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Ancien faubourg de Saint-Laurent

Dossier IA35023192 inclus dans Ville réalisé en 1999

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Le faubourg d'Antrain se développe à partir de la porte aux Foulons jusqu'au niveau de l'actuel carrefour Saint-Jean-Eudes où se trouvait une barrière de perception attestée au 17e siècle. Moins dense que les faubourgs de Saint-Malo et de Saint-Melaine, tout proches, il est bordé par le couvent de Capucins, à l'ouest, établi en 1604, actuelle Institution Saint-Martin, et par le couvent de Carmélites, à l'est, également fondé au 17e siècle, qui cèdera place au séminaire, au milieu du 19e siècle. On peut citer également le couvent d'Ursulines, établi au nord, sur l'îlot bordé par la rue d'Antrain, la rue Saint-Martin et la rue de la Cochardière, vers 1678.

Le percement de la rue Motte-Fablet, en 1783, place le faubourg en communication directe avec la ville, au détriment de sa relation avec la place Sainte-Anne, à laquelle il aboutissait initialement. Il sera rectifié et reconstruit dans la deuxième moitié du 19e siècle.

Le faubourg est prolongé par la ruelle de la Cochardière et la rue Saint-Martin, qui mènent à l'ancienne église paroissiale, détruite au début du 19e siècle, et au pont Saint-Martin au-delà duquel se trouve la route de Saint-Malo. Une importante activité artisanale est attestée au niveau du pont, qui se prolonge jusqu'au milieu du 20e siècle, mais aussi au niveau du moulin Saint-Martin.

La construction de l'hôtel-Dieu et le problème de la traverse Bordeaux-Saint-Malo donneront lieu à plusieurs projets de voirie, en particulier une rue reliant la rue Motte-Fablet au pont Saint-Martin et une autre reliant l'hôtel-Dieu à la rue Motte-Fablet. L'échec de ces projets urbains, qui se heurtent à la présence de l'Institution Saint-Martin, a pour conséquence de maintenir l'hôtel-Dieu dans un relatif isolement.

L' intégration du faubourg au tissu urbain, facilitée par l'ouverture de la rue Motte-Fablet, à la fin du 18e siècle, se traduit par la reconstruction de nombreuses façades et de plusieurs immeubles qui constituent des fronts urbains homogènes.

Parties constituantes non étudiées église, couvent, pensionnat, bureau d'octroi, four, croix de chemin, maison, auberge, église paroissiale
Dénominations faubourg
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Adresse Commune : Rennes

Selon Paul Banéat, le faubourg qui mène de la porte aux Foulons à Saint-Laurent est cité dès 1403. Il mène également à l´ancienne église paroissiale Saint-Martin-des-Vignes par la ruelle de la Cochardière, mentionnée dès 1314, et au moulin Saint-Martin, dépendant du domaine ducal puis royal, attesté en 1255. Jusqu´à l´actuel carrefour Saint-Jean-Eudes, où se situait une barrière d´octroi au 17e siècle, la voie portera le nom de rue de la Reverdiais, jusqu'en 1792. Ce nom dérive de celui d´une maison de plaisance, initialement située au niveau du n° 50. Un four banal, dit aussi four des Fossés-à-Gahier, four au Duc ou encore four de la Chapellenie-de-Saint-Mamert, était situé au niveau de l´actuel n°1, acquis par les Visitandines en 1700. Une croix, dite Croix-Verte ou Croix-des-Capucins, est mentionnée sur une place précédant le couvent, aux 17e et 18e siècles. Plusieurs couvents sont établis dans le faubourg au 17e siècle. Les plus anciens sont établis sur la rive est (couvents de Carmélites et de Visitandines), puis dans la 2e moitié du siècle sur la rive ouest (couvents de Capucins et d´Ursulines). Plusieurs maisons de plaisance ont été construites au 17e siècle, au nord de l´actuel carrefour Saint-Jean-Eudes, la Grande-Cochardière, maison en pan de bois attestée en 1661, la Petite-Cochardière, attestée en 1617, situées dans la ruelle du même nom (elles seront acquises par les Ursulines), enfin la Houblonnière, rue d'Antrain. Le plan de Robien donne une première représentation partielle du faubourg, au milieu du 18e siècle. Sur le plan Caze de la Bove, levé vers 1783, le faubourg s´étire jusqu´au carrefour avec la ruelle de la Moussaye (actuelle rue Lesage) et avec la rue de la Cochardière qui mène à l´ancienne église Saint-Martin-des-Vignes. Un bâti dense est visible aux abords de la ville ; un bâti plus lâche s´étire depuis l´ancien couvent de Capucins jusqu´au couvent de l´Adoration, principalement occupé par des communautés religieuses, sur le rive ouest de la voie. On peut observer sur le plan les trois sites de carrefour entre une voie de grande communication et des voies de desserte internes au territoire communal. En 1783, le percement de la rue Motte-Fablet place le faubourg en communication directe avec la ville. En lien avec la construction du nouvel hôtel-Dieu, le plan de 1851 figure les premiers projets de rénovation du faubourg autour d´un rond-point circulaire dessiné à l´emplacement de l´actuel carrefour Saint-Jean-Eudes. Le plan de 1854, figurant le projet d´implantation d´une gare de chemin de fer au nord de la ville, prévoit la rectification de la rue Saint-Martin, joignant en ligne droite le carrefour de la rue de Vincennes et du faubourg de Fougères. Une voie reliant le futur hôtel-Dieu à la rue d´Antrain, qui traverse les terrains de l´ancien couvent de Capucins, est également projetée. La rue de l´Hôtel-Dieu, percée vers 1870 depuis le carrefour, constituera finalement l´un des accès à l´édifice. Le plan d´alignement de la rue d´Antrain, dressé en 1875, prévoit l´élargissement de la voie. Les premières expropriations commencent vers 1875 ; elles se poursuivent autour de 1880 et vers 1900, après le percement de la rue Bonne-Nouvelle et la création d'un lotissement par la ville, en 1897. De nombreuses auberges sont attestées par Paul Banéat, aux 17e et 18e siècles, certaines également connues par les descriptions faites au moment des expropriations réalisées vers 1780 et en 1876, en vue d´élargir la voie. A l´extrémité du faubourg, au sud de l´actuelle institution de l´Adoration, se trouve également l´une des deux plus anciennes faïenceries de la ville, fondée en 1748. Les moulins Saint-Martin, devenus la tannerie d'Edouard Leroux puis la société du Cuir lissé français, détruite autour de 1960, ont sans doute eu la plus importante longévité des sites industriels de la ville. On peut signaler aussi les maisons et l'atelier construits par l'entrepreneur Louise, entre 1832 et 1842 (dates de déclaration dans les matrices cadastrales), dont la maison se situait à l'angle de la rue de la Cochardière et de la rue Saint-Martin.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle

