre de Saint-Malo, fait construire une chapelle près de sa maison du Val-ès-Boully. A la fin du 19e siècle, cette chapelle était abandonnée ; toutefois, une chapelle datant de la charnière des 19e et 20e siècles a été reconstruite au nord-ouest.

Dès le début du 17e siècle, la chapelle de la Ville-aux-Oiseaux est mentionnée. Elle était déjà abandonnée à la fin du 19e siècle.

La chapelle de la Lande était située à 2000 mètres du village, sur la route de la Gouesnière, au carrefour de la route de Saint-Malo à Dol. Elle a disparu.

En terme d'architecture, les chapelles qui existent encore actuellement ont souvent les mêmes caractéristiques à savoir, un petit plan rectangulaire avec une abside semi-circulaire, une façade éclairée par un oeil-de-boeuf au-dessus de la porte et un couronnement composé d'un petit campanile.

Les croix :

A 1900 mètres du bourg sur le bord nord de la route de la Gouesnière, il existait, au début du 20e siècle, une croix en granite de 80 centimètres de haut. C'est à cet endroit que la tradition situe l'emplacement de l'église primitive. Cette croix, très ancienne, n'existe plus actuellement.

Les croix actuelles de la commune datent principalement de la seconde moitié du 19e siècle, c'est le cas des croix de Launay-Quinard ou encore de celle de la rue des Grêves, qui portent des dates des années 1880. Il existe une croix un peu plus ancienne rue de Saint-Malo puisqu'elle est datée de 1812.

Le cimetière :

Le projet de translation du cimetière date de 1938 ; avant cette date, le cimétière était situé, comme dans toutes les communes du département, autour de l'église.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations église, chapelle, croix de chemin, monument aux morts, cimetière
Adresse Commune : Saint-Jouan-des-Guérets
Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 19e siècle
Décompte des œuvres repérées 15
étudiées 0

Annexes

  • 20073508346NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 2O286/17.

    20073508347NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 2O286/17.

Références documentaires

Documents figurés
  • A. D. Ille-et-Vilaine. Série O : Administration et comptabilité communales. Edifices publics. Monuments et établissements publics. Cimetière-agrandissement : dossier de travaux, dossier d'ouverture du chemin d'accès au nouveau cimetière (1931-1940) : 2 O 286/17.

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • FOUCQUERON, Gilles, BAILHACHE, Alain. Au pays de Saint-Malo. L'épopée des Malouinières. Saint-Malo : Editions Cristel, 2007.

  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Ille-et-Vilaine. Eglises et Chapelles, par ORAIN Véronique, avec la collaboration de BARBEDOR Isabelle, DUFIEF-MOIREZ Denise, RIOULT Jean-Jacques. Rennes : Association pour l' Inventaire Bretagne, 1996, (Indicateurs du patrimoine).

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Editions du patrimoine, 2000.

  • YVON, Pierre-Jean. Malouinières, manoirs et demeures du Clos-Poulet. Brest : Editions Le Télégramme, 2005.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).