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Ancienne ruelle de la Moussaye, actuellement rue Lesage (Rennes)

Dossier IA35023267 inclus dans Ancien faubourg de Saint-Laurent (Rennes) réalisé en 1999

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations rue
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Adresse Commune : Rennes
Adresse : rue Lesage

Les archives communales de la série O signalent le mauvais état de la voie, dite ruelle de Lancezeur, en 1860, au moment de la construction du séminaire. La ruelle, dite aussi chemin de la Moussaye, est élargie et rectifiée sur la proposition faite en 1863 par Auguste Letarouilly, l'un des propriétaires riverains. Celui-ci lègue les terrains nécessaires par testament de 1866, à la condition que la ville s´engage à la construire dans un délai de dix ans suivant sa mort, survenue en 1868. La construction de l´égout est faite en 1872, au moment de la construction de la rue, dotée de trottoirs et de caniveaux, en 1915. Un nouvel alignement est défini en 1905, au moment de la cession des terrains de l'ancienne prison.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1872, daté par source
1905, daté par source
1915, daté par source
Auteur(s) Personnalité : Letarouilly Auguste, promoteur, attribution par source

Données complémentaire architecture Rennes

HYPO mutation
PHYPO chemin rue réseau de communication
SCLE1 18e siècle
IAUT sans objet
ICHR typicum
IESP typicum aire d'étude
ICONTX structurant
ITOPO site de lotissement ; couvent
POS sans objet
SEL étudié
NATURE mixte
RESEAU réseau secondaire
MORPHO sans objet
IMPBA en rangée rectiligne continue
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Extrait du testament olographe de monsieur Auguste-Marie Letarouilly, 19 novembre 1867.

    "Je donne et lègue à la ville de Rennes [...]

    les immeubles situés à Rennes dont la désignation suit :

    la partie sud-est du jardin de la Houblonnière (65 ares environ) jusqu'au mur de M. de Sceaulx, à l'ouest, et à son prolongement vers nord et vers 22 mètres de la rue, avec les bâtiments y construits rue Lesage ; le tout faisant la grande partie de la location Caillard, et ne comprenant pas la sortie à l'ouest les bâtiments d'habitation et de service sur la rue d'Antrain et le terrain derrière que j'entends réserver pour servir de cour ou parterre à l'habitation, environ 2 ares

    et la partie est du jardin de la Jarillais jusqu'au mur de clôture de M. Hamelin Arsène, à l'ouest, tel qu'en jouit gouverneur. Je réserve également le surplus dudit jardin, ainsi que la maison d'habitation, les magasins, la cour et la sortie à l'ouest sur le faubourg d'Antrain n°6, qui sont exceptés de ce legs.

    La ville de Rennes sera tenue de mettre à profit ces legs en sa faveur, et à peine de nullité, pour ouvrir avant dix ans à partir de mon décès, les rues déjà demandées, à savoir : celle qui doit réunir les rues de Fougères et d'Antrain et aboutir à l'hôtel-Dieu sud, en ligne droite autant que possible, en passant au nord de la prison, et de manière à laisser libres les bâtiments du séminaire nouveau, et à ne s'en éloigner que d'un ou deux mètres ; et celle qui doit réunir la rue de Fougères à la rue Saint-Martin, aussi en ligne droite, en passant au nord de mon habitation actuelle, sans la toucher ; à l'effet de quoi, je lui donne aussi l'emplacement gratuitement sauf à elle à abandonner à mes légataires universels, sans indemnité, la rue remplacée avec la servitude de l'aqueduc construit au dessous ; et encore pour opérer le redressement de la rue de Fougères depuis et dans l'alignement du bâtiment principal de la gendarmerie jusqu'au local des Missionnaires, à l'effet de quoi je lui donne de plus le terrain voisin de cette caserne au sud, en dehors de cet alignement.

