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Ancien village, dit du Bourg de Pléneuf, actuellement quartier du Bourg (Pléneuf-Val-André)

Dossier IA22001781 inclus dans Le milieu urbain (Pléneuf-Val-André) réalisé en 2003

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Centre de décision de la paroisse, puis de la commune à partir de 1790, le bourg de Pléneuf présente un corpus varié. L´architecture de la 2ème moitié du 19ème siècle et de la 1ère moitié du 20ème siècle y est prépondérante. Quelques éléments attestent cependant une implantation humaine très ancienne :

- l´ancienne motte féodale dite de la Motte-Meurdel, dont la datation s'avère incertaine [fig. 4] ;

- le manoir du Vauclair dont le décor suggère une construction dans la 1ère moitié du 16ème siècle [fig. 5] ;

- le manoir de Bellevue daté de l´année 1763 [fig. 6], où naquit le général de La Motte-Rouge en 1804, ainsi qu´un édifice construit en 1765, à proximité [fig. 7] ;

- le presbytère daté de l´année 1767, agrandi en 1833 [fig. 8] ;

- une croix redentée du 15ème siècle, dans le jardin du presbytère, portant un décor sculpté en demi-relief [fig. 9] ;

- les vestiges du gisant de Jacques II Du Guémadeuc, datant du début du 16ème siècle, composés d´un buste et d´un fragment de dalle sur le mur de clôture du presbytère [fig. 10].

L´enquête a également permis de procéder à l´identification de plusieurs architectes et sculpteurs, à l´instar du lannionais Yves Hernot, auteur d´une croix de cimetière érigée en 1865 [fig. 11], de l´architecte diocésain Le Guerrannic, chargé de la construction de l´église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul de 1889 à 1897 [fig. 12], de Jean-Marie Colombel, auteur du Poilu ornant le monument aux morts érigé en 1921 [fig. 13], et de l´architecte Jean Fauny, auteur du dispensaire de Pléneuf en 1935 [fig. 14].

Au registre de l´architecture domestique, on notera l´influence directe du phénomène balnéaire à partir des années 1880. L´emploi de matériaux jusque-là peu répandus, l´adoption de nouvelles formes, de plans et de programmes plus complexes participent du renouvellement du paysage architectural du bourg et de sa périphérie.

A l´instar des maisons situées au n° 19, rue du Maréchal Foch et au n° 1, route d´Erquy [fig. 15, 16], les édifices antérieurs aux années 1880 présentent une construction en granite et grès, sur un plan rectangulaire simple en profondeur, à deux ou trois travées, à pignon découvert dans certains cas, et chaînages d´angles systématiquement appareillés de grès rose sommairement taillé se détachant du gros-oeuvre de couleur sombre. Ce dernier présente même dans certains cas des éléments ponctuels en poudingue, localement dénommé "renard" [fig. 17].

Après 1880, on assiste à l´emploi généralisé de la brique pour les chaînages d´angles et les encadrements des ouvertures, à la généralisation du plan en L et du pignon en façade [fig. 18], à l´apparition d´éléments de décor ponctuels en bois, en zinc, céramique et faux pan de bois [fig. 14, 19, 20], à l´adoption de volumes et de programmes plus complexes [fig. 14, 21], et à des créations architecturales inspirées de l´architecture savante [fig. 22].

Parties constituantes non étudiéeséglise, presbytère, monument aux morts, maison, manoir, dispensaire, café, magasin de commerce, mairie, hôtel de voyageurs, ouvrage fortifié, cimetière, école, poste, croix monumentale, gare
Dénominationsbourg, village
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Pléneuf-Val-André
Adresse : Bourg (le)

Le bourg de Pléneuf n'a pas livré de vestiges permettant d'établir avec certitude l'ancienneté de l'implantation humaine. Ses environs immédiats ont néanmoins légué des traces d'occupation pré-bretonne et des vestiges de l'époque médiévale. Le village de Peillac, situé à 600 mètres au sud-ouest du bourg, atteste, par sa dénomination, une présence humaine dès l'époque gallo-romaine, tout comme un bronze et des poteries de la même époque mis au jour à la Motte-Meurdel, ancienne motte féodale située à 500 mètres au sud-ouest du bourg. Le village dit de la Corderie, situé à 800 mètres au nord-est du bourg, rappelle la présence d'une ancienne léproserie établie au Moyen Age, tout comme le Cloître, à 800 mètres au sud, semble faire référence aux Templiers établis au Temple-au-jar. Le tableau d'assemblage et les extraits des plans cadastraux parcellaires de 1811 et de 1846 offrent une première représentation du bourg de Pléneuf. Il apparaît alors comme le principal centre aggloméré de la commune établi à l'intersection de deux axes menant d' Erquy à Dahouët par la Corderie et le Minihy (est-ouest) et de Saint-Alban à la pointe de Pléneuf (nord-sud), ancienne pointe dite du Château-Tanguy ou de la Roche-Tanguy, jadis siège d'un prieuré de l'abbaye tourangelle de Marmoutier donné à celle-ci en 1132 par l'évêque de Saint-Brieuc, avec l'église Saint-Michel bâtie au sommet du rocher.

Période(s)Principale : 11e siècle , (?)
Principale : 12e siècle , (?)
Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle

Le chef-lieu de la commune de Pléneuf a fait l'objet d'une description par l'ingénieur Ogée dès la fin du 18èmème siècle : « Le bourg, traversé par plusieurs chemins vicinaux, est joli, et l'on y voit quelques maisons élégantes, bâties autour d'une place formant un carré long ». Parfaitement intégré à la partie agglomérée en raison du phénomène d'urbanisation amorcé par la création de la station balnéaire à la fin du 19èmème siècle, le bourg de Pléneuf est situé quasiment au centre du territoire communal. Il se compose d'un centre haut avec des rues convergentes débouchant sur une place dominée par l'église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul, et d'une zone urbanisée à l'ouest, au nord et au nord-ouest rejoignant la pointe de Pléneuf (le Château-Tanguy), le Val-André (via l'actuelle rue Clémenceau), et le port de Dahouët par le Minihy. L'analyse du paysage architectural laisse apparaître deux pôles distincts : - un noyau structuré autour de l'église à vocation administrative, cultuelle et commerciale ; - une zone périphérique, essentiellement résidentielle, principalement agglomérée en direction du cimetière, de la Motte Meurdel, et du Bourgneuf.

Statut de la propriétépropriété privée
propriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà étudier

Annexes

  • 20032204246NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/13, Numplan 2.

    20032204220NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/25, Numplan 6.

    20032204233NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi 3314.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/13.

    Numplan 2, section A, feuille unique
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/25.

    Numplan 6, section A, 5ème feuille
Bibliographie
  • TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor : origine et signification. Douarnenez : Ar Men-Le Chasse Marée, 1992.

    p. 184