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Architecture des ensembles sur la commune de Montfort-sur-Meu

Dossier IA35029887 réalisé en 2003

Fiche

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Il existe plusieurs types d'implantation, ainsi, il existe des constructions isolées, en ville ou bien en écart. Ce dossier concerne l'architecture des ensembles, c'est-à-dire, la ville et les écarts ou les hameaux. Les écarts recensés à Montfort sur Meu sont au nombre de 19.

La ville :

La ville de Montfort sur Meu est une ville d'origine médiévale. En effet, à la fin de la période médiévale, elle était composée d'un noyau central : la ville close, et de trois faubourgs : Saint Jean au nord-ouest, Saint Nicolas au nord et Coulon au sud. Ces faubourgs étaient le siège de trois paroisses fort anciennes, en effet, leur existence remontait au 12e-13e siècle. A l'instar de toutes les villes closes, celle ci était située à un endroit stratégique, en effet, elle était protégée par le Garun au nord et par le Meu au sud.

On accédait à cette ville close par trois portes équipées de herses et de ponts levis. Chaque porte ouvrait sur l'un des faubourgs de la ville, elles portaient d'ailleurs le même nom que les faubourgs. Ces trois portes ont été détruites au cours du 19e siècle. De plus, la défense de l'entrée de la ville était assurée par les trois portes de la ville et par une enceinte urbaine. Cette enceinte était rythmée de tours du 14e siècle équipées de mâchicoulis et de tours d'artillerie de la fin du 15e siècle telles que la tour du Pas d'Ane.

Les rues principales de la ville close étaient, du nord au sud, la rue des Dames et de l'Horloge et d'est en ouest, la rue de la Saulnerie.

D'autre part, il existait, dans cette ville close médiévale, un four banal entre les halles et le mur est de la ville. Les habitants des trois paroisses de la ville devaient y faire cuire leur pain.

A la fin du 16e siècle, de nombreuses maisons de la ville close furent détruites au cours des guerres de Religion. C'est la raison pour laquelle il subsiste assez peu de constructions anciennes dans la ville intra-muros. Dans la rue principale de la ville médiévale : la rue de la Saulnerie, les constructions datent ainsi majoritairement du 18e siècle et surtout du 19e siècle.

Au 19e siècle, les portes, le mur et les tours de l'enceinte de la ville close ont, partiellement disparu. En effet, aujourd'hui, il subsiste quelques vestiges du mur d'enceinte et quelques tours de ce mur : la tour du Pas d'Ane et la tour du Capitaine notamment.

Par ailleurs, les nombreux bombardements subis par la ville en juin 1944 ont contribués à la création de secteurs regroupant, quasi exclusivement, des constructions du milieu du 20e siècle. En effet, dans la rue Saint Nicolas ou bien dans le secteur de la gare, les constructions des années 1940-1950 sont très nombreuses. Cependant, il est intéressant de noter que dans ces secteurs, même si de nombreux bâtiments sont récents, le parcellaire est identique à celui de l'époque médiévale. Ainsi, la rue Saint Nicolas a conservé son parcellaire en lanière, c'est-à-dire que les parcelles y sont très étroites et très profondes.

Aujourd'hui, la partie urbaine de la commune s'étend vers l'ouest et vers le sud du territoire de la commune notamment.

Les écarts :

Sur le territoire de cette commune, les hameaux sont généralement composés de deux ou trois constructions. Les écarts de la Harelle, de la Heurtebise ou bien du Petit Bromedou sont représentatifs de ce type. Pourtant, il existe quelques exceptions constituées par des écarts beaucoup plus importants. En effet, à l'Asnière, à la Ville au Manoir ou bien à la Roche, il existe, en moyenne, six ou sept constructions, voire plus. Ce dernier écart est d'ailleurs signalé comme étant un village sur le cadastre de 1846.

Ces hameaux sont répartis de manière relativement uniforme sur le territoire de la commune.

Il existe trois types principaux d'organisation pour les hameaux. Ainsi, ils peuvent être éclatés, c'est-à-dire que les constructions y sont implantées de manière anarchique, sans volonté d'organisation. L'écart du Bouillon est représentatif de cette organisation. Les hameaux peuvent également être composés de bâtiments parallèles à la route, c'est le cas des hameaux de la Roche ou de la Lande de Coulon. Enfin, les constructions de l'écart peuvent être perpendiculaires à la rue, les hameaux de la Heurtebise ou de l'Asnière illustrent ce cas.

Par ailleurs, il existe des écarts composés par un bâtiment majeur, c'est le cas des écarts de l'Abbaye ou bien des Grippeaux. En effet, dans ces deux cas, des bâtiments dépendants de l'abbaye ou du manoir sont venus se greffer au bâtiment principal, formant ainsi l'écart.

D'autre part, même si la grande majorité des hameaux regroupe des constructions du 19e siècle, certains d'entre eux paraissent anciens car ils possèdent encore de constructions du 17e-18e siècle. En effet, à la Roche ou bien à Saint Lazare, il existe des bâtiments du 17e siècle et du 18e siècle.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations écart, ville, rue, boulevard, place, ensemble fortifié
Adresse Commune : Montfort-sur-Meu
Période(s) Principale : 19e siècle
Décompte des œuvres repérées 34
étudiées 0

Annexes

  • 20033516581NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20033516197NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20033516242NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20033516346NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Documents figurés
  • Montfort. Section A, dite de la Ville, 1ère feuille. [1809], échelle 1/1250 e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

  • Montfort. Section C1, de Coulon, en cinq feuilles, 1ère feuille. Levée par Mr Leblanc, géomètre de 2ème classe, [1846], échelle 1/2000 e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

  • Montfort. Section B1, de la Roche, en quatre feuilles, 1re feuille. Levée par Jouchet du Ranquin, [1846], échelle 1/2000 e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

  • Montfort. Section A1, de la Ville, en cinq feuilles, 1re feuille. Levée par Jouchet du Ranquin, [1846], échelle 1/2000 e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

  • Carte postale ancienne. Montfort-sur-Meu. La rue de la Saulnerie. E. Mary Rousselière, éditeur, Rennes. (Ecomusée du Pays de Montfort).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    p. 438-453 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nouvelle édition [1778-1780] revue et augmentée, Rennes : Molliex, 1845.

    p. 48-53
  • VIGOLAND, Edouard. Montfort-sur-Meu, son histoire et ses souvenirs. Rennes : Hiacynthe Caillière, Libraire-éditeur, 1895.

  • ORESVE, F.L.-E. Histoire de Montfort. Paris : Res Universis, 1989.