    Il y a d'autres améliorations que j'ai toujours signalées comme très urgentes, notamment dans le plan que j'ai fait lithographier chez M. Oberthür, en 1853, mais dont je me borne à rappeler quelques unes, en exprimant le désir qu'elles soient exécutées dans les plus brefs délais, à savoir :

    Le prolongement direct des rues aux Foulons et de La-Motte-Fablet jusqu'à la place qu'on ouvrirait au sud des Capucins, d'où partiraient, au nord-ouest, la route de Saint-Malo et au nord-est la rue d'Antrain supprimant la rue Reverdiais, qui serait plus longue et plus dispendieuse à élargir et à redresser, prolongement qui amènerait la circulation du pont Saint-Martin au centre de la ville et pour lequel je lui ai précédemment donné la plus grande partie du terrain de la piperie afin de lui tenir lieu de sa part contributive ;

    Et le prolongement de la rue Saint-François jusqu'à l'hôtel de la Moussaye, rue d'Antrain, en coupant la rue Saint-Melaine oubliée et sacrifiée jusqu'ici de la manière la plus injuste à tous les points de vue.

    Quoique sans intérêt, j'exprime le voeu que cette rue Saint-Melaine, si elle n'est pas prolongée jusqu'au canal ou à la rue Basse, soit enfin coupée et élargie à 15 mètres, quoiqu'elle existe depuis des siècles, elle n'a jamais reçu aucun amélioration, cependant elle est rapprochée du centre, et elle conduirait de l'intérieur de la ville, de tout l'ouest et du nord-ouest à l'archevêché, à une des églises principales, à la gendarmerie, au collège Saint-Vincent, à l'importante promenade du Thabor, au jardin botanique, etc. ; elle pourrait être une de nos plus belles voies. Mais par un préjugé révoltant, on emploie les impôts qu'on fait payer à ce quartier à l'embellissement des autres, tout en diminuant la valeur de celui-là.

    Je renouvelle mes voues, mais aussi sans entendre les imposer, pour la construction dans le jardin Caillard d'une école des arts où l'enseignement professionnel serait donné gratuitement ; la construction sur le jardin du gouverneur, d'un collège d'enseignement spécial pour les petits marchands et les chefs d'atelier, et pour la construction d'une caserne de cavalerie au nord-est de la ville, soit sur le terrain de Beuvres, terrain en pente à l'est, partie la plus asine de Rennes et qui offrirait l'eau nécessaire dans le voisinage ; ce serait d'ailleurs un moyen de dédommager ce quartier jusqu'ici privé de tout établissement public productif.

    Je veux croire que la ville de Rennes sera toujours administrée par un maire assez intelligent pour comprendre que le nord-est de rennes, que j'ai toujours préconisé (un coteau entre deux rivières, assez en pente pour écouler d'elles-mêmes les eaux et les immondices) est la véritable assiette d'une ville, qu'il faut favoriser au lieu de combattre, et assez équitable pour reconnaître que dans tout ce que j'ai fait ou proposé, je n'ai jamais été inspiré que par l'intérêt bien vif que j'ai toujours porté à ma ville, et non par un intérêt personnel qu'on ne saurait me supposer pour le temps où je ne serai plus. [...]".

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Permis de construire 769 W 18. Rue Lesage.

  • A. C. Rennes. Série C ; C 2 - 7. Exposé des principaux actes de l'administration de M. Martin, maire de Rennes, à partir de l'année 1871. Rennes : Alphonse Leroy fils imprimeur, 1877.

    p. 9
  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 156. Voirie urbaine. Canton nord-est. Rue Lesage (1860-1915) .

Documents figurés
  • [1905]. Modification de l'alignement de la rue Lesage, dessin, par Duval, architecte voyer, 31 mars 1905 (A. C. Rennes).

  • [1875]. Projet d'élargissement de la rue Lesage, dessin, par Boullet, architecte voyer, 7 avril 1875 (A. C. Rennes).

  • [1872]. Projet d'élargissement de la rue Lesage, dessin, par Boullet, architecte voyer, 9 novembre 1872 (A. C. Rennes).