Secteur urbain formé de type linéaire qui s'étire le long d'une route de grande communication, depuis la place Sainte-Anne, au sud, jusqu'au carrefour avec les rues de Vincennes et Saint-Martin. Il est structuré par des ramifications secondaires qui forment plusieurs carrefours successifs : la rue de la Visitation, la rue Saint-Melaine et la rue Bonne-Nouvelle, la rue Lesage et la rue de l'Hôtel-Dieu, la rue de la Cochardière, enfin la rue Saint-Martin et la rue de Vincennes.

Typologies type ramifié

Données complémentaire architecture Rennes

HYPO type linéaire
SCLE1 15e siècle
IAUT sans objet
ICHR typicum
IESP typicum
ICONTX structurant
ITOPO site de périphérie
POS sans objet
SEL étudié
NATURE mixte
RESEAU réseau principal
MORPHO sans objet
IMPBA autre cas
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Série C ; C 2 - 7. Exposé des principaux actes de l'administration de M. Martin, maire de Rennes, à partir de l'année 1871. Rennes : Alphonse Leroy fils imprimeur, 1877.

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 481. Voirie urbaine. Canton nord-est. Rue d'Antrain (1829-1950) .

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 484. Voirie urbaine. Canton nord-est. Rue d'Antrain (1879-1888) .

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 483. Voirie urbaine. Canton nord-est. Rue d'Antrain (1710-1880) .

Documents figurés
  • [1842 ca.]. Plan de la rue et du faubourg d'Antrain, dessin, vers 1840 (A.C. Rennes ; 1 Fi 15).

  • [1785]. Plan du terrain de la porte aux foulons et de ses environs, relatif aux différents emplacements proposés pour la construction d'une salle de spectacle, dessin, par Even, 1785 (AC Rennes ; 1 Fi 5).

  • [1785]. Plan du terrain de la porte aux foulons et de ses environs, relatif aux différents emplacements proposés pour la construction d'une salle de spectacle, dessin, par Even, 1785 (AC Rennes ; 1 Fi 6).

  • [1858 ca.]. Projet du quartier de l'Hôtel-Dieu. Dessin sur calque, vers 1858 (A.C. Rennes ; 3 Fi 18).

  • [1857]. Projet de rectification de la ruelle de la Cochardière. Dessin, 1857 (A.C. Rennes ; 3 Fi 19).

  • [1859]. Projet de rectification de la ruelle du moulin Saint-Martin, 2e partie. Dessin par Boullet, 1859 (A.C. Rennes ; 3 Fi 17).

  • [1858]. Projet d'ouverture d'une rue dans le grand axe prolongé de l'Hôtel-Dieu. Dessin par Boullet, 1858 (A.C. Rennes ; 3 Fi 16).

  • [1750]. Plan de la partie de la ville de Rennes où étoit l'ancienne cité et dont les restes de murs sont ici tracés, gravure, manuscrit de Robien, 1750 (A. C. Rennes).

  • [1900 ca.]. Rennes. Porte et impasse des Carmélites et entrée de la rue Saint-Melaine, carte postale, 1er quart 20e siècle, in Rennes et pays de Rennes en 1900, Cesson : Jean-Luc et Jean-Marie Boure éditeurs, Mémoire photographique de notre siècle, 1992.

  • [1850 ca.]. Projet du quartier de l'hôtel-Dieu, dessin, vers 1850 (A. C. Rennes ; 3 Fi 18).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le Vieux Rennes. Rennes : Plihon et Hommay, [1911].

    p. 32-41 ; 126-127 ; 505-511